Du diocèse de Bayeux, parti en
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rantaine d'élèves chinois, siamois et annamites, étaient également remarquables par leurs vertus et n'éprou-
vaient pas de moindres tribulations.
Le séminaire, en effet, cette belle création des premiers Vicaires apostoliques soutenue par la Société au prix des plus grands sacrifices, était dans la plus triste situation depuis qu'il avait été établi au Cambodge.
On peut voir, par le récit suivant, à quel degré de misère professeurs et écoliers étaient alors réduits 1: On n'uvoit, dit un missionnaire, pour réfectoire qu'une urange couverte de paille, et ouverte de tous côtés. Quand il survenoit quelque tempête à l'heure des repas, les écoliers qui éloient du côté d'où le vent souffloit, étoient obligés de se lever, d'emporter leur portion, et d'aller du côté opposé chercher quelque coin pour éviter d'être mouillés. Le corps de logis où on dormoit et où on étudioit n'étoit pas en meilleur état. Les vents du nord avoient emporté une erande partie des pailles du toit, de façon que, quand il pleuvoit pendant la nuit, la plupart des écoliers étoient obligés de se lever, de ramasser leurs nattes et de chercher un abri, en attendant la fin de l’orage; quand la pluie étoit passée, ils s'en retournoient dans leurs chambres, étendoient leurs nattes sur la terre qui étoit toute mouillée, et dormoient le micux qu'ils pouvoient jusqu'au lendemain matin. Une partie du viatique que j'avois apporté avec moi fut employé à remédier à ces maux, et on travailla à construire un nouveau collège, Nous fûmes obligés d’assembler nous-