FERRARI
U fond est occupé par on paysage. Un écusson, qu'on a reconnu pour celui de la famille d’Este, est placé au centre de l’entablemenl, il contient le. mots : HER : II. DVX IIII (Hercule II, quatrième duc de Ferrare). Lame et soie. Les Métamorphosé*
appartiennent ,u,ourd ta a^ M-Jj» Ferr„e qui représentent le. Actes de saint Maurelius et de saint Geo rges sont
caalement un ouvrage de Je.u Karcher, auquel elles ont élé commandée, le ri octobre i55o par le chapitre métropolitain. Voici egalement un ou g g „„ 0CtaBio„. Le délai accordé au tapissier pour l'exécution du travail est de deux anu.es
les clause, principal b , ftit chaque pièce, mesurant, avec la bordure, 44 brasses, 4S (largeur
IsTa'tadu” fbrrM,TlenTrbr.«« 3/q) 4 -ta®, *. » »>»> ™ »>” * - d'auiourd'hui. Karcher
sans bordure s 0 £n. tti„„ en bonnes et belles couleurs, de la soie et de la bourre de soie. Le. cartons de.
comjufidttaTcen traies seroni fournis par Tisi d. Garofalo et Camillo Fllippi (et no» par 1= Dos.o comme on l'avait en pendant longtemps) ; ceux des bordures par le Flamand Lucas'.
», „„„„n,nne R.iriiffaldi s la description des huit tentures :
rTdl S Maurelius. I. Sain. M.uréliu, cède à son frère le royaume de Mésopotamie (avec l'inscription 1 Maure,, Us pro
« Cittade
1 menti, pp. 1G8, 170.
* Vite de' pittori .
iltori ferrareii. t, I. pp.
O, ri. 1.' amore rcgnmn cMemnit fmtccmquc su/Jicit.) - II. Accueil Ht *» >■»> P" le P“Pk ie Ferr*rt' ! Popih* firnriati, ma cum clerc MaurcUum libi eplscopum ascûcuat.) - III. Saint MuurÉliu. béni par une m.ia cele.te, (Masam gtlM Maurelm menu, benediccns assistit, voxque audita est ; propter sœculi cmtemptum coromm ttbt paravt .) — IV. Supplice de saint Maurélius. ( Obtruncato capite Maurélius Christ i martyr effectus est.)
Vie de saint Georges. I. Saint Georges tuant le dragon. (George». Christi mies draeonem interjieit, rtgisque Jiiiam a morte libérât .) Sur une pierre on lit la date i555 (?|. - II. Supplice de saint Georges. [Faeibus, sale, et ungulis Georgii corpus tortores ecaeruciant.) -III. Même sujet. [In rota po situe, deinie in sartagine plumbo Uquefacto Georgius torque, ur MDLV. - Factum Ferrarice MDLIII. ) — IV. Décapitation de saint Georges. ( Capitis abscissions martprii coronam adeplus est; dans Pornement placé à droite : Factum Ferrarice, MDLII.)
Cette suite, que nous avons eu l’occasion de voir en 1877 dans les combles de la cathédrale de Ferrare, où elle est bien insuffisamment protégée contre la poussière, se distingue par une facture large, une composition pleine de noblesse, des tètes belles et expressives, quoique le tissu soit assez grossier. Le paysage, comme dans la plupart des tapisseries de Ferrare, occupe une place importante. Les bordures sont formées de fleurs, d’anges, de médaillons en camaïeu, etc. On trouvera parmi nos planches la reproduction de deux pièces de l 'Histoire de saint Maurélius et de saint Georges, d’après les photographies exécutées pour nous par M. de Rubeis, de Ferrare.
i56i-i570. Histoire de la Vierge. Cathédrale de Côme. Les savants qui se sont occupés de l’histoire de la tapisserie italienne n’ont tous connu qu’une seule des tentures de Karcher, aujourd’hui conservées dans la cathédrale de Côme : la Mort de la
Vierge'. L’auteur de ce travail reconnaît avoir, dans ses précédents articles, partagé l’ignorance générale’. Vérification faite, la
cathédrale de Côme possède, non pas une, mais trois tentures, toutes tissées, soit par Jean Karcher, soit par son fils Louis Karcher. Ce sont : i° le Mariage de la Vierge1; 2° la Mort de la Vierge (avec l’inscription FACTUM FERRARIÆ MDLXII et le monogramme HK; cette pièce a été exposée à Milan en 1876); 3° une pièce dont le sujet n’est pas indiqué.
Des documents jusqu’ici absolument ignorés des historiens de la tapisserie, quoiqu’ils ne soient pas inédits, nous font connaître l’origine de cette suite intéressante. En 1 558 , l’œuvre du dôme payait au peintre Giuseppe Arnaboldo, de Milan, 1 58 livres,
19, pour le carton destiné à une tenture*. En i56g, maître Luigi Charchera, fils de feu maître Giovanni, tapissier du duc de
Ferrare, s’engageait à fournir dans un délai de cinq mois et demi la pièce du Mariage de la Vierge, destinée à compléter la série précédemment exécutée. Le prix qui lui fut alloué pour ce travail s’élevait à 12 livres de Milan, 10, par brasse carrée. En 1570, les trois pièces étaient terminées; elles avaient exigé une dépense de 2234 livres, 3, non compris une somme de i53 livres, 3, 6, payée sur un fonds particulier s.
Grâce au brave Ciceri, qui a donné place à ces notices dans sa Selva di notifie autentiche risguardanti la fabbrica délia cattedrale di Como, con altre memorie patrie ed analoghe alVargomento (Corne, 1 8 1 1 , pp. 99, io5, 106), nous connaissons donc l’auteur des cartons de l’ Histoire de la Vierge, le Milanais Giuseppe Arnaboldo; nous savons en outre que cette suite précieuse est due à la collaboration des deux Karcher, le père et le fils, qu’elle a été enfin, selon toute vraisemblance, une des dernières productions de la manufacture ferraraise.
Le cardinal Hippolyte d’Este (1509-1572), frère d’Hercule II, compte également parmi les protecteurs les plus zélés de l’art de la tapisserie. C’est lui qui acheta dans les Flandres la superbe Histoire de Romulus, appartenant à M. L. Gauchez6. En 156g, le fameux artiste, antiquaire et faussaire Pirro Ligorio exécuta pour le cardinal seize dessins représentant des scènes de l'Histoire d' Hippolyte, non pas le saint martyr, — ce parallèle n’était plus dans le goût du siècle, — mais bien le fils de Thésée7. C’étaient des esquisses pour des cartons de tapisseries ; mais il paraît que l’entreprise n’eut pas de suite, sans doute parce que la manufacture de Ferrare ne faisait plus que végéter vers cette époque. Ne regrettons pas trop l’abandon du projet. Un juge compétent, et qui dans cette question surtout ne saurait être taxé de partialité, P.-J. Mariette, portait sur l’œuvre de Ligorio, dès le milieu du dix-huitième siècle, ce jugement qui ne sera pas révisé : « J’ai vu un recueil de quelques desseins que lui avait fait faire le cardinal d’Este, dans l’intention de les faire exécuter en tapisserie. Le trait en était à la plume et les ombres données au pinceau. Mais, ni les compositions, ni les contours ne m’ont donné d’autre idée de ce maître que celle que j’en avais déjà prise. Je n’ai trouvé dans ces desseins que de la pratique, et encore quelle sorte de pratique ! On y voit un homme qui veut imiter les Zucaro et les autres peintres ses contemporains, et qui ne peut y atteindre. Cet ouvrage, accompagné de discours de la composition du peintre et qui donnent l’explication des sujets, était dans le cabinet de M. Gaignat, et le titre porte qu’il a appartenu autrefois au graveur François Villamena8. »
Parmi les « arazzi » qui faisaient partie de la collection du cardinal, et dont bon nombre sans doute avaient pris naissance à Ferrare, il importe de noter les suivants : Scipion (12 pièces), le Roi de Perse (10), Iphigénie (7), Absalon (10), Absalon (suite plus fine, en 7 pièces), les Triomphes de Pétrarque (6), Scènes de chasse (8), Psyché (8), Tobie (6), Paris (1 1), Nabuchodonosor (10), Phaéton (4), Didon et Énée, le Triomphe de la Mort, le Temps, l'Histoire de l’Ancien Testament, etc., etc.
> Campori, A raqqma estense, p. 43. — Wauters, Les tapisseries bruxelloises, p. i65, etc.
* Revue critique, 1875, n° 45. — Notices sur les manufactures italiennes de tapisseries du quinzième et du seizième siècle (exir. du Bulletin de l’Union centrale), p. 7.
3 Au sujet de cette tenture on lit dans les Tapisseries bruxelloises de M. Wauters (pp. 163-166) une note qui pourrait donner lieu à des méprises. En mentionnant la Mort de la Vierge, de Côme, l’auteur s’exprime ainsi : 1 Elle a figuré à l’exposition de Milan de 1874, avec une troisième portant la même date : l 'Entrevue du roi Salomon et de la reine de Saba, propriété du
d’arte industriale in Milano, 1874, Milan, Trêves frères, 1874, gr. in-8» ». Dans le catalogue en question on lit au contraire, sous le n» 171 (p. 96): « La Regina Saba e il Re Salomone. MANIFATTURA FRANCESE del secolo XVI ».
Cittadella range en outre parmi les productions de l’atelier ferrarais trois
signature IAN RAES (qu’il identifie à Jean Rost), avec le double B séparé par
p. 167). Nous avons fait justice de cette hypothèse il y a quelques années déjà (Revue critique, 1875, n» 43), et nous sommes étonné de la voir reprendre par M. Gentili (Sur l’art des lapis, pp. 34-37). Il nous suffira de rappeler ici 1" que
tissées à Bruxelles, comme le prouve le double B ; 3» que Jean Rost n’a rien de commun avec Jean Rocs. Celui-ci, un des plus célèbres tapissiers bruxellois du dix-septième siècle, occupa diverses fonctions importantes dans sa
ville natale, de 1617 à 1634 (Wauters, Tapisseries bruxelloises, p. 296).
- * ‘558. • Pagate lire i58,ig, al maestro Giuseppe Arnaboldo di Milano pittore per il disegno e tela di modello per fare il celone, ossia arazzo, corne al giornale delle spese del suddetto anno. >
3 1569. < Scrittura falta li 3o marzo col maestro Luigi Charchera figlio del fù maestro Gioanni tappeziere del sig. duca di Ferrara, colla quale si obbligadi spedirealli sig. fabbricieri nel termine di mesi 5 1/2 il celone, ossia arazzo, nel quale sia figurata la Storia dello Sposali;io délia Beatissima V.M., délia misura, bontà, ec., e migliore di quello già fatto da suo padre, unitamente al disegno, nel prezzo di lir. ie, 10, moneta di Milano ciascun braccio in quadro. »— 1570. « Li tre ccloni ossia arazzi, che si espongono in Duomo,ed eseguiti a spese délia fabbrica da Gio. de Carchcra in Ferrara, e tappezzicre del gran duca de’ Toscani dal i56i al 1570, di cui uno rappresenta il Tran silo délia Beatissima V. M., l’altro lo Sposalijio di M. Vergine, il terzo non dinotato, costano in tutto, non prededotte lir. i53, 3, 6, contribuitc dal 2234, 3, comprese anche lir. 178, i3, spese in
il diseg
à descuirs de Cordoue (Campori
à la Bibliothèque de l’Arsenal. Il porte le titre suivant : « Vita di Virbio detto altrimente Hippolito figlio di Tlieseo, descritta e dissegnata con immitatione dell’ antico in se deci (sic) historié da Pirro Ligorio antiquario famoso di sua
TAPISSERIES ITALIENNES
ml.Si^WrÎÜIr's’. pi0dU“OnS dc “ d= Ferrare 1. bail, auita de. jo**n,
Tout tend éprouver que cette euite *’*• P“,î‘' .C^1“ Ephtu“ " *PP“™M «ujourd’hui à M” 1. baronne Worm., de Londres . (t en ,563)P dont die oorte le ’ l°“rdi‘U' r'du“ * “ plic“- * “ P«tir le cardinal Hercule Gonzague de Mantone
n iu° .ile IcanTsf °” ™“’“ “ p'“” P»” d= H* gui regré.en.T la B«r,u, d,
’°‘“ê 3 le3fL 1 k,,rC! HER1'«‘'> “'d-l “ANltuanus). Aioutou, ,ue d„, son testante»,, en
- 563, cardtnal légua 4 son nereu, le due de Mantoue, une suit, appelée les PuMni, c'e.t-4-dire laEnfem'. L'époque grâce, dune distinction si grandes, a dû être exécutée s’accorde bien avec la période d’éclat de la cru bon de la ranger à la suite de l’œuvre de Jean Karcher. Nous devons à l’obligeance I • , ,. ,yeUX de nos lecteurs une gravure sur bois et une photoglyptie de deux des pièces de la suite
Les Enfmt, existaient au dnt-septtème stécle encore dan. le garde-meuble de la famille de Gonaague. Un inventaire de apprend qu ils se composaient à l’origine de dix pièces a.
La suite dont nous venons de parler n’a r‘ avec la pièce isolée qui se trouve au dôme de Milan e ityle suffisent à prouver qu’elle e
date du 2
à laquelle cette tenture, manufacture ferraraise. Aussi avons-nc de M. Ephrussi de pouvoir placer sous les yeux de n xfants existaient au dix- 1661-1668 r
a commun ni avec les tapisseries de Raphaël ( Enfants jouant, Grotesques ) ni reproduite à la page 29 de ce travail. Sa disposition générale, son ;t abs°lument indépendante. Elle paraît également distincte d’une série analogue que la fille de Ferrante III Gonzague, duc de Guastalla, apporta en dot, le 26 décembre ,670, au duc Ferdinand Charles de Mantoue. Cette série se composait de six pièces. Un document contemporain la décrit comme suit : « Gli arazzi indicati col nome dei Puttini, erano tessuti d argento, oro e seta, e consistevano in sei pezzi, del giro di braccia trenta nove e mezzo, dell’ altezza ciascuno di braccia cinque e tre quarti, che m tutto per quadro erano braccia 225 » Un inventaire de 1704 mentionne ces pièces comme existant encore à
Mantoue dans le palais ducal.
A ne s’attacher qu’au nombre et au mérite des tentures mises au jour pendant le règne d’Hercule II, on aurait pu croire que la fabrique de Ferrare pouvait encore compter sur une longue période de prospérité et d’éclat. Il n’en fut rien ; à cette activité fébrile succéda une prompte décadence, puis commença une agonie qui dura jusque vers la fin du siècle. Peut-être la production avait-elle excédé les besoins d’un État aussi petit que celui de la maison d’Este; peut-être Alphonse II, successeur d’Hercule II (1559-1597), accorda-t-il
(1870, n» 634). Ajoutons que M. le marquis G. Campori, de Modéne, possède une copie du manuscrit sans les dessins. Cette copie remonte au siècle dernier.
On pourra encore consulter sur les dessins de l 'Histoire d’Hippolyte, les Entretiens de Félibien, éd. de 172a, t. III, p. IM, et le Giornale de' Lettcrati
'Galette des Beaux-Arts, 1878, t. II, p. 1007.
2 Braghirolli, Suite manufatture di arajji in Mantova, p. q5. a Braghirolli, p. 49.
* Braghirolli, p. 5i. — L’ancienne brasse de Mantoue mesurait o“44.
vropria mano. Per servitio del Cardinal d' Este il vecchio, che voleva farne fare un a tapejjeria d'araj^i. — S’ hebbe dallo studio délie cose vecchie ch’ haveva raccolte in Roma Francesco Villamena. »
Ce volume se compose de 16 dessins, de grandeur inégale, lavés à l’encre de Chine, et d’un texte qui est un récit de la vie d’Hippolyte et une description des dessins. Au fol. 190 on lit: « Di Ferrara, il di... Novembre del MDLX1X di Vra lll-o* Rn* Sig'i* Humil»» servitore Pyrro Ligorio Romano meisopognicro. .
Le second exemplaire a fait partie de la bibliothèque de M. F. Villot
la préférence aux cuirs dorés, façon de Cordoue, dont la vogue allait sans cesse croissant. Toujours est-il que la manufacture ducale ne survécut pas à ce prince. Le nombre des tapissiers diminuait d’une façon périodique. A côté de maître Luigi Karcher (le fils de Giovanni), qui se livrait en même temps à la peinture, et qui figure dans un document de 1579, on ne peut citer que le Romain Domenico (1574), le Florentin Filippo (t58o) et un certain Niccolô (iSSa). Les peintres Leonardo da Brescia, Lodovico Settevecchi, Giulio Cromcr et Ippolito Scarsellino fournissaient à ces maîtres les rares cartons nécessaires à leurs travaux. Le premier d’entre eux ajouta deux pièces à la suite des Villes; il composa en outre quelques Paysages; le second, Lodovico Settevecchi, est l’auteur d’un carton de l'Histoire d'Hercule et de plusieurs esquisses pour des tentures de petite dimension. Quant aux acquisitions, elles se bornèrent, pour ce règne qui dura près de quarante ans, à une seule suite, achetée à Venise en 1564.
Le cardinal Louis d’Este montra plus de magnificence. En i5Ô2, un Juif nommé Fanetto lui vendit cinq pièces de l 'Histoire de Jason, huit de l'Histoire de Lucrèce, et deux portières à figures, au prix de deux écus d’or la brasse carrée, mesure de Florence. Vers 1571, il acheta à Paris sept Bosquets.
Les tentures de haute-lisse continuèrent d’ailleurs à occuper une place d’honneur dans les cérémonies et les fêtes. Lors du mariage d’Alphonse avec l’archiduchesse Barbe d’Autriche, en 1 565, elles formèrent le principal élément de la décoration de la salle du festin'.
Les successeurs d’Alphonse II n’essayèrent pas de relever la manufacture. Ils se bornèrent à des achats, qui portèrent à plus de cinq cents le nombre des tentures faisant partie de leur collection (en 1679 on comptait 217 pièces de qualité fine et 3oo pièces communes). Parmi les suites les plus intéressantes entrées dans leur garde-meuble pendant le dix-septième siècle il faut citer le Siège de Troie, en huit pièces, apporté en dot en 1608 au prince Alphonse d’Este par Isabelle de Savoie; l'Histoire de Jason, en sept pièces, d’après Giuseppe Porta da Castelnuovo, surnommé Giuseppe Salviati, acquise en i65o au prix de 5oo « ducatoni 3 »; le Combat d'Apollon avec les Géants (école de Pierre de Cortone), commandé à la manufacture des Barberini. (Voir ci-dessus page 5o).
La Révolution dispersa tous ces trésors, et c’est à peine si, sans les patientes recherches de Cittadella et du marquis Campori, on se douterait aujourd’hui que Ferrare a été, à l’époque de la Renaissance, un des plus brillants centres de l’art de la tapisserie.