‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 110 sur 553 · M. de Jouhert au même · texte numérisé non relu

M. de Jouhert au même

A Montpellier, le 20' septembre 1740. — C'est par vous que j'ai appris, mon révérend Père, que le cinquième volume de nôtre Histoire avoit été présenté au Roy & à Ms'' le Dauphin. Je vous fais mon compliment d'être parvenu à la fin d'un ouvrage aussi important & qui vous fait autant d'honneur. Si les Etats suivent ma façon de penser, ils vous témoigneront leur reconnoissance d'une manière convenable & ils vous prieront en même tems de continuer à travailler pour la Province en suivant les vUes que vous voudrez bien leur inspirer. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 352.)

l35. — Le P. dom Plancher au même.

P. Ch. — Mon révérend Père , dom SalazarJ, qui jouit d'une bonne santé, remercie

bien vôtre Révérence de son cher souvenir & lui présente de tout le cœur ses très humbles respects ; il est toujours aimable & bien aimé des frères. Vous l'êtes, vous, mon révérend Père, & des frères du cloître, & des grands du monde & vous le serez toujours, parce que l'on connoît & vôtre bon cœur & vôtre droiture & vôtre excellent caractère.

Dans cette connoissance & ces sentimens, j'ai l'honneur d'être, avec autant de reconnoissance que de respect, mon révérend Père, votre très humble & très obéissant serviteur & confrère. — A Dijon, le 23" septembre 1745. — (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 271.)

l36. — L'archevêque de Narhonne au même.

A Montpellier, le 28' février 1746. — Nous avons délibéré, mon très cher Père, de vous prier de continuer nostre Histoire, suivant le projet que vous nous avés communiqué & qui a été lu en pleine assemblée; il a été extrc nement goûté & on est bien persuadé que cet ouvrage ne cédera point au précédent. Nos Estats finiront le trois de mars, ne m'écrives donc plus à Montpellier, mais à Narbonne. Je serai ravi d'y recevoir la continuation de vos nouvelles. On ne peut rien ajouter aux sentimens avec lesquels je serai toujours, mon très cher Père, votre très humble & obéissant serviteur. (Fonds de Languedoc, t. i83, lettre 366.)

iSy. — M. de Montferrier au même.

A Montpellier, le 28'" février 1746. — Vôtre mémoire, mon très révérend Père, a été lu aux Estats & très approuvé. On a délibéré en conséquence de vous charger de faire le volume contenant tout ce que vous avés proposé; ainsi vous pouvés mettre la main à l'œuvre.

A l'égard du mémoire du sieur Vincens, Mgr l'archevêque n'a pas jugé à propos d'en parler cette année ; nous verrons de le rendre contant l'année prochaine , & vous pouvés l'assurer qu'il ne tiendra pas à moy qu'il ne le soit. (Fonds de Languedoc, t- 187, fol. 241.)

i38. — M. de Joubert au même.

A Montpellier, le 16" mars 1746. — Je n'ay pas douté, mon révérend Père, que M. l'archevêque de Narbonne & M. de Montferrier ne vous eussent informé de la résolution des Etats sur le contenu du mémoire dont la lecture leur a été faite. On a reçu avec applaudissemens le projet que vous y donnés d'un sixième volume, & je ne vois personne qui ne soit bien aise que vous soyés en état de continuer à travailler utilement pour la Province, quoiqu'il eût été naturel à cette occasion de vous assurer la pension de mil livres qu'on vous paye toutes les années ; vous ne devés pas cependant en avoir la moindre peine, & il n'y a personne dans les Etats qui puisse penser autrement sur cette légère marque de reconnoissance. Vous devés donc être pleinement tranquille & continuer le travail que vous avés commencé, en observant néanmoins de ménager vôtre santé, dont vos amis & les gens de lettres connoissent tout le prix. La continuation du travail a été cause qu'on n'a point parlé du mémoire de l'imprimeur; je crois sa demande juste & nous en parlerons à Paris pendant le séjour que j'y ferai. Je compte de partir le 22 de ce mois, mais je n'arriverai que vers le dimanche des Rameaux.

P. S. — Je joins à cette lettre le certificat que vous m'avez demandé pour justifier que vous êtes compris dans le comptereau pour la somme de 1000 livres.

Je porterai tous les mémoires que je pourrai ramasser au sujet du Canal de communication des mers, mais je crois que vous ferés fort bien de vous adresser d'avance à Messieurs de Riquet qui pourront vous donner quelque chose de suivi. Il faudra parler en même tems du port de Cette, qui est lié nécessairement au grand ouvrage, et du canal des Etangs qui assure la communication de Cette au Rhône. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 354-355.)

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