‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 21 sur 553 · Le même à dom Devic £< à dom Va'issete · texte numérisé non relu

Le même à dom Devic £< à dom Va'issete

A Narbonne le 4 de mars 1716. — Vostre lettre, mes révérends, en datte du 16 du mois dernier m'a fait d'autant plus de plaisir quelle m'apprend non seulement que vous continués à travailler avec application à la recherche des titres anciens pour nostre Histoire du Languedoc (en quoy je suis persuadé que vous ne vous ralentisses pas), mais aussi que vous avés trouvé dans les Bibliothèques de M. Colbert" & de M. dé Mes ' un nombre très considérable de pièces très utiles à nostre dessein &que vous espérés d'y en découvrir encore de nouvelles aussy bien que dans la Bibliothèque du Roy.

Sur quoy je vous diray que vous ne sauriés profiter avec trop de soin & de diligence de la facilité que vous avés à visiter ces Bibliothèques, où je suis persuadé que vous trouvères un trésor presque inépuisable, dont la raison en est évidente, étant certain quil y a quarante ans que M. Colbert fit faire, par ordre du Roy, une recherche exacte de tous les titres qui peuvent se trouver en Languedoc', dans les archives des évêchés, abbayes & toute sorte de communautés ecclésiastiques, séculières & régulières'.

Ainsy on peut supposer avec raison que les pièces les plus curieuses pour l'histoire de notre Province furent portées alors à Paris, d'où elles ne sont jamais revenues entre les mains de ceux à qui elles avoient appartenu.

De là je conclus quil est à propos que sans interruption vous continuiés vos recher-

' M. Charles le Goux de la Berchère. appartenaient à cette abbaye. — Voir p. iiS*,

' Voir, an sujet de cette bibliothèque, ci-dessiis note 3.

p. 12.')*, 8c ihid. note i. ''Ce travail de recherches, exécuté par M. Doat,

' M. le duc de Coislin, évéqiie de Metz. Ses li- président de la chambre des comptes de Navarre,

Très provenant du chancelier Ségiiier & déposés a produit 2.58 volumes de copie, qui font aujour-

par ce prélat à Saint-Germain des Prés, sont venus d'hui partie des riches collections de la biblio-

enrichir la bibliothèque nationale, avec ceux qui thèque nationale. — Voir p. 120*, note 2,

ches à Paris, & quand vous n'y trouvères plus d'occupation (ce qui n'arrivera pas de plusieurs années), il sera pour lors assés tems de vous transporter en Languedoc, pour y consulter les originaux & les confronter avec vos copies, semblablement faire dessiner les sceaux, les tombeaux & les autres monumens de l'antiquité qui le mériteront. Je suis avec toute l'estime possible, mes Révérends Pères, entièrement à vous. (Fonds de Languedoc, t. i85, fol. 3 & 4.)

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