‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 448 sur 553 · I-DI-NM- EGICA- RE · texte numérisé non relu

I-DI-NM- EGICA- RE

On lit au milieu du revers le mot Narbo marqué par cinq lettres romaines rangées de la manière suivante, en forme de croix :

avec cette inscription autour :

VVITTIZAN - R

' Gaîlia Christian a, t. 3, p. yri, ^ Lucas Tudensis, 1. 3. — Rodericus Toleianus,

^ BoUnndistes, i i janvier, t. i , p. 470. 1. 3^ c. 1 5 & seq.

* Isidorus Pacensis, p. 1 o. ^ Lucas Tudensis, 1. 3.

^ Le cardinal d'Aguirre, Chronologia, t. i; Con- ^ Isidorus Pacensis, p. 10.

cilijt Hispanica, p. 16. ^ Anton. August. ant'iq. p. 86.

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. VII. ySo

An 701

Cinq ans après, Égica étant mort dans un âge décrépit, Wittiza, son fils, lui succéda' dans tous ses États & fut sacré le i5 du mois de novembre de l'an 701. Ce dernier donna d'abord de grandes espérances à ses peuples par la sagesse de son gouvernement; mais il changea^ bientôt de conduite &, séduit par les flatteurs auxquels il se livra, il se précipita dans toute sorte de vices. Non content d'entraîner ses sujets dans ses désordres par son mauvais exemple, il obligea par des lois publiques les ecclésiastiques de ses États à se marier, ce qui engagea la plupart dans une vie scandaleuse. Wittiza n'eut pas plus d'égard pour les lois de l'État que pour celles de l'Église ; il rappela dans toutes les provinces d'Espagne les juifs que ses prédécesseurs en avoient bannis & leur accorda de grands privilèges.

Une conduite si déréglée fit naître plusieurs factions & excita un grand nombre de mécontens qui résolurent de détrôner ce roi. Comme il craignoit que le duc Théodefred , que le roi Égica son père avoit exilé à Cordoue, & qui, selon quelques historiens 3, étoit fils du roi Reccesvinde, ou selon d'autres"* du roi Chindasvinde, ne lui enlevât la couronne, il lui fit crever les yeux. Il auroit fait subir le même sort à Pelage, fils de Favila, duc de Cantabrie qu'il avoit déjà fait mourir, & neveu par son père du même Théodefred, si, pour le bonheur de l'Espagne, il n'eût échappé à sa colère. On ajoute que pour prévenir les entreprises des factieux Se les empêcher de se fortifier, il eut l'imprudence de faire raser les murailles de la plupart des villes Éd.origin. d'Espagne, ce qui facilita bientôt après aux Sarrasins la conquête de ce royaume; mais un historien' moderne d'Espagne prétend que ce fait est entièrement faux. Quoi qu'il en soit, Wittiza, malgré toutes ses précautions, fut enfin détrôné.

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