‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 5)Chapitre 192 sur 342 · LXVIII. — La ville de Montpellier refuse de le reconnoitre · texte numérisé non relu

LXVIII. — La ville de Montpellier refuse de le reconnoitre

Les habitans de Montpellier refusèrent de reconnoitre Jacques pour leur teigneur, 6<. sous prétexte de se maintenir dans la liberté qu'ils s'étoient acquise par l'engagement que le feu roi Pierre leur avoit fait du domaine de cette ville Si de ses dépendances, ils s'érigèrent en république; mais, appréhendant enfin de tomber au pouvoir de Simon de Montfort, ils eurent recours EU roi Philippe-Auguste, qui les prit sous sa sauvegarde avec leur ville 6c leurs biens au mois^ d'avril de l'an 1214. Philippe déclare qu'il les protégera pendant cinq ans à compter depuis la présente fête de Pâques, Se qu'il les regardera comme ses autres bourgeois. « Quant à la possession S< à la pro-

• Rcgistrum cur'iae Frunciac. [Voyez notre Cnta- ' Benoît Si Lnnglois, Histoire Jcs croisaAa eontr;

Irgue, n. 78.] Us albigeois.

' Chronici 0 commcntari del rey en Jacme, c. 9 ' Sur cette mission du cardinni de Bénévent,

Et :eq. c. 19. [Nouv. cdit. pp. 19 & 20, 3o & suiv.] conférez de Toiirtoulon , Histoire Jejjcme l",

~-Gcsta eomitum Barcinoncnsium, c. z6. — Ziirita, t. 1 . pp. 141 à 14.'). [A. M.]

/.r.rJcs Je la corona de Aragon, c. 66 & seq. s Voyez tome VHI, Chartes, n. CIX.cc. 6^1, C^'?,.

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC." LiV. XXîi. ,141

(I piiétè de Montpellier, ajoute ce prince, & des châteaux qui en dépendent, « dont les habitans sont actuellement nantis, nous ne permettrons pas qu'ils « soient appelés en cause devant qui que ce soit, soit devant nous, soit « devant nos vassaux, & ainsi, si le pape durant cette intervalle nous fait « savoir par ses lettres que Jacques, fils du feu roi d'Aragon, doit hériter du « domaine de Montpellier, les habitans de cette ville jouiront toujours de la « même protection 8<. de la même sauvegarde. Que s'il arrive que Pierre qui « est maintenant légat du pape dans ces provinces, enjoigne à Louis, notre « fils aîné, de soumettre la ville de Montpellier au nom des croisés, nous « serons alors entièrement libres des conventions que nous venons de faire I' avec les députés de la commune de cette ville. » On voit par là que le roi ne prit la protection des liabitans de Montpellier, qu'autant qu'il supposoit que le pape ou son légat voudroient bien y consentir, & qu'il promit de l'abandonner aussitôt qu'ils jugeroient qu'on devoit faire la conquête de cette ville au nom de la croisade; mais à condition que ce seroit le prince Louis, son fils aîné, qui feroit cette conquête.

LXIX. — Le comte i- les habitans de Toulouse, les comtes de Fo'ix, de Comminges 6- de Roussillon, le vicomte 6- les habitans de Narbonne se soumettent au légat.

Durant le séjour' du cardinal Pierre de Bénévent h Narbonne, les comtes de Foix Se de Comminges, & la plupart des autres seigneurs que les croisés avoient dépouillés de leurs domaines se rendirent dans cette ville, pour implorer sa miséricorde, & lui demander la restitution de leurs biens. Le légat les écouta, ou fit semblant de les écouter favorablement. Si les réconcilia à l'Église après qu'ils lui eurent donné une caution juratoire £< remis divers châteaux très-forts qui leur restoient. Nous avons le serment que les comtes de Foix^ 8< de Comminges prêtèrent à ce cardinal dans le palais archiépiscopal de Narbonne, le 18 d avril de l'an 11 14, en présence de l'ancien évêque de Carcassonne, de Sanche, comte de Roussillon, des abbés de Saint-Pons, d'Aniane 8t d'Alet, du grand maître du Temple & de divers seigneurs. Les deux comtes abjurent, chacun par un écrit séparé, mais uniforme, toute doctrine contraire à ce qu'enseigne l'Eglise romaine : ils promettent sur les saintes reliques, l'eucharistie S<. la vraie croix : 1° De ne plus favoriser les hérétiques, les faidits, c'est-à-dire ceux dont on avoit confisqué les biens St qui étoient en fuite, Si les routiers, mais de les combattre 8<. de ne leur donner aucun secours pour attaquer les domaines qui étoient au pouvoir de l'Église romaine ou possédés sous son autorité. 2° D'obéir entièrement au légat touchant les affaires de la foi, le rétablissement de la paix 6< la sûreté des chemins. 3° De ne donner aucun secours k la ville de Toulouse tant qu'elle ne seroit pas réconciliée avec l'Eglise Se avec ceux auxquels elle

' ri erre <5e Vaux-Cernay, c. 77. ' Voyez tome VIII, Cliartos, n. CX.cc. tf^.T à lî^j.

An izi.(

faisoit la j^uerre. 4° De faire la pénitence S<. la satisfaction qui leur seroient imposées, "soit par le pape, soit par le cardinal Pierre de Bénévent, soit enfin par tout autre légat, pour les excès qu'ils avoient commis. Si à cause desquels ils avoient été excommuniés. 5° Le comte de Comminges promet de remettre au cardinal le château de Salies, 8c le comte de Foix celui de Foix pour la sûreté de leurs promesses : ils s'engagent de plus de faire garder ces châteaux à leurs dépens au nom de l'Église romaine, Si de remettre au légat toutes leurs autres places qu'il jugera à propos de leur demander. 6° Le comte de Comminges promet d'engager son fils Bernard à faire un semblable serment, & le comte de Foix fait la même promesse pour son fils. 7° Le premier promet encore de donner en otage celui de ses fils que le légat lui deman- Éd. oriRin. jj,,.^ g^ nuand il le voudra, excepté celui qui est chevalier. 8° Enfin ils consentent que les châteaux qu'ils dévoient livrer au légat demeurent confisqués au profit de l'Église romaine, &. d'être réputés eux-mêmes excommuniés tk parjures, s'ils manquent à ces promesses.

Aymeri, vicomte de Narborne, 8<. les habitans de cette ville prêtèrent aussi, vers' le même temps, un semblable serment entre les mains du légat; ils marquent de plus dans leur acte qu'ils ne seront tenus de marcher hors du diocèse contre les infracteurs de la paix, qu'en cas que les diocèses voisins voulussent faire la guerre à ces perturbateurs du repos public. Jls promettent encore de ne s'emparer d'aucune des terres qui étoient au pouvoir des croises, sans la permission du légat apostolique : ces terres, ajoutent-ils, étant possédées au nom de l'Eglise romaine 8c sous son autorité. 2° De ne pas ôter au légat les châteaux que le comte Sanche, le fils de ce comte 8c les autres dévoient lui remettre en otage. 3° De ne pas soustraire le fils de Pierre, roi d'Aragon, de ses mains ou de celles des personnes à qui il en avoit confié la garde; mais de conduire ce prince partout où il voudra. Nous voyons par cet acte que Sanche, comte de Roussillon, 8c son fils Nugnez Sanche prêtèrent à Narbonne, au cardinal Pierre de Bénévent, un pareil serment, avant qu'il remît entre leurs mains le jeune roi d'Aragon. Les habitans de Toulouse^ se soumirent aussi à ce légat Se envoyèrent à Narbonne sept de leurs consuls qui lui firent serment, le 25 d'avril de l'an 12 14, tant en leur nom qu'en celui de leurs collègues 81 de tout le peuple de la ville; ils promirent de la purger entièrement d'hérétiques, de ne donner aucun secours au comte de Toulouse 8c à son fils contre l'Eglise romaine, nonobstant le serment de fidélité qu'ils leur avoient prêté; de lui donner autant d'otages qu'il souhaiieroit pour l'assurance de leurs promesses Si d'obliger tous leurs concitoyens audessus de quatorze ans à faire un pareil serment.

Enfin Raimond VI, comte de Toulouse, lui-même fut réconcilié à l'Église par le cardinal Pierre de Bénévent, qu'il alla trouver exprès à Narbonne : circonstance que Pierre de Vaux-Cernay a affecté de passer sous silence, La soujnission de Pvaimond est datée de cette ville, un mercredi du mois d'avril

'Voyez tome Vnl, Chartes, 11. CXI, ce. 646, 647. «Tome VIII, Chartes, n. CXII, ce. 647 à 65ti

An lii/

de l'an 1214, Si contient deux actes. La teneur du premier est telle : « Je, « Rainiond', par la grâce de Dieu duc de Narbonne, comte de Toulouse 8t 11 niarquis de Provence, m'offre moi-même à Dieu, à la sainte Eglise romaine, « & à vous, seigneur Pierre, par la même grâce, cardinal-diacre, légat du <i Saint-Siège apostolique, 8c je vous livre mon corps, dans le dessein d'exé- « cuter & d'observer fidèlement de tout mon pouvoir tous les ordres, quels « qu'ils soient, que le seigneur pape 6- la miséricorde de votre sainteté juge- « ront à propos de me donner. Je travaillerai efficacement pour engager mon « fils Raimond à se remettre entre vos mains, avec toutes les terres qu'il « possède & à vous livrer son corps Si ses domaines ou tout ce qu'il vous « plaira de ces domaines pour ce sujet, afin qu'il observe fidèlement, suivant « son pouvoir, l'ordre du seigneur pape 8c le vôtre. »

L'autre acte est conçu en ces termes : « Je, Raimond, par la grâce de Dieu (1 duc de Narbonne, 8cc., n'étant contraint ni par force, ni par fraude, vous « offre librement, seigneur cardinal, mon corps avec tous les domain'es que (1 j'ai eus Se possédés autrefois. Se que je confesse avoir entièrement donnés à « mon fils Raimond, savoir : la partie des domaines que je tiens ou que « d'autres tiennent pour moi Se de moi, en sorte que, si vous me l'ordonnez, « j'abandonnerai tous mes biens Se je me retirerai auprès du roi d'Angle- « terre ou dans tout autre endroit, où je demeurerai jusqu'à ce que je puisse « visiter le siège apostolique pour y demander grâce Se miséricorde. De plus 0 je suis prêt de vous remettre 8c à vos envoyés toutes les terres que je pos- « sède, en sorte que tous mes domaines soient soumis à la miséricorde Se au " pouvoir absolu du souverain pontife, de l'Église romaine Se de vousj Se si Il quelqu'un de ceux qui en tiennent une partie pour moi Se de moi refusent « d'y consentir, je l'y contraindrai suivant votre ordre Se mon pouvoir. Enfin « je vous offre mon fils avec tous les domaines qu'il possède. Se que d'autres Il tiennent pour lui ou de lui. Se je l'expose à la miséricorde Se aux ordres (1 du seigneur pape Se aux vôtres, 8e j'agirai pour l'engager 8c ses conseillers , '"uj ""'"J":, 1' à faire la même promesse Se à l'observer. » Le comte de Toulouse se retira ensuite avec son fils à Toulouse^ où ils vécurent comme de simples particuliers, tandis que Simon de Montfort acheva d'envahir impunément le reste de leurs États. Quant au légat Pierre de Bénévent, il partit bientôt après pour l'Aragon, où il fit quelque séjour, tant pour installer le jeune roi Jacques %\\x le trône que pour mettre ordre aux affaires du pays.

LXX. — Simon achève d'envahir les domaines du comte de Toulouse 6- se fait donner les vicomtes de Nimes 6* d'Agde par Bernard-Aton, ancien vicomte.

L'approche d'une nombreuse armée, qui dans ce temps-là s'avançoit vers la Province, contribua sans doute beaucoup à déterminer les comtes de Tou-

' Catel, Hiit. des comtes Je Tolose, p. 3oo & siiiv. ' Guillaume de Puylaurens, c. 24 & suiv;

An 1214

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louse, de Foix & de Comminges à demander grâce au cardinal Pierre de Bénévent 8t à se soumettre à ses ordres; mais ils eurent bientôt lieu de se repentir d'une pareille démarche, car le légat ne se comporta pas à leur égard avec la droiture qu'il convenoit. Pierre de Vaux-Cernay ', témoin oculaire, qui assurément n'est pas suspect, ne peut s'empêcher en effet de convenir « que la divine providence agit en cette occasion avec beaucoup de misériic corde, afin, dit-il, que tandis que le légat amusoit 8c adoucissoit à Nar- « bonne, par une fraude pieuse, les ennemis de la foi, le comte de Montfort Cl pût passer dans le Querci & l'Agenois avec les pèlerins qui étoient venus (I de France & combattre ses adversaires, même ceux de Jésus-Christ. » 0 pieuse fraude, ô piété frauduleuse du légat! s'écrie dans une espèce d'enthousiasme cet auteur, enchanté d'une circonstance si favorable aux affaires de Simon de Monttort, son héros.

La nouvelle armée des croisés^ arriva dans la Province, après Pâques de l'an 1214. Elle étoit composée de divers corps particuliers dont le principal étoit conduit par Gui, évêque de Carcassonne, qui avoit pris le chemin de Lyon Si du Rhône. Ce prélat, après avoir passé une année en France pour y solliciter du secours en faveur de Simon, étoit parti le dimanche de Çwasimodo, Si avoit été joindre huit jours après, à Nevers, ceux qui avoient pris la croix des mains de maître Jacques de Vitry, autre promoteur zélé de la croisade, 81 de quelques autres prédicateurs. Le cardinal Robert de Corçon, légat en France, 81 Guillaume, archidiacre de Paris, avoient rassemblé d'un autre côté un grand nombre de croisés, 81 leur ayant fait prendre une autre route, ils leur avoient donné rendez-vous à Béziers pour la quinzaine de Pâques; mais ce cardinal ne put arriver si tôt, parce qu'il fut obligé de s'arrêter dans le Vêlai pour les affaires de sa légation. Tous les croisés s'étant enfin rassemblés à Montpellier formèrent une armée forte, à ce qu'on prétend, de cent mille hommes; mais il paroît qu'il y a faute dans le texte de l'historien 81 qu'elle n'étoit pas si nombreuse à beaucoup près. Entre ces croisés étoit le vicomte de Châteaudun 81 plusieurs autres chevaliers de marque. Simon de Montfort alla à la rencontre de cette armée jusqu'à Saint- Thibéry; il la mena à Carcassonne, où elle fit quelque séjour, durant que ce général, qui songeoit toujours à ses intérêts particuliers, se fit faire une

' Pieire deVaux-Ceinay, c. 78. — Nous croyons, en recevant la soumission des princes du Midi, y contre l'opinion de dom Vaissete, que Pierre de compris Raimond VI (& ce dernier détail est omis Vaux-Cernay a noirci à plaisir la conduite du à dessein par Pierre df Vaux-Cernay), se conforlégat Pierre de Bénévent. Du moins, rien ne mait aux instructions qu'il avait reçues & agissait prouve que ce personnage ait fait autre chose indépendamment des autres légats, qui réunisqu'exécuter la mission que lui avait confiée In- saient au même moment l'armée de la croisade dans nocent III, 8c il est certain que ce dernier n'était le nord de la France. Nous verrons le même, quelplus, à cette époque, aussi favorable à Simon de ques mois plus tard, refuser de donner à Simon de Montfort qu'en 1210 & 1211. Malgré son échec, Montfort les domaines de Raimond VI, malgré la la tentative de Pierre d'Aragon avait eu au moins décision du concile de Montpellier; ce seul fait lin résultat, celui de faire connaître au pape les prouve qu'il ne dépassa jamais ses pouvo rs & que excès de zèle de ses Irgnts & les entreprises hasar- sa conduite fut toujours loyale. [A. M.] deusîs du comte de Montfort. Pierre de Bénévent, " Pierre de Vaux-Cernay, c. 78.

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donation' entre-vifs par Bernard-Aton, ci-devant vicomte de Nimes & d'Agde^. Bernard-Aton lui céda ces deux vicomtes, quoiqu'il en eût déjà disposé Se qu'il n'en jouît plus depuis très-longtemps, 8i déclara dans l'acte, daté du palais de Carcassonne le 3 de mai de l'an 12 14, qu'il faisoit cette donation en faveur de Simon, à cause de la substitution réciproque qui avoit été faite entre ses prédécesseurs & les vicomtes de Béziers, & dans laquelle il étoit marqué que, s'il décédoit sans enfans, la vicomte de Nimes, qui étoit échue à son père, reviendroit aux successeurs du vicomte de Béziers. Simon, que cette substitution ne pouvoit regarder, tâcha de colorer ainsi son usurpation de la ville de Nimes sur le comte de Toulouse.

LXXI. — Àmattri de Montfort épouse l'héritière du Dauphiné. — Conquête d'une partie du Rouergue 6- du Çueni par les croisés au nom de Simone

Après que les nouveaux croisés^ se furent reposés pendant quelques jours à Carcassonne, Montfort les fit partir sous la conduite de Gui, évêque de cette ville. Se de Gui, son frère, pour aller soumettre le Rouergue Si le Querci à sa domination, ravager les terres de Ratier de Castelnau Si punir ce seigneur de la niort du comte Baudouin de Toulouse. Montfort prit luimême la route du Rhône 81, étant arrivé à Valence, il s'y aboucha avec le duc de Bourgogne Si le Dauphin, Si il y conclut entièrement avec eux le mariage projeté entre Amaury, son fils aîné, qui l'avoit suivi. Si Bcatrix, fille du , '{'^{"p^ll'^ môme Dauphin. Simon amena ensuite cette jeune princesse à Carcassonne, où on célébra ses noces; mais comme elle étoit encore en bas âge, le mariage ne fut consommé que longtemps après.

L'évcque de Carcassonne Si Gui de Montfort, étant arrivés en Rouergue, commencèrent par le siège de Maurillac, château très- fort. Le cardinal Robert de Corçon joignit l'armée devant cette place qui fut attaquée avec tant de vigueur que les assiégés se rendirent le jour même Si se soumirent aux ordres de ce légat, qui fit aussitôt raser le château ; on y trouva sept hérétiques vaudois qui, ayant été amenés devant lui, avouèrent leurs erreurs. Sur cet aveu, les croisés les firent brûler vifs avec une foie extrême. L'armée se rendit ensuite en Querci où elle ravagea les terres des ennemis de Simon de Montfort, qui l'alla joindre dans ce pays 81 en prit le commandement. Ce général se mit alors en marche vers Montpezat, que quelques chevaliers d'Agenois qui lui avoient manqué de fidélité l'année précédente, avoient soustrait à sa domination 81 qui, n'osant l'attendre, prirent la fuite. Il s'empara de ce château Si le fit raser. Déodat de Barasc, l'un des principaux barons du Querci, vint peu de temps après à sa rencontre Si lui promit de

■ Voyez tome Vlll, Chartes, n. CXIII, ce. 65i Celte cession n'avait pas grande importance pour

à rt.OS Montfort, puisque, depuis vingt-huit ans déjà,

" Cette pièce fut donnée à Béziers & non à Car- Bernard-Aton n'était plus vicomte ni d'Agde, ni da

cassonne. Simon de Montfort était à Carcassonne Nimes. [A. M.] le 4 juin 1214. (Voyez notre Catalogue, n. Ho,) — ' Pierre de Vaux-Ccrnay, c. 79.

Alt 1214

démolir' toutes ses forteresses, suivant ses ordres, par un acte daté de l'année du Seigneur, près de Montcuq, le 12 juin de l'an 12 14.

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