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à lui, Nous citerons quelques faits, de genre différent,
‘apportés par les missionnaires :
Le premier est extrait d’une lettre de Mgr de Saint-Mar-
tin (1778) 1 : « Un chrétien vint à mourir; il était médeein de profession, habile dans son art,et estimé généralement des infidèles, dont ilavait la confiance. Il la méritait à bien des égards. Ceux-ci, sachant parfaitement que les chrétiens n'observent dans les rites funéraires aucune de leurs cérémonies superstitieuses, voulant cependant: témoigner leur reconnaissance pour le défunt, s'adressèrent aux chrétiens du lieu, et leur dirent qu'ils ne troubleraient point leurs cérémonies. mais qu'ils désiraient que les funérailles fussent célébrées en grand et avec toute la pompe possible; et comme le médecin était pauvre, ils s'offraient d'y contribuer suivant toute l'étendue de leurs facultés. Les fidèles acceptèrent l'offre, se cousèrent de leur côté, et donnèrent aux païens un spectacle aussi nouveau qu'édifiant, dontils furent enchantés.
Les chrétiens avaient rassemblé tout ce qu'ils avaient pu trouver en tapisseries, en sentences de religion écrites, et en autres ornements capables de frapper les yeux et d'instruire. Comme les fidèles sont accoutumés à chanter les prières, ce qu'ils font avec assez d'harmonie, on avait choisi les plus graves et les plus habiles dans le chant chinois pour réciter les prières des morts. Enfin le tout fut exécuté avec tant de modestie, de piété et d'ordre, que les païens disaient hautement que nos cérémonies étaient vraiment belles. Il y eut à ces funérailles un concours prodigieux de monde, tant des chrétiens,