‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 141 sur 227 · r -n r v • ^ i i ^ >• • -v An · texte numérisé non relu

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laume iailleter son père, qui, a cause de son grand âge, setoit peut-être ,^j oripia.

démis auparavant en sa faveur du comté de Toulouse. Nous savons du '' '•'P-'77-

moins que Ponssequaliiioit comte dès l'an 1004', Se l'on a déjà vu qu'il possé-

doit par lui-même la plus grande partie du domaine de sa branche du vivant

de son père, puisque dans son contrat de mariage avec Majore^, il lui assigne

en son nom, pour douaire, l'évêché &. la ville d'Albi , la moitié de Tévêché de

Nimes, &c., qui dépendoient certainement de l'ancien domaine de la maison

de Toulouse. A l'égard du château de Tarascon, situé au delà du Rhône dans

le diocèse d'Avignon, Se de la terre d'Argence qui comprend la partie de celui

d'Arles qui est en deçà de ce fleuve, il paroît que Pons, qui les assigna aussi

pour le douaire de Majore, sa femme, les tenoit ou d'Emme, sa mère, ou plutôt

de Guillaume III, comte de Provence, frère de cette princesse, dont il hérita

avec Bertrand, son frère.

Comme nous ne trouvons"^ plus aucun monument après l'an 1024, où il soit '->^,''- «"■iRîn.

r ' • , t. Il, p. 17a,

fait mention d'Emme de Provence, comtesse de Toulouse, cela nous donne lieu de croire qu'elle mourut avant Guillaume III, son frère, qui vivoit encore en io36. Ce dernier, qui avoit succédé après l'an 1008 à Rotbold son père, posséda d'abord par indivis le comté de Provence avec Guillaume II, son cousin

' Mabillon, ad ann. 1004, n. 59. - Voyez tome IV,' Note XIV, n. 12 & 20, &

' Tome V, Chartes & Diplômes , n. CLXXIX. Note \Ll.

An loZ-j

germain, Se ensuite avec Geoffroi Se Bertrand, fils de ce comte. Il décéda sans enfans; &. s'il est vrai, comme il le paroît, que Pons, son neveu, fils de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, eût hérité de lui du château de Tarascon Se de la terre d'Argence dès le mois de septembre de l'an 1087, c'est une preuve qu'il étoit alors déjà mort Se que le comte Guillaume Taillefer, son beau-frère, lui survécut. Ce qu'il y a de certain, c'est que Pons Se Bertrand, ses neveux, fils de ce prince, héritèrent de lui Se de la comtesse Emme, leur mère, de la moitié du comté de Provence qu'ils transmirent à leurs descendans. Se que c'est de là que les comtes de Toulouse tiroient leur droit sur cette province. Il paroît également certain que Pons n'eut pour sa part de cette succession que le château de Tarascon Se la terre d'Argence, Se que Bertrand, son frère, succéda dans tout le reste, soit qu'il le lui ait cédé pour son partage, soit qu'Emme, leur mère. Se le comte Guillaume IÏI,leur oncle, aient institué ce dernier leur héritier.

On prétend' que Bertrand, frère de Pons, comte de Toulouse, se qualifia depuis comte de Venaissin j ce fut sans doute pour se distinguer des deux frères, les comtes Geoffroi Se Bertrand, qui prirent la qualité de comtes de Provence Se a'V^ec lesquels il posséda cette province par indivis, ainsi qu'avoient fait leurs ancêtres. Il est cependant quelquefois assez difficile de distinguer ces deux Bertrand, qui dominoient en même temps sur le même pays, parce qu'ils ne prennent en divers actes que la qualité de comtes Se qu'ils exerçoient une égale autorité, tant sur la haute que sur la basse Provence, où ils possédoient en particulier divers domaines. Quelques modernes ont avancé que Bertrand, fils de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, Se d'Emme de Provence, a donné l'origine au comté de Forcalquier Se que c'est de lui que descendoient les anciens comtes de ce pays : mais ce sentiment^ n'est fondé sur aucune preuve solide. Nous parlerons ailleurs de la postérité de ce prince Se nous expliquerons de quelle manière sa portion de la Provence , à laquelle on donna dans la suite le titre de marquisat, fut unie au domaine des comtes de Toulouse descendus du comte Pons, son frère.

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