HISTOIRE DE SA FAMILLE
Guillaume, plus connu sous le nom de S. Guillaume de Gellone , était fils de Théodoric ou Thierry & d'Aldane. Son père était allié à la famille de Charlemagne, propinquus erat régis, dit Eginhard'; il avait des terres en Bourgogne, dans l'Auxois & le pays d'Autun, ce qui fait supposer qu'il était originaire de ce pays. Il assista en 778 à la rédaction du testament par lequel
révoltés, en employant tour à tour la force & la persuasion"; c'est alors que fut créé & annexé à la Marche le comté de Fezensac, dont Burgund fut le premier comte\ Il organisa ensuite plusieurs expéditions contre les Sarrasins, qui avaient tenté d'envahir de nouveau la Septimanie, aida à conquérir sur eux les comtés d'Ampurias, de Girone, d'Ausone & de Barcelone, & se démit en 806 de ses fonctions, pour prendre l'habit monastique dans l'abbaye de Gellone, qu'il avait fondée & à laquelle il devait donner son nom. Il mourut en 812 '.
Guillaume, dans l'acte par lequel il dote,
Note
RECTIF.
Fulcrad, abbé de Saint-Denis, légua tous ^'^ ^°4, l'abbaye de Gellone% nous apprend
ses biens à cette abbaye, y compris ceux ^^'^^ ^^ait plusieurs frères , Theudoin ,
que Théodoric lui-même lui avait cédés \ Théodoric & Adalelme ou Aleaume, &
Théodoric prit une part active aux guerres ^^^^ sœnrs, Albe & Berthe. Ce que nous
contre les Saxons, il commandait en 782 ^^""^'^^ ^^^ Theudoin, Adalelme, Albe &
une expédition contre ces peuples'; en 791 il fit la guerre en Pannonie, sur les bords du Danube. Surpris par les Saxons en 798, le sixième jour de juillet, au dire des Annales de Saint-Amand'', il périt dans le combat, & les troupes qu'il commandait furent massacrées ^
Guillaume, son fils, avait été élevé à la cour de Charlemagne, parmi les jeunes Francs que ce prince faisait instruire sous ses yeux dans la pratique des armes & de l'administration®. Lorsqu'en 790, à la diète de Worms, Chorson, duc de Toulouse, eut été révoqué de ses fonctions, pour
Berthe, se borne à cette simple mention, & ce n'est qu'à l'aide de conjectures peu dignes de l'histoire, que dom Vaissete a pu supposer qu'ils avaient laissé de nombreux descendants. La charte que nous venons de citer nous apprend encore que Guillaume avait été marié deux fois, qu'il avait d'abord épousé Cunégonde & ensuite Guitberge ou Witberge; elle nomme aussi ses fils Bernard, Witcharius ou Witchaire, Gaucelme ou Gauscelin, & sa fille Helimbruch; mais elle est loin de mentionner tous les enfants de Guillaume. Un autre document, dont l'importance est capitale, le Manuel
s'être laissé battre par les Gascons, Guil- ^^ DoJane, entre à cet égard dans de plus
laume fut chargé de défendre contre eux la Marche d'Espagne, dont Toulouse était alors la capitale, & qui, avec le Toulousain, renfermait toute la Septimanie'. Le premier soin de Guillaume, en prenant possession de ce commandement, fut de faire rentrer dans le devoir les Gascons
' « Quitus in ipsa Saxonia obviavit Theodoricus cornes propinquus régis cum his copiis. » Eginhard, Annales, ad ann. 782. — Pertz, Monum. t. I, p. 169.
* Mabillon, Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti,
' Eginhard, ^n«aZe5, — Pertz, t. 1 , p. 169.
^ Pertz, t. 2, p. 14.
^ Eginhard, Annales, — Pertz, t. i, p. 172.
^ Vita S. Guillelmi Gellonensïs,
' Voyez ce que nous avons dit ci-dessus, J 1.
grands détails. Dodane, qui écrivait en 842, nomme parmi les parents de son mari, morts pour la plupart à cette époque , Guillaume, son père, Cunégonde & Witberge, femm'es de ce dernier, Théodoric, frère de Guillaume, Gaucelme, Guarnarius ou Warnarius, Aribertus ou Héribert, ses fils, Gariberge & Rodlinde, ses filles, frères & sœurs de son mari Bernard ^ Warna-
' Vita Hludov'ici imp. Pertz, t. 2, p. 609.
' Vita Hludovici , Recueil des Histor. de France^ t. 6. p. 91 .
' Vita S. Guillelmi Gellonensis,
^ Voyez ci-après, aux Preuves ^ Chartes 8c Diplômes, n. XII.
^ « Nomina defunctorum quos de quibusdam praedictis supra praetermissis personis his brevia-
Note
RECTIF.
rius doit être évidemment le même que celui qui est appelé dans la charte Witcharius, & nous savons d'ailleurs qu'Héribert, qui eut les yeux crevés en 83o', & Gerberge qui fut noyée dans la Saône en 834, par ordre de Lothaire% étaient l'un fils & l'autre fille de Guillaume. D'un autre côté, quoique Béra, qui, avec sa femme Romille, fonda l'abbaye d'Alet, vers l'an 8i3, ne soit mentionné ni dans la charte de 804, ni dans le Manuel de Dodane, nous avons tout lieu de croire qu'il étaitfils de Guillaume j Béra se dit luimême, dans la charte de fondation d'Alet, fils de feu le comte Guillaume'. Or, le comte Guillaume était mort en 812, ce qui s'accorde parfaitement.
Nous n'avons aucun renseignement sur Warnier(ouWitchaire), qui mourut probablement en combattant avec ses frères contre Lothaire. Nous ne sommes pas mieux renseignés sur le sort d'Helimbruch & de Rodlinde, filles de Guillaume : l'une des deux épousa, à ce qu'il paraît, le comte "Wala qui depuis fut abbé de Corbie. Il en est autrement de Bernard , d'Héribert de Gaucelme & de Gerberge^ ces personnages ont tous joué un rôle important dans les dissensions de Louis le Débonnaire & de ses enfants.
Mais avant de nous étendre sur le compte de ces derniers, nous devons rapporter ici
tos agnoscè. Id sunt Willelmus, Cuhngundis, Gariberga , Witburgis, Theodoricus, Gothzelmus , Guarnarius, Rodlindis. Sunt namque ex praedicta genealogia, Deo auxiliante, jungentes in saeculô, quorum vocatio illi manet percuncta qui eos creavit, ut voluit.
« Quisquis de tua migraverit stirpe, quod non est aliud nisi in potestate Dei , quando jusserit, ipse similiter & de domino Ariberto avunculo tuo, rogo tu, si superstes fueris, nomen illius cum praescriptis personis supra jubé transcribi, orando illum. » Manuale Dodanae. — Mabillon, Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti, saec. 4, t. i, p. ySS. — Il existe à la Bibliothèque impériale une copie du Manuel de Dodane. C'est celle dont s'est servi Mabillon pour imprimer les extraits de cet ouvrage. Ce qui est inédit peut avoir un certain intérêt au point de vue de la littérature théologique, mais n'en a aucun pour l'histoire.
' Annal. Bertin. Pertz, t. i, p. 425.
* Nithard, Hist. dans Pertz, t. 2, p. 6z3.
' Preuves^ Chartes & Diplômes, n. XVII.
ce que l'histoire nous apprend au sujet de Théodoric, frère de S. Guillaume. Ce comte occupait un rang élevé près de Louis le Débonnaire. Dodane parle de lui comme d'un personnage considérable, pour lequel elle avait une estime toute particulière. Il exerça les fonctions de mîssus ou de commissaire impérial dans les comtés d'Autun, de Nevers & d'Auxerre, depuis l'an 816 au moins, jusqu'en 820. Nous avons plusieurs notices des plaids qu'il tint en cette qualité ' & dans lesquels il prononça sur des différends relatifs au fisc ou domaine impérial de Perreci. Les biens dont il avait hérité du duc Théodoric, son père, étaient situés dans le même pays. En 826, il tint sur les fonds de baptême son petit- neveu Guillaume, fils de Bernard & de Dodane % & dut mourir entre les années 828 & 83o. Comme il n'avait pas d'enfants, il légua tous ses biens à Guillaume, son filleul & son petit-neveu, & comme celui-ci n'était pas en âge de recevoir ces biens, il pria l'empereur, auquel il en confia la garde, d'être son exécuteur testamentaire & de remettre à Guillaume, quand il serait temps, les domaines qu'il lui léguait, pour en jouir comme il en avait joui lui-même. Louis le ^Débonnaire mourut avant d'avoir rempli les intentions du comte Théodoric. Après la bataille de Fontenay, Guillaume vint trouver Charles le Chauve & lui demanda de le mettre en possession des biens qui avaient appartenu à sa famille en Bourgogne, à la condition qu'il se recommanderait à lui , c'est-à-dire qu'il se déclarerait son homme'. Charles le Chauve acquiesça à la
' Cartulaïre de Perreci, Chartes 3, 5, 7, 8 & 9, & Recueil de Pérard.
* « Nec hoc praetereundum est, fili, de illo, qui te ex meis suscipiens brachiis, per lavacrum regenerationis filium adoptavit in Christo. Nomen autem ejus appellatum est, dum vivit, domnus Theodoricus, nunc vero quondam nutritor, etiam atque amator tuus fuerat in cunctis, si ei licuisset. Suscepit eum, ut credimus, Abrahae sinus, te quasi primogenitum parvulum relinquens in saeculo, sua cuncta domno & seniori nostro, ut prodesse tibi valerent in omnibus remanserunt. » Manuale Dodanae. — Mabillon, Acta Sanctorum ordinis sancti Benedicti, saec. 4, t. i, p. ySS.
' « Nam Bernardus dux Septimaniae... filium
Note
KECTIF.
RECTir.
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
demande du jeune Guillaume & l'appela auprès de lui pour achever son éducation militaire. C'est ce dernier événement, la résidence de Guillaume auprès du roi, qui détermina Dodane à adresser à son fils son Manuel, dzns lequel il pourrait trouver une règle de conduite pour ses nouvelles fonctions'. Revenons maintenant aux fils de S. Guillaume.
Bernard, qui passe pour l'aîné, est le plus connu; il fut nommé comte de Barcelone après la révocation du ducBéra. Il ne paraît pas cependant avoir succédé immédiatement à ce dernier comme marquis de Gothie, & peut-être n'obtint-il ce titre qu'en 827, lorsque son frère Gaucelme eut été révoqué de ses fonctions par l'empereur pour avoir mal dirigé la guerre contre les Sarrasins'. Ce n'est en effet que l'année suivante, en 828, qu'on trouve Bernard qualifié pour la première fois par l'auteur de la Vie de Louis le Débonnaire de cornes limitum & partium Hispaniae^ ^ titre équivalant à celui de marquis ou de duc qui lui est attribué dans la suite. Bernard avait épousé le premier jour de juillet de l'année 822, au palais d'Aix-la-Chapelle, Dodane, qui était peut-être sœur de Louis le Débonnaire ''. S'il était réellement le beau-frère de l'empereur, on pourrait ainsi expliquer tout à la fois sa fortune rapide, les jalousies qu'il excita parmi les Francs & son attachement inviolable pour la personne de Louis le Débonnaire, attachement qui le porta à sacrifier toute sa famille pour la défense de ce prince & à s'at-
suum Willelmum ad illum direxit, & si honores quos idem in Burgundia habuit, eidem donare vellet, ut se illi commendaret praecepit. Quam legationem bénigne excepit & sicut postulaverat, per omnia concessit. » Nithard, Pertz, t. 2, p. 662.
' « Audivi enim quod genitor tuus Bernardus in manus domini te commendavit Caroli régis, admoneo te ut hujus negotii dignitatem usque ad perfectum voluntati, operam des. » Manuale Dodanae, — Mabillon , Acta. Sanctorum ordin'is sancti Benedicti, saec. 4, t. I, p. 755.
' Eginhard, Annales, ad ann. 827. — Pertz, t. 1 , p. 359.
' Vita Hludovîci tmperatoris, Pertz, t. 2, p. 632.
^ Manuale Dodanae, dans les Acta Sanctorum ordieis sancti Benedicti, saec, 4, t. 2, p. 756.
tirer, de la part de Lothaire & de Charles le Chauve, une haine qui ne s'éteignit qu'à la mort du dernier de ses descendants'. Bernard eut de sa femme Dodane deux fils : Guillaume, né le 29 novembre 826, & Bernard , né à Uzès le 22 mars 841 '. Révoqué en 844, il fut jugé par ses pairs & condamné à être décapité pour crime de rébellion & pour excès de pouvoir '.
D. Vaissete veut qu'après la mort de Bernard, Guillaume son fils aîné ait été pourvu du duché de Toulouse; mais il n'allègue d'autre preuve de ce fait qu'un passage de la Chronique d'Adhémar de Chabanais qui est loin d'être explicite & qui renferme de telles erreurs qu'on ne peut y ajouter la moindre confiance'*. Il est plus vraisemblable de croire qu'après la mort de son père, Guillaume se retira dans les terres que son grand-cncle lui avait léguées dans le comté d'Autun & dont il était entré en jouissance après la bataille de Fontenay, en 841. Cependant, en 849, Guillaume voulut s'emparer sur le comte Isembert, fils de Warin, & sur Aledran, comte de Barcelone, de cette dernière ville, à laquelle probablement il prétendait avoir des droits. Il fit d'abord Aledran prisonnier & se rendit momentanément maître des comtés de Barcelone & d'Ampurias; mais Aledran ayant recouvré
' Manuale Dodanae, dans les Acta Sanctorum ordinis sancti Benedicti, saec. 4, t. 2, p. 766.
' Baluze prétend que c'est à tort que Mabillon a imprimé ainsi ce passage du testament de Dodane : Inchoatio hujus lihelli secundo anno ohitus Ludovici quondam mei fratris. II dit avoir vu le manuscrit dont le fragment publié par le savant bénédictin avait été tiré, & que ce manuscrit portait fort lisiblement : Inchoatio hujus lihelli secundo anno ohitus Ludovici condam imperatoris , II kal. decemhris. Cela peut être; néanmoins la copie dont s'est servi Mabillon, car c'est bien une copie & non un extrait, existe encore aujourd'hui à la Bibliothèque nationale & elle est conforme à l'imprimé. D'ail-, leurs, si Dodane n'avait pas été la sœur de Louis le Débonnaire, pourquoi se serait-elle attachée à nous faire savoir que c'était au palais d'Aix-la- Chapelle, in Aquisgrani palatio, qu'elle avait épousé Bernard, & pourquoi ce mariage aurait-il eu lieu dans le palais impérial, s'il ne se fût agi d'une princesse? Voyez Marca Hispanica, p. 349.
' Ann. Bertin. ad ann. 844.
'' Labbe, Bihliotheca nova mss. t. 2, p. 162.
NOTK RECTIF.
la liberté, les choses changèrent de face; Guillaume, fait à son tour prisonnier, fut condamné à mort en 85o, & exécuté comme rebelle". Il n'avait guère plus de vingt-quatre ans & ne paraîtpas avoir été marié; du moins ne laissa-t-il pas de postérité.
Bernard , son frère, que nous appellerons Bernard fils de Dodane, n'avait alors que neuf ans. C'est lui qui , selon dom Vaissete, fut comte d'Auvergne, marquis de Gothie après le fils de Blichilde, & père de Guillaume le Pieux. Mais le savant bénédictin a confondu ici Bernard , fils de Dodane, avec Bernard, fils de Letgarde ou Liutgarde, comte d'Auvergne % dont il n'a pas soupçonné l'existence. La première fois qu'il est fait mention de Bernard, fils de Dodane, c'est en 864; il avait alors vingttrois ans & se trouvait le dernier survivant de sa famille. Charles le Chauve était à la diète de Pistres & l'avait, à ce qu'il paraît, confirmé dans la possession des biens tenus jadis en bénéfice par son frère Guillaume en Bourgogne. Au nombre de ces bénéfices se trouvait peut-être le comté d'Autun. Mais le jeune Bernard était loin de se montrer reconnaissant de ce que le roi ne l'avait pas entièrement privé des biens de sa famille; il ne pouvait oublier que Charles le Chauve avait été l'ennemi de tous les siens, qu'il avait ordonné la mort de son père & celle de son frère Guillaume & il ne songeait qu'à la vengeance. Ayant obtenu, sous prétexte de retourner dans ses terres , l'autorisation de quitter la diète avant sa conclusion, il partit de nuit & se cacha avec une troupe de gens armés dans une forêt voisine de Pistres. Il s'y mit en embuscade dans le but , disent les uns , de surprendre le roi; pour tuer, selon les autres , Robert le Fort, comte d'Anjou, & Ranulfe I, comte de Poitiers, les principaux conseillers du roi & les ennemis de sa famille. Le roi ayant eu connaissance de ce complot , envoya des gens pour s'emparer de sa personne , mais Bernard put s'échapper & prendre la fuite. Charles fit immédiatement instruire son procès à la diète de Pistres & il fut condamné à perdre ses hon-
' Chronicon Fontanell. Pertz, t. 2, p. 3o2. * Voyez ci-après 5 VI de cette Note.
neurs & ses dignités, dont le roi disposa en faveur de Robert le Fort, à la vie duquel Bernard avait voulu attenter'.
Bernard tint peu de compte de la sentence prononcée contre lui; il se maintint à main armée dans le comté d'Autun; & soit que Robert le Fort , auquel ce comté avait été donné, n'ait pu réussir à s'en emparer, soit qu'il en ait été empêché par les Normands qui exigeaient sa présence sur les bords de la Loire , il fut le premier à conseiller au roi, en 866, de donner à son fils Louis un bénéfice dont il ne pouvait jouir'. Charles suivit son conseil , mais cette nouvelle disposition ne fit point abandonner à Bernard la voie dans laquelle il était entré; il fallut employer la force pour le contraindre à céder. Surpris, en 872, après une longue résistance, par une bande d'hommes armés que Bernard, fils de Blichilde, avait envoyés contre lui, il périt dans la mêlée'. Charles, en apprenant sa mort, donna le comté d'Autun au marquis de Gothie en récompense du service qu'il lui avait rendu. Ainsi finit, sans laisser de postérité, le dernier descendant de Guillaume de Gellone.
Arrivons aux autres enfants de Guillaume dont nous n'avons pas encore parlé.
' 864. Bernardus Bernardi quondam tyranni carne & moribus filius, licentia régis accepta de eodem placito, quasi ad honores suos perrecturus, super noctem armata manu regreditur & in sylva se occulens, ut quidam dicebant, regem qui patrem suum Francorum judicio occidi Jusserat, & ut quidam dicebant, Rodbertum & Ramnulfum régis fidèles malitiis occidere locum & horam exspectat.Quod régi innotuit & mittens qui eum caperent & ad praesentiam illius adducerent, fuga slbi consuluit; unde judicio suorum fidelium honores quos ei dederat rex recepit & Rodberto fideli suo donavit. (Hincmar, Annal. Remenses. — Pertz, t. ! , p. 466.)
' 866. Carolus Rodberto comiti abbatiam S. Martini donat & ejusconsilio honores qui ultra Sequanam erant per illius complices dividit, comitatum quoque Augustidunensem,a Bernardo filio Bernardi super Rodbertum occupa tum, Hludowico, filio suo, ipsius Rodberti consilio, ad eum ditandum committit, (Hincmar, Annal. Rem. — Pertz, t. i , p. 471 .)
' 872. Wibaudus autem ad pontem Liudi ad Carolum venit; nam illuc pro quibusdam in Burgundia causis componendis perrexerat; ubi nuntiatur ab hominibus Bernardi filii Bernardi, Ber-
NoTE KECTIF.
Note
«ECTIFt
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC