IV. — Puissance d' Euric
Ces victoires consécutives rendirent Euric formidable à toutes les nations. Sidoine, qui fit un voyage à Bordeaux, où ce prince se trouvoit alors, pour obtenir de lui une partie de la succession de sa belle-mère, veuve de l'empereur Avitus, nous le représente toujours occupé ou à régler les affaires de son État, ou à donner des audiences aux ambassadeurs étrangers qui, proternés à ses pieds, lui demandoient les uns son alliance, &( les autres son amitié ou sa protection''. Il met de ce nombre les François, les Saxons, les Bourguignons, les Hérules, les Ostrogoths, les Perses mêmes 81 les Romains. Il paroît qu'Euric eut des démêlés avec presque tous ces peuples Si en particulier avec les Fran-
' Candidius, Hist, 1. 2, apui Photium, cod. 79. ' Jornandès, de Rébus Gelicis , c. 47 & 56. —
— Sidoine Apollinaire, 1. 4, epist. 14. — Grégoire Isidore, Chronicon, p. 719.
de Tours, Hist. 1. 2, c. 27. * Marca Hispanica, c. 70.
' Candidius, ut supra. ' Sidoine Apollinaire, I. 8, rpht. 3 & 9.