Histoire de l'Égtise de Corée, introduction, tr
pour la culture du riz, Le sol, d’ailleurs fertile, y est coupé d'un grand nombre de canaux, et ses produits sont si abondants que le Naï-po est appelé le grenier de la capitale, »
Du pays, passons aux habitants.
Les Coréens se rattachent au type mongol, mais ils ressemblent plus aux Japonais qu'aux Chinois: cependant ils sont plus grands et plus vigoureux que les premiers : ils ont généralement le teint cuivré, le nez court et un peu épaté, les pommettes proéminentes, la tête et la figure arrondies, les sourcils élevés; les cheveux sont noirs; il n'est pas rare cependant d'en rencontrer de châtains, et même châtain clair.
Le bouddhisme, mélangé de superstitions plus ou moins grossières, est la religion de la majeure partie de la population, La philosophie de Confucius est répandue dans les classes lettrées, Le culte des ancêtres est admis en pratique par tous les Coréens comme par tous les autres peuples d'Extrème-Orient, et enfin le culte officiel rend hommage au Sia-tsik ou génie protecteur du royaume.
L'Église de Corée à des origines très particulières, marquées d’un caractère spécial de sagesse humaine guidée par la sagesse divine, Elle n'a pas été créée par le zèle des missionnaires comme les Églises de l'Annam, du Japon ou de la Chine. es philosophes et des lettrés furent ses premiers fidèles et ses premiers apôtres,
Vers la fin du dix-huitième siècle, un lettré de noble famille, Ni-tek-tso, surnommé Pick-i, ouvrit par hasard un traité de la religion catholique, écrit en chinois et emporté en Corée avec divers ouvrages scientifiques.
Ravi d'admiration à la lecture de ces maximes, qu'il trouve bien supérieures à celles qu'il a étudiées jusqu'àlors dans les autres philosophies, il est désireux de les connaitre plus à fond. Un de ses amis, lettré comme lui,