‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 142 sur 227 · II. — Comté de Saint-Gilles · texte numérisé non relu

II. — Comté de Saint-Gilles

Ce dernier assigna pour le douaire de Majore, son épouse, le droit^ qu-il nvoit sur Millau en Rouergue. Nous ignorons quel étoit ce droit ; car la ville de Millau avoit alors ses vicomtes, qui étoient vassaux "^ des comtes de Rouergue : peut-être que ceux-ci avoient appelé les comtes de Toulouse, leurs proches parens, à leur succession, en cas que leur branche vînt à manquer.

Quant à la moitié de Vévêché de Nimes que Pons assigna pour le douaire de Majore, ce terme d'évêché peut s'entendre ou de la suzeraineté Se du domaine

■ Voyez tome IV, Note XIV, n. 12 & 20, & ' Voyez tome V, Chartes & Dipl^jmes , nu-

^ote\L\. méro CLXXIX.

' Ibid. Note XV, n. 20. t /è,^. n, CLXXVI.

HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XIV. ^n?

' /' An loij

(jue ce prince avoit sur la moitié du diocèse de cette ville, ou du droit de nommer à l'évêché, suivant l'usage dont les grands vassaux étoient alors en possession, ce qui suppose également Tun 6c l'autre. Ainsi il demeure constant par cet acte, que du moins la moitié du comté de Nimes appartenoit alors au comte de Toulouse. Il est très-probable que Hugues, comte de Rouergue', dominoit sur le reste, & que lorsque le comte Pvaimond II, son père, 8c Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, père de Pons, partagèrent vers l'an oyS les domaines de leur maison, chacun se réserva la moitié^ du comté de Nimes dont leurs descendans héritèrent : ce qu'on peut confirmer en ce que Pons assigna encore à Majore, pour son douaire, la moitié de Vabbaye de Saint-Gilles située sur le Rhône dans la partie orientale du diocèse.

Le partage du comté de Nimes entre ces deux branhces de la maison de Toulouse aura donc donné l'origine au comté de Saint-Gilles possédé par Pons Se ses successeurs, qui auront désigné sous ce titre la partie du diocèse de Nimes qui leur étoit échue, tandis que les comtes de Rouergue qui possédoient l'autre se disoient comtes de cette ville. Il paroît même, suivant le témoignage uu^^'.^l^. d'un auteur^ qu'on prétend avoir écrit dans le douzième siècle, que Pons se qualifia comte de Saint-Gilles, soit avant, soit après la mort du comte Guillaume, son père 5 car cet auteur rapporte que Pons^ comte de Saint-Gilles, accompagné de son jrère , entreprit avec une suite de deux cents personnes le pèlerinage de Saint-Jacques en Galice, ce qui ne peut convenir qu'à Pons, fils de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse. Nous n'avons cependant aucun monument qui prouve qu'il ait jamais pris cette qualité, 8c l'auteur dont nous venons de parler la lui aura donnée sans doute parce que les comtes de Toulouse la prenoient quelquefois de son temps '^. Il est du moins certain que Raimond, fils puîné du même Pons, est le premier que nous trouvons qui se soit qualifié comte de Saint-Gilles dans les actes, à cause qu'il eut d'abord cette portion du diocèse de Nimes dans son partage j 8c soit par la dévotion qu'il avoit envers ce saint, soit par affection pour son premier patrimoine, il ne prit souvent que ce simple titre, après même qu'il eut succédé au comté de Toulouse 8c à tous les autres domaines de sa maison j ce qui lui a fait donner le surnom de Raimond de Saint-Gilles.

III. — Origine du titre de comte palatin que prenoient les. comtes de Toulouse.

Pons , outre les comtés de Toulouse , d'Albigeois 8c de Querci , hérita donc encore de Guillaume Taillefer, son père, du comté de Saint-Gilles, 8c d'Emme, sa mère, d'une portion de la Provence. Il nous reste fort peu de monumens des premières années de sa domination dans le comté de Toulouse. Le plus ancien que nous connoissions dont la date soit certaine, c'est l'acte par lequel

■ Voyez tome IV, ?/ote VIII, n. 26, 40 & suiv. ' Catel , Mémoires de l'histoire du Languedoc,

'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nii- p. 111. méro CLXXIX. ' Ihid.

An 1087

il confirma, en 1045, une donation qui avoit été faite à l'abbaye de Moissac, Si où' il est dit à la fin, que ce prince, qui y est qualifié très-noble 6^ trèspuissant, pour marque de sa concession 6- pour servir de mémoire à la postérité, se coupa Vongle du pouce en sorte que le sang en sortit.

Pons se qualifie comte palatin dans quelques actes ^, 5c. nous trouvons que Guillaume IV, son fils & son successeur, de même que les autres comtes de Toulouse qui vinrent ensuite, prirent aussi quelquefois la même qualité 3. Un de nos historiens'^, après avoir rapporté quelques autorités sur l'origine 6c les fonctions des anciens comtes palatins, donne ses conjectures sur le droit qu'avoient les comtes de Toulouse de s'attribuer ce titre. Il croit qu'ils le prenoient ou en qualité de pairs de France, ce qui leur donnoit l'entrée au conseil du roi, ou comme vassaux immédiats de la couronne j mais il s'ensuivroit de cette dernière raison, que tous les autres comtes & vassaux immédiats auroient pu se qualifier palatins, ce qu'ils n'ont pourtant pas fait. A l'égard de l'autre, il est vrai que les auteurs postérieurs^ ont donné la qualité de comtes palatins aux comtes qui, en France, étoient du nombre des six pairs laïques, tels que ceux de Champagne &. de Flandres, & aux comtes de Poitiers, ducs d'Aquitaine j mais il ne paroît pas que les deux derniers se soient jamais donné eux-mêmes ce titre dans les actes, comme les comtes de Toulouse & de Cham.pagne. D'ailleurs cela prouveroit ou que le nombre des pairs laïques étoit déjà fixé sous le règne de Henri I & qu'ils avoient seuls le droit de se qualifier comtes palatins, ou que tous les comtes du royaume qui étoient /7<2zrj en dignité. Si qui en cette qualité avoient droit d'assister au conseil du roi, prenoient le titre de comte palatin, ce qui paroît également faux. Ce n'est donc que par un privilège singulier que les comtes de Toulouse 8c de Champagne se sont qualifiés comtes palatins, entre tous les autres comtes du royaume, Se il ne sera pas hors de propos de faire ici quelque recherche sur l'origine de ce titre, par rapport aux premiers.

La charge de comte du palais étoit une des plus considérables de la couronne ^ sous la seconde race de nos rois. La principale fonction de celui qui en étoit revêtu consistoit à rendre la justice 5 il jugeoit souverainement, soit en première instance, soit par appel, les affaires civiles Se criminelles dont la connoissance lui étoit réservée. Se celles qui intéressoient le prince, dont il étoit proprement le chef du conseil. Nos rois envoyoient aussi quelquefois le comte palatin dans les provinces pour y administrer la justice. Se ils honorèrent ensuite de cette fonction les principaux comtes provinciaux auxquels ils accordèrent le pouvoir de juger définitivement dans l'étendue de leur domaine '^ Se avec la même au-

' Catel, Histoire des comtes de Toulouse, p. 112 '• Catel, Histoire des comtes de Toulouse , p. 24 8c

& suiv. suiv. p. 112.

' Ihid. p. 24 & suiv. p. 112. — Voyez tome V, ' j^^, Cange , Dissertation xiv sur l'histoire de

Chartes & Diplômes, n. CCXXII. saint Louis.

' Cette qualité de comte palatin a été prise aussi '^ Hid.

par plusieurs comtes de Toulouse sur les monnaies ' Voyez le Dictionnaire de du Cange , au mot

qu'ils ont fait frapper. [E. M.J Palatinus.

/>' An loiy

torité que le comte du palais. C'est ainsi que les comtes de Champagne parvin- k<i- ongin. rent à la dignité de comtes palatins dans le royaume de France, dignité cfu'ils rendirent héréditaire dans leur maison.

Nous ne doutons pas que les comtes de Toulouse ne soient parvenus, de leur côté, à la charge de comtes palatins du royaume d'Aquitaine. Outre qu'ils éloient des plus distingués entre tous les grands vassaux de ce royaume, on voit d'ailleurs ' que les rois d'Aquitaine de la race de Charlemagne, qui avoient leur palais à Toulouse, eurent leurs comtes du palais, &. que S. Guillaume, comte de cette ville, est qualifié comte palatin ^, tant par l'auteur de sa Vie que dans l'ancien martyrologe de l'abbaye de Gellone qu'il fonda. Les comtes de Toulouse, ses successeurs, lui auront donc succédé aussi dans cette dignité, dont ils auront exercé d'abord les fonctions dans les palais des rois d'Aquitaine qui avoient choisi cette ville pour leur capitale j ils auront rendu ainsi cette dignité héréditaire dans leur maison & elle aura été attachée à celle de comte de Toulouse. Que si on ne trouve aucun de ces comtes qui se soit qualifié comte palatin depuis S. Guillaume jusques à Pons 8k. à ses successeurs, c'est sans doute parce qu'ils prirent le titre de duc, supérieur à celui de comte. Aussi voyons-nous que Guillaume IV, qui reprit la qualité de duc que Pons, son père & Guillaume III, son aïeul, paroissent avoir discontinué de se donner, l'ayant transmise à ses successeurs, ceux-ci se qualifièrent plus rarement comtes palatins.

IV. — Mariage de Pons y comte de Toulouse, avec Almodis de la Marche.

Il paroît ou que Majore mourut peu de temps après son mariage avec Pons, comte de Toulouse, ou que ce prince la répudia, puisqu'il se remaria avec xAlmodis entre''' l'an 1040 &. l'an 1040. Cette dernière étoit fille"^ de Bernard, comte de la Marche, en Limousin, & d'Amélie son épouse. Le comte Audebert, son frère, l'avoit donnée d'abord en mariage à Hugues le Pieux, seigneur de Lusignan. Celui-ci en eut un fils de son nom, la répudia bientôt après pour cause de parenté & la renvoya au comte de la Marche, son frère. Quelques historiens prétendent qu'Almodis, avant son mariage avec le comte de Toulouse, avoit aussi épousé Guillaume, comte d'Arles; mais ils se trompent' cer- ♦ tainement. Elle avoit deux sœurs, dont l'une nommée Rangarde épousa Pierre-Pvaimond , comte en partie de Carcassonne & vicomte de Béziers &c d'Agde; l'autre appelée Luce se maria avec Artaud, comte de Pailhas, dans la Marche d'Espagne. Il est vraisemblable que Pons assigna pour le douaire d'Almodis, sa nouvelle épouse, les mêmes domaines qu'il avoit constitués pour celui de Majore, entre autres l'évêché d'Albi.

'Du Gange, Dissertation xw sur l'histoire de ^ Clironicon Mallcac. Lnbbe, Bihliotlieca nova

saintLouis. manusc. t. 2, p. 210. — Guillaume de Tyr, Hii-

-^ Acta. Sanctorum ordinis sancti Bencdicti, saoc. J^, toria bclli sacri, 1. 10, c. r 9. — Marco. Hispamcii,

part. I, p. 76. . p. 448 & =eq-

3 Voyez tome IV, Note XXXII. ' ^'oyez tojr.e IV, Note XXXII.

"T 3oo HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XIV.

An 1040

V. — Bernard-Atotiy vicomte d'Albi 6* de Nimes, & Vévêque Frotaire, son

frère, vendent Vévêché d'Alhï.

Nous apprenons le droit que Pons avoit sur cet évêché d'une convention ' que Bernard, vicomte d'Albi , Se Frotaire son frère, évêque de Nimes, firent vers l'an 1040 avec un seigneur nommé Bernard-Aimard & Guillaume, son fils. Par cet acte les deux premiers promettent de donner ou plutôt de vendre au dernier l'évêché d'Albi, après la mort de l'évêque Amélius, pour le posséder pendant sa vie, soït qu'il se fît sacrer ou qu'il fit sacrer un autre en sa place y à condition que le même Guillaume recevroitcet évêclié en engagement pour la moitié du domaine qui en dépendoit, à la réserve des ordinations , des messes, des pénitences, Se de quelques oblations, redevances 8c fiefs, que ceux qui les possédoient dévoient tenir de lui. Le vicomte Bernard 8c l'évêque Frotaire, son frère, firent cet engagement en faveur de Guillaume pour le prix de cinq mille sols, 8c d'une pareille somme pour le comte Pons, payables en différens termes après son sacre. On ajouta qu'en cas que ce futur évêque vînt à décéder auparavant, ses droits seroient réservés à Pierre, son frère.

Cet acte, quoique défectueux 8c obscur en quelques endroits, est une preuve bien manifeste de l'usage simoniaque où l'on étoit alors de regarder les évêchés comme des fiefs 8c de les donner au plus offrant 8c dernier enchérisseur. Il nous apprend aussi que quoique Pons eût assigné l'évêché d'Albi en entier pour le douaire de Majore son épouse, le vicomte de cette ville partageoit cependant avec lui le droit 8c les émolumens de l'élection. Cet accord scandaleux eut son exécution, 8c Guillaume succéda en effet dans le siège épiscopal d'Albi à Amélius qui vivoit encore en 1040, mais qui mourut peu de temps après. t!'n,'p.'^i8i. C'est ce qui paroît par une nouvelle convention^ que Frotaire, évêque de Nimes, fit avec le même Guillaume, qui étant parvenu à l'évêché d'Albi, promit à l'autre de ne pas le déposséder des biens de l'évêché qu'il avoit pris de lui en engagement, 8c d'observer la paix & la trêve du Seigneur de la même manière que Vévêque Amélius Vavoit gardée. Il est fait mention dans cet acte d'un serment réciproque que Frotaire 8c Guillaume avoient fait touchant l'évêché d'Albi 8c les abbayes du diocèse. Le premier avoit donc aussi soumis ces dernières à sa domination.

VI. — Rétahlissem.ent de la vie commune dans l'église de Saint-Salvi.

Frotaire, évêque de Nimes, exerça en effet son autorité sur celle de Saint- Salvi d'Albi, ce qui paroît entre autres par l'acte de vente ^ qu'il fit avec le proconsul ou vicomte Bernard, son frère, 8c Guillaume, évêque d'Albi, deVhonneur (c'est-à-dire des biens), de la prévôté 8c de divers autres domaines de cette

' VoyeztomeV, Chartes&Diplômes, n.CLXXXI. ^ Gallia Chr'istiana^ nov. edit, t. i, instrum.

Ibid. n. CXCI.

HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC, LIV, XIV. 3oi

église dont ils s'étoicnt emparés, aux chanoines (|ui la desservoient, pour en jouir en commun. Cet acte nous apprend que les chanoines de Saint-Salvi possédoient chacun en particulier les biens de leurs prébendes, soit par obédience soit en fief ou en comme n de ; que leur nombre étoit fixé à vingt; que pas un n'étoit admis parmi eux sans donner quelques biens meubles ou immeubles &. qu'enfin l'évoque Frotaire, le vicomte son frère Se Guillaume, évêqued'Albi rétablirent alors parmi eux la vie canoniale, ou du moins la possession commune de leurs biens.

On voit aussi par là que Frotaire, évoque de Nimes, h. Bernard, vicomte de cette ville & d'Albi , son frère, jouissoient en commun des domaines de leur famille. C'est ce qui paroît ' encore par l'achat qu'ils firent, pour le prix de trois cents sols, du château de Montaigut situé dans le diocèse d'Albi, à une lieue ou environ du Tarn 8c à la droite de cette rivière. Pons, comte de Toulouse , en qualité de comte d'Albigeois 8c de seigneur dominant du pays, consentit à cette acquisition 8c promit au vicomte de l'en laisser paisible possesseur. Il se diilfils d'Emme dans l'acte, 8c le vicomte Bernard JîZy de Gerherge.

VII. — Vicomtes de Lautrec. — Origine de Vahhaye de Vielmur en Albigeois.

On a déjà remarqué ailleurs que le diocèse d'Albi étoit alors partagé en deux vicomtes, savoir d'Albi ou d'Ambialet 8c de Lautrec. La première, possédée par ces deux frères, s'étendoit dans la partie septentrionale du pays à la droite du Tarn j l'autre, située à la gauche de cette rivière vers le midi, appartenoit alors à deux vicomtes, Isarn 8c Frotard, que nous conjecturons être frères 8c qui soumirent l'abbaye de Vielmur, fondée par leurs ancêtres , avec toutes ses dépendances, à l'église de Notre-Dame du Puy. L'acte est daté ^ en général du règne du roi Henri, 8c souscrit après les vicomtes Isarn 8c Frotard par la vicomtesse Guisle, qui étoit sans doute la femme du premier, par Amélius, évêque d'Albi, 8c Guisle, abbesse de Vielmur, Cette dernière étoit sans doute de la maison de ces vicomtes 8c fille d'Isarn 8c de Guisle, car outre qu'elle portoit le nom de cette vicomtesse, nous voyons que les seigneurs 3, qui dans ces siècles fondèrent des abbayes de filles, s'y réservèrent la nomination des abbesses, qu'ils prenoient dans leur maison : or, parmi les abbesses de Vielmur, la plupart "^ furent prises anciennement de la maison de Lautrec. C'est là le plus ancien monument qui nous reste de ce monastère qui subsiste encore sous la règle de Saint-Benoît. Il est situé dans le diocèse de Castres, à deux lieues de cette ville vers le couchant 8c à la droite de la rivière d'Agoût, qui sépare l'Albigeois du diocèse de Lavaur ou du Toulousain.

Il paroît qu'Isarn, vicomte de Lautrec, dont nous venons de parler, étoit fils

'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, ilu- ^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, numéro CLXXXIV. méros CXIV, CLVII.

V?A,^. n. CLXXXII. — Mabillon, adann.' io38, ^ G allia Chriitiana, nov. edit. t. i, p. 182 &

n. I 10, seq.

An

"~ — ; — 3o2 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XIV.

An. I 040

du vicomte Sicard qui vivoit vers la fin du dixième siècle, &que Frotard, son frère ou son fils, est le même que l'évêque d'Albi de ce nom qui siégeoit vers Tan 1060. Isarn fut vraisemblablement père des vicomtes Sicard^ 6^ Frotardy qui en loyS souscrivirent à l'acte de réformation de l'église d'Albi ; car 1° ceux-ci étoient vicomtes dans le pays d'Albigeois & par conséquent de Lautrec 5 2° on vient de voir que le père d'isarn s'appeloit Sicard : or, suivant l'usage du siècle, le nom de l'aïeul passoit ordinairement au petit-fils.

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