‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 235 sur 248 · TE ‘1F · texte numérisé non relu

TE ‘1F

s fertile, y est ‘+ ses produits é le grenier de

mgol, mais ils hinois : cepenix que les precuivré, le nez oéminentes, la levés: les chelant d'en renl',

ions plus ou eure partie de us est répans ancètres est mme par tous enfin le culte nie protecteur

particulières, esse humaine été créée par s de l'Annam, et des lettrés apôtres, ettré de noble vit par hasard en chinois et entifiques.

aximes, qu'il diées jusqu'àsireux de les ré comme lui,

doit cette année même accompagner à Pékin l'ambassade annuelle ; il va le tr

ouver, lui raconte la découverte qu'il vient de fair

‘e d’une doctrine merveilleuse, et le conjure de se mettre en relation avec les chrétiens qui habitent la ‘apitale, et de lui rapporter des livres plus complets sur leur religion.

in 1784, le lettré accomplit sa promesse : il se met en rapport avec l'évêque de Pékin, Mgr Alexandre de Govea, le même qui devait si noblement accueillir Mgr de Saint-Martin et M. Dufresse sortant de

prison; il visite les églises, assiste aux cérémonies du

culte, étudie la doctrine, et enfin, la veille de son départ, recoit le tême avec le nom de Pierre,

Le voici de retour à Séoul, Il raconte à Pick-i toutes les merveilles qu'il a vues.

bap-

et lui remet des livres en grand nombre, des croix, des images, et divers présents que lui ont faits les missionnaires, Puis, peu de temps après, il le baptise et lui donne le nom de Jean-Baptiste. Un autre lettré de leurs amis, Kouem Il-sin-I, recoit également le baptème.

Immédiatement tous les trois comme

ncent à répandre la vérité religieuse, s'adressant de pré

érence aux hommes éclairés et renommés par leur sagesse, et ils ont le bonheur de les convertir.

Une persécution sanglante, quoique contenue par la modération personnelle du roi, éclate, mais ne décourage personne. Enfin, en 1794, dix ans après le baptème du premier converti, un prêtre chinois, Jacques Tsiou , arrive en Corée, où il trouve plus de 4,000 chrétiens, dont il augmente le nombre et qu'il édifie par sa vie et par son martyre, car il fut décapité le 31 mai 1801.

Du milieu de leur détresse, les chrétiens coréens tournèrent leurs regards vers Rome,

Is avaient déja appris à connaitre et à révérer le Père commun des fidèles.

[ls écrivent une lettre au Pape Pie VI pour lui exposer leurs malheurs, leurs besoins, leur vif désir d’avoir un évêque et des prêtres pour les fortifier et les conduire,

Lorsque le Souverain Pontife entendit ce cri d'ardente supplication que lui jetaient, du fond de l'Asie, les fils derniers nés de l'Église catholique, il était en prison à Fontainebleau; il ne put que pleurer et prier : c'est la force de ceux à qui manque tout secours humain, elle ne compte pas dans la balance politique, et pourtant si l’on regardait bien, on s'apercevrait qu'elle mène le monde, La Corée dut se soutenir sans pasteurs.

En 1827, une nouvelle supplique. écrite deux années auparavant, parvint au pape Léon XIT.

Cest alors que la Propagande s’adressa à la Société des Missions-Étrangères, créa le Vicariat apostolique de Corée et plaça à sa tête Mgr Bruguière,

Barthélemy Bruguière était né à Reissac, département de l'Aude, en 1793; dès sa jeunesse, il se fit remarquer par ses talents, son application au travail, sa piété sincère, et surtout par son intrépide franchise: il vint à

’aris, au Séminaire des Missions-Étrangères , en 1825: de là il écrivit à son père qu'il n'avait pas prévenu de son départ, pour lui apprendre sa résolution et l'exhorter à la résignation.

Ce père, homme de grande foi, ac cpta le sacrifice que Dieu lui imposait, et souvent depuis, lorsqu'on lui parlait de son fils, il disait les larmes aux yeux : « Que voulez-vous? il a préféré le bon Dieu à moi, il a eu rai- SO. »

“issionnaire à Siam, Bruguière étonna les chrétiens par les austérités de sa vie et par la ferveur de sa piété.

ÉTÉ

our lui exposer désir d'avoir un et les conduire, ce cri d'ardente e l'Asie, les fils tait en prison à prier : c'est la rs humain, elle , et pourtant si u'elle mène le steurs.

te deux années

ssa à la Société apostolique de

Issac, départeil se fit remarravail, sa piété chise; il vint à ères , en 18925:

prévenu de son et l’exhorter à

pti 1e sacrifice , lorsqu'on lui yeux: « Que 10i, il à eu rai-

a les chrétiens ur de sa piété.

en

Il observait un jeûne presque continuel, Chaque Seinaine il récitait l'office des morts. Chaque jour, à la récitation ordinaire du chapelet, il ajoutait le chapelet des sept douleurs, et plusieurs autres prières en l’honneur de la très sainte Vierge,

Après sa nomination de Vicaire apostolique de la Corée, il récitait une prière particulière pour le succès de sa laborieuse entreprise,

I quitta Siam le 12 septembre 1832, pour se rendre à Macao. De cette ville, accompagné d'un prêtre chinois, il se rendit à Fogan dans la province du Fo-Kien.

Un prêtre des Missions-Étrar gères, M. Maubant!, se Joignit alors à lui, Il était destiné pour le Su-tchuen, mais la mission de Corée le tenta, et son évèque lui permit de suivre ses aspirations. Deux Européens ne pouvant Voyager ensemble dans l'intérieur de la Chine, il fut convenu qu'ils suivraient une route différente,

Mgr Bruguière devait ineliner vers l’ouest, en traversant le Kiang-nan et le Ho-nan, et une fois entré dans le Chan-si, remonter directement au nord. M. Maubant prenait la route du côté de l'est par le Chang-tong et le Tché-ly. [1 était décidé que tous les deux se retrouve-

‘aient soit à Sivang en Tartarie. soit sur les frontières de la Corée.

Maubant partit et arriva le premier, après un voyage où il aurait dù étre vingt fois arrêté et qu'il fit presque sans incident, agissant sans bruit avec une imperturba ble audace, semblant ne pas même voir d'obstacles. lorsque d’autres auraient crié à l'impossible.

Le premier uropéen depuis plusieurs siècles, il entra en plein jour à Pékin, sans diplôme impérial.

La stupeur de l'évêque fut telle qu'il mit M. Maubant au secret pendant deux mois, il le fit ensuite

Page 1