‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 169 sur 248 · MISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

MISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ

« qu'ils sont quelqu'un pour avoir donné toute leur mo

sure », [ fallait d'abord des ressources, il en chercha,

non seulement pour le séminaire général, mais pour toutes les Missions qui ne recevaient plus rien d'Europe, En relations fréquentes et amicales avec les Espagnols de Manille, il conçut le projet d'obtenir d'eux, en une seule fois, une somme dont les intérêts Suffiraient aux besoins des Missions, il fixait cette somme à 100,000 pPiastres, Il esquissa rapidement dans un mémoire l'o. rigine, le développement, l'état actuel de la Société des Missions-Étrangères, passa en revue les dépenses né. cessaires au soutien des Missions, et traca le tableau des malheurs causés à la Société par la Révolution française : précis et serré au début, quand il citait les chiffres et supputait les pertes, il s'animait et s'échauf. fait ensuite, afin de porter la conviction avec l'émotion dans le cœur de ses lecteurs 1 : «IIS pouvaient Jadis, disait-il en parlant des missionnaires, se glorifier avec saint Paul d'annoncer gratuitement l'Évangile, et donner plus de poids à l'autorité de leur sublime ministère. « En secourant des chrétiens Pauvres en même temps qu'ils les conduisaient dans les sentiers du salut, ils pouvaient leur dire avec la confiance du même apôtre, qu'ils ne leur étaient point à charge en leur annonçant la Bonne Nouvelle. I faudrait être non pas simplement au milieu d'eux, mais lire dans leurs propres cœurs, pour sentir combien il leur se ‘ait pénible de dire au- Jourd'hui aux pauvres peuplades, qu'ils ont enfantées à l'Évangile : COn nous à dépouillés de tout ce que nous possédions, nous sommes regardés par nos compatriotes comme des traitres et des ennemis, et ils nous traitent comme des criminels d'état, C'est dans le sein de ]: France, que nous avons sucé le lait que nous vous avons

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