Pigneau de Behaine, p
Précisément à ce moment-là, se trouvait à Pondichéry Où il faisait sa tournée annuelle, le Capitaine de vaisseau vicomte de Souillac, assez médiocre officier,
Mgr Pigneau entretint les deux commandants de ses projets. Ceux-ci lui déclarèrent qu'ils étaient irréalisables, etécrivirent en ce sens à Paris. À une époque où le ministère abandonnait notre colonie des Indes, se
disait heureux d'être débarrassé du Canada, s'inclinait
devant la supériorité maritime de l'Angleterre, il y avait bien des chances pour que les deux détracteurs du dessein de Mgr Pigneau fussent écoutés,
L'évèque le sentit et hésita à Poursuivre lui-même l'affaire, il songea, comme nous l'apprend une lettre qu'iladressa au Séminaire des Missions-Étrangères, à envoyer le prince Canh et quelques mandarins avec un missionnaire pour leurservir d'interprète. Son hésitation avait encore pour cause des motifs d'ordre différent : nous avons dit un mot des accusations élevées contre sa prétendue ingérence dans jes choses militaires, ces accusations s'étaient répétées plus fortement contre son intervention politique; car dans cette question que Mgr d'Adran envisageait surtout au point de vue religieux, certains voulaient voir uniquement de la politique.
Leurs réflexions avaient été transmises à Rome, mais n'y avaient trouvé aucun écho, grâce principalement à une lettre du procureur de la Propagande à Macao,
Ce document fait trop d'honneur à celui qui l'a écrit, il justifie trop bien l'illustre accusé, pour que nous le passions sous silence 1,
€ Vous avez sans doute été surpris d'apprendre la fuite des missionnaires européens de la Basse-Cochinchine, et l'on ne voit pas tout d’abord les raisons de cette fuite, les ennemis du roi n'étant pas nécessaire-
i. La Cochinchine. Rel., t. fer, p. 412,
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gion, Pourquoi donc ont-ils Pur païen? IL est vrai que ce , Mais il connait la relig nreconnait la vérité, il l' tout son pouvoir, il a té qu'il en fait par plusieurs mar mitié données aux ministres de cette sainte religion, particulièrement au Vicaire apostolique en sa qualité de chef des fidèles, et aussi à cause de sa parfaite sance de la langue annamite,
ion, il ne à toujours moigné l'estime ques d'honneur et d'a-
connais-
«Ces marques d'estime et d' ques, que les missionnaires eui
ces contrées, sont regardés,
amitié ont été si publiopéens qui habitent en en tous lieux et par tout le amis du roi, ce qui fait que les re- ‘suivent de la même haine que le roi de Cochinchine, comme on l'a bien vu dans ce qui est arrivé récemment au R, P. Ferdinand Odemilla. Les missionnaires ne pouvaient donc autrement se méttre en sûreté qu'en prenant la fuite à leur approche.
« Cette amitié du prince envers les missionnaires à produit encore un autre effot fâcheux. Beaucoup de personnes, ignorant les lois de la religion chrétienne et les vertus qu'elle fait observer, en voyant les missionnaires européens, dont ils connaissent la Supériorité, de la faveur royale, se sont imag fait croire à d'autres prince. Il n’est pas r des Europé du pays.
«Dans cette fausse pe attribué aux missionnai qui tient le premier prince a fait, Mais on peut op vulgaire
monde, comme les belles les pour
honorés inés et ont facilement qu'ils sont les conseillers du are, en effet, de voir dans les Indes
ens Ministres et Conseillers des souverains
rsuasion, les ennemis du roi ont res, et Spécialement à l'évêque, an parmi eux, tout ce que ce
Poser à cette persuasion du non seulement les lettr apostolique m'a écrites à ce sujet,
es que ledit Vicaire et aussi celles qu'il à
adressées à d'autres personnes, mais encore le témoignage de tous Les missionnaires qui vivaient alors avec lui, ou non loin de lui,
« Hn'a pourtant pas manqué d'hommes pour noireir l'évêque par les calomnies les plus atroces, et cela avec de telles apparences de vérité, qu'ils ont trompé les plus sages et les plus saints personnages...
«Else peut très bien que l'illustrissime évêque d'Adran, dans ses lettres à la Sacrée Congrégation, n'ait pas dit un mot de ces odieuses calomnies, sa conscience lui rendait le témoignage qu'il n'y a donné par sa faute aueun sujet; peut-être même ne se doute-t-il pas que ces bruits désavantageux contre lui sont allés au delà de quelques propos de table ou de salon; mais moi, qui ai fondement de croire que ces faussetés ont été portées, directement ou indirectement, à la Sacrée Congrégation, par devoir de charité et pour l'amour de la vérité, j'ai cru qu'il convenait d'exposer toute la vérité dans cette lettre, »
Les directeurs prirent également la défense de l'évèque incriminé. M. Boiret, procureur de la mission de Cochinchine, s'adressa au cardinal Antonelli pour lui exposer que Mgr d'Adran, ayant écrit plusieurs fois à la Propagande et n'en ayant reçu aucune réponse, s'était vu forcé de prendre lui-même une décision. Il ajoutait que le retour du Vicaire apostolique était motivé par de graves circonstances, et nullement contraire au règlement de la Société.
Cette double défense était bien faite pour rassurer Mgr Pigneau, d'autre part sa situation à Pondichéry s'était améliorée, De Souillac et Coutenceau avaient été relevés de leurs fonctions, le premier avait été remplacé par le capitaine de vaisseau d'Entrecasteaux et le second par Charpentier de Cossigny.
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1ed'Adran, ‘ait pas dit science lui sa faute auas que ces au delà de moi, qui ai té portées,
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plus un officier remarquable par la justesse de par son intégrité et par l'étendue de se de politique coloniale : il comprit qu'e de l'Europe, il était urgent que la F tarder, quelque forte position d afin de compenser le Indes :
ordre, c'était de son esprit, S vues en matière n l'état des affaires rance prit, sans plus ans l'Extrôme-Orient, s pertes qu'elle et la Cochinchine lui propre par sa situation e le but qu'il était néc
avait subies dans les paraissait admirablement { par ses ressources à atte
indre ‘essaire de se
proposer désormais,
Il fit partagerses vues à Cossigny : seulement, ilestima qu'on ne pouvait raisonnablement s'engager à fond Pondichéry, sans avoir le consentement el formels de la cour de Versailles, l'évêque, pour quil passat e que lui-même continuerait S& Campagne dans | d'Asie, Il résolut aussi d'expédier tion, avec mission d'aller la Cochinchine que 1 désigna pour cette « lries, et il en
,à les ordres I'insista donc près de n France sans délai, pendant es mers un bâtiment de la staobserver la partie des côtes de ‘on avait Spécialement en vue, Il ntreprise la flûte /e donna le Commandement vaisseau Richery en qui il
Mar uis de Casà l'enseigne de avait une entière confiance, vaisseau que nous avons vu ‘ao Mer de Saint-Martin et
C'est ce même enseigne de conduire de Manille à Ma M. Dufresse.
Après dix-huit mois de sé dran partit done pour la Fr février 1787, avec Neguvên-anh avait
jour à Pondichéry, Mgr d'A.
ance où il Son royal élève et 1 attachés à la suite il écrivit au ministre du maréchal de { put certainement P ragement1 :
aLTIVA au mois de es Mandarins que
de son fils.
De Lorient,
ses intentions et recut ise suivante, qu'il ne as prendre pour un très chaud e
astries la r'épor
ncou-