XXIII. — Saint Pons, abbé de Saint-André d* Avignon
Dans le temps que Raimond se sanctifioit à Toulouse, Pons, abbé du mont Andaon, ou de Saint-André d'Avignon, s'élevoit' à une éminente sainteté par la pratique de toutes les vertus religieuses. Son père, dégoûté du monde, voulant se consacrera Dieu, l'avoit amené dans cette abbaye, où il avoit embrassé l'état monastique avec lui & un autre de ses fils. Après la mort de Roland, abbé de Saint-André, arrivée en io63, le mérite de Pons fit^qu'on t. II. p?266 "^ balança pas sur le choix du successeur de cet abbé. Il fut mis à sa place, 8c il conserva cette abbaye jusques au 26 de mars de Tan 1087 qu'il décéda. Les merveilles que Dieu opéra par son ministère durant sa vie & après sa mort firent qu'on lui rendit bientôt après un culte public. Sa vie a été écrite par Raimond, religieux du monastère, auteur contemporain.