‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 265 sur 553 · tome io3. trois ans · texte numérisé non relu

tome io3. trois ans

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rageus. & fort expérimenté, qui avoit déjà donné des marques de sa prudence & de sa sagesse durant la conjuration de Catilina. La réputation de probité 8i de modération de ce gouverneur prévint d'abord les peuples en sa faveur, 8c sa présence calma les esprits pour un temps; mais ce calme fut troublé bientôt après par la révolte des AUobroges, qui éclata enfin ouvertement. Ces peuples, t'1',p''l3' '■^'-"^^ ^^^ dispositions à se soulever avoient été plutôt assoupies qu'entièrement éteintes, animés par Catugnat, leur chef, qui avoit des liaisons secrètes avec les conjurés, se mirent en armes 8c désolèrent la Province par leurs courses.

Sur l'avis de ces nouveaux mouvemens, Pontinius détacha Manlius Lentinus, l'un de ses lieutenans, avec un corps de troupes pour l'opposer aux rebelles 8c arrêter leurs incursions. Il le suivit lui-même de près avec le reste de son armée 8c se campa de manière à pouvoir lui fournir du secours dans le besoin. Lentinus, s'étant avancé dans le pays des AUobroges, alla attaquer une de leurs villes appelée Ventia (Oucvtia) par Dion , qu'on ' croit être le château de Vinai sur l'Isère, dans le diocèse de Grenoble. Au bruit des approches de ce général romain il se répandit une si grande terreur parmi les AUobroges, que Catugnat, qui s'étoit avancé avec une partie des révoltés, prit le parti de s'éloigner 8c de prendre la fuite 5 ce qui obligea les autres à demander la paix.

Lentinus ne fut pas longtemps sans s'apercevoir que la demande que ces derniers faisoient de la paix étoit moins une marque de leur soumission que de leur foiblesse 8c de la nécessité de gagner du temps pour recevoir du secours. En effet, peu de temps après, les peuples de la campagne s'étant rassemblés vinrent en foule au château de Ventia dont ils s'emparèrent. Lentinus, après avoir été forcé d'abandonner ce poste, 8c avoir fait cependant le dégât dans tout le pays, alla camper sur les bords de l'Isère. D'un autre côté, Catugnat, averti de la retraite des troupes romaines, s'approcha de cette rivière &c.fit si bien par ses intrigues 8c ses discours, qu'ayant persuadé aux peuples voisins de joindre leurs armes aux siennes, il entreprit de la passer. Lentinus n'osa s'y opposer ouvertement, parce qu'il voyoit d'un côté que la partie n'étoit pas égale, l'armée des AUobroges étant beaucoup plus nombreuse que la sienne, 8c que de l'autre il craignoit qu'en abandonnant son camp les peuples du pays ne s'en emparassent, 8c qu'ils ne le prissent en queue, tandis qu'il combattroit de front contre les troupes qui passeroient l'Isère; il se contenta de se mettre en embuscade dans une forêt voisine, d'où il harcela ces troupes à mesure qu'elles passoient. Celles-ci lui dressèrent des embûches à leur tour 8c, ayant lleint de prendre la fuite, l'attirèrent insensiblement du côté de Catugnat, qui fondit alors brusquement sur lui 8c l'auroit entièrement défait, si un orage qui s'éleva tout à coup n'eût fait cesser le combat 8c n'eût enfin dérobé les Romains à ses poursuites.

Catugnat, après avoir passé l'Isère, s'étendit à son gré dans le pays des AUobroges; il s'éloigna cependant du camp de Lentinus, ce qui donna lieu

' Adrien de Valois, Notitia Gallïarum, p bzi).

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' An de Rome

à ce dernier de s'avancer dans le pays & de désoler la campagne 5 il assiégea même la ville de Ventia, qu'il emporta de force. Pontinius, qui en tut averti, se voyant maître de ce poste important, se mit en état de terminer au plus tôt cette guerre St les troubles qu'elle causoit dans la Province. Dans cette vue, il fit passer le Rhône à L. Marius &à Sergius Galba, ses lieutenans, avec ordre de se rendre dans le pays des Allobroges & de joindre Lentinus. Ces deux généraux, à leur arrivée dans ce pays, commencèrent d'abord par faire le dégât Se assiégèrent ensuite le château de Solonïum, situé sur les bords de l'Isère, qu'ils emportèrent, malgré les efforts des Gaulois qui s'étoient assemblés en grand nombre pour s'y opposer, & qui furent entièrement défaits. Ils tentèrent ensuite de s'emparer de la ville qui portoit le même nom, & comme elle n'étoit bâtie que de bois, ainsi que les autres villes des Gaules, ils y mirent le feu pour s'en rendre plus aisément les maîtres; mais Catugnat, qui survint dans le même temps avec un renfort considérable de troupes, fit arrêter l'incendie 81 empêcha les troupes romaines de s'en emparer.

Sur ces entrefaites, Pontinius étant arrivé avec toute son armée pour soutenir ses lieutenans, attaqua brusquement Catugnat dans son camp & le serra de si près, que celui-ci, se voyant hors d'état de résister, l'abandonna à la discrétion de ce général qui fit prisonniers de guerre tous les Allobroges qu'il y trouva. Par cette victoire ce gouverneur de la Province termina enfin ', la troisième année de son gouvernement, une guerre qui pouvoit avoir des suites fâcheuses & rassura la République contre les inquiétudes qu'elle commençoit de lui causer. Pontinius pacifia ensuite aisément le reste du pays; 81 content

d'avoir puni les rebelles, il tint une conduite très-sage & très-modérée à l'égard KJoiigin. ' , , ° fc» i. [, p. S4.

de tous les autres, en sorte que la douceur de son gouvernement ne contribua

pas peu à maintenir la paix & le bon ordre dans le pays. Le temps de son

gouvernement étant expiré, il se rendit à Rome, où pour récompense de ses

victoires, il demanda les honneurs du triomphe : sa demande, quoique juste,

fut cependant traversée, 8c ce ne fut que cinq ans après, au mois de décembre

de l'an 699 de Rome, qu'il obtint enfin ce qu'il souhaitoit, malgré l'opposition

de ses ennemis.

LXII. — Efforts des Helvétiens pour pénétrer dans la Province.

Le consul Q. Caecilius Métellus Celer fut nommé à sa place gouverneur de la Province romaine ou Gaule Transalpine, 8<. L. Afranius, son collègue, obtint en même temps le gouvernement de la Gaule Cisalpine. La République décerna ces provinces à ces deux consuls à cause des mouvemens de quelques peuples voisins^ 81 de l'appréhension où on étoit à Rome qu'il ne s'y élevât enfin une guerre ouverte. En effet, outre la révolte des Allobroges &

' Pighi, t. 3, p. 345 & 35 1. — Marmara Capi- Bcllo Gallico, 1. i, n. 35, — Salluste, de Bcllo toi. apud eumiem, p. 40 i & seq. Catil. p. 90 & seq. & p. 3oo. — Pline, 1. 2, c. 67.

' Cicéron, 1. 1 ad Atticum, Ep. 19. — César, dt: — Pighi , t. 3, p. 352 & 355.

An de Home

An de Rome

les mauvaises dispositions des peuples, les Helvétiens, voisins de ces provinces, menaçoient d'y faire une irruption, & particulièrement dans la Gaule Transalpine, & d'attaquer les Eduens, alliés des Romains, conjointement avec quelques autres peuples des Gaules. Le sénat, pour prévenir ces troubles, ordonna que le consul qui auroit le gouvernement de la Gaule Transalpine prendroit la défense des Éduens & de leurs autres alliés, s'ils étoient inquiétés par les Gaulois, & qu'on lèveroit incessamment pour cela des troupes. Pour détourner cependant les peuples des Gaules de s'unir avec les Helvétiens, il leur envoya en ambassade C. Métellus Créticus, L. Flaccus & Lentulus : ces envoyés ayant trouvé que les Gaulois étoient assez disposés à la paix & que, d'ailleurs, les victoires de Pontinius avoient remis le calme dans la Province An de Rome ^ 1^^^ la tcrreur chez tous les peuples voisins, Métellus Celer ne se rendit

695 dans son gouvernement qu'après la fin de l'année de son consulat, Sice ne fut par conséquent qu'avec l'autorité de proconsul'.

César, qui étoit alors consul avec Bibulus, s'empara de la principale autorité dans la République, ce qui fit qu'il obtint aisément^ du peuple romain le gouvernement de la Gaule & de l'Illyrie, avec le commandement de trois légions pour cinq années qui ne dévoient commencer qu'après celle de son consulat. Il se fit donner ensuite par le sénat une quatrième légion avec le gouvernement de la Gaule Transalpine ou Province romaine, où les nouveaux

696 mouvemensdes Helvétiens lui donnèrent occasion bientôt après de signaler sa valeur.

Ces derniers peuples, sollicités depuis trois ans par Orgétorix, un des principaux d'entre eux, résolurent 3 enfin de quitter leur pays & d'aller s'établir dans l'intérieur des Gaules. Pour s'ôter toute espérance de retour, ils mirent le feu à leurs habitations, persuadés qu'il leur seroit d'autant plus aisé de s'ouvrir un chemin par la Province romaine, qu'ils comptoient que les Allobroges, leurs voisins, mécontens des Romains, leur laisseroient la liberté du passage. Ils avoient déjà fixé le jour de leur départ au 26 de mars de l'an 696 de Rome, quand César, qui avoit déjà obtenu le gouvernement de la Province romaine, averti de leur dessein, partit incessamment de Rome & arriva en huit jours à Genève, ville frontière de la même province de ce côté-là. A son arrivée, il fit rompre le pont qui étoit sur le Rhône, & appela auprès de lui la seule légion qui étoit dans le pays, en attendant que les nouvelles troupes, dont il ordonna la levée dans la Province, fussent en état de le joindre. Les Helvétiens, surpris de la diligence de César & des préparatifs qu'il faisoit contre eux, lui envoyèrent d'abord des députés pour lui demander la liberté du passage; mais ce général, qui vouloit les amuser pour avoir le loisir d'assembler une armée, remit à leur faire réponse au i3 d'avril suivant.

Pendant ce temps-là, il fit élever depuis le lac Léman ou de Genève jusqu'au

' Q. Métellus Celer resta à Rome & se contenta ' Suétone, 1. i, p. 4. — Phuarque, in Pompeio.

d'envoyer dans la Province des légats pour l'admi- ■* César, de Bello Galîico, 1. i. — T. Live, Epi-

nistrer en son nom. ■ tome io3. — Dion, 1. 38, p. 79.

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mont Jura un mur de dix-neuf milles de long, qu'il fit fortifier d'un fossé Se de plusieurs autres ouvrages, & où il mit de bonnes troupes pour disputer le passage aux Helvétiens, en cas qu'ils voulussent le forcer. Il leur fit dire ensuite, au jour marqué, qu'il ne pouvoit leur permettre le passage qu'ils demandoient. Sur ce refus, ces peuples tentèrent de passer le Rhône partie à gué & partie sur des bateaux qu'ils avoient rassemblés; mais ayant été vivement repoussés par les troupes romaines, ils se retirèrent 8c prirent leur route par le pays des Séquanois &t des Éduens, dans le dessein de se rendre dans celui des Santons ^^•°"ë"' ou Saintongeois, où ils avoient résolu de s'établir.

La proximité du pays des Saintongeois de celui des Toulousains fit appréhender à César que si les Helvétiens, naturellement belliqueux & qui ne cherchoient qu'à s'étendre, devenoient une fois maîtres de la Saintonge, ils ne portassent ensuite leurs armes dans la Province, dont l'entrée étoit d'autant plus aisée de ce côté-là, que le pays étoit entièrement découvert. La crainte qu'il eut que ces peuples ne s'emparassent un jour de la ville de Toulouse, lui fit prendre la résolution de s'opposer de toutes ses forces à leur marche. Pour se mettre en état de les attaquer avec succès, il alla aussitôt chercher du secours en Italie, d'où il amena cinq légions. Il passa ensuite le Rhône avec son armée, entra dans le pays des Ségusiens' qu'on appelle aujourd'hui le Forez, & marcha avec tant de diligence, qu'après avoir atteint les Helvétiens, vers la Saône, Scies avoir battus en deux différens combats, il les obligea enfin, après des pertes considérables, de retourner dans leurs anciennes demeures.

LXIII. — Peuples de la Province au service de César, — Valérius Procillus,

prince des Helviens.

L'armée victorieuse de César étoit composée non-seulement des cinq légions dont nous venons de parler, mais aussi de plusieurs troupes auxiliaires des Gaules 8c surtout d'un corps de cavalerie du même pays. Entre ces Gaulois^, un des plus illustres étoit C. Valérius Procillus, l'un des chefs ou princes des peuples du Vivarais ou Helviens : il étoit fils de C. Valérius Caburus, prince de la même nation, à qui C. Valérius Flaccus avoit donné son nom, avec le droit de bourgeoisie romaine, en récompense de sa fidélité 8c de son attachement à la République. Valérius Procillus étoit un jeune homme dont les rares qualités donnoient de grandes espérances : sa sagesse, sa valeur, son zèle &i son attachement à la République lui méritèrent l'estime 8c la confiance de César, à qui il servoit de conseil dans les affaires importantes, 8c d'interprète dans ses négociations avec les différens peuples des Gaules; il avoit un frère

' M. A. Bernard a démontré, dans un très-inté- on devait. dire les Ségusiaves, & non les Ségusiens.

ressant mémoire, que le nom de ce peuple, qui C'est une correction à faire dans les nouvelles édi-

avait Feurs (/'oruj) pour capitale, était écrit Scgu- tions de Jules César. (E. M.)

ùavi dans les inscriptions, & que, par conséquent, ' César, de Btllo Gallico, 1. i, n. ip & 49.

An de Rome

qui portoit le nom de Valérius Donataurus ', dont nous aurons occasion de parler dans la suite.

César, après avoir obligé les Helvétiens de reprendre le chemin de leurs anciennes demeures, tourna ses armes contre Arioviste, prince germain qui avoit envahi le pays des Séquanois, Stqui donnoit de l'inquiétude aux Éduens, alliés de la République. César signala ^^ les deux premières années de son gouvernement dans les Gaules par la victoire qu'il remporta sur ce prince & par An de Rome l'entière réduction des peuples de la Belgique. Il employa ensuite la troisième

698 à soumettre les Celtes, qui s'étendoient depuis la Garonne jusqu'à la Seine, & parmi lesquels on comprenoit les peuples de Querci , de Rouergue, d'Albigeois, de Gévaudan & de Vêlai. Pour vaincre plus aisément ces peuples Si empêcher les Aquitains, dont les Romains avoient autrefois éprouvé la valeur, de se joindre à eux, il détacha P. Crassus avec douze cohortes & un gros de cavalerie, avec ordre d'aller faire diversion en Aquitaine, renfermée dans ce temps-là entre la Garonne, les Pyrénées & l'Océan.

Le premier soin de Crassus fut de pourvoir à la subsistance de ce détachement. Ne se voyant pas encore assez fort contre des peuples aussi formidables que les Aquitains, il demanda un renfort de troupes auxiliaires aux principales villes de la Province. Celles de Narbonne, de Toulouse & de Carcassonne signalèrent, dans cette occasion, leur zèle pour le service de la République & donnèrent à Crassus leurs plus braves citoyens [multis vlris fortibus). Ce fut avec ce secours, qui consistoit la plupart en cavalerie, que ce lieutenant de César alla attaquer les Sotiates & les soumit enfin avec Adcantuan leur prince. On place différemment le pays où habitoient ces peuples, parce qu'il y a plusieurs lieux en Gascogne qui portent le nom de Sos, nom qui peut avoir quelque analogie avec celui de Sotiates. Selon l'opinion la plus commune, ces peuples habitoient la partie du diocèse d'Auch qui est limitrophe du Bazadois; on pourroit aussi l'entendre de ceux du Conserans, parce qu'en effet le lieu qu'on appelle Vic-de-Sos, dans le comté de Foix & sur les limites du Toulousain & du Conserans vers l'Espagne, peut ou avoir tiré son nom de ces peuples Sotiates, ou le leur avoir donné ^. Quoi qu'il en soit, leur soumission fut suivie de celle de la plupart des autres peuples d'Aquitaine, en sorte que, par w°"86' "^^^ expédition, Crassus facilita à César la conquête de la Celtique & le mit en état de porter sans obstacle ses armes victorieuses jusqu'au delà du Rhin ~ TZ & dans l'île de Bretagne'*.

An de Rome o

699 A la fin de sa quatrième campagne dans les Gaules, César alla passer l'hiver

' césar, de Bello Gallico, 1. 7. Dépôt de la Guerre, par la Commission de I3

' Ibid. 1. 1, 2 & 3. Topographie des Gaules; 1864.

' C'est aux environs de Sos, sur la Gélise (ar- ■* Consulter, sur la conquête des Gaules par Cé-

rondisseraent de Nérac), entre les Elusates & les sar, la traduction des Commentaires de César, ac-

Vasatenses , que la CommisM^ïfh de l^ï^opographie ' compagnée de Notes topographiques & militaires,

des Gaules a placé lei' Sotiates'. Voir la Carre de la Stsuivied'un index topographique & géographique

Gaule sous le proconsulat de César, dressée à l'aide très-détarllé, par A. Bertrand & le général Creuly j

des documents géographiques & toptfgraphiques du Paris. Didier. 186,') & 1866. 2 vol. in-8.

An de Rome

An de Rome

en Italie, selon sa coutume, & obtint à Rome la prorogation de sa charge de gouverneur des Gaules pour les cinq années suivantes^l fit lever ' alors à ses dépens, dans la Gaule Transalpine, une légion composée de seuls C^ulois, à laquelle il donna le nom à'Alauda, qui en langue celtique signifie alouette. Il forma cette légion suivant la discipline militaire des Pv.omains, car les Gaulois, qui jusqu'alors avoient toujours servi dans les armées romaines comme troupes auxiliaires, combattoient d'une manière particulière. Pour distinguer cette légion des autres & l'attacher plus fortement au service de la République, César la favorisa beaucoup dans toutes les occasions & fit donner à tous les soldats ou alaudes qui la composoient le droit de bourgeoisie romaine. Marc- Antoine se servit utilement dans la suite de cette légion d'où il tira un nombre de soldats pour former une décurie de juges.

César, à son retour d'Italie dans les Gaules, au commencement de la campagne suivante, employa le reste de l'année 700 de Rome à achever de sou- 700 mettre l'île de Bretagne & à réduire quelques peuples de la Belgique qui s'étoient révoltés. L'année d'après, il tourna ses armes contre ceux de la Gaule An de Rome 8<. de la Germanie, qu'Ambiorix avoit fait soulever, & après avoir enfin rétabli 7°' la tranquillité par ses soins autant que par la prospérité de ses armes, il tint à Reims l'assemblée générale des Gaules, qu'il avoit coutume de convoquer tous les ans, 8c partit ensuite pour l'Italie.

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