‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 344 sur 553 · épis:. 1. •• liid. 1. 3, epist · texte numérisé non relu

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" Ihid. 1. 9, epist. 3. ' IliiJ. 1. 3, epist. 1.

pour les étendre d'un côté jusques à la Loire, & de l'autre jusques au Rhône. & que c'est dans cette vue qu'ils travailloient à se rendre maîtres de l'Auvergne.

Il paroît que la négociation d'Avitus eut un heureux succès, puisque les ^^ Romains 8i les Visigoths convinrent d'une ' trêve dès le commencement de l'année 474; mais cette trêve à laquelle Sidoine eut beaucoup^ de part, ne fut pas de durée. Les habitans de Clermont, informés par le bruit public des nouveaux préparatifs que taisoient les Visigoths pour entrer en campagne au commencement du printemps, se disposèrent de leur côté à soutenir un second siège. C'est alors que Sidoine, leur évêque, pour détourner ce fléau de Dieu dont ils étoient menacés, institua les rogations dans son diocèse, à l'exemple de saint Mamert de Vienne, auquel il écrivit^ sur ce sujet. Malgré ces saintes précautions, Dieu, soit pour la punition ou pour l'épreuve des Auvergnats, les laissa tomber sous la domination des Visigoths"*.

CI IL — JVidimer, roi d'une partie des Ostrogoths, se joint aux Visigoths

des Gaules.

Les Visigoths s'étant mis en campagne St ayant pénétré dans l'Auvergne 5, y firent de nouveaux ravages dans le temps que l'empereur Glycérius fut dépouillé de la pourpre. Ce prince, dont l'empereur d'Orient n'avoit pas approuvé l'élection, & qui étoit regardé comme un usurpateur, n'avoit pu empêcher* que Widimer, roi d'une partie des Ostrogoths, & oncle du fameux Théodoric, n'entrât en Italie St ne s'y établît. Ce prince barbare étant mort peu de temps après, Widimer, son fils de même nom, lui succéda. Glycérius, qui avoit beaucoup à craindre de ce jeune prince, fit tous ses efforts pour l'engager à quitter l'Italie & à passer dans les Gaules pour se joindre aux Visigoths, ses anciens compatriotes, à l'exemple de Bérémond, dont nous avons parlé ailleurs, 8c il réussit à force de présens Si de sollicitations. Le jeune Widimer passa les Alpes à la tête des Ostrogoths, sur lesquels il régnoit. Se vint s'établir dans le pays occupé par les Visigoths avec lesquels il s'unit. Glycérius ne jouit pas longtemps du fruit de sa politique & de l'éloignement de ces barbares; il fut pris au port de Rome par le patrice Julius Népos, à qui Zenon, empereur d'Orient, avoit donné en mariage une de ses proches parentes, 8<. dépouillé de la pourpre après un règne de quatorze à quinze mois. Népos se fit ensuite proclamer empereur d'Occident, le 24 de juin de l'an 474.

' Sidoine Apollinaire, 1. 5, ep'nt. i 2; I.9, fpùr. 5. qui, à tous les égards, étaient bien moins civilisés

* Tilleraont, art. in & 23 sur S. Sidoine. que les Goihs & dont la domination semble avoir

' Sidoine Apollinaire, 1. -j^epist. 1. été beaucoup plus violente & beaucoup moins

^ C'est à l'arianisme des Visigoths qu'il faut at- régulière. Du reste, cet attachement de Sidoine, en

tribucr cette répugnance des peuples de l'Auvergne particulier, à l'Empire n'a rien d'étonnant j évèque

à subir leur joug. En effet, malgré la tolérance lettré, il partageait les sentiments universels de la

dont Alaric II fit preuve pendant son règne, on classe élevée de cette époque. [A. M.]

sait que les populations catholiques du Midi ac- ' Sidoine Apollinaire, 1. 3, e^jisf. 7 ; 1. 5, f/iùr. 16.

cueillirent avec empressement les Franks de Clovis '' Jornandes, de Rébus Gcticis, c. 56.

An 474 ' '

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