‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 89 sur 248 · Nouvelles Leltres édifiantes, vol. T, p · texte numérisé non relu

Nouvelles Leltres édifiantes, vol. T, p

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par terre, n'attendant souvent que quelques gouttes de l’eau vivifiante pour rendre l'âme, Mais cette méthode n'en sauvait pas un grand nombre. Le Seigneur, qui a ses moments marqués pour assurer le salut de ses élus, a inspiré au cher M. Lamothe une autre méthode, qui « sauvé plus d'enfants en deux semaines que nous n'aurions pu faire en plusieurs mois, en nous bornant à la première, Ia donné mème par écrit à nos catéchistes un plan de conduite, suivant lequel, au lieu d'aller dans les marchés, ils sont allés dans les villages mêmes, distribuant à ceux qui avaient des enfants malades un peu d'argent et quelques remèdes, On leur permettait de baptiser autant d'enfants qu'ils voulaient, C'est alors que la porte du ciel s'est ouverte, et que les petits enfants y sont entrés en foule, J'estime que dans notre Vicariat apostolique près de quinze mille ont eu ce bonheur, »

Il est plus difficile de connaitre exactement le chiffre des baptêmes des enfants de païens dans les Vicariats de l'Indo-Chine que dans ceux de Chine ; les missionnaires l'inscrivent rarement sur les catalogues qu'ils adressent à la Propagande, ou bien ils l'additionnent avec les baptèmes d'enfants de chrétiens sous ce seul titre : baptèmes d'enfants. Il faut recourir aux lettres particulières, principalement à celles qui sont envoyées au Séminaire de Paris; c'est ainsi que nous trouvons, de 1750 à 1800, environ 195,000 baptèmes dans les trois missions d'Indo-Chine, résultats splendides quoique inférieurs à ceux d'aujourd'hui, mais qui excitent l'étonnement et l'admiration, quand on réfléchit au petit nombre des missionnaires et à l'insuffisance de leurs ressources.

Telle était, en 1780, cent vingt-deux ans après sa fondation, la Société des Missions-Étrangères, elle marchait lentement, car la persécution l’obligeait à recommencer souvent les mâtaes travaux, elle marchait soli-

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uttes de lairpment, car les peuples catholiques d'Europe aban-

néthode donnaient les Missions: mais du moins n'avait-elle pas aus r, qui à dévié de la route que lui avaient tracée les Souverains Le es élus, Pontifes et établissait-elle sur des assises solides les nt e, qui à Vicariats qui lui étaient confiés,

us L'au- Viennent la paix, des secours, des prêtres et ces mis-

ant à la sions encore peu développées, ces séminaires rares mais

échistes lervents, ces œuvres humbles et précieuses, prendront

ler dans le plus rapide etle plus brillant accroissement, comme

es, dis- ces arbres dont les branches sont d'autant plus étendues, un peu les fleurs plus parfumées, les fruits plus savoureux, que | ttait de la semence a plus longtemps puisé, silencieuse et igno- | st alors rée, les sucs d'une terre forte et d'un sol ViLOUreUX,

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Pers bas des ee LT CHAPITRE \ les e 1780-1789 ÿ mon côté I. Bons effets de l'organisation des missions. — Persteution au Su-techuen. , au p ses causes. — Arrestation de Mgr de Saint-Martin, de MM. Devaut | ses. Delpon, Dufresse. — Leur emprisonnement à Pékin, — Mort de — MM, Devaut et Delpon. — Libération des captifs. — 3% Mgr de Saint- . rent Martinet M. Dufresse à Manille, — Ils rentrent au Su-tehuien, — Bref du ; quat Pape. — IE, Difficultés à Macao. — M. Descourvières, M. Letondal, — pos

Démarches des ministres francais. — Lettre de d'Entrecasteaux. — cidei Lettre du Pape. — La Société des Missions-Étrangères et la France. se Hi: — IV, Mgr Pigneau de Behaine, Il offre le secours de la France au Chua = de Cochinchine, Nguvén-anh. — fl part pour Pondichéry, son séjour dans Aus

cette ville, — D'Entrecasteaux et de Cossigny. — V. Arrivée de l'évérasta one sin acer Re que 1 que en Frante, ses négociations, — Accueil de la cour et de la ville. ; — État politique de la France et de l'Europe. — Conclusion du traité les f) entre la France et J1 Cochinchine. — Portrait de Mgr Pigneau. — rent Envoi de missionnaires en Cochinchine — VL. Difficultés à Pondichéry. -

— Instructions du gouvernement français à de Conway pour empécher denc l'expédition de Cochinchine, — Départ de Mgr Pigneau pour la Cochin- | Le chine, Français qui laccompagnent, — VIL État politique de la Co- es chinchine et du Tonkin en 1789. — Fin de la dynastie des Lè — l Marti Nguyên-anh, maitre de la Basse-Cochinchine, — Persécution en évêan Haute-Cochinchine, — Troubles au Tonkin. ; I tions

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L'organisation des Missions de la Société était adaptée 4 : [ oné

aux besoins des chrétientés, des paroisses anciennes et

nouvelles, aux phases diverses, calmes ou orageuses, qui À ren se succédaient. ) enes Si l'étude des éléments qui la composent, de leur état ; er et de leur fonctionnement, ne suffisait pas à le prouver, ce les événements le manifesteraient avec évidence. Û .. En 1785, la mission du Su-tchuen fut le théatre d'une È 2, De

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