XXXV. — Le comte de Toulouse se rend aux volontés du légat
La lettre du pape au comte de Toulouse eut son effet : ce prince'*, soit par la peine qu'il eut de se voir excommunié, soit par les menées secrètes de Pierre de Castelnau qui, afin de l'obliger à signer la ^^B-'m^ suscita sous main contre lui, sous prétexte de piété, tous les seigneurs de Provence qui lui firent la guerre, se rendit enfin aux volontés de ce légat. Raimond, après avoir conclu la paix avec tous ces seigneurs fut, à ce qu'il paroît, absous de l'excommunication. Il étoit encore aux environs du Rbône le i" d'août de t.^ni°p."ï'^-. l'an 1207, ce prince accorda^ alors dans l'abbaye de Saint-André, vis-à-vis d'Avignon, un diplôme en faveur de ce monastère pour lui faire restituer divers domaines usurpés. Il se rendit bientôt après dans son château de Mel-
■ Voyez tome VIII, Chartes, n. LXXVIII, ce. 498, appartenait alors & appartint jusqu'à la croisade