‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 33 sur 553 · Le même nu même · texte numérisé non relu

Le même nu même

De Narbonne, le àV mars 1722. — [Dom Devic ayant fait une chute qui pouvait "tre fort dangereuse, & dont il fut quitte pour de simples contusions, le prélat lui écrit )0ur lui témoigner sa sollicitude & lui dire qu'il regarde comme un miracle qu'il n'ait 3as été écrasé.] (Fonds de Languedoc, t. 182, fol. 72.)

18. — i\l. de Jotibert, syndic-général de la Province, au même.

A Nismes, le 22' janvier 1723. — iMon révérend Père, je suis très sensible aux marques que vous voulés bien me donner de votre souvenir & de votre amitié & aux souhaits obligeans que vous me faites sur le commencement de la nouvelle année. M. l'archevêque de Narbonne m'a chargé de vous écri#e de sa part qu'il consent avec plaisir que vous fassiés imprimer aux frais & dépens de la Province votre Abrégé de l'Histoire des Goths par rapport au Languedoc' , & vous prie de lui en envoler au plus tost quelques exemplaires. Ce sera à vous & à votre collègue à décider du tems de votre départ pour venir en Province, & M. l'archevêque donnera incessamment ses ordres à M. Bonnier\ pour vous faire compter par son caissier à Paris l'argent nécessaire pour les frais de votre voiage.

Je vous remercie de votre attention à me faire part des nouvelles de Paris & de celles que vous recevés de Rome. Je tacherai en toute occasion de vous témoigner toute l'estime & le parfait attachement avec lequel je suis, mon Révérend Père, votre très humble & très obéissant serviteur.

P. S. Agréés que je remercie ici le R. P. Vaissette de l'honneur de son souvenir & que je l'assure de mon respect.

M. l'archevêque n'a rien voulu fixer pour la somme qui doit vous être paiée pour votre voiage; ainsi vous vous taxerés vous même & on vous donnera tout ce que vous demanderés''. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 177.)

19. — Dom Vaissete à M. Fieu-^et de las Tours, conseiller procureur du Roy du pays d'Albigeois, à Gaillac, en Albigeois.

Monsieur, après avoir réfléchi sur la proposition que vous me faittes au sujet du privilège de l'entrée du vin de votre communauté de Gaillac, je ne sçaurois vous donner

' Ce projet est le même, sans doute, que le n. 8 ' Le caissier de la bourse des Etats, à Paris,

de nos Pièces juitificatives, z* série. ■* Une lettre du même M. Joubert à dora Devic,

' Cet ouvrage du P. Devic ne nous est connu en date du lo mars suivant (même volume, n. 178),

que par cette lettre; non-seulement il n'a jamais nous apprend que la somme allouée pour le voyage

paru, mais il ne s'en trouve pas de trace dans les des deux religieux par l'archevêque de Narbonne

papiers provenant de l'abbaye de Saint-Germain fut de mille livres pour aller & autant pour le

des Prés. Il est à présumer qu'il n'a jamais existé retour. — Voir la Délibération des Etats, du lundi

qu'en projet. ii février 1724. Pièces justificatives, i"" série, n. 9.

întrod.

un meilleur conseil que celuy de vous addresser à un de M" nos syndics-généraux de la Province pour le prier d'épouser vos intérêts, après que vous leur aurés exposé les justes motifs qui vous engagent à demander le renouvellement de ce privilège & de quelle conséquence il est pour le débit de vos vins & par conséquent pour la communauté d'exclure l'entrée de tous les étrangers. Je suis persuadé que ces messieurs ne feront aucune difficulté d'agir pour vous à leur nom, soit icy pour obtenir par un arrêt du Conseil, ou de toute autre manière la confirmation de ce privilège, soit auprès des Etats prochains, pour leur faire prendre vos intérêts & en faire charger un article du cahier. Vous pourries aussi agir auprès de M. de Narbonne & de M' l'intendant pour leur demander leur protection, & si l'un ou l'autre vous l'accordent comme il paroit juste & raisonnable, vous aurez toute la facilité du monde d'obtenir icy ce que vous demandés, au lieu que vous risqués fort d'être refusés par toute autre voye. Ainsi je n'ay voulu rien bazarder & je n'ay fait là-dessus aucune tentative, jusqu'à ce qu'on voye si l'expédient que je vous suggère pourra réussir. Je vous conseille donc d'écrire à M. Dodard de Boyer, sindic de la séneschaussée de Toulouse, qui a le diocèse d'Alby dans son département; vous lui exposerés vos raisons & le prières fortement de prendre votre fait & cause soit au parlement de Toulouse, s'il le juge à propos, ou plustôt, pour abréger, auprès du Roy pour vous obtenir un renouvellement de privilège, sans lequel votre communauté va se voir entièrenientj-uinée. J'ay vu icy M" les sindics prendre fait & cause pour des choses de bien moindre importance, & si votre diocèse étoit dans le département de M. Joubert, je me ferois fort de le faire intervenir en vôtre faveur. Si vous voulés cependant, je luy écrirai, si vous le jugés à propos, pour le prier d'agir auprès de son collègue, afin qu'il vous donne ses secours & ses conseils, & j'appuierai vos demandes, quand il sera tems, auprès de M. l'archevêque de Narbonne; si par les mouvemens que vous vous donnerés vous engagés la Province à prendre vos intérêts, votre affaire est immanquable, au lieu que si vous agisses sans son aveu vous pourries bien n'être pas écoutés. Mais surtout tachés de mettre M. l'intendant de vôtre coté, en luy faisant comprendre qu'il s'agit des droits du Roy par la sortie de vos vins dont les étrangers ne voudront plus, dès qu'ils leur seront suspects par le mélange d'iceux d'un autre crû. Si vous n'êtes pas extrêmement pressés & que vous puissiés faire différer le jugement du Parlement de Toulouse, j'agirai de mon mieux auprès des puissances quand je serai en province, cet été prochain, comme je l'espère; écrives toujours & prévenés-les. Mais quand même un arrêt du Parlement de Toulouse vous seroit contraire, on sera toujours à tems d'agir icy pour obtenir ce renouvellement de privilège. Voilà ce que j'ay cru vous devoir mander traitant cette affaire.

Je vous remercie de nouveau des soins que vous vous êtes donné pour l'affaire que je vous avois recommandé. Si elle ne peut réussir ne vous fatigués pas d'avantage, je m'en déchargerai auprès de ceux qui m'en avoient prié.

Si M. Gélis vient icy & que j'y sois encore je ne manquerai pas à vôtre recommandation de luy faire le plaisir que je pourray. Je vous prie de faire mes complimens à toutes nos familles & en particulier à ma très chère mère. Vous pourrés dire à M. de Caumon que son fils ' est toujours en parfaite santé & qu'on est très content de luy. Je le laisserai icy en bonnes mains. J'ay eu l'honneur de parler il y a quelques jours en sa faveur à monseigneur le cardinal de Noailles; il m'a fait espérer, mais il faut attendre. Je l'instruiray plus particulièrement de tout. Il n'y a rien icy d'intéressant qui mérite de vous être mandé. Le gouvernement est toujours le même & ce sera sans doute

' Lazare de Combettes Caumon, fils d'Antoine, suite théologal & grand vicaire de la cathédrale & neveu & filleul de dom Vaissete, nommé dans la d'Albi , par M. de Castries, archevêque de cetteville.

longtenis. Mer ^e Fréjus' est eu grand crédit & très uni avec S. A. R.' & S. E. monseigneur le premier ministre. L'affaire des trois nouvelles lettres de cachet pour confirmer dans leur exil M. de Villeroy, Noailles & le chancelier est l'affaire qui surprend plus que toutes les autres. Je suis avec sincérité, Monsieur, votre très humble & obéissant serviteur, F. Jos. Vaissete, M. B. — A Paris, le iS' mars 1728. — P. S. Mes respects à Madame votre épouse. (Archives de la mairie de Gaillac (Tarn), cote ij.)

20. — M. de Montferrïer, syndic-général de la Province, à dom Devic.

A Narbonne, le 2^'' mars 1728. — M. de Joubert, ayant écrit, mon très révérend Père, à M. l'archevêque de Narbonne que vous étiés en estât de partir pour le Languedoc avec dom Vaisset & que vous demandiés mille livres pour fournir aux frais de votre voyage, j'ay fait expédier l'ordre que vous trouvères ci joint sur lequel M. Fouquet ne fera aucune difficulté de vous compter cette somme. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 162.)

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