‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 61 sur 248 · Arch, M.-E., vol. 691, p · texte numérisé non relu

Arch, M.-E., vol. 691, p

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Providence ne permit pas que le Souverneur écoutat la demande qui lui était faite, et j'en fus quitte alors pour deux ou trois alertes assez vives, où quelques-uns de nos chrétiens tonkinois donnèrent des preuves non équivoques et de leur attachement pour moi, et de faiblesse, Car, dans une de ces circonstances, ayant entendu dire que le 8ouverneur s’avançait en personne, à la tête d'environ 400 hommes armés, avec un éléphant, quelques pièces de Campagne et tout l'accoutrement militaire, et qu'il n’était qu'à une très petite distance de notre résidence, et croyant déjà me voir entre ses mains, ils ne songèrent plus qu’à prendre la fuite, et vinrent me saluer tout éplorés et jetant presque les hauts cris.

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les offices de la semaine tres et deux sous-diacres, et que dans une petite chrétienté, qui n’est éloignée de la Capitale que de trois ou quatre heures de chemin, et qui est placée au milieu des infidèles. Il faut avouer, à ne consulter que les faibles lumicres de la raison et les règles de la prudence ordinaire, que le lieu paraissait bien peu Propre à une pareille solennité, qui est très connue des gentils mêmes, surtout dans un temps où une patrouille ou espèce de maréchaussée faisait sa ronde dans ces quartiers, et venait de mettre

à contribution un village chrétien tout près de là. Par la protection divine, e

{par les sages précautions que les principaux habitants chrétiens, aise, avaient prises, soit à troupe, ÿ

gens riches et à leur l'égard du chef de cette qui ils avaient promis une récompense honnôle, soit vis-à-vis de leurs voisins infidèles, à qui ils ont également fait ressentir les effets de leur générosité, tout s’est passé dans le Meilleur ordre et à la satisfaclion de tout le monde ; en sorte que depuis le lundi de la semaine sainte, jour de mon arrivée, jusqu'au lundi

de Paques, jour de mon départ, les gentils ainsi que les chrétiens n'ont pas discontinué de faire, jour et nuit, la sentinelle et de veiller à ma sûreté. — Je quittai cet endroit, au grand regret de la plupart des chrétiens, et même de quelques infidèles, pour m'approcher encore davantage de la capitale, afin d'être plus à portée de donner la Confirmation à ceux des fidèles de cette grande ville qui n'avaient encore pu la recevoir. Le premier avril, je conférai en particulier ce sacrement à une jeune princesse, que le roi actuel appelle sa tante, et qui est la dernière des enfants d’un des grands-oncles paternels de sa Majesté tonkinoise. »

Cet état de troubles fit renaitre le projet de fonder une chrétienté au Laos. Le Breton! envoya deux catéchistes, Nhuong et Xuyèën, faire cette expédition. Ceux-ci revinrent au bout de six mois. Ils avaient trouvé quaante chrétiens tonkinois groupés «en un village séparé et propre, disaient-ils, à devenir le centre de la mission, » ils rapportaient de l’ivoire et donnaient de la contrée cette appréciation succincte que leurs successeurs n'ont pas démentie. « Le pays est fort beau, mais l'eau ne vaut rien. »

L'année suivante, le même missionnaire chargea le prêtre indigène Bôn et le catéchiste Xuyëên de tenter un nouvel essai. Arrivés à trois journées de marche du village des catholiques découverts dans le voyage précédent, ils apprirent que ces malheureux, faussement accusés du meurtre d’un homme qui s'était noyé, avaient été obligés de s'enfuir. Ils tournèrent leurs pas vers d'autres stations, et rencontrèrent une centaine de chrétiens auxquels le P. Bôn administra les sacrements; il baptisa 4 adultes et 19 enfants. Les lettres des missionnaires ne nous disent pas si ces néophytes étaient des Tonkinois

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