‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 4)Chapitre 67 sur 186 · V. Enfin il est dit, dans la charte attri · texte numérisé non relu

V. Enfin il est dit, dans la charte attri

ou par quelque autre prince de la première race, & elle aura été détruite dans la suite par les Sarrasins, au huitième siècle; mais elle n'aura été rétablie ou nouvellement fondée qu'après l'an 819, par Pépin I, roi d'Aquitaine. Aussi n'est-elle pas comprise dans la Notice des monastères d'Aquitaine fondés ou rétablis par des princes de la race de Charlemagne, dont l'état fut dressé au concile d'Aix-la-Chapelle de l'an 817. Il résulte de ce que nous venons de dire que Pépin I, roi d'Aquitaine, ayant fondé le monastère de Figeac, il doit aussi avoir fondé celui de Saint-Quentin de Gaillac.

VII. Le P. Mabillon' est persuadé que ce dernier monastère n'est pas différent de celui de Saint-Michel de Gaillac, en Albigeois, connu par divers monumens du dixième siècle. Le P. de Sainte-Marthe* prétend, au contraire, que celui-ci paroît plus moderne, qu'ainsi l'autre devoit être situé en Querci : mais on n'a aucune preuve qu'il y ait jamais eu un monastère de Saint- Quentin de Gaillac dans ce pays. Nous savons d'ailleurs que S. Didier, évêque de Cahors, donna au milieu du septième siècle le lieu de Gaillac en Albigeois à son église, qui peut, par conséquent, en avoir disposé dans la suite en faveur de l'ancienne abbaye de Junant, située dans le même pays.

Note

buée à Pépin le Bref, que ce prince établit oul'avoir échangé avec elle. Il est donc

à Figeac Anastase pour premier abbé. Or, nous voyons un abbé de Conques de ce nom qui vivoit en 828 sous Pépin I, roi d'Aquitaine, & il est certain* que ces deux monastères furent unis & gouvernés par un même abbé jusques au pontificat d'Urbain II qui les sépara. C'est donc Anastase, abbé de Conques & de Figeac, dont cette charte a voulu parler; aussi c'est à Pépin I , roi d'Aquitaine, qu'il faut la rapporter.

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