‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 285 sur 553 · j, 22. les Romains · texte numérisé non relu

j, 22. les Romains

An I 01

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. III. So? — -

' An I 17

XXIV. — Inscription à l'honneur d'Adrien. — Voyage de ce prince dans la

Narhonnoise.

Trajan étant mort après un règne des plus glorieux, Adrien, que sa femme Plotine lui avoit fait adopter, à ce qu'on croit, lui succéda. Ce dernier empereur se fit aimer des peuples autant par sa modération que par ses bienfaits. Selon une ancienne inscription, les nautonniers du Rhône, voulant donner ■ une marque publique de leur affection & de leur respect envers ce prince, lui firent élever un monument, la troisième année de son consulat & de sa y^„ ,, puissance tribunitienne. On voit' encore cette inscription à Tournon, ville du Vivarais, située sur le rivage du Rhône. L'année suivante fut remarquable par le consulat de T. Aurélius Fulvius, qu'on croit être l'empereur Antonin ÂrTiTô" Pie, originaire de Nimes, dont nous aurons bientôt occasion de parler. Adrien passa ^ presque tout le temps de son règne à parcourir les provinces de l'Empire, ce qui fut très-avantageux aux peuples, dont il s'attira l'affection par ses libéralités Se surtout par le soin qu'il prit de régler la police Si le gouvernement.

Les provinces des Gaules furent des premières que ce prince honora de sa présence & qu'il combla de ses bienfaits : il donna entre autres à la Narhonnoise des marques particulières de ses bontés, par le soin qu'il prit d'embellir cette province de divers édifices publics, 6c surtout par la basilique^ ou le palais superbe qu'il fit construire à Nimes à l'honneur de Plotine, veuve de 7 Trajan, monument également digne de la magnificence de cet empereur 8c de sa reconnoissance envers cette princesse, à qui il étoit redevable de l'empire. Comme Plotine étoit encore en vie'* lorsque cette basilique lui fut dédiée, ,^J- ""^'sl^"nous avons lieu de croire, contre le sentiment de quelques^ modernes, que le temple qu'Adrien lui fit élever, au rapport de^ Dion, est différent de cette basilique, puisque, selon le même historien, il ne fut bâti qu'après la mort de cette princesse. Le temps a tellement détruit cet édifice de Nimes, qu'il n'en reste aujourd'hui aucun vestige qui puisse nous faire connoître le lieu de son emplacement. Plusieurs modernes ont donné à la vérité leurs conjectures là-dessus, mais elles sont si incertaines qu'on ne peut en adopter aucune. Nous suivrions volontiers une inscription trouvée à Aix, qui marque quelques circonstances de la dédicace de cette basilique, si elle n'étoit'^ soupçonnée de faux par d'habiles critiques.

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