A12 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ
piastres. Il trouva dans une femme de grand nom, $ de haute intelligence et de foi vive, Dona Elvira Roxas d de la Rocha, la principale bienfaitrice des Missions. Il 4 a laissé d'elle ce portrait1 : d «C'est une personne âgée de 55 ans environ qui n'a Le] Jamais voulu se marier, Son père, qui était un homme Fs de talent, sut lui inspirer le goût des sciences: aussi { | est-elle très instruite: elle sait le français, l'italien, le d latin, le grec, ete., mais elle a toujours réglé son goût ® pour les sciences par le choix des bons livres. Ce en quoi d elle est sans doute plus remarquable, c'est qu'elle à pu conserver l'humilité et la véritable piété, en acquérant sh des connaissances aussi vastes que celles des plus habi- ls les de ces pays-ei. » e De Mexico, il se rendit à Puebla, et dans quelques le autres villes, où il recucillit de nouveaux secours et LE fit des amis à la cause des Missions. le le {a î a El En 1803, M. Letondal revint à Macao reprendre al l'exécution de la seconde partie de son projet : l'ins- he tallation du séminaire général. Il songea à l’établir ii à Manille dont il avait déjà éprouvé la bienveil- de lance. Il trouvait à cette ville le double avantage J0 d'être en relations faciles et fréquentes avec Macao, 4 résidence du procureur, d'avoir une population foncièrement catholique, une administration moins tra- De 14 assière que l'administration portugaise, et de n'être di pas très éloignée de la Chine et de l'Indo-Chine. Le Ce projet, du reste, n'était pas nouveau. Dès 1780. le les directeurs du Séminaire de Paris l'avaient étudié, “ él