M. de Montjh à dom Vaissete
A Gailliac, ce 18' février 1726. — Mon Révérend Père & très-cher cousin, c'est avec bien du regret que je viens par celle-cy vous témoigner la part que je prends à la perte que nous venons de faire de Madame vostre mère, ma tante, que la mort vient de nous enlever depuis peu de jours' ; sa vie ayant esté un tissu de bonnes œuvres & un modelle des vertus les plus parfaites, nous fait croire avec juste raison que le ciel a bien voulu se haster de les récompenser par une mort prétieuse devant le Seigneur; ce qui doibt soulager vostre douleur, calmer nostre tristesse & nous servir aux uns & aux autres de motifs de consolation.
' Voir ce mémoire dans nos Piècei justificatives, ' Le 28 janvier 1726. — Voir aux Pièces justifi-
2' série, n. 10, catives, i ■"*■ série, n. 17.
i86* PIÈCES JUSTIFICATIVES. — CORRESPONDANCE.
Je vous prie recevoir les complimens que mon père & mon espouse vous font sur le mesme sujet & d'estre persuadé que nous serons toujours entièrement dévoués à tout ce qui vous regarde. C'est la grâce que je vous demande & celle de me croire avec tout le respect & l'attachement possibles vostre très humble & très obéissant serviteur. (Fonds Languedoc, t. 187, fol. 75-76.)