‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 131 sur 227 · LX. — Comtes de Ra-:^ès · texte numérisé non relu

LX. — Comtes de Ra-:^ès

Eudes, comte de Razès, survécut à ce qu'il paroît à Roger I, comte de Carcassonne, son frère aîné ; nous voyons en effet qu'il vivoit encore le 7 de mai de la vingt (S* unième année du règne du roi Robert, ou de l'an ici 7. Il donna ^ alors pour la rémission de ses péchés, de son fils Arnaud 8c de tous ses parens,

' Voyez tome IV, Note XXVI, n. ^ & suiv. ^ Catel, Mémoires de l'hist. du Languedoc, p. 629.

"Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- ^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu»

méro CXLV. méro LXXVIII.

' Voyez ci-dessus, n. lv, p. 240. ^ Ibid. n. CXLIX.

aux chanoines de Saint-Paul de Narbonne, un alleu qu'il avoit à Védeillan dans le diocèse de cette ville, avec l'église, les dîmes, les prémices, le cimetière 6* tout l'honneur ecclésiastique, dont il se réserva l'usufruit. Arnaud, son fils, lui succéda dans le comté de Razès.

LXI. — Mort de Raimond 1, comte de Carcassonne. — Plaid tenu à Béliers.

Maison d'Andw^e.

Raimond, fils aîné de Roger I, comte de Carcassonne, avoit déjà eu ce comté en partage, mais il n'en jouit pas longtemps puisqu'il mourut quelque temps avant son père, ou du moins qu'il lui survécut fort peu, ainsi qu'on vient de le dire. Il laissa ' deux fils en bas âge, Guillaume 8c Pierre, de Garsinde sa femme, vicomtesse de Béziers 8c d'Agde, laquelle se remaria bientôt après avec Bernard, seigneur d'Anduze, veuf lui-même d'Ermengarde. Les deux fils de Raimond, comte de Carcassonne, demeurèrentpar là, ce semble, conformément au testament de Roger I, leur aïeul, sous la tutelle de leurs oncles, le comte Bernard 8c Pierre, évêque de Girone.

La même Garsinde avoit déjà épousé en secondes noces Bernard d'Anduze dès l'an ioi3. Elle disputoit^ alors à Senegonde, sa sœur puînée, le village de Palais dans le diocèse d'Agde Se s'en étoit même emparée, sous prétexte que Guillaume, vicomte de Béziers 8c d'Agde, leur père, le lui avoit donné. Nous avons vu cependant que ce vicomte en avoit disposé par son testament^ en faveur de Senegonde. Aussi cette dernière, accompagnée de Richard premier du nom, vicomte de Millau, son mari, se rendit-elle à Béziers pour y soutenir son droit dans une assemblée qui se tint le 28 de juillet de l'année ioi3, la dixhuitième du règne du roi Robert, dans l'église cathédrale de cette ville, 8c à laquelle se trouvèrent, outre plusieurs seigneurs séculiers, Etienne 8c Gualcaron, abbés, dont le premier étoit sans doute abbé de Saint-Aphrodise, 8c l'autre de Saint-Jacques de Béziers. Bernard, marquis, s'y rendit aussi avec la comtesse Garsinde, sa femme, sœur de Senegonde. Le vicomte Richard demanda d'abord, au nom de cette dernière, d'être rétabli dans la possession du village de Palais. Garsinde produisit de son côté des témoins qui attestoient que le vicomte Guillaume, son père, le lui avoit donné. Les juges demandèrent au vicomte s'il n'avoit pas quelque charte à produire pour appuyer ses prétentions} il répondit qu'il n'en avoit d'autre que l'acte de partage que le vicomte Guillaume avoit fait en faveur de la même Senegonde, sa femme, dans le temps qu'il entreprit le voyage de Rome. Les raisons des parties étant à peu près égales, les juges leur proposèrent un accommodement, qui fut accepté de part 8c d'autre. Garsinde compta la somme de deux cents sols à Senegonde, sa sœur, 8c demeura ainsi dans la paisible possession du lieu de Palais. La première 8c Bernard, son mari, ayant fait ensuite rebâtir l'église de ce village, la firent"*

• Voyez tome IV, Note XXII, n. i6.' ' Ihid. n. CXXVIII,

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CXLVI. •• Ibid. n. CLVI. 2'' charte citée sous ce numéro.

An loix

An ioi3

An ioi3

dédier le 22 d'août de l'an 1024 par Etienne, évêque d'Agde. Cette église vint depuis au pouvoir de l'abbaye de Conques en Rouergue, qui possédoit déjà quelques domaines à Palais, par la donation ' que Raimond II, comte de t% °p^!% Rouergue Se marquis de Gothie, lui en avoit faite. Le même R.ichard I, vicomte de Millau, fut aussi un des bienfaiteurs^ de cette abbaye.

Bernard, second mari de Garsinde de Béziers, étoit seigneur d'Anduze Se de Sauve, châteaux situés dans le diocèse de Nimes, sur les frontières ou marchei de celui de Maguelonne, ce qui fit sans doute qu'il prit la qualité de marquis. En effet, outre que ses descendans ne furent que de simples seigneurs & que l'un d'eux ■^ se qualifie marquis du château d^Andu-:^e, ce qui détermine la signification du titre de marquis que prenoit Bernard, nous ne voyons pas que ce dernier ait possédé aucun comté ou vicomte 5 il est vrai qu'on lui donne la qualité de prince d^Andu-^e da.ns un d.nc\en monument"^ Se que Pierre^, son petitfils, prend celle de satrape de Sauve ^ mais cela prouve tout au plus qu'ils ne reconnoissoient d'autre supérieur dans leur domaine que le roi<^. Il est vrai aussi que Garsinde de Béziers se qualifia toujours comtesse depuis son second mariage avec Bernard d'Anduze^, mais ce fut parce qu'elle avoit été femme d'un comte en premières noces, car suivant l'usage de ces siècles, une dame qui se remarioit avec un seigneur d'un rang inférieur à celui de son premier époux, conservoit sa première qualité comme la plus honorable. C'est ainsi que les reines veuves ou répudiées, qui épousoient alors en secondes noces des comtes ou de simples seigneurs, gardèrent le titre de reines après leur second mariage. II y a quelque lieu de conjecturer ^ que Bernard d'Anduze descendoit des anciens vicomtes de Nimes, Se qu'il étoit fils d'un seigneur appelé Almérade, Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il a donné l'origine à une des plus illustres maisons de la Province. Il avoit eu trois fils d'Ermengarde, sa première femme '^, savoir: Frédol, Gérald ou Géraud Se Almérade. Il en eut deux autres de Garsinde de Béziers: Raimond Se Bermond. Almérade, le troisième du premier lit, se maria Se eut un fils qui hérita de son domaine. Raimond, l'aîné du second lit, mourut sans enfans. Se Bermond, son frère, continua la postérité. C'est de celui-ci que la maison d'Anduze a pris le surnom de Bermond. Quant à Frédol Se à Géraud, ils furent élus évêques : le premier du Puy, Se l'autre de Nimes.

'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- seigneurs. Ce sont des termes empruntés à l'antiméro CXXXIX, la i" charte citée sous ce numéro. quité profane par des clercs lettrés, mais qui, dans 1 TL j /-i vv ^^ bouche des écrivains du moyen âge, n'ont d'autre Ib.d. n. CCLXXI, 3- charte citée sous ce nu- signification que celle de cornes ou de dominas. II 4T11 I TTT en est de même de celle de cortiaZ, employée ailleurs Ii,J. n. CL\ I, 2' charte c.tée sous ce numéro. comme synonyme de cornes. [E. M.] lè.d. n. CCLXXI, ^ charte citée sous ce nu- 7 Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- /°; ,. mérosCXLVI,CLI, CLVI,CLXIX, CLXXV. On ne doit pas attacher d'importance à ces ti- . Voyez tome IV, Note XXI, n. 43. très de pnnceps, de satrapes & autres semblables, 9 Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nuque l'on trouve souvent employés dans les chartes ^.éros CLII, CLXXX. — Voyez tome IV, NoteXXÏ, pour désigner des comtes & quelquefois de simples n. 11.

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. Xill. 247 ""; 7

"' An 1016

LXII. — Frédol 6 Géraud d'Andu-^Cj évêques, l'un du Puy 6* V nuire

de Nimes.

Frédol avoit déjà succédé ' dès l'an 1016 à Gui, évêquc du Puy. Le clergé S< le peuple du Vêlai l'élurent par un suffrage unanime Se eurent moins d'égard à son illustre naissance qu'à ses excellentes qualités. A peine eut-il pris possession de son église qu'il la combla de biens, aussi bien que le monastère de Saint-Pierre du Puy, fondé par Gui d'Anjou, l'un de ses prédécesseurs. Il fit une donation en faveur de ce monastère l'an 1016 : elle est souscrite entre autres par le comte Pons, le même peut-être que le comte de Gévaudan de ce nom dont on a déjà parlé, à moins que Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, n'ait donné de son vivant à Pons, son fils aîné, le titre de comte d'Auvergne &. de Vêlai à raison de la suzeraineté qu'il s'étoit réservée, à ce qu'il paroît^, sur ces deux pays. Quoi qu'il en soit, FrédoP étoit encore évêque du Puy en 1020. On ignore l'époque de sa mort ; on sait seulement qu'il décéda lo 2 du mois ^ d'octobre. Il donna ou restitua quelques terres dans le comté de Substantion à l'abbaye d'Aniane. Salvatius^, alors abbé de ce monastère, avoit succédé à Rainald. Ce dernier acquit avec ses religieux, d'Etienne, évêque d'Agde, deux villages du diocèse de Béziers, la cinquième année du roi Robert, ou l'an looi.

Quant à Géraud, second fils de Bernard d'Anduze, il parvint à l'évêché^^ de Nimes presque dans le même temps que Frédol, son frère, à celui du Puy, & il le possédoit déjà en ioi5. Il succéda à Frotaire, frère d'Aton, vicomte d'Albi & de Nimes, qui occupoit encore ce siège en 1014 8c qu'on a prétendu sans aucun fondement 7 avoir été fils aîné du même Bernard d'Anduze.

LXIII. — Archevêques de Narbonne. — Èvêques de Bé-^iers 6» de Lodève.

Matfred, évêque de Béziers 8c de Lodève, conserva ces deux évêchés jusques à sa mort. Il vivoit encore au mois d'octobre de l'an loio qu'il se trouva ^ avec Ermengaud, archevêque de Narbonne, à l'élection de Borrel, évêque d'Ausonc. Urbain, son successeur dans l'évêché de Béziers, consacra en 1016, par ordre du même archevêque, la chapelle de Saint-Martin dans l'église de Quarante, ^%'^'^^]^^ suivant les mémoires tirés de cette abbaye. On prétend ^ cependant qu'Etienne étoit évêque de Béziers cette même année j mais on l'a confondu avec un évêque de ce nom qui vivoit beaucoup plus tard. On donne'" pour successeur à Matfred dans l'évêché de Lodève un certain Olimbellus. Bernard, dont on a

■ Voyez tome V, Chroniques, n. IV. —Voyez « Voyez tome IV, 7/ore XVIII, n. lo.

tcme IV, Note XXVIII, n. 5. ' Il>'"i- n. i i.

' Voyez tome IV, Note XVII, n. 6. ^ Marco. Hispanua. p. 995 &seq.— Voyez tomelV,

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CLII. Note XVIII, n. 9.

'' Voyez tome V, Chroniques, n. IV. ' Andoque, Histoire de Béliers, p. 54.

' Mabillon, ad ann. 1001, n. 16. " ?\antùy\x, Chronol. pracs. Lodov. t^. 75 & sea.

An 1016

fait deux évêques', avoit déjà succédé à ce dernier dès l'an io32. Il mourut en 1045.

Ermengaud étoit donc encore archevêque de Narbonne^ en 1016, mais il ne survécut pas longtemps. Après sa mort , l'archevêché de cette ville , qui étoit alors un des plus riches de la chrétienté, excita la cupidité^ de divers prétendans. Adalger, abbé de Conques en Rouergue, se mit sur les rangs, 8c non content d'avoir acheté cette abbaye à beaux deniers comptans avec celle de Figeac, il en vendit les biens pour marchander l'archevêché de Narbonne. Guifred, comte de Cerdagne, se donna de son côté"* de grands mouvemens pour procurer ce bénéfice à Guifred, son fils puîné, qui n'avoit alors que dix ans. Le succès de ses démarches lui parut d'autant plus assuré, qu'outre la grandeur de sa naissance & de ses domaines, il étoit allié de Raimond, vicomte de Narbonne, qui, suivant l'usage de ce siècle, devoit disposer en quelque manière de l'archevêché de cette ville. Béranger, fils aîné de ce vicomte, avoit épousé^ en effet dès lors Garsinde, fille de Bernard, comte de Besalu, Se nièce du comte de Cerdagne, son frère. Celui-ci <5, comptant sur cet appui, se rendit d'abord à Narbonne Se agit avec ardeur auprès du vicomte Raimond, de Ricarde sa femme, & de Béranger leur fils, son allié, pour les engager dans ses intérêts. Il promit au premier cent mille sols à partager entre lui £• le comte de Rouergue, qui, en qualité de marquis de Gothie 8c de comte particulier de Narbonne, avoit aussi part à l'élection de l'archevêque. Le vicomte 8c sa femme firent d'abord difficulté d'accepter ces offres 5 mais Béranger leur fils, moins scrupuleux, soutint avec tant de fermeté la demande du comte, que le vicomte son père, pour ne pas le chagriner, y consentit enfin. Le jeune Guifred fut donc élu après que le comte de Cerdagne, son père, eut compté pour Vévêché la somme promise, que le comte de Rouergue 6- le vicomte de Narbonne partagèrent. Le nouvel archevêque fit serment en même temps à ce dernier 8c à Béranger, son fils, de ne leur porter aucun préjudice, 8c quoiqu'il fût encore fort jeune, il fut sacré néanmoins bientôt après, en sorte qu'il faisoit les fonctions "^ épiscopales à l'âge de quinze ou dix-huit ans tout au plus. Ce désordre doit paroître d'autant moins surprenant, qu'il étoit alors presque général dans l'Église. Celle de Rome n'en fut pas exempte, 8c l'on vit quelques années après un pape (Benoît IX) âgé seulement de douze ans.

' Plantavit, Chronoîogia praesulum Lodovens'ium, p. 75 & seq.

' Aguirre, Conciles d'Espagne^ t. 3, p. i36.

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CCXl. GalUa Christiana, nov. edit. t. i, p. 241.

^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CCXI. ^ Voyez tome IV, Note XXXV, n. 5.

" Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CC XI ' Ibid. — Marca Hispanica, p. 1034.

An 1016

LXIV. — Erection 6* suppression de Vévêché de Besalu soumis à la métropole

de Narbonne.

Bernard, comte de Besalu, 8c oncle du jeune archevêque de Narbonne, fit un voyage à Rome avec ses fils Guillaume 8c Guifred à la fin de l'an 1016, peut-être pour demander au pape Benoît VIII, qui occupoit alors le siège apostolique, la confirmation de l'élection de son neveu. Nous savons du moins qu'il y sollicita', tant en son nom qu'en celui de Guifred, comte de Cerdagne, son frèrcj l'érection d'un siège épiscopal pour leur domaine, qui dèpendoit pour le spirituel des diocèses voisins 8c qui comprenoit les comtés de Besalu, de Valespir 8c de Fenouillèdes possédés par le premier, 8c ceux de Cerdagne, de Berga 8î de Confiant avec une partie du Razès, par l'autre. Bernard, pour obtenir plus facilement du pape la grâce qu'il demandoit, fit beaucoup valoir auprès de lui les dernières dispositions du comte Oliba, son père, qui en mourant l'avoit laissé, avec ses frères, sous la protection 8c en quelque sorte sous la tutelle du Saint-Siège. Il proposa trois monastères, savoir : Notre-Dame de Ripoll, Saint-Paul de Fenouillèdes 8c Saint-Geniès de Besalu, pour y placer le siège épiscopal dont il demandoit l'érection 8c qu'il offrit de doter de son propre fonds. Enfin il pria le pape de vouloir sacrer lui-même pour ce nouvel évêché Guifred, son fils, qu'il avoit amené avec lui. Benoît écouta favorablement la demande du comte 8c fit expédier en ^j^nséquence une bulle le 26 de ianvier, indiction xv ou l'an 1017, par laquelle il lui permet d'établir un évêché

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dans 1 un des trois monastères quil avoit désignes. 11 se réserva en même

temps, 8c à ses successeurs, la consécration des évêques qui seroient tenus de

payer chacun une livre d'or à l'Église romaine, non pas, dit le pape, pour Éd. ongin.

cette consécration, mais pour marque de soumission 6* d'obéissance. Il défend

à ces prélats de porter les armes contre les chrétiens, 8c à toutes sortes de

personnes de les y contraindre.

Le comte de Besalu fut à peine de retour dans ses États, qu'il choisit l'abbaye de Saint-Geniès de Besalu pour y fixer le siège épiscopal. Il le dota de plusieurs églises 8c domaines, situés dans les six comtés de son domaine 8c de celui de son frère dont on a déjà parlé, 8c qui dévoient former le nouveau diocèse de Besalu. Il défend par sa charte à toutes les puissances, au pape même &> au concile général, de rien changer à cette disposition 5 8c en cas que cela arrivât, il ordonne que tous les biens qu'il donnoit pour cela lui reviendroient ou à sa postérité. L'acte est daté du mois de Jevrier de Vannée ici 7, la vingt et unième du règne de Robert, 8c souscrit après lui par la comtesse Tote, sa femme, Guillaume, son fils, qui voulut contribuer de moitié à cette fondation, Dalmace, vicomte de Besalu, Guillaume, vicomte de Valespir, Pierre, vicomte de Fenouillèdes, Segarius, du château de Pierrepertuse, 8c plu sieurs autres seigneurs, ses vassaux ou du comte de Cerdagne, son frère.

' Marca Hispan'ica, p. 1007 & seq.

An

i^o HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XIII.

Bernard légua en 1020, par son testament', l'évêché de Besalu à Henri, son second fils, à condition que celui-ci le tiendroit en fiej de Guillaume, son frère aîné, après la mort de Guifred, leur autre frère, qui en avoit été pourvu; mais malgré toutes les précautions du comte pour empêcher la suppression de cet évêché 8c le perpétuer dans sa famille, il fut supprimé bientôt après. L'archevêque de Narbonne ^ & les évêques d'Elne, de Girone, d'Urgel 8<. d'Ausone s'opposèrent si fortement à son érection, faite sans leur consentement & aux dépens d'une partie de leurs diocèses, qu'ils la firent échouer.

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