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u Su-tchuen, MM. Devaut — Mort de [gr de Sainton. —bref du Leiondal, — 2Casteaux., — & la France, ance au Chu n séjour dans ivée de l'évét de la ville. ion du traité Pigneau. — Pondichéry.
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persécution qui l'eût désorganisée, sans la solidité des bases sur lesquelles elle reposait.
Cette persécution eut des causes diverses : la révolte des musulmans, une première fois noyée dans le sang de ses auteurs en 1781, se renouvela en 1784 ct surexcita les esprits, L'arrestation des courriers envoyés annuellement à Macao tourna les soupcons des mandarins du côté des chrétiens: l'entrée de M. Delpon! dans l'empire, au printemps de 1784, fut signalée aux autorités chinoises. Celles-ci s’en mont: ‘rent fort irritées et commence rent des perquisitions qui amenèrent la découverte de quatre missionnaires italiers. À la suite de ce grave incident, les mandarins recuvent de l'empereur l'ordre de se livrer à des investigations générales et très sévères. Au Su-tchuen, ilsemployèrent un moyen qui devait presque infailliblement réussir: ils arrêtérent des chrétiens, les frappèrent, et, sous peine de mort, leur ordonnèrent de dénoncer les prêtres européens et leur résidence.
Le premier missionnaire dénoncé fut Mgr de Saint- Martin, coadjuteur de Mgr Pottier, récemment sacré évêque de Caradre le 13 juin 1784; d'autres révélations aggravèrent celle-ci. La présence de MM. Delpon, Devaut?, Dufresse # fut également signalée, etles mandarins se décidèrent à agir. Mgr de Saint-Martin fut pris d'abord. Epuisé par une maladie qui datait de plusieurs mois, il avait essayé de se réfugier au Yun-nan, on était au mois de janvier, etune neige assez épaisse rendait presque impraticables les sentiers des montaænes bordés de précipices : « Je me trainais comme je pus jusqu'à la nuit, dit-il dans le récit de sa fuite, et pen-
dant une journée entière, je fis environ une licue: je
. Du diocèse de Cahors, parti en 1782, mort le 8 juillet 1785. , De Loches, parti en 1773, mort le 3 juillet 1785, 3 De Lezoux, parti en 1775, mort le 14 septembre 1815.
n'en pus faire qu'un quart le jour suivant. » À bout de À : ‘ k . . JON.
forces il s'arrêta et remit son sort entre les mains de la l ns coad Providence. Di : : l Une troupe de sept cents soldats, commandée par ; ee , er nuai douze mandarins, était à sa poursuite; guidée par - : : ‘ Ke. toute d'habiles espions, elle arriva bientôt près de la : ‘ ne ; nt Tr il pr maison où s'était caché le fugitif. Lorsque l'évèque en- ; : 1 É Jour tendit le pas et les cris des soldats, ils'avanca vers eux : 7 : . une £ « C'est moi que vous cherchez, leur dit-il, vous n avez f x . . , Le qu'à me prendre. » Le disciple empruntait les paroles L : : a à vovai du Maitre; aussitôt entouré € garrotté, 1l fut chargé de d° ; =. anxie chaines.
NY Q » . AO! Q Q s'nere (était le 8 février 1785, la veille du mercredi des * hi A . . ns versa] Cendres. La France fêtait joyeusement les folies du car- à . : — : allait naval; dans quelques églises, d humbles femmes en- : Te [ une c traient seules prier et gémir; là-bas, au fond de la Chine, ;
à "se ee sUival des centaines de catholiques subissaient les tortures, un as ee EE Li os à un évèque français était traité comme un criminel. Plus E
à - . sortir humain que ses subordonnés, le mandarin voulut faire til k , . ” ‘ Crut-1 enlever la chaine que portait Mer de Saint-Martin. Celui- il ‘ ; TC è . . 5 CStT-Il ( ei refusa, puisque ses chrétiens la portaient, illa voulait es rs ee et Jura porter aussi; il fut conduit à Ya-tcheou, pendant que les É | en , . D échap soldats poursuivaient leurs recherches pour découvrir AP : de — Re 5 et s'an les autres prêtres dénoncés. Afin d obliger les chrétiens Æ f — : x ; : | fresse à révéler les asiles des Européens, les persécuteurs B ne : | 2. | anfrac redoublèrent de violence. Mgr de Saint-Martin se souvint -