XX. — Seigneurs de l'Isle-Joiirdaïn
Bernard-Jourdain donna-' son fils Jourdain en otage au roi 8c au légat
pour assurance de sa fidélité 8<. le remit au comte de Comminges, qui s'en
chargea. Il fut le second seigneur de l'Isle-Jourdain de son nom, Si fit son
testament au mois de mars de l'an 1227 "* (1228). Suivant cet acte, passé en
présence d'Indie, sœur naturelle de Raimond VI, comte de Toulouse, sa
femme, il se donne à l'abbaye de Grandselve, où il choisit sa sépulture. Il
veut qu'on rende à la même Indie la somme de dix mille sols morlanois ou
toulousains, qu'il avoit reçus pour sa dot. Il donne à Bernard-Jourdain, son
fils, la ville de l'Isle-Jourdain Se quelques châteaux; à Jourdain, son second
fils, le château de jMontaigu avec tous les droits qu'il avoit dans le Gimoez
Se au delà (ou à la droite') de la Garonne, dans le Toulousain. Il destine '!'■;': ""^'pï,"- \ . / ' t. m, p. joo.
l'enfant dont sa temme étoit grosse à être chanoine régulier de la cathédrale de Toulouse, si c'étoit un mâle, ou religieuse de l'Espi nasse si c'étoit une fille. Se ne dit rien de sa fille Mascarose qu'il avoit promise en mariage dès Tan 1221 à Bernard de Marestang, fils d'un autre Bernard, dans le temps que celui-ci promit de donner une de ses filles en mariage au fils du même Bernard-Jourdain; mais ce mariage de Mascarose ne s'accomplit pas. Se elle fut promise l'année suivante à Guillaume-Bernard de Lavaur. Quant à Bernard-Jourdain III, fils de Bernard-Jourdain II, il épousa^, en 12 25, Anglésie de Marestang, conformément à «cet accord. Peu de temps après la mort de Bernard-Jourdain II ^ de l'Isle, Indie, sa femme, accoucha d'un fils posthuine qui fut nommé Bertrand Se qui, ayant été chanoine régulier de la cathédrale de Toulouse, suivant la destination de son père, fut élu évêque de cette ville en 1270.
' Baluze, ms. ôii. [Lat. 59.54*, p. SS & suiv. * Voyez tome VIII, n. CXXXVIl, ce. 731, ySi-
Cf. tome VII, Entjuéteurs royaux, reg. H, 11. 4(.] * IbiA. n. II, c. 2o5.
' Voyez tome VII, ut supra. ' Voyez tome VII, Noie XLII, n. 1, p. 118. 'Voyez tome VIII, n. CLXXIV, ce. 8J4, 855.
77mr~ ^H HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXIV,