‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 20 sur 248 · Du dio 2, De l’ar 3, De Qui · texte numérisé non relu

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Pendant que sur les chemins de l'exil, l'évèque accomplissait ainsi l'œuvre de Dieu, M. Artaud avait guidé jusqu'à Chantaboun la fuite des élèves du séminaire général, Cette ville lui ayant paru encore trop proche de l'ennemi, il partit pour Cancao, aujourd'hui Ha-tien, et se fixa un peu au sud de ce port, à Hon-dat.

Il y reçut bientôt un secours du Vicaire apostolique de Cochinchine, Mgr Piguelt, qui, placant audessus de l'utilité de sa mission, l'intérêt général des Missions et l'importance de la grande œuvre de ja Société des Missions-Étrangères, se priva de deux de ses collaborateurs, Pigneau de Béhaine? et Morvan, et les envoya au séminaire général. Il avait une belle âme de saint, cet évèque, qui donnait l'exemple de la solidarité des membres de la Société, de leur union, de leur ferme volonté d'atteindre à tout prix le but premier de leurs travaux, Mais sa vertu dominante était l'amour de la pauvreté. Son palais épiscopal était une misérable cabane, construite à la mode cambodgienne, à peine recouverte de quelques feuilles qui laissaient passer le vent et la pluie, les murs en étaient de feuilles comme le toit, et le mobilier se composait à peu près exclusivement de simples nattes. IL avait un vestiaire à l'avenant garni de deux vicilles chemises, d'un mouchoir, d'un habit en toile noire pour tous les jours, ct d'une vieille soutane violette pour les offices pontificaux des jours de fête, Il ne gardait rien

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