‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 5)Chapitre 226 sur 342 · A II 1 2 2 J · texte numérisé non relu

A II 1 2 2 J

fils Se son successeur, de protéger l'expédition contre les hérétiques S< de permettre que les prélats de France, qui étoient résolus d'aller les combattre, continuassent de leur faire la guerre. Louis répondit qu'il y consentoit volontiers, quoiqu'il ne tut pas encore bien au fait de l'état du royaume. Le légat consulta ce prince sur ce qu'il y avoit à faire pour sauver ceux qui étoient en garnison dans les places qui restoient encore dans le pavs à Amauri de Monlfort. Le roi ' ordonna qu'on donnât à ce comte, pour retirer ces garnisons, dix mille marcs d'argent sur la somme c(ue le roi, son père, avoit destinée en aumônes par son testament. Louis partit ensuite pour Reims, ou il fut sacré le 6 du mois d'août.

LXXVL — Le légat s'en retourne à Rome. — Maison d'Andu-^e. — Evéques

de Viviers,

Le cardinal^ Conrad, après avoir assisté à cette cérémonie, s'en retourna à Rome Si passa à Vienne, sur le Rhône, au mois d'octobre^ suivant. Il commif*, avant son départ, les évoques de Nimes 8t de Lodève pour terminer les différends qui s'étoient élevés entre Pierre-Bermond, seigneur de Sauve, Se les fils de Bernard d'Anduze, son oncle paternel, touchant le domaine de la ville d'Alais. Arnaud, évêque de Nimes, ayant pris pour adjoints Bermond, évêque de Viviers, Se Bernard, religieux de l'abbaye de Mazan, dans le Vivarais, oncles paternels de Pierre-Bermond de Sauve Se de ses cousins, rendit une sentence à Largentière, en Vivarais, le 8 de septembre de cette année, suivant laquelle Pierre-Bermond fut condamné à céder à Vierne, veuve de Bernard d'Anduze, St à ses entans, la moitié du péage d'Alais, les châteaux y-i.oriam. de Calberte Se de Bellegarde & quelques autres domaines, à condition qu'eux Si leurs successeurs tiendroient le tout en fief de lui Se de ses héritiers Se cju'ils lui céderoient entièrement leur droit sur Alais Se sur les autres biens cle sa maison. Bernard d'Anduze avoit succédé à Guillaume dès l'année précédente dans l'évêché^ de Viviers j il mourut avant l'an 1 236.

LXXVn. — La guerre se renouvelle entre le comte de Toulouse 6- Amauri de Montjbrt. — Siège de Carcassonne,

La mort du roi Philippe-Auguste fit échouer le projet de paix entre le comte de Toulouse Se Amauri de Montfort, Se il n'y eut rien de conclu sur te sujet dans le concile de Sens transféré à Paris 5 de sorte que le terme de la

p.ipe, sur les vingt cinq mille marcs laissés par ' Albcric, Chronicon.

son père pour aumônes & restitutions. C'est évi- ' Gallia Christiana , nov. edit. t. 6, Instrum.

demment à ce fait que se rapporte le témoignage c. Ii3.

de Guillaume le Breton & d'Albéric de Trois-Fon- ' Voyez tome VIII, Chartes, n. CXLVI, ce. 769

laines, car le testament de Philippe-Auguste (Teu- à 773.

let, t. I, pp, 549 à 55i), ne dit pas un mot du ' Columbi, de Episcopis Vivanenubus, p. 221 &

sire de Montfort ou des albigeois. |A. M.] stq ' Duchesne, Scriptorts, t. 5, p. 860.

iii,p. :<3.|.

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trêve étant expiré, on eut recours aux armes de part & d'autre. Les comtes de Toulouse' £<. de Foix allèrent bientôt après assiéger Carcassonne au nom du jeune Trencavel, fils unique de feu Raimond-Roger, vicomte de Béziers £(. de Carcassonne, de l'éducation duquel le père du comte de Foix avoit pris soin, 8c qui étoit âgé alors d'environ seize ans. Ce siège fut long Se opiniâtre. Enfin, Amauri s'étant avancé ^ à la tête d'un corps de troupes pour le faire lever, les comtes alliés prirent le parti de se retirer.

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