‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 4)Chapitre 63 sur 186 · CHRONOLOGIE DES COMTES D'AMPURIAS · texte numérisé non relu

CHRONOLOGIE DES COMTES D'AMPURIAS

Ermengaire ou Irmengarius. — Ermengaire fut un des huit comtes auxquels fut adressé le diplôme de Charlemagne, donné le 2 avril 812 en faveur des Espa-

' Cartul. de l'église d'Elne, CoUect. Moreau, t. i^, p. 216.

' Voyez pour tous ces faits les Notes de Fossa, Collect. Moreau, t. 14, p. 216.

3 léid.

Note

RECÏIF.

NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC

gnols réfugiés en Septimanie. L'année sui- & de Dodaae, paraît avoir été comte d'Ain-

vante ce comte, apprenant que les Sarrasins venaient de piller l'île de Corse, alla les attendre à leur retour près de l'île de Majorque & ayant surpris leur flotte, il leur enleva huit vaisseaux, dans lesquels il fît plus de cinq cents prisonniers'.

Gaucelme. — Après la mort d'Ermengaire, Gaucelme joignit au comté de Roussillon celui d'Ampurias. 11 en resta possesseur jusqu'à sa mort, arrivée en 834.

punas, puisque c'est sur ces deux comtes que Guillaume s'empara des villes de Barcelone & d'Ampurias. Isembert était fils du comte Warin'. Depuis cette époque, jusqu'en 880, on ne sait quels furent les comtes d'Ampurias.

VI. SuniaIReII. — En 884, le comte Suniaire, assisté du vicomte Pierre, tint en la ville de Portus, au comté d'Ampurias, un plaid touchant certaines terres réclamées

Suniaire. — 11 y a lieu de croire que Su- par Estremin , archiprétre de Girone. Il

niaire I fut son successeur immédiat dans les est encore fait mention de lui dans un au-

deux comtés d'Ampurias & de Roussillon, tre plaid tenu en Roussillon, le 5 juin 915,

car il paraît certain que Suniaire fut comte touchant la propriété d'un ténement dans

d'Ampurias avant 843. A partir de cette épo- le territoire d'Elne , in adjacentïïs vilîae

que, il fut remplacé dans ce dernier comté Tresmalos, que Daniel, avocat du vicomte

par Alaric 8c resta seulement comte de Rous- Richelme, réclamait contre Recimir. Les

sillon. C'est ce que prouve un jugement témoins entendus dans l'enquête ordonnée

rendu par Alaric, le 20août 843, dans lequel ^ ce sujet déposèrent avoir ouï dire que

il est dit que l'évèque de Girone avait été Wademir, aïeul de Recimir & son père

investi d'un certain droit de tonlieu, par le Witigius , avaient possédé ce ténement

comte Suniaire, dans la ville d'Ampurias : jusqu'à ce que le comte Suniaire en eut

Suniario comité hic in Impurias civitate\ dépossédé Witigius par violence, pour le

Alaric. — Alaric était comte d'Ampurias donner en bénéfice à Tructérius. Le téneen 843, puisque par suite du jugement cité ment contesté fut adjugé à Recimir, du chef plus haut, il fut obligé en cette qualité de de son aïeul'. Il est à croire que Suniaire délaisser à l'église de Girone un fonds qu'il n'était plus alors vivant, détenait injustement. Il avait épousé Ro- Suniaire II, comte d'Ampurias, était en trude, fille de Béra I, comte de Razès, qui même temps comte de Roussillon. Les aului survécut & lui donna une fille nommée teurs de VArt de vérifier les dates l'ont con- Anne & un fils appelé Auriole'. Rotrude fondu avec Suniaire, comte d'Urgel, quiétait morte avant l'année 868. Elle avait trième fils de Wifred le Velu, & dom Vaisdonné une partie de ses biens à l'abbaye de sete a cru qu'il était fils de Miron, fils de Cuxa, du consentement de sa fille, qui elle Sunifred, comte de Roussillon. Il n'y a auaussi fit, en 876, une donation des domai- cune preuve de ce fait, & nous sommes rênes qu'elle possédait dans les comtés du duits à ignorer quelle était l'origine du Roussillon, de Conflans & de Pierrepertuse comte Suniaire II. Une charte du 10 avril à Raoul, frère de Wifred le Velu & à sa çSi, & non 930, comme le marque dom femme Ralinde "*. Vaissete, atteste que le comte Suniaire avait

Le comte Alaric mourut en 844. Auriole, pour femme Ermengarde^ Il laissa quatre

son fils, ne paraît pas lui avoir succédé, fils. Foyei^ aux comtes de Roussillon.

puisqu'il ne porte pas le titre de comte dans le document qui nous révèle son existence, Isembert. — Isembert, qui en 849 aida le comte Aledran à défendre la ville de Barcelone contre Guillaume, fils de Bernard

' Eglnhard, Annales. — Peitz, t. 1, p. 200. ' Marca Hispanica, append. n. 16.

3 Ibid. n. 18.

'' Ibid. n. 6z.

Vil. Bencion & Gauzbert. — On ne sait si Bencion & Gauzbert, fils de Suniaire, se partagèrent les comtés de leur père ou les gouvernèrent par indivis. Il est vrai que le premier ne survécut pas longtemps à son père, car il mourut dans le courant de l'an-

' Voyez plus haut, J IX de cette Note. ^ Marca Hispanica, append. n. i63.

^ Baluze, Capital, t. 2, p. i5ii.

Note

JRECIIF.

NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC

Note

Ed.orig.

née 916. On trouve, en effet, dans le cartulaire d'Elne, une charte de l'évèque Hilmerade, datée du i" septembre 916, dans laquelle il rappelle une donation faite à sou église par le comte Bencion, son frère, d'heureuse mémoire : SimiUter quoque scripturam donatîonîs benignae recorJadonis germant mei Bentionis.comitis '.

Après la mort de Bencion, Gauzbert son frère régna seul. Il laissa en mourant un seul fils, Guifred.

VIIl. Guifred ou Gausfred. — Gausfred succéda à Gauzbert, son père, dans les comtés d'Ampurias & de Roussillon. Nous ne pouvons que renvoyer à ce que nous

Il soutient que ce prince donna une égale étendue à l'un & à l'autre, 8c que comme la Septimanie ou province ecclésiastique de Narbonne fit alors partie de ce royaume, les archevêques de Bourges prétendirent dès ce temps-là qu'elle devoit être soumise à leur juridiction. Il ajoute, enfin, que Charlemagne institua cette primatie par des vues de politique pour accoutumer insensiblement au joug françois les Aquitains soumis auparavant à una domination étrangère, soit par le moyen des fréquentes assemblées du clergé d'Aquitaine qui dévoient se tenir à Bourges, ville voisine de France, soit parce qu'on y devoit porter

Note

avons déjà dit sur ce comte. Voye'{ aux corn- p^j. appel toutes les affaires ecclésiastiques

tes de Roussillon.

IX. Hugues. — Hugues, fils cadet de Gausfred, lui succéda dans le comté d'Ampurias. Il fit, avec sa femme Guisle & Pons, son fils, une vente à l'abbé & aux religieux de Saint-Pierre de Rodes, des biens situés enRoussillon,le i5 janvier 1029'. Le 17 janvier io36, il reconnut que l'abbaye de la Grasse avait la propriété de la terre de Kanouas & de l'église de Saint-Cyr, situées en Roussillon'. Hugues mourut vers l'année 1040. Il est l'auteur de la famille des comtes d'Ampurias, qui finirent en i3o8 ^. [E. M.]

des différens diocèses qui étoient compris dans le royaume d'Aquitaine.

II. La principale autorité sur laquelle cet illustre prélat se fonde, pour prouver l'institution de cette primatie, est celle d'Adrevald', moine de Fleury, qui, parlant des ravages causés par les Normands dans l'Aquitaine bien avant dans le neuvième siècle, donne à la ville de Bourges le titre de capitale de cette province. Mais il ne s'ensuit nullement de là, que la prétendue primatie de Bourges sur Narbonne ait commencé dès le règne de Charlemagne; & quand il seroit vrai que la première de ces deux villes eût été capitale de l'Aquitaine pour le civil, vers la fin du neuvième siècle, lorsque Adrevald écrivoit, ce n'est pas une conséquence que le métropolitain de Bourges ait dû prétendre la primatie sur la Septimanie qui, dans ce temps-là, ne faisoit plus partie du royaume d'Aquitaine'. Il paroît, d'ailleurs, par le titre de capitale LquivANT m. de Marca% le roi Charle- que cet auteur donne à la ville de Bourges, ^ magne établit la primatie de Bourges qu'il entend seulement qu'elle étoit métro-

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