‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 238 sur 553 · V. — Droit italique · texte numérisé non relu

V. — Droit italique

Le droit italique, quoique moins favorable que le latin, avoit assez de rapport avec ce dernier. Les Pv.omains en accordèrent l'usage à tous les peuples d'Italie dont le pays ne fut pas réduit en province. Ils l'étendirent ensuite Si le communiq^uèrent à quelques villes des provinces, comme à celles de Vienne dans la Narbonnoise 8t de Lyon.

VL — Droit provincial.

Le droit provincial étoit celui dont usoient les peuples des pays réduits en province, conformément à leurs traités avec les Romains dans le temps de leur soumission, 8t à la manière dont ils avoient été assujettis. Ce droit étoit plus onéreux que l'italique, en ce que les peuples d'Italie qui jouissoient de ce dernier se gouvernoient librement, quoique stipendiaires , & que les autres n'avoient d'autres lois ni d'autres magistrats que ceux que leur donnoient leurs vainqueurs, 8c qu'ils étoient, soit pour l'administration de la justice, soit pour le gouvernement politique, entièrement soumis aux ordres des proconsuls ou des préteurs qui étoient envoyés pour les gouverner. Ils obéissoient aussi pour les finances aux questeurs, ou surintendans de la recette des tributs, qui furent assis dans la Narbonnoise sur les terres, comme l'on verra ailleurs.

L'empereur Antonin Caracalla abolit tous ces différens droits par une constitution qui donnoit à tous les ingénus, ou personnes nées de parens libres, le privilège & le droit de citoyens romains. Ce droit de bourgeoisie romaine fut encore étendu dans la suite indiftéremment à toute sorte de personnes libres, ce qui rendit l'usage du droit romain presque universel dans l'Empire. Il y en a même qui font cette constitution plus ancienne Si qui l'attribuent à l'empereur Marc Aurèle^. Quoi qu'il en soit, ce droit devoit être déjà

' Voir au tome II, la Vote CXIIl. • Voir Tillemont, art. 18. sur Marc Aurcle,

• Pline, 1. 3, n. 5.

An de Rome

^^T^Tr^ '°^ HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. II.

auparavant fort commun dans la province Narb'onnoise, à cause du grand nombre de colonies romaines qui y furent établies, ou des villes qui avoient le privilège du droit latin avant le règne de ces princes.

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