‹ Histoire générale de Languedoc, avec des notes et les pièces justificatives (volume 3)Chapitre 202 sur 234 · LXIII. — Comtes de Substantion ou de MelgueiU · texte numérisé non relu

LXIII. — Comtes de Substantion ou de MelgueiU

Il paroît que Raimond I, comte de Melgueil ou de Substantion, étoît déjà décédé lorsque Callixte II retourna dans ce comté vers le mois de mars de Tan 1 120. Nous savons ' du moins que Bernard, son fils, lui avoit déjà succédé vers la fin de la même année, 8c qu'il épousa alors Guillemette*, fille de Guillaume V, seigneur de Montpellier. Suivant le contrat de mariage, ce dernier donna en dot à sa fille sept mille sols melgoriens, 8c Bernard, son mari, lui assigna , par un acte particulier, pour son douaire, les châteaux de Balanic & de Mûries, les lieux de Grabels, Castelnau 8c Substantion, la moitié de ses meubles, 8cc. Ce dernier acte est daté du mois de janvier de tan 1120, iniiction XIV j 8c appartient par conséquent à Tan 11 21, suivant notre manière de compter. Bernard fut le quatrième comte de Substantion ou de Melgueil de son nom* Il avoit perdu alors vraisemblablement la comtesse Marie, sa mère. Il étoit encore jeune , car il fut d'abord , à ce qu'il paroît 3, sous la tutelle ou administration d'Almodis de Toulouse, son aïeule, mère du comte Raimond, son père, laquelle vivoit encore en ii35.

LXIV. — Mort de Guillaume V^ seigneur de Montpellier. — Guillaume Fi,

son fils aîné, lui succède.

^^ ^^^ Guillaume V, seigneur de Montpellier, ne survécut pas longtemps au ma-

riage de sa fille avec le comte de Melgueil} le testament qu'il fit^ en ini est le dernier acte que nous ayons de lui. Il avoit alors six enfans vivans d'Ermessinde , son épouse, trois fils 8c trois filles, dont aucun n'avoit encore

u?i%'587. sitteint l'âge de vingt-cinq ans. Guillaume, leur père, donne par ce testament à Guillaume, son fils aîné, la ville de Montpellier avec ses dépendances, l'étang de Lates 8c les fiefs qu'il tenoit lui-même, ou que d'autres tenoienten son nom, du comte de Melgueil, 8c qui étoient situés au levant de l'Amausson, ruisseau qui traverse le diocèse de Montpellier du nord au midi & se jette dans l'étang de Maguelonne. 11 dispose en faveur de son second fils, qui portoit aussi le nom de Guillaume, des châteaux d'Omelas, de Popian & Ju Pouget dans le diocèse de Béziers, de celui de Mont-Arnaud dans le diocèse de Maguelonne, des fiefs qu'il tenoit des vicomtes de Béziers 8c de Narbonr.e 8c enfin de tout le domaine qu'il avoit au couchant de TAmausson, excepté le château de Villeneuve qu'il réserve pour Bernard, son troisième fils. Il lègue, outre cela, à ce dernier ce qu'il avoit aux châteaux de Frontignan, de Mont-

• Voyei tome IV, ^or* XXXVI, n. 7. » Voyez tome V, Chartes & Diplômes, ns-

* Voyez tome V, Chartes & Diplômes , nu- méros CCCCI & CCCCXXIX.

méro CCCLXXXV. ^ Voyez aussi tome IV, ffcte ^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, r.j-

XXXVI, n. 7. méro CCCLXXXVl.

bazen, de Cournon-Sec & de Pignan dans le diocèse de Maguelonne. Il substitue ses trois fils Tun à l'autre, & k tous les trois Guillemette, sa fille aînée, 8c enfin à celle-ci Ermengarde & Adélaïde, ses deux autres filles. Il donne à chacune des dgux dernières cinq mille sols melgoriens & leur défend de se marier sans le consentement de leur frère aîné t» des nobles de Montpellier. Il veut que Tenfant posthume qui naîtra de sa femme Ermessinde soit religieux ou religieuse d'Aniane, & lui lègue trois mille sols melgoriens si c'est un mâle, & six mille si c'est une fille. II défend à son fils aîné de prendre aucun juif ou sarrasin pour baïle de Montpellier. Il laisse à sa femme la jouissance de tous les domaines situés au couchant de l'Amausson, à condition qu'elle vivra en viduitéj il lui donne aussi, à cette condition, la jouissance du château d'Omelas & de ses dépendances, jusqu'à ce que Guillaume, leur fils puîné, eût atteint Tâge de dix-sept ans; 61 en cas qu'elle vînt à se remarier, il lui lègue dix mille sols melgoriens & quelques meubles.

Ce sont là les principales dispositions de Guillaume V, seigneur de Montpellier, dans son dernier testament. Sa mort suivit de près, mais nous en ignorons l'époque précise. Ce seigneur fut un des' plus célèbres capitaines de son temps j il se rendit surtout recommandable par ses exploits contre les infidèles, tant en Orient qu'en Espagne. Il eut des liaisons étroites avec Henri I, roi d'Angleterre, & sachant que ce prince aimoit à avoir des animaux rares dans son parc, il lui en envoya plusieurs.

On prétend* que Guillaume V fonda dans Montpellier une maison pour les chevaliers du Temple, institués à Jérusalem en 1118, & que Gautier, évêque de Maguelonne, consacra leur église sous le nom de Notre-Dame de Lè-^^es. Si le fait est vrai, c'est sans contredit la première maison de cet ordre militaire fondée dans la Province, & même en deçà de la mer; mais comme leur règle ne fut dressée, & qu'ils ne passèrent en Occident qu'en 11 28, on a peine à croire que la maison du Temple de Montpellier soit si ancienne; ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle subsistoit vers le milieu du douzième siècle ^ Se qu'elle a été toujours l'une des plus considérables de Tordre. Elle étoit située à la porte de la Sonnerie, & elle a passé au commencement du quatorzième siècle à Tordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, ce qui fait qu'on lui a donné depuis le nom de Saint-Jean le Grand, pour la distinguer d'une autre commanderie qui étoit originairement du même ordre, & qui est dans la ville. Guillaume V, seigneur de Montpellier, étoit déjà décédé en 1122. Guillaume, son fils puîné, jouissoit en effet alors de son partage, & mit sous sa protection, en qualité de baron d'Omelas'*, les biens de l'abbaye d'Aniane, situés aux environs de cette baronnie, moyennant une albergue que Tabbé 8c les religieux lui promirent; ce qu'il fit du consentement de sa mère & de

An 1121

■ Guillaume de Malmesbury, 1. 5. ' Voyez tome IV, Note XXXVII, n. 9.

* Garïely Séries praesttlum Magalonenslum, 2* éài- * Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu-

tioriy p. I 39. méro CCCXCI, la 2* pièce citée sous ce numéro.

An 1121 ■

Guillaume de Montpellier, son frère. Bernard', comte de Melgueil, promit vers le même temps à ce dernier de le laisser paisible possesseur de ses domaines & de le défendre contre tous. Guillaume de Montpellier, seigneur d'Omelas, épousa quelques années après Tiburge, fille * & héritière de Raimbaud, comte d'Orange, dont il eut plusieurs enfans, comme nous l'expliquerons dans la suite.

LXV. — Bienfaits de Roger II, comte de Foix, envers Vabbaye de Léi^at,

Origine de la ville de Saverdun.

Roger II, comte de Foix, mourut à peu près vers le même temps que Guillaume V, seigneur de Montpellier, & les derniers mémoires que nous ayons de sa vie sont de Tan 1121. Il remit alors, par un mouvement^ de piété,

t^îi °"*§88 ^^^^ ^^^ ^^^^^ ^'^ Rog^^j Bernard & Pierre, à Tabbaye de Lézat, Talbergue qu'il exigeoit dans le village de Saint-Ybars qui en dépendoit. Il enjoignit en même temps à divers seigneurs du voisinage qui avoient la garde de ce monastère, entre autres au comte Fourtanier 6» à Raimond-Guillaume, neveu de ce comte, d'en être les protecteurs j ce que tous ces seigneurs promirent. Uacte est daté du château de Saverdun, la seconde année quilfut construit, un mardi du mois de mars de Van 1 1 2 1 , indiction XIV, dominant Alphonse, comte de Toulouse. Le même jour, Roger II s'engagea en particulier, tant pour lui que pour les comtes de Foix, ses successeurs, du consentement^ de ses trois fils, de ne jamais exiger aucun cens ou usage de Tabbaye de Lézat, sans la participation de Tabbé. 11 se réserva seulement d'y être nourri lorsqu'il y passeroit, 8t qu'il n'auroit pas avec lui un corps de troupes. Il décharge aussi ce monastère de ' l'obligation où il avoit été jusques alors de l'y nourrir & défrayer, lui & ceux de sa famille, la veille & le jour de S, Pierre, Il voulut de plus que l'abbè & les religieux ne fussent pas tenus malgré eux de donner alors à manger aux chevaliers ni autres laïques ; il ajoute que les seigneurs {domini) de Villemur, d'Auterive Se de Marquefave n'auroient k l'avenir d'autre droit sur les domaines de l'abbaye, que celui d'y être logés & défrayés une fois l'an, à leur passage, avec dix personnes de leur suite seulement. Il déclare enfin que l'abbé ne devoit ni repas ni argent à la comtesse de Foix, ni à son fils, non plus qu'aux comtoresses de Villemur, d'Auterive & de Marquefave.

Parmi les différens témoins qui souscrivirent à cet acte, on trouve un Raimond de Pissiniac, chevalier. Nous remarquerons ici, à cette occasion, que c'est un des plus anciens monumens où nous trouvions que les nobles de la Province se soient qualifiés eux-mêmes chevaliers. Rostaing 6c Richard de

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- méro CCCLXXXVII, U i*^ charte citée sous ce ns-

Tnéro CCCXCI , la 2* pièce citée sous ce numéro. méro.

' Voyez tome IV, Ifote XXXVII, n. i o. * Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCLXXXVII,

'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- la t^' charte citée sous ce numéro.

Cornon prennent aussi la même qualité dans une ' restitution qu'ils firent cette année à labbaye de Gellonej &. Bernard de Mèze se dit, trois ans après*, fils de Guillaume de Mèze, chevalier ^ dans un acte suivant lequel, étant sur le point de mourir, il offrit son fils Bernard pour être religieux dans cette abbaye, oîi il avoit choisi sa sépulture.

LXVL — Mort de Roger 11^ comte de Foïx. — Roger III y son fils aine, lui

succède (//ait la paix avec le vicomte Bernard- Aton.

On vient de voir que le château de Saverdun, dans le pays de Foix, fut construit en 11 20. Le comte Roger II, qui en est le fondateur, en donna le domaine aux mêmes seigneurs de Villemur, d'Auterive & de Marquefave qui avoient leurs terres dans le voisinage & qui lui en firent ^ hommage. Le second de ces seigneurs, nommé Raimond-Aton, étoit sans doute parent ^de Raimond-Matfred d'Auterive, qui approuva^ en 1122 Toblation que le seigneur de Moreçag fit alors de Raimond, son fils, à labbaye de Lézat. Le château de Saverdun fut bâti auprès d'un village de même nom qui ^ subsistoit vers le milieu du onzième siècle. C'est aujourd'hui une des principales villes du comté de Foix, située sur l'Ariége, à deux lieues au-dessus de Pamîers.

Roger II, comte de Foix, outre les trois fils dont il fait mention dans les

deux chartes qu'il donna en 11 21 en faveur de l'abbaye de Lézat, en eut

encore un quatrième. Nous avons, en effet, un traité de paix conclu le 3 1 de

mars de l'an 11 25, entre Roger, comte de Foix, 6» ses Jr ère s Pierre 6» Raimond-

Roger, d'un côté<^, & le vicomte Bernard-Aton, Cécile sa femme. Se leurs fils

Roger, Raimond-Trencavel & Bernard, de l'autre. Ces divers monumens nous

font comprendre : i^ que Roger II, comte de Foix, décéda ^ après le mois de

mars de l'an 1121, &c avant l'an 11 25; 2° que Roger troisième du nom, son

fils aîné, lui succéda dans le comté de Foix, mais qu'il partagea cependant son

autorité & ses domaines avec ses frères, qui en jouirent sans doute avec lui par

indivis, sans prendre néanmoins la qualité de comtes j 3° que Bernard, second

fils de Roger II, ou ne survécut pas à ce dernier, ou mourut du moins peu de

temps après lui, puisqu'il n'en est pas feit mention dans les actes de l'an 1 125 j

4<> enfin que Roger III & ses frères, peu de temps après la mort de Roger II,

leur père, eurent avec le vicomte Bernard-Aton quelques différends qu'ils

terminèrent en 1 125 par un traité de paix.

Ces différends rouloient principalement sur les domaines de la branche aînée de la maison de Carcassonne, qu'Ermengarde, mère de Bernard-Aton, avoit aliénés en faveur des comtes de Barcelone, dont ce vicomte s'étoit remis

• ToraeV, Chartes & Diplômes, n.CCCLXXXIV, ^ Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCXCII ,

le 4* extrait de charte cité sous ce numéro. le i*' extrait de charte cité sous ce numéro.

' NIabillon, ad ann. 1 i8*i, n. 26. ' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CLXXt

> Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCLXXXIV, « Ihid. n. CCCC.

le 5* extrait de charte cité sous ce numéro. ^ Voyez tome IV, Uote XXII, n. 21

An 1121

Éd. oriçin. en possessîoii, 6c sur lesquelsjes comtes de Foix avoient des prétentions légitimes. Par le traité' dont on vient de parler : i® le comte Roger III & ses frères, de Tavis de plusieurs nobles, se désistèrent de toutes les demandes qu'ils faisoient au vicomte Bernard-Aton, à sa femme 8c à leurs enfans; z^ils leur cédèrent la ville & le comté de Carcassonne, excepté les lieux d'Arsens, Alayrac, Preixan 8c Foncian, dont ils leur engagèrent les deux premiers pour la somme de trois mille cinq cents sols toulousains} 3° ils leur cédèrent aussi le château 8c le comté de Razès, avec les châteaux 8c les pays de Chercorb &de Cueille } 4® ils s'obligèrent le même jour par un autre acte^, tant pour eux que pour leur postérité, envers le même vicomte, sa femme 8c ses fils, de ne pas donner, vendre ou engager à d'autres qu'à eux, tous les domaines qu'ils possédoient dans les comtés de Toulouse, de Comminges 8c de Carcassonne, dont les principaux lieux marqués dans l'acte sont Foix, Frédelas ou Pamiers, Lordat 8c les châteaux de Dun 8c de Mirepoixj 5® enfin il les appelèrent à la succession de tous ces domaines s'ils venoient à décéder sans postérité, k les substituèrent également à leurs enfans, supposé quils en eussent & que ceux-ci mourussent aussi sans postérité.

Roger III, comte de Foix, se dit en divers actes fils de Stéphanie^ ^ que Roger II, son père, avoit épousée^ en secondes noces, mais dont nous ignorons la famille. Il avoit déjà épousé lui-même, vers l'an 1117, du vivant du comte son père, Ximène ou Chimène, fille de Raimond-Béranger III, comte de Barcelone, 8c de Marie Rodriguez, sa première femme, comme nous le verrons dans la suite. Au reste, quoiqu'il semble que ce comte ait partagé son autorité avec ses frères, ce fut pourtant à lui seul que les vassaux du pays de Foix rendirent hommage, entre autres^ les seigneurs des châteaux de Montaut, de Pérela 8c de Mi repoix. Les premiers exceptèrent dans leur serment les seigneurs d'Auriac 8c de Carcassonne, 8c les autres firent le leur, sauf la fidélité qu'ils dévoient au comte de Toulouse. Il n'est pas fait mention non plus des frères de Roger III, dans un acte^ par lequel ce comte, se reconnoissant coupable pour avoir établi divers usages injustes tant au village de Frédelas qu'au château de Pamiers, les abolit au mois de décembre de l'an 11:9, entre les mains d'Amélius, évêque de Toulouse, du prieur 8c des chanoines de Saint-Antonin de Frédelas.

LXVII. — Alphonse-Jourdain recouvre le comté de Toulouse sur le

duc d* Aquitaine.

On a pu remarquer dans les chartes que Roger II, comte de Foix, accorda au mois de mars de l'an 11 21, en faveur de l'abbaye de Lézat, qu'Alphonse,

' Voytz tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCC. ♦ Voyez tome IV, tfote XXII, n. 21.

* Ihii, 5 Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCCXII.

' Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCCXII. « Ihid.

comte de Toulouse, étoit alors reconnu pour seigneur dominant dans le pays; preuve que ce prince avoit recouvré dès ce temps-là le comté de Toulouse dont Guillaume IX, duc d'Aquitaine, s'étoit emparé sur lui. Voici les circonstances que nous avons pu recueillir de cet événement mémorable.

Il paroît que Guillaume, après avoir envahi Toulouse en 11 14, demeura depuis paisible possesseur de cette ville jusques en 1119 &c qu'il y fit son séjour ordinaire durant cet intervalle. Ce prince' fit un voyage en Poitou, cette dernière année, avec son fils Guillaume, 61 après avoir rassemblé une armée, il passa les Pyrénées, alla joindre Alphonse, roi d'Aragon, qui l'avoit prié de marcher à son secours contre les Sarrasins. & se signala par divers exploits contre les infidèles. Le duc d'Aquitaine, en partant de Toulouse, y avoit laissé un de ses capitaines*, noriimé Guillaume de Montmaurel, pour y commander en son nom; mais^ les Toulousains le chassèrent bientôt après de leur ville, l'obligèrent à se retirer dans le château qu'on appeloit Narbonnois, où étoit le palais des comtes, 8c reconnurent publiquement Alphonse pour leur seigneur.

Nous ignorons si ce dernier prince vint alors à Toulouse & s'il rentra par lui-même en possession de cette ville. Il paroît cependant qu'il ne se s'y rendit pas sitôt, qu'il continua de faire son séjour aux environs du Rhône où il s'étoit retiré pendant l'invasion du comté de Toulouse par le duc d'Aquitaine, qu'étant en différend dans ce temps-lk avec Raimond-Béranger III, comte de Barcelone, au sujet du partage de la Provence que leurs prédécesseurs avoient possédée jusques alors par indivis, il ne voulut ou ne put s'absenter du pays dans ces circonstances, & qu'enfin il confia le gouvernement de Toulouse à Arnaud de Lévezon, évêque de Béziers. Nous voyons, en effet, que ce prélat commandoif* à Toulouse en 11 20, au nom d'Alphonse.

LXVIII. — Le duc d'Aquitaine se ligue avec le comte de Barcelone, 6» le comte de Toulouse avec le vicomte Bernard-Aton qui perd la ville de Carcassonne.

Le duc d'Aquitaine, informé de cette révolution, résolut de faire tous ses Éd. origîn.

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