M. de Joiibert au même
A Montpellier, le 7' février 1744. — J'ay l'honneur de vous envoyer, mon révérend Père, le mandement de la somme de 1,000 livres que j'ai fait expédier en votre faveur & pour laquelle vous avez été compris dans le comptereau qui fut arrêté hier.
Je vous remercie des nouvelles dont vous me faites part par votre dernière lettre du 3i du mois dernier. Les Etats se séparèrent hier & M. le duc de Richelieu partit l'après dinéjbien satisfait de la délibération qu'ils ont prise au sujet de la nomination de M. le duc de Fronsac, son fils, pour la place de colonel du régiment de dragons, que la Province doit lever. Ils ont aussi délibéré de charger Messieurs les Députés à la Cour de solliciter auprès du Roy la première place vacante de conseiller d'Etat en faveur de M. Lenain, pour lui donner des marques de la satisfaction qu'ils ont de le voir intendant dans cette province.
Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'espérer de procurer une compagnie à M. vôtre neveu. L'état des prétendans à ces emplois est déjà si grand qu'on est embarrassé pour le choix.
Il ne peut pas y avoir de meilleur certificat que vous êtes compris dans le comptereau que le mandement que je vous envoyé. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 343-344.)