‹ Histoire générale de Languedoc, avec des notes et les pièces justificatives (volume 3)Chapitre 179 sur 234 · VIII. — Sixième concile de Toulouse · texte numérisé non relu

VIII. — Sixième concile de Toulouse

^ An 1079

Pons lui succéda dans Tévêché de Rodez & fut sacré ' la même année dans Éd.ongin. un concile tenu à Toulouse, auquel Hugues, évêque de Die, légat du Saint- Siège, présida. Il est parlé de ce concile : i*' dans une lettre^ du pape Grégoire VII, qui menace le vicomte & les habîtans de Narbonne de confirmer la sentence d'excommunication que ses légats avoient prononcée au concile de Toulouse contre ceux qui désobéiroient au Saint-Siège; 2° dans un acte^ de Tan 1081 où il est dit qu'on y ordonna aux séculiers, sous peine d'anathème, de restituer les biens qu'ils avoient usurpés sur l'Église. C'est tout ce que nous avons pu recueillir de ce concile qui fut le sixième de Toulouse, 8c qui se tint vers la fin de l'an 107g, dans la supposition, qui paroît assez vraisemblable, que Bertrand, évêque de Maguelonne, y ait été déposé comme simoniaque : il paroît du moins certain^ que Frotard, évêque d'Albi, y fut condamné à cette peine pour le même crime. Le pape Grégoire VII avoit sans doute en vue indirectement ces prélats & quelques autres des provinces J

voisines, dans l'adresse d'une lettre^ qu'il écrivit au commencement de mars de l'année suivante aux évêques des provinces de Bourges, de Narbonne 8c de Bordeaux, à V exception de ceux qui avoient été excommuniés^.

IX. — Bienfaits de Pierre y comte de Substantion ou de Melgueil, envers Véglise

de Maguelonne.

Bertrand, évêque de Maguelonne, étoit encore paisible possesseur de cet évêché au milieu de Tan 1079, comme il paroît par deux actes^ de Pierre, comte de Substantion ou de Melgueil, jf/j du comte Raimond 6» de Béatrix, du 23 de juillet 8c du 9 d'août de cette année. Par le premier, ce comte 8c Almodis, sa femme, engagent pour une certaine somme à l'église de Maguelonne &. aux chanoines qui la desservoient Zaparr qu il avoit sur les vaisseaux qui naviguoient sur la mer, (y qui étoient dans le port y c'est-à-dire, comme la suite de l'acte le fait assez comprendre, le droit qu'il avoit sur les bâtimens qui abordoient tant au port de Maguelonne que sur la côte dans l'étendue de son comté. Il s'oblige en même temps, avec son fils 6» ses filles y à n'aliéner ce droit qu'en faveur des chanoines de Maguelonne, auxquels ils en font donation, supposé qu'ils vinssent à décéder sans enfans légitimes. Par le second acte, ce comte 8c sa femme Almodis font une remise absolue, en faveur de l'église de Maguelonne, du droit qu'ils avoient sur les navires qui abor-

• Balnzc, MisceUanea, t. 6, p. 43i & seq.— Voyez * Voyez tome IV, Note XXXIX.

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