L. AURÉLIUS GALLUS, proconsul de la Narbonnaise, p. 3 i
M. AURÉLIUS SCAURUS est vaincu par les Cimbres, p. 166; est de nouveau vaincu par les mêmes peuples, p. 186; fait prisonnier par eux, il cherche à les détourner de passer en Italie; est poignardé par Bolus ou Biorix, un des chefs des Cimbres, p. 187.
AURELIUS, évêque du Vêlai, combat les impostures des faux prophètes qui parcourent le pays; on voit son tombeau dans l'église de Saint-Vosy, au Puy, p. 654.
SS. AURÉLIUS & GEORGE; leurs reliques sont transférées d'Espagne en l'abbaye de Saint-Germain des Prés, p. loyô.
AURÉOLE; ce comte commande les troupes françaises contre les Sarrasins; meurt sur la fin de l'année 809, p. 727.
AUSONE, fameux poëte, est élevé à Toulouse par son oncle iEmilius Magnus, p. 353; Valentinien I lui confie l'éducation de son filsGratien, p. 363; Grntien le fait préfet du prétoire d'Italie & ensuite des Gaules; partage cette préfecture avec son fils Hespère; est encore honoré de la dignité de consul quand Gratien associe à l'empire le grand Théodose, p. 366; revient à la cour qu'il avait abandonnée depuis la mort de Gratien & l'usurpation de Maxime; retiré pendant cette usurpation en Aquitaine, il entretenait un commerce de lettres avec S. Paulin, qui lui devait une partie de son éducation, p. 367.
AUSONE, aujourd'hui Vich, en Catalogne, p. 717; peu de temps après la prise de Girone, cette ville est soumise à la domination française, p. 879; elle est rebâtie & peuplée par Louis, roi d'Aquitaine; elle porte aujourd'hui le nom de Vie ou Vich, p. 904; Aïzon s'en rend maître, p. 969.
— Diocèse d'Ausone; faisait partie de la Marche d'Espagne & du duché de Septimanie après le partage de 817; n'avait pas d'évéque particulier & était sous la juridiction immédiate de l'archevêque de Narbonne, p. 953.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
— Comté d'Ausone ; dépendait do duché de Septimanie, d'après le partage de 8 1 7, p. 953.
AUSSINDE, abbesse d'un monastère de filles, près du château d'Anduze, fait donation d'un village à l'abbaye d'Aniane, p. 95i.
AUSTRAI.D bat les Aquitains & les Gascons du duc Waïfre, p. SSy.
AUSTRASIE; ce royaume, situé au levant de la Neustrie, appartient à Sigebert, p. 589 ; les Austrasiens demandent à S''' Bathilde de leur donner pour roi Childéric, son second fils, p. 707; ils reconnaissent le roi Clovis, qu'Ebroin leur présente en leur annonçant la mort supposée de Thierri, p. 782; Pépin d'Héristal prend le titre de duc d'Austrasie en 680 ; il paraît n'avoir régné que dans les pays situés des deux côtés du Rhin, p. 735; à la mort de Charles Martel, elle est séparée de la Neustrie par les pays situés aux environs de la Meuse & s'étend jusqu'an Rhin, p. 810; doit faire partie de l'héritage de Charles, l'aîné des trois fils de Charlemagne, p. 919.
AUSTRASIE ou FRANCE, p. 1117.
AUSTROVALDE accompagne Didier lorsqu'il va mettre le siège devant Carcassonne, p. 639; reçoit de Contran le duché de Toulouse, vacant par la mort de Didier; est obligé de prendre les armes contre les Gascons, p. 640; se présente devant Carcassonne dont les habitants lui ouvrent les portes & lui prêtent serment de fidélité, p. 646; fut peut-être tué devant Carcassonne, p. 647.
At'TABiATES, peuples de l'Illyrie, vaincus par les Tectosages, p. lï.
AUTBERT, comte d'Avallon, commande un corps de troupes en Bourgogne pour Charles le Chauve,
AUTHARIS, roi des Lombards, demande Clodosvinde en mariage; Childebert préfère l'accorder à Reccarède, p. 643.
AUTUN se déclare pour le tyran Magnence contre Constant, p. 358 ; son diocèse est soumis à Théodebert, roi d'Austrasie, après la défaite de Godomar, p. 575; la ville est prise par Ebroin qui y fait prisonnier l'évéque S. Léger, p. 732; est prise, saccagée & ruinée par les Sarrasins, p. 788.
— Comté d'Autun, dans le royaume de Bourgogne, est du domaine de Pépin, d'après l'acte de partage de 817, p. 952.
AuTUNOis, alliés des Romains, souffrent des incursions des AUobroges & des Auvergnats, p. 75.
Auvergnats, étendue de leur territoire, p. 75; avec les Rouergats & les AUobroges, ils forment la plus grande partie de l'armée de Bituit, p. 76; conservent, après la défaite de Bituit, la liberté de vivre selon leurs lois, p. 80.
AUVERGNE ; est désolée par les Vandales ou Allemans, p. 38 1; avec le Berry c'est le seul pays qui reste aux Romains de ceux qui composaient l'Aquitaine première, p. 487; les Visigoths y font le dégât dans la campagne; les Bretons & les Bourguignons venant pour défendre les Auvergnats font presque autant de dégâts que les Visigoths, p. 489; elle tombe sous la domination des Visigoths, p. 491; depuis le traité passé
entre Euric & Népos , les Visigoths en restent paisibles possesseurs, p. 498; Victorius en prend possession au nom d'Euric; forme la huitième cité ou peuple de l'Aquitaine première soumis aux Visigoths, p. 499; pendant la guerre entre Clovis & Alaric, elle est ravagée par les Bourguignons, p. 537; faisait partie de l'Aquitaine première en 5i 1 , p. 553 ; appartient à Sigebert, p. 587; reconnaît Clovis, protégé par Ebroin, p. 732 ; semble être restée sous l'obéissance de Thierri après que Pépin eut pris le titre de duc d'Aquitaine, p. 735; est ajoutée par Eudes à ses domaines, pp. 746-747; est ravagée par Pépin, p. 833.
— Ses comtes furent ducs ou gouverneurs généraux de l'Aquitaine austrasienne, p. 553. AUVERGNE, capitale du pays auquel elle a donné
son nom, est prise par Pépin, p. 832.
AUXERRE. L'armée de Lothaire & celle de Louis & Charles campent près de cette ville, p. 1026. AUXONIUS , désigné comme évêque d'Albe avant
l'irruption de Chrocus, p. 332.
AVALLON, comté dans le royaume de Bourgogne, qui est du domaine de Pépin, d'après l'acte de partage de 817, p. 952.
AvEiss, maison royale sur le Tarn, p. 1037. Avertissement ou Commentaire du Code théodosiES, daté du 2 février, la vingt-deuxième année du règne d'Alaric dans le royaume de Toulouse, p. 528.
AVIGERNE, un des généraux ostrogoths envoyés en Gaule au secours des Visigoths, p. 541 ; signale sa valeur contre les Bourguignons & les Français, p. 542.
AVIGNON; cette ville est désolée par les Vandales, p. 382; Gondebaud, roi des Bourguignons, y est assiégé par Clovis ; celui-ci lève le siège, p. 520; est, en 5oo, sous la domination de Gondebaud, après avoir passé six ans sous celle des Visigoths, p. 521; est prise par les troupes de Contran sur Sigebert, 8t rendue par Contran à Sigebert, p. 593; est attaquée par Gontran- Boson ; Gondulphe, général de Childebert, le force à en lever le siège, p. 621; est livrée par Mauronte aux Sarrasins, p. 8o3; est assiégée par Charles Martel, emportée d'assaut, livrée au pillage & réduite en cendres; tous les Sarrasins y sont passés au fil de l'épée, p. 8o5. — Diocèse d'Avignon. La partie qui est en deçà du Rhône dépend de la 'Viennoise, p. 343; elle appartient à Lothaire à la suite du partage fait entre les enfants de Louis le Débonnaire, p. 1048.
AVITE, fille de Siagrius, comte d'Albi, p. 667. AVITUS, fils d'Ecdice, se transporte à la cour de Théodoric pour y solliciter le renvoi de Théodore; va servir sous Aëce contre les Français, du côté du Rhin, p. 427; étant préfet des Gaules, vers l'an 439, amène Théodoric à faire la paix avec les Romains, p. 432; décide ce roi visigoth à marcher contre les Huns, p. 441; vivait retiré lorsque Maxime le crée maître de l'une & l'autre milice & le charge de contenir les barbares; en moins de trois mois, il délivre les Gaules des courses des Saxons, des Allemans & des
Français, p. 402; est envoyé au camp des Visigoths pour négocier la paix que Théodoric avait rompue; est bien accueilli & entre avec ce roi à Toulouse, p. 453; apprend les malheurs de Rome & la mort de Maxime, accepte In pourpre, est reconnu par les Visigoths, par la noblesse 8c les troupes romaines des Gaules; suivi du roi Théodoric & de Fndéric, il marche vers les provinces des Gaules qui étaient sous l'obéissance des Romains, se rend à Ugernum , p. 464; est reconnu empereur & salué comme tel, le iS août 455, à Arles; part pour l'Italie, soumet la Pannonie & entre dans Rome; y célèbre son consulat le premier jour de janvier 456; Sidoine Apollinaire prononce son panégyrique; est reconnu empereur d'Occident par Marcien, empereur d'Orient, p. 466; retourne à Arles; Ricimer, son lieutenant, remporte plusieurs victoires sur les Vandales qui infestaient les côtes des Gaules & d'Italie, p. 457; visite les provinces situées le long du Rhin; rentre à Rome, est dépouillé de la pourpre par ordre du sénat, est pris à Plaisance & obligé d'abdiquer l'empire, le 17 mai 406; est tué peu après, p. 457.
AVITUS, parent de Sidoine, est chargé par lui de négocier une trêve entre les Romains & les 'Visigoths ; il y parvient en 474; cette trêve n'a pas de durée, p. 491-
AVITUS, évêqne de Vienne, avait instruit Sigisraond, roi des Bourguignons, dans la foi catholique, p. 56o.
AVOLUS ou AULUS, évêque d'Albe, martyrisé sous les Vandales; sa ville épiscopale est détruite; le siège épiscopal est transporté à Viviers, p. 332.
Avoués; c'étaient des seigneurs séculiers à qui les princes ou fondateurs confiaient la défense ou le soin des affaires des monastères; les religieux leur assignaient une portion de leur mense ; ces défenseurs des églises ou des monastères devinrent les usurpateurs de leurs biens; ces avoués en avaient eux-mêmes d'autres chargés des affaires de moindre importance & qui étaient comme les procureurs des monastères, p. 1002.
Avoués ou abbés laïques; Raimond I, comte de Toulouse, de Rouergue & de Querci, fait hommage à l'abbé de Figeac en cette qualité, p. i 066.
AYMERIC, prétendu père de S. Guillaume, fondateur de l'abbaye de Gellone, n'a jamais possédé le comté de Narbonne, p. 878.
AZAM, gouverneur maure d'Huesca, reconnaît, sur la fin de 799, la souveraineté de Charlemagne, pp. 908, 909.
BABON, duc ou gouverneur de l'Albigeois, frère de
S"' Sigolène, p. 762.
BABYLAS, abbé d'Arles, en Roussillon, p. 987, Bacaudes. Voir Badaudes.
Bacchus, divinité adorée par les peuples de Nimes,
BADDON, épouse de Reccarède, p. 643 ; souscrit au
troisième concile de Tolède, p. 649; si elle est
mère de Liuva II, elle avait épousé Reccarède dès 58 1 , p. 658.
Badera, dans le Toulousain, peut-être Barelles, ou, selon Catel, Baziége, p. 134.
BADON, abbé de Saint-Chaffre , reçoit cette abbaye, libre & indépendante, des mains de Louis le Débonnaire, p. 961.
Bj£BIUS (Q.), envoyé en ambassade à Carthnge par les Romains, p. 46.
Baeterraj Blitîerra Septimanorum, civiîas B'tîerrensïum, nom de la colonie établie à Béziers par les Romains, p. 1 35.
Bagaudes ou Bacaudes, paysans qui, mécontents des injustices & des vexations de leurs gouverneurs, ravageaient les campagnes & attaquaient même les villes, p. 348; après s'être emparés de la Gaule ultérieure ou septentrionale, sont forcés par Aèce de rentrer dans le devoir; leur chef est pris, p. 428.
Bages (étang de), ancien Rubresus, p. 127.
BAHALUC; commande sur les frontières d'Aquitaine pour les Sarrasins, du côté d'Huesca; fait des propositions de paix à Louis, roi d'Aquitaine, p. 903.
BAISIEU; Charles le Chauve y tient une assemblée en 856, p. 1 C73.
BALBIN, empereur, est massacré par les prétoriens, p. 327.
BALDOIN. Voir GALDOUIN.
BALTHES, nom d'une des plus considérables familles parmi les Goths, p. 389.
Baptême des Juifs; la manière de l'administrer est réglée par un des canons du concile d'Agde, p. 53 i .
BARADADE, évêque de Paderborn, est envoyé par Louis le Débonnaire à Lothaire pour l'amener à se réconcilier avec lui, p. 997.
Barbares. Ils envahissent l'Empire romain sous Gailien, p. 341; pendant l'interrègne qui s'écoule entre la mort d'Aurélien & l'élévation de Tacite, divers peuples barbares tentent avec succès une irruption dans les Gaules, passent le Rhin, s'emparent de soixante à soixante-dix villes, & les conservent durant tout le règne de Tacite (six à sept mois); Probus les défait en différents combats & les chasse des provinces dont ils s'étaient emparés en deçà du Rhin, p. 344; leurs fréquentes incursions au delà du Rhin causent la ruine de Trêves & forcent le préfet du prétoire à transporter son siège à Arles, p. 372; envahissent l'Italie, p. 378, & toutes les provinces des Gaules, p. 379; se conforment à la police établie par les Romains & conservent les titres de duc ou de comte aux officiers préposés à l'administration des provinces, p. 307; noms des différents peuples qui envahirent l'Empire romain ; la plupart de ceux qui envahissent les Gaules sont ariens; d'autres sont encore païens, p. 38o.
BARCELONE; est prise aux Romains par le comte Sébastien, qui en est chassé, p. 434; Gésalic s'y retire, chassé de Narbonne par Gondebaud, p. 540 ; Theudis y fait son séjoi^r ordinaire & y meurt, p.58[; entre dans la révolte de Ranosinde, est reprise parWamba, p. 717; le com-
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
mandant particulier de cette ville, Solinoan, reconnaît la souveraineté de Pépin & se met sous sa protection, p. 829; le gouverneur sarrasin de cette ville rend hommage à Charlemngne , p. 853; ses gouverneurs obéissent tantôt aux Français, tantôt aux émirs de Cordoue, p. 898 ; est bloquée par les Français en 799, p. 908; est assiégée par les troupes de Louis, roi d'Aquitaine j les lignes de circonvallaiion sont si bien gardées que les assiégés se nourrissent des aliments les plus vils, p. 911; les Sarrasins qui composent la garnison livrent à Louis, Hamur, leur gouverneur, & rendent la ville à la condition qu'ils seront libres de se retirer oii il leur conviendra, p. 912; la nouvelle garnison est composée uniquement de Goths ; les Sarrasins ont possédé cette ville pendant quatre-vingt-dix années consécutives, & elle reste soumise à la couronne de France jusqu'au règne de S. Louis, p. 91 i; devient la capitale du nouveau duché de Septimanie après le partage de 817, p. pSS ; a-t-elle été reprise par les Sarrasins? p. 966; Bernard, duc de Septimanie, s'y retire, après avoir quitté la cour de Louis le Débonnaire, p. 980; est prise par le duc Guillaume en 848, pp. io56, 1059; Aledran la reprend sur Guillaume, p. 1061.
— Diocèse de Barcelone; les Espagnols réfugiés y possèdent des terres d'après des diplômes de Charlemagne & de Louis le Débonnaire, p. 946; au moment du concile de Narbonne, en 791, il faisait partie de la province ecclésiastique de Narbonne, p. 888; fait partie de la Marche d'Espagne St du duché de Septimanie, à la suite du partage de 817, p. 953.
— Son comté dépendait du duché de Septimanie d'après le même partage de 8 1 7, p. 963.
— Le marquisat de Barcelone ou d'Espagne s'étend sur tout ce que les Français possédaient au delà des Pyrénées, p. 1101.
Bardes, poètes gaulois, étaient reçus avec honneur dans toutes les compagnies, p. 91.
BARELLES, lieu qui est peut-être l'ancien Baiera, p. 134.
Barkntin, rivière, près de Cozence, dans le lit de laquelle fut enterré Alaric, p. 393.
Baro.vS; nom donné d'abord aux vassaux immédiats du roi; longtemps après Charlemagne, on s'est servi du terme de baron pour désigner une dignité inférieure à celle de duc, de marquis, &c., p. 871 .
BARONTE, duc, est envoyé par Dagobert pour s'emparer des trésors queCharibert avait amassés à Toulouse; les emporte en France sous prétexte de les remettre au roi; en détourne une grande partie à son profit, pp. 680, 687.
BARTHELEMI, archevêque de Narbonne, est convoqué avec tous ses comprovinciaux au concile de Toulouse, tenu à la suite de la diète d'Aixla-Chapelle de l'an 828, p. 975; avec plusieurs autres évêques de la Septimanie, se déclare en faveur de Lothaire; propose à la diète de Compiègne de soumettre Louis le Débonnaire à la pénitence publique, p. 992; fidèle partisan de Lothaire, il le suit dans sa retraite en Bourgogne, p. 995; assiste à la diete de Kiersi, l'an 838, p. 1009; est déposé, p. 1034; après sa déposi-
tion, il se rend à Rome au commencement de 844, pour réclnmer son rétablissement; demande aussi le pallium à Serge II, qui le lui refuse & le réduit à la communion laïque; Amolon, archevêque de Lyon, parle de lui avec éloges; avait aboli des superstitions qui s'étaient glissées à Uzès, sur le tombeau de S. Firmin, p. io35.
Saint-Barthélemy, nom d'une paroisse à Gellone; les deux sœurs de S. Guillaume ont résidé dans ce lieu, p. 916.
BASILE, évêque d'Aix, est chargé par Népos de négocier la paix avec Euric, p. 494.
BASILISQUE usurpe le trône de Zenon, mais celuici est rétabli par Théodoric, roi des Ostrogoths, p. 5i I .
BASOLUS est nommé par Thierri gouverneur général d'Aquitaine; on le qualifie de comte d'Auvergne & même de duc d'Aquitaine; se révolte avec ses Auvergnats contre Thierri ; est arrêté; ayant obtenu sa grâce, se retire dans le monastère de Samt-Pierre-le-Vif de Sens, p. 553.
BASSES, famille patricienne de Toulouse d'où est sortie la femme de Sulpice Sévère, p. 368.
BASSIEN, fils de Septime Sévère, est déclaré césar; son père lui fait prendre le nom de Marc-Aurèle- Antonin ; on lui donna aussi le sobriquet de Caracalla, p. 3 1 8.
BASSULE, mère de la femme de Sulpice Sévère, de la famille des Basses, p. 368.
BASTOIGNE dans l'Ardenne , oii les seigneurs d'Austrasie s'assemblent en octobre 585, p. 634.
BATHANATUS conduit une portion desTectosages dans la Pannonie, p. 3o.
S"' BATHILDE, épouse de Clovis II, p. 706; embrasse la vie religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé, laissant l'administration du royaume de Neustrie à Ebroin, maire du palais, p. 71 I.
BATONIUS (C), premier flamme augustale de la Narbonnaise, p. 3 18.
BATTACUS, pontife du temple de Pessinunte, envoie des Galles annoncer aux Romains qu'ils seront victorieux, p. 60.
S. BAUSILE ou BAUDILE ou BAUDÈLE, martyrisé à Nîmes, sous les empereurs païens, peut-être sous Valérien, p. 339; "^ monastère a été bâti sur son tombeau, p. 341.
Sai.nt-Baisile (Monastère de) ; on croit qu'il existait durant le règne des Visigoths sur la Septimanie, p. 65e ; les religieux, craignant de tomber entre les mains des Sarrasins, se retirent à Saissi-les-Bois, en Bourgogne, dans le diocèse d'Auxerre, sous la conduite de S. Romule, leur abbé, p. 787.
Saint-Bausile de Saissi, abbaye fondée par S. Romule &. brûlée par les Normands en 910; est rétablie peu après par Gaudin, évêque d'Auxerre; unie, vers le commencement du onzième siècle, à l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, p. 787,
BAUZELLE, village du diocèse de Toulouse, cité dans une cliarte de donation à l'abbaye de Moissac, p. 733.
BAVIÈRE; échoit à Louis, troisième fils de Charlemagne, avec une partie de la Germanie vers le levant, p. 952.
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TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
BAZAS , ville d'Aquitaine menacée par les Visigoths, sauvée par Paulin, p. 402; est assiégée par les Visigoths, p. 430.
— Son église reste sans évèque pendant la persécution d'Euric, p. 498.
BAZIEGE, lieu qui est, selon Catel, l'ancien Ba.dera, p. I 34.
BEARN ; est donné en don matutinal par Chilpéric à Galsvinde, p. 589.
BEAUCAIRE; c'est à peu près à l'endroit où s'élève cette ville que Constance & Ulphilas ont battu les Français, commandés par Edobic, p. SpS.
Bébryces ou Bébryciens, peuple habitant une partie du pays occupé par les Volces Tectosages, pp. 3, iii; ont-ils habité les environs de Narbonne? pp. ii5, 116, 117, 118, 119.
BEDRIAC, lieu situé entre Crémone & Mantoue, p. 297.
BÉGON, vicomte ou dans le Rouergue ou dans le Toulousain, souscrit la charte de donation de Raimond, comte de Toulouse, & de Bertheiz, son épouse, à l'abbaye de Vabre, p. 1087; souscrit aussi la donation de Bernard 8c de Bertheiz à l'abbaye de Vabre, p. 1 too.
BELGI commande les rebelles d'Afrique, se rend à Cevita & tente de passer en Espagne; se rend maître de Cordoue & fait mourir Abd el Melek, p. 819.
BELGIQUE; est envahie par les barbares, p. 38o.
BELGIQUE SECONDE; est attaquée par les Français, à la mort d'Aëce & de Valentinien, p. 452.
BELGIUS ou BOLGIUS, chef de l'armée gauloise qui se dirige vers la Macédoine & l'Illyrie, p. 14.
BELISAIRE, général de Justinien, reprend, en 534, l'Afrique aux Vandales; entre, l'année suivante, en Italie, réduit les Ostrogoths à la dernière extrémité , rappelé en 640 par Justinien , est employé contre les Perses; emmène Witigez, roi des Ostrogoths, à Constantinople, p. 58o.
Bellecelle, abbaye fondée par Ulfarius, près de la rivière d'Agoût, sur les confins du diocèse d'Albi & de Narbonne; dépendait de l'abbaye d'Aniane; par un diplôme du 9 mars 819, Louis le Débonnaire la prend sous sa protection; elle devait être située aux environs de la ville de Castelnau de Brassac; l'époque & les circonstances de sa décadence sont inconnues; quelques auteurs la confondent mal à propos avec Caseneuve, au diocèse d'Uzès, p. 958.
Belles-Lettres; peu cultivées sous les Visigoths, p. 770.
BELLOVÈSE commande l'expédition des Celtes qui s'établissent en Italie; prend les Phocéens sous sa protection; s'empare de la partie de l'Italie qui porta le nom de Cisalpine, p. 6; poursuit le cours de ses victoires, p. 7; accorde sa protection aux Phocéens, contre les Saliens, p. 8.
Belîus PauViacuSy maison royale située sur la Loire, oii Louis le Bègue est couronné & reconnu roi d'Aquitaine, p. i 1 o3.
BENCION; on croit qu'il était fils d'Oliba II & qu'il lui succéda dans les comtés de Carcassonne & de Razès; était en même temps que Gauzbert comte de Roussillon en 81 5, p. 1 1 14.
Bénéfices ou fiefs en usage au huitième siècle, p. 896.
BÉxÉncES; ceux qui les recevaient étaient appelés vassaux du roi {vassi dominici); ils étaient obligés à l'hommage & au service militaire; les bénéfices deviennent héréditaires sous Charles le Chauve, p. i i 26.
BÉNÉNATUS ou JEAN, évêque d'Elne, assiste au troisième concile de Tolède, p. 649.
S. BENIGNE, successeur de S. Vosy à l'évêché du Vêlai ; on voit son tombeau dans l'église de Saint-Vosy, au Puy, p. 664; ses reliques sont conservées dans la même église, p. 696.
S. BENOIT D'Aniane, né l'an 75 1; reçoit au baptême le nom de Wittiza, qu'il changea bientôt contre celui de Benoît, p. 867; est élevé à la cour de Pépin à la charge d'échanson; il sert aussi durant les premières années du règne de Charlemagne; passe ensuite trois années entières dans la pratique des vertus les plus austères; après différents incidents, embrasse la vie religieuse au monastère de Saint-Seine, p. 858; suite de sa vie; fonde un monastère dans une vallée du diocèse de Maguelonne, traversée par le ruisseau d'Aniane; fait reconstruire son monastère dans un lieu plus spacieux & plus commode, sur le même ruisseau d'Aniane; fait bâtir une église magnifique, d'abord dédiée à la Vierge & plus tard au Sauveur; rassemble dans ce monastère jusqu'à trois cents moines, p. 859; ne voulut jamais recevoir des esclaves ou serfs qu'on voulut donner à son abbaye; il voulait qu'on leur accordât la liberté, p. 860; pendant la famine de 793, il exerce sa chanté envers les pauvres, p. 899; se rend au concile de Francfort accompagné de plusieurs de ses religieux, p. 900 ; va à la cour de Charlemagne pour lui rendre compte de ce qui s'est passé au concile d'Urgel; reçoit un diplôme daté d'Aix-la-Chapelle, confirmant son monastère dans la possession de plusieurs terres incultes du domaine, pp. 907-908; est chargé de la conduite de l'abbaye de Gellone au moment de sa fondation, p. 9i5; envoie de ses religieux dans divers monastères pour y établir sa réforme; la faveur dont il jouit auprès de Louis, roi d'Aquitaine, & de la reine Ermengarde lui attire des envieux; se rend à Aix-la- Chapelle pour se justifier, p. 917; faisait gouverner par un abbé particulier les monastères de sa réforme, & s'était réservé seulement une inspection générale, p. 923; après s'être démis du gouvernement d'Aniane, il est élu abbé de Maursmunster, en Alsace, oii il introduit sa réforme; Louis le Débonnaire lui fait bâtir un monastère à six milles d'Aix-la-Chapelle, dans un endroit appelé Inde, p. 940; est établi par l'empereur chef de tous les monastères du royaume; est le principal promoteur des règlements qu'on dressa à l'assemblée d'Aix-la- Chapelle de 817, p. 946; est attaqué de la fièvre dans cette ville; on le transporte à Inde; ses derniers moments, p. 962; sa mort; ses dernières volontés; ses ouvrages; éloge de ce saint, p. 963.
BENOIT, nom en religion d'Aribert, fils de Raimond, comte de Toulouse & de Bertheiz, p. 1 087.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Saint-Benoit, église du monastère de Castres; c'est peut-être la première dédiée en France à ce saint, p. 695.
BEPOLITAN échappe seul au massacre ordonné par Mithridate, p. 201.
EÉRA est nommé gouverneur de Barcelone, p. 912; commande un détachement de l'armée de Louis d'Aquitaine, pp. 926, 929; reçoit l'ordonnance de Charleraagne relative aux Espagnols réfugiés, p. 933 ; fut le premier duc de Septimanie nommé lors de l'érection de ce duché, p. 964; est accusé de félonie par Savila, à la diète tenue à Aix-la- Chapelle au mois de janvier 820; obligé d'accepter le duel que lui offrait Sanila , il est vaincu; il devait être condamné à mort, mais, après avoir été dépouillé de ses dignités, il est exilé à Rouen, p. 969; était soupçonné d'avoir des intelligences avec les Sarrasins d'Espagne, & d'avoir cherché à se rendre indépendant, p. 960.
BÉRA, comte, de concert avec Romille, son épouse, fonde l'abbaye de Notre-Dame d'AIet vers 8i3; c'est peut-être le même que le comte de Barcelone de ce nom, p. 934.
BÉRA, successeur de Gaucelin au comté de RoussiUon en 846, était petit-fils ou parent du comte de Barcelone de ce nom, p. 1 1 02.
BÉRARIUS, successeur de Barthélémy à l'archevêché de Narbonne, assiste, à Kiersi, aux noces de Charles le Chauve, p. io35; obtient une charte par laquelle Charles le Chauve donne à son église le village de Cesseras; ce même archevêque obtient du même prince un autre diplôme accordant la confirmation de tous les biens de son église, p. io36; demande à Charles le Chauve la confirmation de la fondation du monastère d'Alaon, p. 1046.
BÉRÉMOND, fils de Torismond, roi des Ostrogoths, se retire chez les Visigoths pour fuir la domination des Huns, p. 421; est admis à la cour de Théodoric, roi des Visigoths, 8c cache son origine, p. 422.
BÉRENGER, comte français, est envoyé par Pépin pour faire tomber Remistan dans une embuscade, p. 842.
BÉRENGER, surnommé le Sage, comte ou duc de Toulouse, fils de Hugues, comte de Tours, marche contre les rebelles gascons, pp. 955-956; est probablement le successeur de Bernard au duché de Septimanie; fut l'un des commissaires envoyés dans cette province après la diète de Joac pour y administrer la justice & réformer les abus qui s'y étaienr glissés; tient un plaid à EIne & fait restituer à Babylas, abbé d'Arles, en RoussiUon, les biens usurpés sur son monastère, p. 987; est envoyé par Louis le Débonnaire à Lothaire pour l'amener à se réconcilier avec lui, p. 997; meurt subitement en se rendant à la diète de Crémieux, p. looi.
BÉRENGER, comte de Vêlai, rétablit l'abbaye de Saint-ChafTre, & en fait donation à Louis le Débonnaire, p. 961.
BÉRÉTRUDE, épouse de Launebode, fonde, à Toulouse, plusieurs monastères & se signale par sa charité envers les pauvres, p. 597.
Bergoitas. Burgagiates. Voir Borgagiates.
BERNARD, fils de S. Guillaume, duc de Toulouse & de Guitburge, pp. 916, 9^1; était frère de Gaucelme & peut-être son aîné; comte ou gouverneur dans la Septimanie ou Marche d'Espagne, p. 924; ne peut faire élire Fulbodus comme successeur de Ricuin à l'évêché de Maguelonne , p. 959; succède à Béra dans le comté de Barcelone &. dans le duché de Septimanie, p. 960; épouse Dodane à Aix-la-Chapelle en 824, p. 967; fait, avec les autres comtes du pays, d'inutiles efforts pour arrêter les progrès de la révolte d'Aïzon, p. 970; indigné de la conduite des comtes Hugues & Matfred, porte ses plaintes à la cour & les accuse de lâcheté; de là une haine implacable contre lui, p. 972; est accusé d'envahir les biens ecclésiastiques & séculiers & d'opprimer les peuples de son gouvernement, p. 975; il est nommé par Louis le Débonnaire premier ministre & protecteur du jeune prince Charles, p. 976; on sème de mauvais bruits sur ses liaisons avec l'impératrice, p. 977; les rebelles l'accusent de félonie, de concussion, de sacrilège & même de magie, pp. 978, 979; se retire à Barcelone sur l'avis de Louis le Débonnaire, afin d'ôter tous prétextes aux séditieux, p. 980; se présente à la diète de Thionville durant l'automne de 83 ij demande d'y être reçu à prouver son innocence, offre le duel à qui voudrait se porter son accusateur; personne ne l'ayant accepté, il est déclaré innocent après s'être purgé par serment, p. 985; chagrin de se voir obligé de céder à Gombaud, il forme des liaisons secrètes avec Pépin & tâche de l'entretenir dans son mécontentement, p. 985; est dépouillé du duché de Septimanie, p. 987; après la déposition de Louis le Débonnaire, il se joint au comte Warin, pour gagner au parti de l'empereur les peuples du Midi, p. 993; arrive avec Warin aux bords de la Marne; ils s'arrêtent à Bonnœil (Bongiîo)j députent l'abbé Rebald & le comte Gaucelme pour demander la liberté de l'empereur, p. 994; est réintégré dans son gouvernement, dont l'avait dépouillé la diète de Joac, p. 995; dispute le duché de Septimanie à Bérenger; la mort de son compétiteur le laisse paisible possesseur de ce duché; il obtint peut-être plus tard le duché de Toulouse, p. looi; négocie la paix entre Charles le Chauve & Pépin II; épouse le parti de Pépin, p. 1021; encourt la disgrâce de Charles le Chauve, p. I023; refuse de le reconnaître pour son seigneur, p. 1024; il tâche de se réconcilier avec Charles le Chauve & travaille à le réunir avec Pépin, p. 1024; est à trois lieues de Fontenai pendant la bataille 8c se tient neutre entre les deux partis, p, 1028; sa conduite équivoque, p. 1029; sa mort, p. 1041; circonstances de cette mort, pp. 1042,
BERNARD, second fils de Bernard, duc de Septimanie, 8c de Dodane, né à Uzès en 841, est conduit dès sa naissance à son père par Eléfant, évêque d'Uzès, p. 1028; n'avait que trois ans à la mort de son père; a été dans la suite comte d'Auvergne ou marquis de Gothie, p. 1043; était âgé de neuf ans au moment de la mise à mort de son frère Guillaume, à Barcelone, p. 1062; à vingt-quatre ans, il assiste à l'assemblée de
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TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
Pistes; s'embusque dans une forêt voisine pour surprendre le roi 8c attenter en même temps à la vie de Robert le Fort & de Rainulfe; son complot est découvert; il s'évade; son procès est fait à la diète de Pistes, qui le condamne à perdre ses honneurs & ses dignités, 1098; de quelle façon on peut entendre le terme d'honneurs (honores), dont il est dépouillé à la diète de Pistes, p. 1099; il est accueilli très-gracieusement, quatre ans après, à une nouvelle diète tenue à Pistes, p. iio5; est probablement reconnu dans le comté d'Autun, p. 1106; Hincmar lui confie, en 870, l'administration des biens que l'église de Reims possédait en Aquitaine, 8c qu'il retire à Bernard, duc ou comte de Toulouse, p. 1108; cette administration lui est enlevée, p. 1117; n'assiste pas à la diète de Reims; avait été peutêtre fait prisonnier à la bataille d'Andernach , p. 1 1 19; est désigné parmi les grands du royaume qui doivent servir de conseillers à Louis le Bègue, 8c qui doivent être en même temps les exécuteurs testamentaires de Charles le Chauve, p. 1120; commandait un des corps de l'armée qu'attendait Charles le Chauve dans la vallée de Maurienne; au lieu de se rendre au camp de l'empereur, il forme, de concert avec les principaux du royaume, une conjuration contre lui,
BERNARD, fils de Raimond I, comte de Toulouse, 8t de Bertheiz, prend le titre de comte en souscrivant à la donation faite par ses parents à l'abbaye de Vabre; avait peut-être déjà succédé à son père dans les comtés de Rouergue 8c du Querci, p. 1087; prend, vers Pâques de l'an 865, le titre de comte 8c marquis de Toulouse; posséda aussi les comtés de Rouergue 8c de Querci, depuis longtemps dans sa famille, p. 1099; assiste à la diète de Pistes de 868, 8c y est reçu avec honneur, p. iio5; obtient de Charles le Chauve, le 20 juin 870, une charte datée du palais de Marienval, qui confirme la fondation du monastère de Vabre par Raimond I, comte de Toulouse; usurpe sans scrupule les biens que l'église de Reims possédait en Aquitaine, p. i i 07; ses démêlés avec Hincmar, archevêque de Reims; tient un plaid dans le Querci, au mois d'août 870, p. I 108; prête serment à Charles le Chauve, qui lui accorde une autorité supérieure sur les comtés de Carcasonne 8c de Razès; Oliba était reconnu par Charles le Chauve comme comte de Carcassonne 8c de Razès, p. 1 1 1 1 ; prend la qualité de comte, de duc 8c de marquis dans une charte qu'il accorde, le 22 juillet 871, à Frugellus, abbé d'Alaon, au diocèse d'Urgel 8c le comté de Pailhas , p. 1112; meurt entre les mois d'août 8c de décembre 876, p. 1116; d'après une lettre adressée par Hincmar à Adalgarius, évêque d'Autun, il mourut d'une mort funeste, en punition de ce qu'il avait usurpé les biens de l'église de Reiras, p. 1 r 17.
BERNARD, frère d'Émenon, comte de Poitiers, est proscrit par Louis le Débonnaire pour s'être révolté contre lui en Aquitaine; ce Bernard serait la tige des comtes de Poitiers, p. 1018; est tué en combattant contre Lambert 8t les Bretons révoltés, p. 1049; avait épousé une fille de Roricon, nommée Blichilde, p. iioo.
BERNARD II, fils de Bernard frère d'Emenon 8c de Blichilde, est nommé marquis de Gothie, p. lîoo; son gouvernement, borné à la Septimanie, est composé des diocèses de Narbonne, de Saint-Pons 8i d'Alais, de Béziers, d'Agde, de Lodève , de Maguelonne, de Nîmes, du Roussillon, au diocèse d'Elne, pp. 1 101-1 102; tient un plaid à Narbonne, au mois de juin 867, p. 1104; assiste à la diète de Pistes de 868, p. 1 I o5 ; retourne à la cour en 878, p. Iii3; Isembert, son envoyé, tient un plaid en son nom dans le Roussillon, au mois de décembre 875, p. 1118; commandait un des corps de l'armée qu'attendait Charles le Chauve dans la vallée de Maurienne; au lieu de se rendre au camp de l'empereur, il forme de concert avec les principaux du royaume une conjuration contre lui, p. I I 21 .
BERNARD, neveu de Louis le Débonnaire, possède le royaume d'Italie; mais l'empereur, son oncle, en qualité de chef de la famille royale, y conserve une autorité supérieure, p. 962.
BERNARD, archevêque de Vienne; propose à la diète de Compiègne de soumettre Louis le Débonnaire à la pénitence publique, p. 992; est condamne par contumace par la diète deThionville de 835; son église est déclarée vacante, p. 999; assiste à la diète de Kiersi de l'an 838, p. (009.
BERNARD, abbé de Vabre, reçoit une donation de Richard 8c de Rotrude, sa femme, p. 1116.
Bernard, comte des Marches de Gascogne, fils de Wandrille, p. 999.
Bernard, comte de Rouen, est chargé par Hincmar, archevêque de Reims, d'user de son crédit près de Bernard, comte de Toulouse, pour l'engager à rendre les biens de cette église uïurpés par lui, p. 1 108.
Bernard, surnommé le f'eau, est tué par un autre Bernard, fils de Bernard, p. 1112.
Bernard, seigneur de Rouergue, époux d'Udalgarde, fille de Frédelon 8c d'Ode; rétablit l'abbaye de Nant en 877, p. 1066.
Bernard, marquis dom on ne dit pas le marquisat, assiste à la diète de Pistes de 868 avec Bernard, marquis de Toulouse, 8c Bernard, marquis de Gothie, p. 1 io5.
BERNON, évêque de Viviers, reçoit en don de Charles, roi de Provence, une île du Rhône, p. 1089.
BERNON, abbé de Castres en 853, p. 1092.
BERRY, pays de la Gaule Celtique, p. 6; est le seul pays, avec l'Auvergne, qui reste aux Romains de ceux qui composaient l'Aquitaine première, p. 487; Euric s'en empare, p. 488; faisait partie de l'Aquitaine première en 5li, p. 553; est ajouté par Eudes à son domaine, pp. 746-747; est ravagé en 742 par Pépin 8c Carloman, p. 812; Pépin le soumet de nouveau 8c le réunit à la couronne, p. 833.
BERTELLANUS, évêque de Bourges, est envoyé par Waïfre en ambassade à Pépin, p. 83 1.
S. BERTHAIRE, évêque de Chartres, p. 656.
BERTHE, sœur de S. Guillaume, duc de Toulouse, p. 916.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
BERTHE, fille de S. Guillaume, duc de Toulouse, femme de Pépin I, roi d'Aquitaine, p. 916.
BERTHE, fille de Pépin I, roi d'Aquitaine, femme de Gérard, comte d'Auvergne, p. i 01 1 .
BERTHE, épouse de Gérard, duc de Provence; elle & son mari consacrent une partie de leurs biens à la construction de deux monastères dans les Etats de Charles, roi de Provence, pp. 1089- 1090; chargée de la défense de Vienne contre Charles le Chauve, son mari obtient une capitulation honorable; elle se retire en Bourgogne avec lui, p. i 11 o.
BERTHE, épouse d'Humfrid, marquis de Gothie, vivait encore en 877, p. 1096.
BERTHEIZ donne conjointement avec Raimond, comte de Toulouse, son mari, à l'abbaye de Vabre, di-erses terres situées dans le Rouergue, p. 1087.
BERTHOLÈNE, dame de condition d'Albi , était mariée à Siagrius, vers 625, quand il fut pourvu du duché de Marseille, p. 671; fait un saint usage de ses grandes richesses, p. 672.
Sai.\t-Berti.\ ; Childéric III, dernier roi de la première race, prend l'habit religieux dans ce monastère & y passe le reste de ses jours, p. 817.
BERTRADE, épouse de Pépin, est à Bourges au moment de l'assemblée du champ de Mai, p. 841 .
BERTRAND, évéque de Bordeaux, reçoit Gondebaud, p. 624.
BERTRAND, qu'on dit fils de Charibert, roi de Toulouse, p. 680; reçoit le duché d'Aquitaine ou de Toulouse en fief héréditaire, pp. 690, 73 1 .
BERTRANT), abbé de Castres, meurt l'an 722, âgé de cent-six ans, p. 791 .
Bertrand, autre abbé de Castres, a pour successeur, en 734, Alphonse, p. 811.
Bertrand, neveu ou petit-fils de Guillaume, duc de Toulouse, p. 916.
BERU, neveu de Zade, converti par Elisachar; devient prieur de l'abbaye de Castres, p. 902.
BÉRULFE, duc neustrien, se joint à Bladaste &, à la tête des Tourangeaux, des Poitevins, des Angevins & des Nantais, attaque le Berry, p. 6|3.
BESALU, comté dans le diocèse de Girone, dépend du duché de Septimanie après le partage de 817, p. 9r.3.
BESANÇON; son archevêque assiste à la diète de Germigni, p. io38,
BETICUS, évéque d'Agde, p. 33 1; donne asile à S. Sévère, p. 5o7.
BÉTIQUE ou ANDALOUSIE. CyriUa , général visigoth, y pénètre en juillet 458 , p. 460.
BEUVRAI. Foir Bihracte. '
BEZENS, lieu du diocèse de Toulouse, au voisinage de la Garonne, mentionné, en 674, dans une vente à l'abbaye de Moissac, p. 733.
BiZE, abbaye ravagée pour la troisième fois parles Sarrasins, la même année qu'ils détruisirent la ville d'Autun, p. 788.
BEZIERS (civitas Biterremium, Baeterru ou Blit~ terra & Btterrae Sepî'tmanorum) , ville du pays des Tectosages sur la rivière d'Orb ; étymologie de son nom ; ses vins étaient -itimés du temps de Pline, p. i35; avec Nîmes & v -es, elle dédie
un temple à Auguste & lui fait dresser des autels, fait baiir un temple & institue des prêtresses pour honorer Julie (Livie), p. 277; tenait, sous Tibère, le quatrième rang parmi les villes de la Narbonnaise en deçà du Rhône, p. 282; S. Paul y fait bâtir une petite église avant de se fixer à Narbonne, p. 328; un faux concile y est tenu en 353, p. 36o; le peuple & le clergé de cette ville refusent de reconnaître Herme pour leur évéque, p. 473; continue d'appartenir aux Visigoths après l'expédition de Théodebert, p. 072; est prise par Wamba sur le duc Paul révolté, p. 720; son territoire est ravagé par le duc Loup, p. 728; les Sarrasins soumettent son territoire, p. 780; ses murs sont rasés & ses faubourgs brûlés par Charles Martel, p. 807; elle est au pouvoir d'Ansemond, qui la livre à Pépin en 702, p. 821.
Bèziers (colonie romaine de), pp. io2-io3; époque probable de sa fondation, pp. 208-209.
— Abbaye de Saint-Aphrodise de Béziers, où ont été conservées les reliques de l'évêque de ce nom,
— Comté de Béziers, appartenant au royaume d'Aquitaine, p. 865.
— Diocèse de Béziers; ses limites sont marquées dans la constitution du roi Wamba, p. 737; Charles Martel le traverse en allant assiéger Narbonne, p. 8o5; fait partie de la province ecclésiastique de Narbonne, p. 865; les Espagnols réfugiés y possèdent des terres d'après les chartes de Charlemagne & de Louis le Débonnaire, p. 945; est compris dans la Septimanie par le partage de 817, p. 953; appartient à Charles le Chauve, p. 1048; fait partie, en 865, du marquisat de Gothie, p. i 102.
Bihracte (BEUVRAI). César y passe l'hiver après avoir vaincu Vercingétorix, p. 225.
BiKULUS, collègue de César au consulat, p. 220.
BIDÉRIUS, chef des Tectosages au service d'Antigonus, p. i3.
Biexs-Foxds. Au moment de la conquête de l'Italie par les Ostrogoths, un tiers des terres est pris par les conquérants, & le reste est laissé aux anciens habitants, p. 5i2; dans les Gaules, au contraire, les Visigoths s'approprient deux tiers des biens-fonds & n'en laissent qu'un tiers aux anciens habitants, p. 5i3.
BIGORRE, ce pays est donné en don matutinal par Chilpéric à Galsvinde, p. 589.
BILIMER, gouverneur des Gaules, est tué par ordre de Ricimer, au moment où il venait en Italie au secours de l'empereur Anthème, p. 488.
BIORIX ou BOLUS, chef ou roi des Cimbres, p. 817.
Btterrae Septimanorum & /u//a Bïterra^ nom donné à la colonie de Béziers, p. 23i.
BITUIT ou BÉTULD, roi des Auvergnats, intervient en faveur de Teutomal; livre bataille à Domitius & est battu, p. 75; cherche à venger sa défaite, &, à la tête de deux cent mille combattants, va à la rencontre du consul Fabius, p. 77; passe le Rhône, est complètement battu; après sa défaite, se sauve dans le pays des AUobroges, p. 78; demande la paix aux Romains & se soumet à discrétion à Fabius, p. 79;
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TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
est arrêté par Domitius & envoyé à Rome; le sénat l'exile à Albe, p. 80; paraît au triomphe de Fabius & de Domitius, p. 8 1 .
BLADASTE, général de Chilpéric, attaque le Berry en 583, p. 6i3; embrasse le parti de Gondebaud, p. 624; assiégé dans Comminges avec Gondebaud, il passe dans le camp des Bourguignons & implore la clémence de Contran, p. 626.
BLANDIN, comte d'Auvergne, commande les troupes de Waïfre qui ravagent la Bourgogne; ne peut s'opposer à la marche de Pepin; est fait prisonnier, conduit à Pepin pieds & poings liés, p. 832; ayant trouvé moyen de s'échapper de ses mains, il retourne en Aquitaine; est tué près d'Issoudun en combattant pour Wa'ifre, p. 835.
Blasconis, BRESCOU, île située sur la côte d'Agde, p. 137.
BLÉDA, frère d'Attila; celui-ci s'en défait pour rester seul maître du trône, p. 439.
BLICHILDE, fille de Roricon, comte du Maine, & mère de Bernard II, marquis de Gothie, p. i 1 00.
BLITILDE, femme d'Ansbert, p. Syô; mère de S. Ferréol , évêque d'Uzès, p. 584.
Blitterra ou B'iterrae Septimanorum, Baeterra, civitas B'iterrens'ium , nom de la colonie établie à Béziers par les Romains; étymologie de ce nom, p. i35.
Bloukion, château d'Asie appartenant aux Gaulois Tolistoboges , séjour ordinaire de Déjotarus, p. 36.
BOBILANE, veuve de Sévère, donne le lieu de If^istrilinguis au monastère de Saint-Amand, p. 705.
Bodiontios, Senties ou Sontientios, peuples des Alpes maritimes incorporés par Galba à la Gaule Narbonnaise, p. 294.
BOECE, sénateur, mis à mort sur un soupçon d'infidélité par ordre de Théodoric, p. 562.
BOETIUS, premier évêque de Maguelonne, assiste 8c souscrit, en 589, au troisième concile de Tolède, p. 33 1; suivant quelques auteurs, il n'aurait pas assisté à ce concile & s'y serait fait représenter par Génésius ou Ginésius, p. 649; il a pour successeur Génésius, p. 656.
BOETIUS, évêque de Cahors, assiste au concile d'Orléans, p. 548.
BOGGIS, fils de Charlbert, roi de Toulouse, p. 680, reçoit le duché d'Aquitaine ou de Toulouse en fief héréditaire, pp. 690, 73 i.
Boxes ou BOIENS, peuples gaulois qui s'établissent aux environs de la forêt Hercynie, p. 34; ils résistent aux Cirabres & les forcent à retourner sur leurs pas, p. i65.
BOLGIUS. Voir BELGIUS.
BOLUS ou BIORIX, chef ou roi des Cimbres, p. 817.
BONESINDE, abbé de Saint-Thibéry, se plaint d'un seigneur nommé Atton, qui avait usurpé sur son abbaye le monastère de Saint-Volusien & le lieu de Majan; obtient gain de cause; le jugement est daté de la trentième année du règne de Charles; remarque sur cette date, p. 1 104.
BONIFACE, comte, commande à Marseille quand cette ville est attaquée par Ataulphe, roi des Visigoths, p. 399.
BONIFACE (le comte); pour se venger d'Aëce, il introduit les Vandales en Afrique; est reçu en grâce & nommé maître de la milice de l'Empire; Aëce se révolte & lui livre bataille; Boniface est blessé dans l'action & meurt peu de temps après,
BONIFACE, comte, est envoyé par Louis le Débonnaire en Septimanie à la suite de la diète de Kiersi ; avait été employé, l'année précédente, dans la négociation d'une affaire importante auprès du pape Grégoire IV, p. loro.
BONIFACE, pape, successeur de Zosime, ordonne à Hilaire, évêque de Narbonne, de se transporter à Lodève pour y régler toutes choses conformément à ses droits de métropolitain; il réforme tout ce que Zosime avait accordé par surprise à Patrocle, du moins par rapport à la Narbonnaise première, p. 423; son jugement à ce sujet est confirmé par le pape S. Célestin , son successeur, p. 426.
Boni homineSj ions hommes, nom donné aux personnes libres appelées dans les plaids par les comtes, p. 870.
EONIT, noble auvergnat, succède à Hector dans le gouvernement de Marseille ou de la Provence austrasienne, p. 731.
BoNNEVAL, monastère fondé au château de Cerrucium, à la suite de la donation de ce lieu à l'abbaye de Moissac par Astanova, p. io53.
BONOSE, originaire de la Grande-Bretagne, se révolte contre Probus & cause des troubles dans les Gaules, p. 345; ce n'est qu'après une longue guerre qu'il est vaincu & pris par les troupes de Probus; finit sa vie sur une potence, p. 346.
BONOSE, évêque de Narbonne, père de S. Rustique, qui lui succéda sur ce siège, p. 434.
BORDEAUX, métropole de la seconde Aquitaine, p. 365; un concile y est assemblé en 384 contre les priscillianistes, p. 367; après la prise de Toulouse, les Visigoths y sont reçus comme amis, p. 400; cette ville est incendiée & pillée par eux, p. 402; après la mort d'Alaric, elle ouvre ses portes à Clovis, qui y réside pendant l'hiver & y fait reposer ses troupes, p. 537; il la quitte au printemps de l'an 5o8 & soumet toute la Novempopulanie, p. 538 ; son métropolitain assiste à un concile tenu vers 673, p. 73o; elle est assiégée & pillée par les Sarrasins, p. 795; avec sa province ecclésiastique, elle fait partie du royaume d'Aquitaine ou de Toulouse , créé par Charlemagne pour son fils Louis, p. 863; les Normands en forment le siège en 848, p. io53; elle tombe en leur pouvoir pendant la nuit, par la trahison des Juifs; est mise au pillage & abandonnée; dépendait alors du duché de Gascogne, dont elle était la capitale, p. 1054.
— Église de Bordeaux; elle reste sans évêque pendant la persécution d'Euric, p. 495.
BORDELAIS; est cédé aux Visigoths, p. 420; est donné en don matutinal par Chilpéric à Galsvinde, p. 589.
Borgagiates, Burgagiates, Bcrgoitas, lieu qui pourrait être la ville de Bourg, p. 1 56.
BORREL, comte d'Ausone, commandait un détachement de l'armée de Louis d'Aquitaine en 809,
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
p. 826; il est nommé au gouvernement de la Marche d'Espagne, pp. 904, 977.
BORREL.père de Sunifred, est vraisemblablement le même que le comte d'Ausone, de même nom, p. 1040.
BOSON. P'oir GONTRAN-BOSON.
BOSON, frère de Richilde, obtient de Charles le Chauve le gouvernement de Vienne & des pays voisins, p. 1 1 10; est créé chambellan & maître des huissiers de Louis le Bègue, p. 11 12; Charles le Chauve lui laisse le gouvernement de l'Italie; est nommé duc de Provence & épouse bientôt Ermengarde, fille unique de l'empereur Louis, p. 1117; avait la principale autorité dans le Vivarais & le diocèse d'Uzès; c'est à sa prière que Charles le Chauve confirme l'église de Viviers dans ses biens & ses privilèges, p. 1120; commandait un des corps de l'armée qu'attendait Charles le Chauve dans la vallée de Maurienne; au lieu de se rendre au camp de l'empereur, il forme, avec les principaux du royaume, une conjuration contre lui, p. 112p.
BOULOU serait, d'après M. de Marca, le lieu appelé Ad Stahulum, p. 1 14, Bourbon, château près de la rivière de l'Allier, à qui on a donné depuis le nom d'Archambaud , est brûlé par Pépin, & sa garnison est faite prisonnière, p. 832.
BOURBONNAIS est ajouté par Eudes à ses domaines, pp. 746, 747.
BOURGj lieu situé au confluent de la Dordogne & de la Garonne, où Ponce Léon reçut Sidoine Apollinaire, p. 472.
BOURG-SAINT-ANDÉOL, supposé le même que Gentikus, ville de la Province Narbonnaise, sur le Rhône, pp. i56, 324.
Bot RGEOisiE ROMAINE accordée à tous les sujets libres
de l'Empire par Caracalla, p. 324.
BOURGES; est attaquée par Didier, duc de Toulouse, qui porte la désolation dans tout le pays, sans épargner les églises, p. 6i3; ses faubourgs sont brûlés par Pépin 8c Carloman en 742, p. 812; est prise d'assaut par Pépin, qui l'unit à ses domaines par droit de conquête; il en fait réparer les fortifications & y met une forte garnison , p. 833; Charles le Chauve s'avance vers cette ville, espérant traiter avec Pépin d'Aquitaine; mais Bernard, duc de Septimanie y arrive seul, p. I 024.
— Eglise de Bourges; les évéques de Toulouse, qui étaient, avant la conquête de Clovis, sous la dépendance du métropolitain de Narbonne, passent sous celle du métropolitain de Bourges, p. .554; le métropolitain de cette ville assiste au concile de Bordeaux, p. 73o; cette province ecclésiastique fait partie du royaume d'Aquitaine ou de Toulouse, créé par Charlemagnc pour son fils Louis, p. 863; prétendue primatie de l'église de Bourges sur l'église de Narbonne; à l'aide de fausses décrétales, les archevêques de Bourges veulent s'ériger en primats & assujettir à leur juridiction toutes les provinces d'Aquitaine, pp. 891, 938; sa prétendue primatie n était pas établie en 829, car Aigulphe ou Agiulfe y est nommé le dernier des quatre métropolitains, pp. 975, iii3.
BOURGOGNE; le royaume de ce nom est partagé entre Clotaire, Childebert & Théodebert; il subsistait depuis cent vingt ans, p. 576; une grande partie appartient à Contran, p. 087; est situé au midi de l'Austrasie, p. 389; est réuni à celui d'Austrasie en 593, p. 655; est ravagé par les Sarrasins un an après la bataille de Poitiers, p. 79^7 '*s Sarrasins ravagent, vers 736, la partie située à la gauche du Rhône & de la Saône, p. 804; s'étend, à la mort de Charles Martel, des deux côtés de la Saône & du Rhône, jusqu'à la Durance, p. 810; une partie de ce royaume est attribuée à Louis, roi d'Aquitaine, par le partage de l'an 806; une autre partie est comprise dans l'héritage de Charles, l'aîné des trois fils de Charlemagne, p. 919.
Bourguignons; envahissent les Gaules après la mort d'Aurélien, en sont chassés par Probus, P- •'44> partagent avec d'autres peuples les provinces des Gaules, p. 38o; se révoltent; Aëce les soumet & leur accorde la paix, p. 428; de retour d'Espagne, ces peuples étendent leurs Etats en deçà des Alpes, p. 459; font le dégât & pillent les pays soumis aux Visigoths; reçoivent d'Anthème la ville de Lyon & les pays circonvoisins, p. 486; sont fidèles alliés des Romains & font les derniers efforts pour défendre l'Empire contre les Visigoths, p. 487; leur origine; ils s'étendent des deux côtés du Rhône, p. 492; ont abjuré le catholicisme pour l'arianisme; ont d'abord Genève pour capitale de leur royaume, ensuite Lyon, p. 493; à la chute de l'Empire d'Occident, ils s'attribuent les provinces où ils étaient établis, le long du Rhône & de la Saône, & qu'ils gardaient auparavant sous la dépendance des Romains, p. 504; ils prêtent leur appui à Clovis dans sa guerre contre Alaric; envahissent l'Auvergne, s'emparent de Brioude; pillent l'église Saint-Julien, p. 537; battent les Visigoths devant Narbonne & pillent cette ville, p. 540; en l'absence d'Ibbas, ils font des courses en Provence, p. 044; de concert avec les Français, ils assiègent Arles, p. 5^h; sous les Visigoths, ils suivaient la loi qu'on appelle Gambette, p. 766.
BRAGUE [Flavium Bragantium), capitale de la Galice, est emportée d'assaut par les Visigoths, le 28 octobre 406, & livrée au pillage, p. 458.
BRAIDINGUE, natif du diocèse de Niraes, donne des biens considérables aux abbayes de Psalmodi & d'Aniane; il est question dans cette donation d'Aimargues (^ArmasanicaeV p. 936.
BRAINE, lieu du Soissonnais, situé dans les États de Chilpéric, où se tient un concile auquel assiste S. Salvi, évêque d'Albi, p. 602.
BRENNUS assiège Rome l'an 364 de sa fondation, p. 10; commande, avec Acichorius, l'armée gauloise qui se dirige vers la Pannonie & la Grèce, p. 14; entreprend une expédition en Grèce, p. i5; commande les Tectosages qui ravagent ce pays, p. 20; force le passage des Thermopyles & met le siège devant Delphes, p. 21; est repoussé, p. 24; fait périr les blessés de son armée, p. 25; sa mort, p. 26.
BREGENTZ; Louis le Débonnaire s'y arrête, en 839, pour célébrer la fête de Pâques, p. ioi5.
BRESCOU (Blasconh), île située sur la côte d'Agde, p. l37.
BRETAGNE; sa situation à la mort de Charles Martel, p. 810; il n'est pas fait mention de ce pays dans le partage fait par ce prince, p. 810.
Bretons, chassés de leur île par les Anglo-Saxons, s'établissent dans l'Armorique, p. 483; s'allient aux Romains, déclarent la guerre à Euric & veulent défendre Bourges contre les Visigoths; sont battus à Déols , près de Châteauroux; ceux qui échappent demandent asile aux Bourguignons, p. 486; au moment de la chute de l'Empire d'Occident, ils tâchent de se soutenir dans les pays situés sur les bords de la Loire, p. 504; secouent le joug de Pépin, p. 747; une révolte de leur part oblige Louis le Débonnaire à demeurer à Aix-la-Chapelle, p. I oo5 ; une nouvelle révolte & les incursions des Normands sur les côtes de Bretagne obligent Charles le Chauve à s'approcher des frontières de ce pays pour remédier à ces troubles, p. 1 o38 ; ils refusent de reconnaître son autorité, battent ses troupes, le battent lui-même; il ne tarde pas à les soumettre, p. 1049; commandés par Robert le Fort, ils battent encore Charles le Chauve, p. i o85.
Bréviaire du Code théodosien, fait par ordre d'Alaric, pp. 527-528.
Bréviaire ou Abrégé d^Aniarlj p. 766.
BRICTIUS, échanson de Gérin, vicomte de Béziers, guéri miraculeusement par l'intercession des saints dont Usuard & son compagnon portaient les reliques, p. 1077.
BRIENNE, au delà de Châlons-sur-Marne; Charles le Chauve y est abandonné par ses troupes,
BRIOUDE; les Bourguignons s'en emparent & pillent l'église Saint-Julien, p. 537; Guillaume, duc de Toulouse, dépose ses armes dans cette même église, p. 921 .
BRITIANUS ou BRITANNUS, père du comte Pallade, gouverneur du Gévaudan, p. 094.
Brittas, lieu où étaient postées les troupes du roi de Bavière avant la bataille de Fontenai, p. 1027.
BROGODIOTARUS, tétrarque des Gaulois Trocmes d'Asie, gendre de Déjotarus, protégé de Pompée, p. 261.
BRUNEHAUT ou Brune {BrunichUdis), fille d'Athanagilde, épouse Sigebert & se convertit à la foi catholique, p. 588; engage Sigebert à venger la mort de sa sœur Galsvinde, p. 591 ; après la mort de Sigebert, ne peut se dérober à la vengeance de Chilpéric, est envoyée en exil à Rouen, p. 600; négocie le mariage dingonde, sa fille, avec Herménigilde, fils de Leuvigilde, p. 6o5; entretient des intelligences secrètes avec Gondebaud & a le dessein de l'épouser pour satisfaire sa passion de régner, p. ôiS; à propos du traité d'Andelot, elle demande la restitution du Bordelais, du Limousin, du Béarn, du Bigorre & du Querci , qui lui avaient été cédés après la mort de Galsvinde; elle rentre immédiatement en possession du Querci; les autres pays doivent lui revenir après la mort de Contran, p. 643; on croit qu'elle recherchait
en mariage un des fils de Gondebaud, afin d'exciter de nouveaux troubles en France, p. 648; aïeule & tutrice de Théodebert II & de Thierri, elle prend le gouvernement de leurs Etats; fixe d'abord sa demeure en Austrasie, puis en Bourgogne, p. 656; n'oublie rien pour dégoûter son petit-fils, Thierri, d'Ermemberge, son épouse, la fait renvoyer à son père Wittéric , & retient les présents qu'elle avait apportés, p. 661 ; Clotaire la fait expirer dans les tourments, p. 665. Bruniquel [Castrum Brunichiliiis), ch^xeau bâti par la reine Brunehaut sur les frontières de l'Albigeois & du Querci; il a été, dans la suite, un apanage des cadets de la maison de Toulouse, p. 643.
BRUNULFE; frère de Bérétrude, mère de Charibert, se retire, après la mort de Clotaire, avec son neveu Charibert, aux extrémités du royaume de Neustrie dans le Toulousain ; s'empare de ce pays & y fortifie leur parti; Dagobert l'attire à sa cour, le fait arrêter & ensuite assassiner, p. 676.
Bucconis, lieu du pays toulousain dont le nom répond à celui de la forêt de Bouconne, p. 134.
Bufintis, ancien nom de Caunes, p. 892.
BtlLGARAN, gouverneur de la Gaule Gothique ou Septimanie pour les Visigoths, p. 662; met les châteaux de Juhinianum & de Cornelianum sous l'obéissance des Visigoths, p. 663.
BULLUS, comte de Vêlai, p. 855.
BURDIMELUS, chef d'une révolte en Espagne, s'y fait proclamer roi ; est pris & amené à Toulouse, où il est brûlé vif dans un taureau d'airain, p. 514.
Burgagiates, Bergoitas. Voir Borgagiates,
BURGU>fDION, est nommé par Charlemagne comte de Fézensac, p. 910.
BYZANCE est nommée Constantinople en devenant la capitale de l'Empire d'Orient, p. 354.
Byzantins; ils paient un tribut aux Gaulois Tectosages, p. 28; établissent, à cet effet, un impôt sur les marchandises qui devaient entrer dans la mer du Pont; sont en guerre avec les Rhodiens & reçoivent du secours des Gaulois, p. 29.
CABARDÈS, partie du diocèse de Carcassonne qui tire son nom des deux châteaux de Cabaret, p. 632.
Cai!ARET [Caput Arictis), nom de deux châteaux dans les montagnes, sur les limites du Toulousain; ont donné leur nom au pays de Cabardès; pris par les Visigoths, ils assurent à Reccarède la possession du Toulousain, p. 632.
CABRERESSES. Voir SAINT- LAURENT DE CA- BRERESSES, à la lettre L.
Caduespine, prieuré dépendant de l'abbaye de la Grasse, situé dans le Minervois, sur la petite rivière de Clamon, vers les frontières des diocèses de Carcassonne & de Narbonne, p. 940.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Cabrières [Capraria), clans le diocèse de Béziers, château pris par Théodebert, p. 669; aucun monuTTient ne prouve qu'il y ait jamais eu un monastère dans ce lieu, p. 949.
CABURUS. Ko/r VALÉRIUS.
C. CyECILIUS MÉTELLUS, préteur, gouverneur de la Province romaine, p. 1 19; pacifie la Province, pp. 199-20D.
Q. CjECIUUS MÉTELLUS CELER est nommé gouverneur de la Province romaine ou Gaule Transalpine, p. 219.
L. CjfiSOmUS MACER RUFINIANUS, questeur de la Narbonnaise sous l'empereur Sévère, p. 323.
CAHORS; S. Didier, son évèque, la fait ceindre de murailles & l'embellit, p. 7o3( Pépin s'avance jusqu'à cette ville en 763, p. 834.
CAIUS CALIGULA, succède à Tibère ; fait périr un
grand nombre de seigneurs gaulois, p. 280; est
massacré par ses officiers, p. 286.
Calagurgis, Calagarra ou Calagurris, Calahorra, lieu
du Toulousain ou du Comminges, pp. i32-i33;
est assiégée par Pompée & Métellus, p. 211;
est indiquée à tort par quelques auteurs comme
étant le lieu de naissance de Vigilance, p. 373;
Wamba y passe, p. 717.
CALASTUS, abbé du Mas-d'Azil, p. 960.
CALE, ville dont on ignore la véritable situation, p. 207.
CALENUS , commandant pour Antoine dans la Gaule Transalpine, empêche le passage des troupes que César envoie en Espagne, p. 241.
Calife, titre porté par les successeurs de Mahomet, p. 756.
Califes; ils gouvernent leur empire par des émirs ou lieutenants, p. 707.
CALLION, ville d'Etolie, prise, ravagée & incendiée par les Teciosages, pp. 19-20.
CALLIPUS, général athénien, a le commandement général de l'armée grecque chargée de défendre le passage des Thermopyles contre les Tectosages commandés par Brennus, p. 18.
S. CALMIN ou Calmiliu! fonde l'abbaye de Mauzac, en Auvergne, vers 680 ou 681; fonde aussi l'abbaye de Carméri ou le Monastier-Saint- Chaffre, en Vêlai, p. 735 ; est enterré dans l'église du monastère de Mauzac, en Auvergne, où il est honoré comme saint, p. 736.
L. CALPURMUS PISON, lieutenant de Cassius Longinus, est tué par les Tigurins, p. 166.
C. CALPURNIUS PISON, gouverneur de la Province romaine, est accusé de concussion par les Allobroges, défendu par Cicéron &. renvoyé absous, p. 214.
CALUMNIOSUS ou jEGILA, gouverneur de la province d'Arles, est dépouillé de son gouvernement pour avoir occasionné la perte à'Ugernum, p. 633.
CAMARGUE, île du Rhône; des terres situées dans cette île sont échangées entre le comte Leibulfe 8t l'église d'Arles, p. 967; les Normands s'y arrêtent en 859 & étendent leurs courses jusqu'à Valence; ils quittent cette île un an après pour aller infester les côtes d'Italie, p. 1081.
CAMBAULUS, à la tête d'une partie des Gaulois, ravage la Thrace &. n'ose attaquer les Grecs, p. 1 3.
CAMILLE, cousin germain de Probus Félix, p. 464; le désir de parvenir aux premières charges de l'Empire lui fait abandonner Narbonne pour Arles, p. 465.
CAMMA, femme de Sinatus & prêtresse de Diane, empoisonne le meurtrier de son époux & s'empoisonne elle-même, p. 70.
CAMPANTE; elle est ravagée par Alaric, p. 393; ses côtes sont mises, par Majorien, à l'abri des courses des Vandales, p. 452.
Camp'i Cataîaunici, territoire de Châlons, où campait Attila lorsqu'il fut défait par Aëce 8c Théodoric, p. 442.
Canabac , qu'on croit être le même lieu que les Cabanes de Fitou, sur les frontières du Roussillon, p. 729.
SAINT-CANDIDE, lieu du diocèse de Narbonne,
p. lo52.
CANDIDIEN, homme d'esprit & de distinction, obtient de Placidie son consentement à son mariage avec Ataulphe, p. 400.
La Canourgce, château dans le Gévaudan; un monastère y est fondé sous le règne de Louis le Débonnaire & dédié à S. Martin; était, au dixhuitième siècle, un prieuré conventuel, dépendant de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, p. 969.
CAPCIR; pays dont Formiguera était le chef-lieu & qui a dépendu plus tard du Roussillon pour le temporel & du diocèse d'Alet pour le spirituel; faisait anciennement partie du comté de Razès, p. I I i3.
Capdleil, qu'on croit avoir été l'ancien Capltole de Narbonne, d'où on avait une vue magnifique; transformé en palais & habité quelquefois par Alaric II, p. 5i3.
CAPES'TANG {Caput stagni], ou PÉGAN, point où s'arrêtait le Pons Septimus, p. 120.
Capitole de Narbonne bâti par les Romains, p. 119; est rétabli par Tibère, p. 282. Foir Capdueil.
Capitole de Tollolse; les Romains le bâtissent, p. i32; le passage de S. Saturnin devant le temple que renfermait le Capitole fait cesser les oracles des idoles, p. 336.
CAPRARIUS, métropolitain de Narbonne, n'assiste pas en personne au concile d'Agde ; le prêtre Anili us y est envoyé à sa place, p. 53 1 .
Caput Ariet'ts, Voir CABARET,
Caput stagni. Voir Capestaxg.
CARACALLA, sobriquet donné à Marc-Aurèle Antonin, p. 3i8; la persécution contre les chrétiens continue sous son règne & sous celui de Géta ; fait dans les Gaules un voyage qui est fatal à la Narbonnaise; vexe les peuples, viole le droit des villes; est assassiné; il ne paraît pas qu'on ait puni l'assassin, pp. 324-325.
CARBO (PAPIRIUS) est défait par les Cimbres l'an 640 de Rome, p. i65.
CARCASSES, pays dont Carcassonne est la capitale, se trouvait, avant son érection en évêché,
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
dans les limites de la cité, ou diocèse de Narbonne, p. i 28.
Carcasso ou Carcasum Tectosagum jouissait, d'après Pline, du droit latin; est comprise comme château dans l'Itinéraire de Bordeaux, parce qu'elle n'était pas encore ville épiscopale; ne reçut le nom de cité ou ville épiscopale qu'au sixième siècle, sous les rois visigoths, p. 128.
CARCASSONNE jouit du droit latin, p. io5; est déjà considérable du temps de César, p. 128; envoie comme renfort, à Crassus, lieutenant de César, ses plus braves citoyens, p. 222 ; le peuple de cette ville fait ériger un monument à l'honneur de Numérien, qui n'était encore que césar, p. 347; elle est prise par les Visigoths, p. 429; il y a lieu de croire qu'elle était, avec son territoire, comprise dans le pays dont la possession fut confirmée aux Visigoths par le traité conclu après la défaite de Litorius, p. 433; n'était pas ville épiscopale en 006, au moment du concile d'Agde, p. 53 1; les Visigoths, craignant le siège de Toulouse par Clovis, y transportent la partie la plus précieuse de leur trésor, p. 538; Clovis tente inutilement de s'en emparer; il l'assiège, p. 539; ^^ siège en est levé, p. 542; le trésor qui y avait été transporté, à la mort d'Alaric, est envoyé à Ravenne par les ordres de Théodoric, p. 549; continue d'appartenir aux Visigoths après l'expédition de Théodebert, p. 572; les soldats de Contran y sont reçus volontairement, mais, à la suite d'une querelle, ils sont chassés par les habitants; ils tentent le siège de Carcassonne; Téientiole y est tué, &. sa tête est exposée sur les remparts de la ville, p. 63o; Didier, duc de Toulouse, l'assiège; il est tué pendant une sortie faite par les habitants, p. 640; elle ouvre ses portes à Austrovalde, duc de Toulouse; Boson y vient peu de temps après, p. 645; elle es' remise sous l'obéissance de Reccarède par le duc Claude, p. 647; c'est au temps des Visigoths qu'il faut rapporter l'origine de la terminaison barbare du nom de cette ville qui, sous les Romains, s'appelait Ccircasso, p. 697; assiégée & prise par Ambiza, général sarrasin, p. 786; elle se soumet à Pépin le Bref qui l'unit à la couronne, p. 827.
— Comté & diocèse de Carcassonne; les limites du diocèse sont marquées dans la constitution de Wamba , p. 737; les Sarrasins soumettent son territoire, p. 780; son diocèse fait partie de la province ecclésiastique de Narbonne, p. 865; les Espagnols réfugiés y possèdent des terres, & en jouissent d'après des chartes de Charlemagne; Louis le Débonnaire ordonne que les Espagnols qui y viendront dans la suite jouiront des mêmes privilèges, pp. 944-945; le comté est du domaine de Pepin, fils de Charlemagne, d'après le partage de 817, p. 902; il est dès lors séparé de la Septimanie & demeure uni au royaume d'Aquitaine, p. 954; fait partie du marquisat de Toulouse, p. 954; bien que gouverné par un comte particulier, ce comté dépend toujours du 'oyaume d'Aquitaine, pp. 972, 1002, 1 008, 1012, I 048, I 102.
— Église épiscopale de Carcassonne; elle est érigée vers le milieu du sixième siècle, p. 332; cette érection & celle de l'église de Maguelonne fut
sollicitée par les Visigoths, qui voulurent se dédommager de la perte des villes épiscopales de Lodève 8c d'Uzès, p. 671.
CARDONNE, ville de la frontière d'Espagne, est rebâtie & repeuplée par Louis, roi d'Aquitaine, p. 904.
CARIN, fils de Carus, associé par lui à l'empire, était l'homme le plus corrompu de son temps; propre à la guerre & avait aussi du goût pour les belles-lettres, p. 346; est envoyé dans les Gaules pour s'opposer aux courses des barbares, & signale son gouvernement par ses crimes & ses dérèglements; à la mort de son père, il est reconnu empereur avec Numérien, son frère; mais, après la mort de celui-ci, Dioclétien lui dispute l'empire; après sa défaite, il est tué par ses propres troupes, p. 347.
CARINNAS. Voir ALBIUS.
S'" CARISSIME ou CARÊME, vierge, native d'Albi; son corps reposait dans l'église de Vieux, au commencement du dixième siècle, p. 520.
CARLAT, château situé sur les frontières de l'Auvergne & du Rouergue; attaqué & pris par Louis le Débonnaire, p. 1018.
CARLOMAN, fils aîné de Charles Martel, reçoit en partage le royaume d'Austrasie & les provinces situées au delà du Rhin, p. 810; se ligue avec son frère Pepin contre son autre frère Grippon, qui est dépouillé de ses Etats, p. 8 11 ; déclare la guerre à Hunold, duc d'Aquitaine; après avoir partagé avec Pepin les Etats dont il avait dépouillé Grippon, demeure maître du royaume d'Austrasie & des provinces situées au delà du Rhin, p. 812; attaque les Saxons & les dompte; fait la paix avec Hunold, qui donne des otages, p. 8i3; va en pèlerinage à Rome, puis se retire au Mont-Cassin, où il embrasse la vie monastique; avant son départ, il laisse le gouvernement de ses Etats à son frère Pepin, & lui recommande d'avoir soin de l'éducation de ses enfants; celui-ci les fait raser & enfermer dans divers monastères, p. 816.
CARLOMAN, fils de Pepin & frère de Charlemagne, accompagne son père dans sa guerre contre Waïfre, p. 833; dans le partage que fait Pepin de ses États, il a la Bourgogne, la Provence, la Gothie ou Septimanie, l'Alsace & l'Allemagne; se fait couronner à Soissons le 9 octobre 768, quinze jours après la mort de Pepin, p. 847; meurt au mois de décembre 771, p. 849.
CARLOMAN, fils de Louis, roi de Bavière; amène en 842 les renforts nécessaires à Charles & à son père pour combattre Lothaire, p. io3o; succède à son père dans le royaume de Bavière, p. 1118; voulant faire valoir ses prétentions sur l'Italie, s'avance à la tête d'une nombreuse année pour combattre Charles le Chauve, qui se retire dans la vallée de Ma u ri en ne, p. 1121.
CARLOMAN, fils de Charles le Chauve, prend soin des funérailles de son frère Charles, roi d'Aquitaine, p. I co3.
Carméri, abbaye, aujourd'hui Saint-Chaffre, fondée par S. Calmin, p. 735; est ravagée par les Sarrasins, p. 791. Foir Saint-ChAFFHE, à la lettre C.
CARPENTRAS, désolée par les Vandales, p. 382; appartient, en 624, à Théodoric, p. 56 r ; au moment où s'y tint le concile de 027, elle était au pouvoir des Goths, p. 362.
CARTHAGE; on transporte dans cette ville la tête du tyran Constantin & celle de Julien, son fils, p. 396.
CARTHAGÈNE, en Espagne; une flotte de trois cents voiles y attend Majorien , mais Genséric enlève les transports & empêche cet empereur de faire en Afrique la descente qu'il avait méditée, p. 467.
CARTHAGINOISE; est désolée par un corps de Visigoths, conduit par Réchiarius, p. 438; les Suèves, profitant des désordres de l'Empire, y font des incursions, p. 465.
CARUS (M. AURÉLIUS), père de Carin & de Numérien, empereur, natif de Narbonne. Voir AU- RÉLIUS CARUS.
Casenelve, monastère fondé autrefois sous l'invocation de la Vierge par le comte Guillaume, sur la rivière de Cèze (^Cicer^^ au pays d'Uzès; transféré depuis à Goudargues; était encore, au dixhuitième siècle, sous la dépendance de l'abbaye d'Aniane, p. 940; a été confondu mal à propos avec l'abbaye de Bellecelle, aussi sous la dépendance d'Aniane, p. 958.
CASSANDRE, ville assiégée par les Romains; Persée en fait lever le siège, p. 68.
Casseneml, dans l'Agenais, aurait été bâti sur la rive droite du Lot; Charlemagne y faisait quelquefois sa résidence; Hildegarde, épouse de Charlemagne, y accouche de deux jumeaux, Lothaire & Louis, qui fut plus tard surnommé le Débonnaire, p. 855; est habité par celui-ci au commencement de son règne en Aquitaine, p. 876; il y résidait au moment où Charlemagne se rendit en Italie pour être couronné empereur, p. 909.
CASSIGNAT, chef tectosage d'Asie, commande la cavalerie gauloise que conduit Eumène en Macédoine; est tué en combattant, p. 68.
C. CASSIUS LONGINUS, consul, gouverneur de la Province romaine, p. 197.
L. CASSIUS LONGINUS, consul, est défait & tué par les Tigurins, p. 166; était consul l'année de la dédicace de l'autel de Narbonne, p. 273.
Castellum Gredonense (Grèze), château en Gévaudan, p. 160,
CASTELLAN, fondateur & premier abbé de l'abbaye d'Arles en Valespir, p. 960.
CASTELNAU DE BRASSAC, ville du diocèse de Castres, près de laquelle était l'abbaye de Bellecelle, p. 908.
CASTELSARRASIN; origine de cette ville; éiymologie de son nom, p. io53.
CASTIN, maître de la milice romaine, intrigue dans les Gaules pour Jean le Tyran, p. 424.
Castillon, château dans le Périgord, sur la rive droite de la Dordogne; Pepin II s'y rend après le traité de Saint-Benoît-sur-Loire, p. 1048.
CASTOR, petit-fils de Déjotarus, accuse son a'ieul d'avoir voulu faire assassiner César; se fait reconnaître pour roi de Gala tic; Marc-Antoine le dépouille de la couronne, p. 263.
S. CASTOR, natif de Nimes; le monastère fondé par lui était-il dans la ville de Nimes ou dans le diocèse d'Apt? sa Vie, p. 406; est élu évéque d'Apt après la mort de S. Quentin; vivait encore en 419; on croit qu'il mourut peu de temps après, p. 407.
CASTRES. Cette ville est bâtie près de la célèbre abbaye construite dans le courant du septième siècle, sous le règne de Chindasvinde, p. 696.
— Monastère de Castres, en Albigeois; est fondé en 647 par Robert, Anselin & Daniel, sous l'invocation de S. Benoît; devint célèbre plus tard & donna lieu à la construction de la ville de Castres ; cette abbaye fut érigée en évêché au quatorzième siècle par le pape Jean XXII, p. 696; Charles Martel l'ayant épargnée, on pourrait conjecturer que l'Albigeois était du domaine de ce duc, p. 81 L ; n'est pas comprise dans la liste des monastères dressée à Aix-la-Chapelle, en 817, p. 947; les religieux déposent les reliques de S. Vincent dans la chapelle de Notre-Dame, voisine de leur monastère, p. 1093; en 864, elle fut abandonnée par les religieux qui emportèrent avec eux les reliques de S. Vincent; ils se réfugient à Valderiès; après que les Normands eurent abandonné le siège de Toulouse, les religieux retournèrent à Castres avec les reliques du saint martyr, p. 1096.
— Diocèse de Castres. Le territoire de ce diocèse appartint à Pepin I, sous la souveraineté de Charles le Chauve, à la suite du partage fait entre les enfants de l'empereur Louis le Débonnaire, p. 1048.
Castrum Mallasti, château situé près de l'abbaye de Montolieu, p. 863.
Castrum Vceciense (Uzès), p. 148.
Catholiques; les ariens les persécutent, p. 36o- 36i; ha'issent les Visigoths hérétiques, p. 4345 quelques-uns succombent, p. 435; sont persécutés par Euric, pp. 494-495; craignant d'être poussés par Alaric a embrasser l'arianisme, ceux qui sont soumis aux Visigoths souhaitent de passer sous la domination d'un prince catholique, p. 5i 5; quelque liberté qu' Alaric leur laissât pour l'exercice de leur religion & le choix de leurs prêtres, ils ne pouvaient dissimuler l'envie qu'ils avaient de passer sous la domination des Français, p. 532 ; l'arianisme que professait Alaric fit qu'il accueillit peut-être légèrement les plaintes portées contre des évêques catholiques, & les mauvais traitements qu'il leur infligea causèrent sa propre perte; les catholiques se soumirent volontiers à la domination de Clovis, p. 537; sont persécutés par Leuvigilde, p. 606; beaucoup succombent pour éviter la persécution, p. 607; ils subissent une persécution fomentée par Athalocus, Granista & WJldigerne, p. 638-639.
CATILINA s'efforce d'engager les AUobroges dans sa conjuration, pp. 2i5-2i6; il veut se réfugier dans la Province romaine, mais il est tué en combattant contre Antoine, p. 217.
CATO (PORCIUS) périt avec toute son armée dans la guerre faite par la République romaine aux Gaulois Scordisques, p. 32.
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TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
CATON LICINIANUS (M. PORCIUS), gouverneur de la Province romaine en qualité de préteur, vers l'an 663 de Rome; est peut-être le même que M. Porcius Caton, personnage consulaire, p. 189.
CATUGNAT, chef des Allobroges, soulève ce peuple contre la domination romaine, p. 218; est vaincu par C. Pontinius, p. 219.
CATULUS, collègue de Marius au consulat, se prépare à disputer le passage des Alpes aux Cimbres, p. 191; étant proconsul, il laisse les Cimbres passer les Alpes; est rejoint par Marius & bat les Cimbres dans la plaine de Verceil, p. 197.
CAUCHENNE ou CAUQUENNE , aujourd'hui Sainte-Lucie, île du groupe appelé Piplas, aux environs de Narbonne, p. 127.
Caucoliberis (COLLIOURE) , ville du Roussillon , connue depuis le septième siècle, p. 1 i 3.
CAUMONT, lieu du diocèse de Narbonne, oii les Espagnols réfugiés avaient des biens en aprision, p. io52.
CAUNE, épouse d'Ansemond, est tuée dans Nimes peu de temps après la mort de son mari, p. 824,
CAUNES, autrefois Bufintis, p. 892, dans le diocèse de Narbonne; on croit que les SS. Amand, Luce, Alexandre & Audal, qui souffrirent le martyre dans le quatrième siècle, étaient nés dans ce lieu, p. 35o ; Magnarius, comte de Narbonne, fixe les limites de ce lieu au village de ce nom, dans un plaid tenu à cet effet, pp. 892,
Abbaye de Cahnes, dans le diocèse de Narbonne; elle a Anian pour premier abbé, p. 861; il l'a fondée sous le nom de S. Jean in Extorio ou Exeijuariensis, p. 892; est située vers les frontières des diocèses de Carcassonne & de Castres, dans le pays de Minervois, p. 893; est dans la liste des monastères fondés ou rétablis par Louis le Débonnaire, p. 918, & était comprise dans les dix-neuf monastères qui ne devaient que des prières pour l'empereur, pour sa famille & pour les besoins de l'Etat, p. 947.
CAUSSENAT (Curcionate), au diocèse de Lodève; la donation de ce village au monastère d'Aniane, faite par Louis le Débonnaire étant roi d'Aquitaine, est confirmée par lui à Aix-la-Chapelle le 19 octobre 837, p. ioo5.
Cavalerie gauloise, son organisation, sa manière de combattre, pp. i5, 16, 89.
CAVAILLON; appartient, en 624, à Théodoric, p. 56i .
CAVARUS, chef des Tectosages, établi dansl'Hellespont , secourt les Byzantins dans leur guerre contre les Rhodiens, p. 27.
CAYRAC (Caderense) , lieu donné à l'église de Cahors, p. 7o3.
CAZÈRES-SUR-GARONNE; est-elle la même que Calagurgis ? conjectures à ce sujet, p. i32.
CAZOULS , lieu donné, en 856, par Charles le Chauve à l'église de Narbonne, p. 1074.
Q. CECILIUS, lieutenant du proconsul C. Sérénus, gouverneur de la Province romaine, p. 264.
Q. CECILIUS MARCELLUS, questeur, lieutenant du propréteur dans la Narbonnaise & procon-
sul de la Sicile sous Trajan; c'est peut-être le même qui fut consul subrogé l'an 129, p. 3o6.
CÉCINNA, général vitellien, p. 296.
CedroSj lieu à huit milles de Carcassonne, vers Toulouse, p. I 29.
CELESTIN, pape, écrit aux évèques de la Narbonnaise & de la Viennoise au sujet de la discipline ecclésiastique dans ces deux provinces; il confirme le jugement de Boniface, son prédécesseur, au sujet de l'église de Narbonne, p. 426'.
Celleneuve, nom d'un monastère ou prieuré bâti par S. Benoît à Juvignac, p. 908.
CELSE, patrice; est envoyé par le roi de Bourgogne pour reprendre Arles; bat Firmin & Audovarius; les force, avec leur armée, à"traverser le Rhône à la nage, p. 593; meurt en 570, p. 598.
CELSE; évêque d'Agde ou de Viviers, est maintenu dans la possession de l'abbaye de Donzère, p. 1062.
Celtes ou Galates, noms donnés aux Gaulois, p. 1 .
Celtes, nom donné, après la conquête romaine, aux peuples de la Germanie, p. 2; demandent l'alliance d'Alexandre; elle leur est accordée, p. i3.
CELTIBERIE, nom donné à l'Ibérie à la suite de la transmigration des Celtes, p. 7.
Celtibériens; ils demandent leur congé à Annibal, qui le leur accorde, p. 47; joints aux Romains, ils repoussent les Cimbres de l'Espagne, p. 191.
CELTIQUE, prise en général , nom que les anciens donnaient à la Gaule, p. i; la Province Narbonnaise était renfermée dans les limites de la Gaule celtique, p. 2.
CENSORIUS, ambassadeur d'Aëce auprès des Snèves, p. 427.
Centeniers; commandaient cent hommes de milice, p. 768; étaient sous l'autorité des vicaires des comtes, pp. 867, 1 128.
CENTULLE, second fils d'Adalaric, est tué à Roncevaux, p. 931 .
CENTULLE, abbé de Saint-Polycarpe, dans le diocèse de Narbonne, obtient, en faveur de son abbaye, une charte datée du monastère de Saint- Saturnin, près de Toulouse, p. io36.
CENTULPHE ou CENTULUPUS, comte de Béarn , p. 955.
Centurie, ministériat, p. 867; division de la viguerie, p. i i 28.
CÉPION (Q. Servilius), gouverneur de la Province romaine, s'empare de Toulouse & livre cette ville au pillage de ses soldats, p. i83; fait voiturer à Marseille les trésors pris à Toulouse, fait attaquer l'escorte & fait enlever les trésors, p. |85; est continué dans son gouvernement avec l'autorité du proconsul, p. 186; feint une réconciliation avec Mallius, p. 187; leur rivalité en présence des Cimbres, p. 188 ; est relevé du gouvernement de la Province; est condamné à mort & s'évade; ses malheurs, p. 189.
Comté de Cerdagne, dans le diocèse d'Urgel; dépendait du duché de Septimanie, d'après le partage de 817, pp. 953, 970-971.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
CÉRÉALIS , général des troupes romaines, défait Civilis, général batave, & fait rentrer les Gaulois rebelles dans le devoir, p. 3o5.
Cébet serait, d'après M. de Marca, le lieu appelé Ad Centuriones, p. 114.
CERETHRHTS commande une des trois armées gauloises qui envahissent la Grècej marche vers la Thrace & le pays des Triballiens, p. 14.
Cerrucium, château situé sur la Garonne, dans le Toulousain St la. viguerie de Garonne, qui avait été donné à Astanova par le roi Pépin; on y fonde le monastère de Bonneval, p. 1 o53.
Cebs, vent violent dans la Narbonnaise; Auguste fait vœu d'élever un temple en l'honneur de ce vent; il est probable qu'il le fit élever dans la Narbonnaise, p. 260.
CERVERA, ville du Roussillon, pp. 112, 1 1 5.
S. CÉSAIRE, natif de Châlons-sur-Saône, d'abord moine dans le monastère de Lérins, en sort pour succéder à S, Eon sur le siège d'Arles; accusé de trahison, est envoyé en exil à Bordeaux; rappelé en 5o.'), il sauve la vie à son dénonciateur, p. 522; rétablit la discipline dans son église, & préside le concile d'Agde , sans doute en qualité de vicaire du pape dans les Gaules, p. 53i; accusé, durant le siège d'Arles, par un clerc & par les Juifs, il est emprisonné ; est délivré de prison, p. 5^5; nourrit les prisonniers français amenés dans Arles; il vend les vases sacrés & l'argenterie de son église, p. 646; s'adresse au Saint-Siège pour faire observer par l'évéque d'Aix, métropolitain de la seconde Narbonnaise, les décisions des papes S. Léon & Symmaque, & pour obtenir la confirmation du vicariat de son église ; envoie comme négociateurs à Rome, S. Gilles, & Messien, son secrétaire, p. Sây; est confirmé, lui & ses successeurs, dans la qualité de vicaire du Saint-Siège, non-seulement dans les Gaules, mais encore en Espagne, p. Sjy.
— Abbaye de Saint-Césaire d'Arles; reçoit une donation de Louis, empereur & roi d'Italie, p. 1 1 07.
CESAR (Jules) renouvelle la colonie de Narbonne, p. 99 ; s'empare de la principale autorité dans la République, & obtient le gouvernement de la Gaule, de la Province romaine & de l'IUyrie pour cinq années, p. 220; ses campagnes dans les Gaules, pp. 221, 222, 223; tient à Reims l'assemblée générale des Gaules, p. 223; part de Rome & se jette dans Narbonne; traverse les Cévennes, rejoint sa cavalerie à Vienne, assiège Gergovie, p. 224; défait Vercingètorix , le poursuit dans Alise & prend cette place; prend Vxelloiunum ; se rend pour la première fois en Aquitaine pour y recevoir la soumission des peuples, p. 225, divise les Gaules en deux provinces; douceur de son gouvernement dans la Province romaine, p. 226 ; est conservé dans le gouvernement des Gaules; sa lutte ouverte contre Pompée, p. 227; se rend en Espagne; conquiert cette province sur les lieutenants de Pompée; reçoit des secours des Gaules; revient par Narbonne à Marseille; fait dresser un autel de pierre sur le sommet d'une des montagnes qui séparent la Gaule de l'Espagne, p. 229; s'empare de Marseille, use de clémence envers les Marseillais; retourne en Italie, 8c termine la guerre avec Pompée par la
bataille de Pharsale, p. 23o; se rend en Espagne pour combattre les fils de Pompée; passe à Narbonne à son retour d'Espagne; y rencontre Marc-Antoine; rentre à Rome & reçoit les honneurs du triomphe; est tué en plein sénat, le i5 mars de l'an 710 de Rome, p. 233.
CESAR (Lucius), frère & lieutenant de Jules Cès.ir, le remplace dans le gouvernement de la Province romaine au moment de la révolte de Vercingètorix, p. 225.
CÉSAR OCTAVE, fils adoptif de Jules César, p. 234; reçoit le gouvernement des Gaules, p. 242.
CESAR AUGUSTE; son effigie se trouve sur une médaille que fait frapper la colonie de Nimes, p. 243.
CÉSARIE, épouse du comte Britianus & mère du comte Pallade, gouverneur du Gévaudan, p. 594.
S"' CESARIE, épouse deValens, solitaire sur le mont Andaon (aujourd'hui le mont Saint-André); ses reliques conservées dans l'église de l'abbaye de Saint-André, p. 642.
L. CÉSONIUS MACER RUFIANUS, questeur dans la Narbonnaise sous le règne de Marc-Aurèle,
Cessera Tectosagum , aujourd'hui Saint-Thibèry, fut peut-être une colonie grecque, à deux lieues de la Méditerranée, pp. 9, i37; jouit du droit latin, p. io5; un monastère y est fondé, p. 35o, qui porte le nom de Saint-Thibèry, p. 860.
CETTE (Montagne de), Mons Seiius, p. i37; on a cru à tort que les Français avaient assiégé & pris Cette sur les Visigoths; c'est de Ceuta, en Afrique, qu'on a voulu parler, p. 58o; fief dans le comté d'Agde, appartenant à l'abbaye d'Aniane; est exempt de toutes charges, p. 964.
CEUTA, en Afrique, prise par Theudis, est confondue à tort avec Cette, en Languedoc, p. 58o; est reprise par les impériaux & assiégée de nouveau, vers 345, par les Visigoths, p. 58i; était, en 71 I, au pouvoir des Visigoths, p. 757.
Cévesnes; Louis le Débonnaire, mentionnant quelques pâturages aux confins du Rouergue & du diocèse de Nimes, donne à ces montagnes le nom général d'Alpes, p. 1006.
Céze (Ciccr), rivière au pays d'Uzès, p. 940.
S. CHAFFRE (S. Theotfredus), neveu d'Eudes, premier abbé de Carmen, se rend célèbre par sa sainteté & donne son nom à l'abbaye de Carméri, p. ySô; en devient le second abbé & est martyrisé par les Sarrasins, pp. 790, 791.
Saint-Chaffre ou Le Monastier-Saint-Ciuffre, ancienne abbaye connue sous le nom de Carméri , p. 735; a été toujours très considérable; manière dont ses abbés étaient reçus dans le chœur de la cathédrale du Puy; principaux prieurés conventuels placés sous sa dépendance, p. 736; les religieux l'abandonnent à l'approche des Sarrasins; S. Chaffre, qui en était abbé, y reste seul & y est blesssé mortellement d'un coup de pierre; les religieux reviennent & reçoivent son dernier soupir, p. 791; se trouve sur la liste des monastères fondés ou rétablis par Louis le Débonnaire, p. 918; n'est pas comprise dans la liste des monastères dressée à Aix-la-Chapelle en 817, p. 947; après son réta-
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TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
blissement, Louis le Débonnaire la rend, libre & indépendante, à Badon , son abbé, p. 961; est soumise à l'administration de Gui, évéque du Vêlai, puis rétablie par Charles le Chauve dans son ancienne liberté, p. 1 ijo.
CHALONS-SUR-SAONE devient capitale des Etats de Contran, qui prend le titre de roi de Bourgogne, p. 587; le territoire de son diocèse est soumis à Théodebert , roi d'Austrasie, après la défaite de Godomar, p. 5j5; ses faubourgs sont brûlés par Waïfre, p. 832; Lothalre l'assiège & la livre k la fureur de son armée, qui y met le feu , p. 996.
Chamalière, en Vêlai; prieuré sous la dépendance de l'abbaye de Saint-Chaffre, p. 736.
CHAMPAGNE; Clovis, protégé par Ébroin, y est reconnu , p. 732.
Champ du Mensonge (^Lugenfcli); nom donné au lieu de Rothleube, après la révolte des trois fils aînés de Louis le Débonnaire, p. 989.
Champ rouge [Rotfelth), entre Brisach & la rivière d'Ell , Oli campent Lothaire, Pépin & Louis,
CHARIBERT, neveu de Thierri, succède à Clotaire dans le royaume de Paris; règne sur une grande partie de l'Aquitaine, pp. 553, 554; reçoit «" partage, à la mort de Clotaire I, le royaume de Paris, qui comprenait tine grande partie de l'Aquitaine : l'Aquitaine seconde & la Novempopulanie, avec le Toulousain ; il y joignit plus tard le Querci & l'Albigeois; étend sa domination sur une grande partie de la Provence, entre la Durance et la mer, p. 587; après Athanagilde, roi des Visigoths, il est le prince le plus puissant dans le Languedoc; était maître du Toulousain & de l'Albigeois, p. 538; meurt sans enfants mâles; ses trois frères se partagent son héritage, p. 589.
CHARIBERT ou ARIBERT, fils de Clotaire II & de Bérétrude, sa seconde femme, n'a aucune part à la succession de son père, pp. 674, 675; il obtient de Dagobert, par un traité de la fin du mois d'avril de l'an 63o, la cession d'une partie du royaume, depuis la Loire jusqu'aux frontières d'Espagne; renonce en faveur de Dagobert à toute la succession du roi Clotaire, son père; fixe sa résidence à Toulouse, capitale de l'Aquitaine neustrienne & prend le titre de roi de Toulouse; a plusieurs enfants de la reine Gisèle & vit en paix avec Dagobert, son frère, p. 677; se rend à Orléans pour être parrain du fils d'une des concubines de Dagobert, à qui il donne le nom de Sigebert; dompte les Gascons rebelles au printemps de l'an 63 1, & meurt quelque temps après, étant dans la troisième année de son règne, âgé de vingt-trois ou vingt-quatre ans, p. 678.
CHARLES MARTEL, fils de Pépin & d'Alpaïde; Pépin dispose de l'Austrasie en sa faveur; il est tuteur de son neveu Théobald, petit-fils de Pepin d'Héristal & de Plectrude; est emprisonné à Cologne, p. 772; sort de sa prison & est reconnu pour duc ou pour souverain d'Austrasie par les peuples de ce royaume, p. 773; attaque & bat l'armée de Chilpéric auprès de la rivière d'Emblef, dans l'Ardennej l'année suivante, il bat
encore Chilpéric, à Vinci, dans le Cambraisis; retourne en Austrasie, prend la ville de Cologne 8c Plectrude, sa belle-mère; s'empare de tous les trésors de Pepin, se fait proclamer une seconde fois duc d'Austrasie, fait reconnaître pour roi un prince de la race royale appelé Clotaire qu'on prétend être fils de Thierri III, p. 774; s'avance entre Reims & Soissons; attaque brusquement Chilpéric & Eudes, met leur armée en déroute; s'empare du gouvernement des royaumes de Neustrie & de Bourgogne; règne véritablement en France, sans prendre le titre de roi, p. 776; fait un traité avec Eudes qui lui livre Chilpéric, p. 777; après avoir vaincu Rainfroi , ancien maire du palais, dompté les peuples de l'Est, déclare la guerre à Eudes; passe la Loire par deux fois, met Eudes en fuite & ravage sans obstacle toute l'Aquitaine, d'où il remporte un butin considérable, p. 793; voyant les Sarrasins menacer ses Etats, porte secours à Eudes; livre bataille aux infidèles, qui sont battus; s'empare de leur camp, le pille & repasse la Loire, p. 797; déclare la guerre à Hunold & à ses frères; prend Bordeaux, le château de Blaye, &. retourne en France; continue la guerre & est obligé de faire un traité de paix avec Hunold; ce traité laisse ce prince possesseur de l'Aquitaine, à condition qu'il tiendrait ses États à foi & hommage de lui, de Carloman & de Pepin, ses enfants, p. 801; se met en marche pour chasser les infidèles des villes dont ils s'étaient emparés en Provence; investit Avignon & l'emporte d'assaut; traverse le Rhône, entre dans la Gothie ou Septimanie, & s'approche de Narbonne, pp. 804- 8o5; bat, près de la rivière de Berre, un corps de Sarrasins venus au secours de la place; tue le général Amoroz; transforme le siège en blocus, retourne en France; s'empare, en passant, de Béziers, dont il fait raser les murailles & brûler les faubourgs; agit de même à l'égard d'Agde; fait détruire Maguelonne, brûler les portes de Nimes & mettre le feu aux Arènes, qui servaient de forteresse; fait le dégât dans toute la Gothie; rase les forteresses & oblige les habitants à lui donner des otages, p. 807; à la mort de Thierri III , il laisse le trône vacant 8c règne seul le reste de sa vie avec le titre de duc ou prince des Français, p. 808; soumet toute la Provence jusqu'à Marseille, 809; envoie Lantfred, abbé de Saint-Germain-des-Près, en ambassade auprès d'Hunold, duc d'Aquitaine, pour le surveiller; se voyant près de sa fin, il dispose de sa succession en faveur de Carloman, de Pepin, fils de Chrotrude, sa première femme, Se de Grippon, fils de Sonichilde, qu'il avait épousée en secondes noces; partage entre eux la monarchie française; étendue de celle-ci à cette époque, p. 810; meurt à Kiersi-sur-Oise , le 22 octobre 741; origine du surnom de Martel, p. 8m.
CHARLES ou CHARLFJMAGNE , fils de Pepin le Bref, p. 83o; accompagne son père dans sa guerre contre Waïfre, en 762, p. 833; reçoit en partage les royaumes d'.\ustrasie 8c de Neustrie; se fait couronner à Noyon , le 9 octobre, quinze jours après la mort de Pepin, p. 847; nomme Loup, petit-fils d'Eudes, duc de Gascogne, p. 848;
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
au moment d'agir contre Hunold, se prend de querelle avec son frère Carloman, qui l'abandonnej resté seul, il pénètre en Aquitaine, bat le duc Hunold & l'oblige à prendre la fuite & i se réfugier chez Loup, p. 849; s'empare des Etats de Carloman après la mort de ce prince, p. 85o; appelé par le pape Adrien contre Didier, roi des Lombards, prend Pavie après un siège de six mois; revient en France, suivi du roi Didier, son prisonnier; ajoute au titre de roi des Français celui de roi des Lombards, pp. 85o, 85 1; tient l'assemblée du Champ-de- Mai à Paderborn, dans la Westphalie, & reçoit la visite d'Ibn Alarabi, gouverneur de Saragosse, qui lui prête serment de fidélité & lui demande sa protection contre l'émir Abdérame, p. 85i ; se rend à sa demande, assemble une puissante armée & prend, au printemps de l'an 778, la route des Pyrénées; célèbre la fête de Pâques avec Hildegarde, son épouse, au palais de Casseneuil, dans l'Agenais; partage son armée en deux corps & entre en Espagne, malgré les Sarrasins qui essaient de lui disputer le passage, p. 852; assiège & prend Pampelune; reçoit l'hommage d'Abitaurus, gouverneur sarrasin d'Huesca, de Jacca & de quelques autres places d'Aragon; s'empare de Saragosse, où il est rejoint par sa seconde armée; nomme Ibn Alarabi gouverneur de Saragosse ; rappelé d'Espagne par une nouvelle révolte des Saxons, il rentre en France après avoir soumis tout le pays situé entre les Pyrénées & l'Ebre; fait raser les murailles de Pampelune, pour se conserver la libre entrée de cette ville, p. 853; au passage des Pyrénées, son arrière-garde est attaquée à Roncevaux par les Gascons, commandés par Loup; il perd dans cette attaque les généraux Eghart, Anselme & Rolland; est très affecté de cette défaite; le duc Loup, auteur de ce désastre, est pris & pendu, & le duché de Gascogne confisqué, p. 804; rétablit le royaume d'Aquitaine en faveur de son fils Louis; tache de se concilier les évêques aquitains par toutes sortes de marques d'estime & de bienveillance, p. 855; cherche à s'assurer de la fidélité des abbés réguliers des monastères d'Aquitaine, & les fait élire autant qu'il peut de nation française, p. 867; donne des conseillers à son fils Louis, roi d'Aquitaine, p. 875; conserve la principale autorité dans le royaume d'Aquitaine, bien que Louis, son fils, y règne nominalement, p. 876; appelle à sa cour le roi d'Aquitaine, son fils, pour surveiller son éducation, p. 878; origine des comtés de Razès & de Fenouillèdes , p. 880; il rappelle son fils Louis, roi d'Aquitaine, à Worms; soumet l'affaire d'Adalaric, duc de Gascogne, à la diète générale de la nation; fait examiner la conduite de Chorson , qui est convaincu de lâcheté & de félonie, p. 882; envoie 4in commissaire (missam), nommé Didier, pour assister en son nom au concile de Narbonne de 791, maintenir le bon ordre & la police extérieure, p. 889; renvoie devant le concile les évéques d'Elne, de Béziers & l'archevêque de Narbonne, pour la fixation des limites de leurs diocèses, pp. 889-890; confirme, par un diplôme, la donation faite par Milon du lieu de Cauiies a Aman, pp. 892-89^»; convoque,
sur l'avis du pape, à Francfort, pendant l'été de l'an 794 , un concile oii l'on s'occupe du culte des images & de l'hérésie de Félix d'Urgel sur la filiation de Jésus- Christ; en envoie les actes aux évéques d'Espagne, qu'il exhorte à les souscrire, avec promesse de les secourir contre les Sarrasins & de les affranchir de leur joug, p. 900; envoie pour commissaire en Aquitaine Willibert, qui fut depuis archevêque de Rouen, & le comte Richard, qui, par leur attention & leur prudence, font revenir au domaine du roi tous les biens qui avaient été usurpés, p. 901; à l'exemple de son fils Louis, il supprime dans tout le royaume le tribut militaire appelé /bJerum & remédie â d'autres abus, p. 902; il visite l'intérieur du royaume; a une entrevue avec Louis, roi d'Aquitaine, â Tours; passe les Alpes pour punir les Bénéventins, nouvellement révoltés; entre en Italie & arrive à Rome, où il reçoit la couronne impériale le jour de Noël de l'an 800, p. 909; avait laissé à Adalaric, fils de Loup, le gouvernement d'une partie du duché de Gascogne, Se à la mort de ce duc le remplace par le comte Liutard, p. 910; choisit pour commissaires (m'isst) des archevêques, des évêques ou des abbés, des ducs ou des comtes, & ne charge pas de cette commission les plus pauvres d'entre ses vassaux, de crainte qu'ils ne se laissent corrompre par des présents; il introduit dans le royaume la liturgie romaine à la place du rit gallican; convoque à Aix-la-Chapelle les ducs, les comtes, les députés du peuple & d'habiles jurisconsultes; fait lire, corriger 8c rédiger par écrit le texte des diverses lois alors en usage; ordonne que chacun sera jugé conformément à sa loi, & défend surtout aux juges de recevoir aucun présent; exige de tous ceux qui ont assisté à l'assemblée d'Aix-la- Chapelle, tant ecclésiastiques que séculiers, le serment de fidélité, p. 9î3; Benoît d'Aniane se justifie devant lui de l'accusation d'abuser de la confiance du roi d'Aquitaine; il le renvoie dans son monastère comblé d'honneurs & de bienfaits, p. 917; tient une assemblée au commencement de l'an 806 pour régler, après sa mort, le partage de ses Etats entre ses enfants, p. 919; règle, dans ce partage, le cas où quelqu'un de ses fils viendrait à mourir sans successeur mâle de sa lignée; se réserve la principale autorité sur les pays partagés à ses enfants; congédie Louis & Pépin; se rend à Nimègue, p. 920; conclut la paix avec les Sarrasins à Aix-la- Chapelle, au mois d'octobre de l'an 810; elle n'est pas de durée, p. 93o; accorde à Abulaz, roi des Sarrasins, une trêve de trois ans, p. 932; après la mort de ses deux fils, associe Louis, roi d'Aquitaine, à l'empire, p. 936; se sentant affaibli de plus en plus , il règle toutes ses affaires domestiques; son codicille; meurt le 28 janvier de l'an 814, p. 938,
CHARLES, fils de Charlemagne, accompagne son frère Louis, roi d'Aquitaine, dans une expédition sur les frontières d'Espagne, p. 902; envoyé avec un renfort considérable pour aider au siège de Barcelone, il apprend à Lyon la prise de cette ville, rebrousse chemin & va rejoindre l'empereur son père, p. 91 3; comme
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aînié des trois fils de Chnrlemngne, il doit, suivant l'acte de partage de l'an 806, posséder, après sa mort, les royaumes de Neustrie & d'Austrasie, avec une partie de la Bourgogne & de la Germanie, p. 919; m.eurt, sans enfants, avant 8 1 3, p. 936.
CHARLES LE CHAUVE, fils de Louis le Débonnaire 81. de Judith; sa naissance, p. 974; est envoyé en Aquitaine avec Drogon, évêque de Metz, pour ramener Judith, p. 984; reçoit le royaume d'Aquitaine dont son frère Pepm est dépouillé, p. 988; est envoyé par son frère Lothaire dans l'abbaye de Prom, au diocèse de Trêves, p. 91 i ; sort de cette abbaye & est emmené par Lothaire, p. 993; est laissé par celuici à l'abbaye de Saint-Denis, au mois de février 834, p. 994; reçoit, dans le nouveau partage fait après le rétablissement de Louis le Débonnaire sur le trône, le royaume d'AUenagne, une partie de l'Austrasie & de la Bourgogne, la Provence & la Gothie ou Septimanie avec ses Marches, p. 1000; reçoit, à la diète de l'an Sîy, la partie de la Neustrie située entre la Meuse & la Seine, & les pays entre Seine & Somme, p. 1006; est déclaré roi de toute la Neustrie à la diète de Kiersi de 838, p. 1008; reçoit la ceinture militaire des mains de Louis le Débonnaire pendant la même diète; est couronné publiquement comme roi de Neustrie, p. 1009; après la diète de Kiersi, va dans le duché du Maine prendre possession de cette portion de ses Etats, p. 1010; reçoit pour sa part, à la diète de Worms du 3o mai 839, les deux royaumes de Neustrie & d'Aquitaine, sept comtés du royaume de Bourgogne, situés le long du Rhône & de la Saône, la Provence, la Septimanie & ses Marches, p. lorS; accompagne Louis le Débonnaire dans son expédition en Aquitaine & s'arrête à Poitiers, p. 1017; convoque à Bourges l'assemblée d'Aquitaine, en 840, p. 1020; se met en état de défense contre Lothaire, p. lozr ; part de Bourges & se rend à Kiersi en 840; y apprend que Pépin II s'approche de Bourges pour enlever l'impératrice Judith ; revient vers Bourges, met l'armée de Pépin en fuite, pourvoit à la sûreté des frontières & retourne en France, p. 1022; informé du progrès des armes de Lothaire, se dirige vers lui ; les deux armées campent à six lieues l'une de l'autre, dans les environs d'Orléans; fait un traité provisionnel avec Lothaire, qui le laisse paisible possesseur de l'Aquitaine, de la Septimanie, de la Provence & de dix comtés entre Loire & Seine, jusqu'à la décision d'une assemblée qu'ils tiendront à Attigny, le 8 mai 841, p. 1028; marche de son armée contre celle de Lothaire, p. i 025 ; se rend à Attigny le 6 mai, y attend quatre jours l'arrivée de Lothaire, qui, pour l'amuser, lui fait de nouvelles propositions; il les rejette, sur l'avis qu'il reçoit de l'approche du roi de Bavière; s'avance vers Châlons-sur-Saône, au-devant de l'impératrice, p. 1026; bat Lothaire à Fontenai ; demeure sur le champ de bataille pour faire enterrer les morts des deux partis & ordonne trois jours de jeiîne, p. 1027; accepte les offres de Bernard, reçoit le serment de Guillaume & le fait partir pour négocier la soumission de Pé-
pin II & de ses adhérents; marche vers l'Aquitaine avec sa mère, p. 1028; ne pouvant rien gagner par la douceur, il se résout à soumettre le jeune Pépin par la force; mais, n'ayant pas assez de troupes, repasse la Loire sans avoir entrepris rien de considérable en Aquitaine; apprend de Louis, roi de Bavière, que Lothaire le presse dans la Germanie; Lothaire fait des propositions de paix, Charles les refuse, p. 1029; célèbre la fête de Noël à Châlons-sur-Marne, s'avance vers le Rhin à la rencontre de Louis ; le joint à Strasbourg le 1 4 février 842 ; les deux frères promettent par un nouveau serment de s'entr'aider contre les entreprises de Lothaire; chacun harangue ses troupes dans la langue des peuples de sa domination, Charles en langue romane; ils se rendent à Worms 8c envoient des ambassadeurs à Lothaire pour le presser de consentir à la paix, p. io3o; épouse t>mentrude le 14 décembre 842; n'est pas généralement reconnu dans la Septimanie, non plus qu'en Aquitaine, p. io33; donne une charte, étant campé devant Toulouse, en faveur d'Elie, abbé de la Grasse; habite dans l'abbaye de Saint-Sernin pendant le siège de Toulouse, p. I o36 ; tient, dans le même monastère, une diète dans laquelle on dresse un capitulaire en faveur des ecclésiastiques de la Septimanie qui se plaignaient des vexations des éveques; se rend en France pour assister à l'assemblée de Verdun, p. io37; le partage de la monarchie avec ses frères Louis & Lothaire lui donne la Neustrie, l'Aquitaine, une partie de la Bourgogne, de la Septimanie 8(. de la Marche d'Espagne, p. io38; passe, de Rennes à Coulaines, dans le Maine, où il tient une diète dans laquelle on maintient chaque peuple dans l'usage de ses lois, p. 1039; se présente devant Toulouse pour en faire le siège le 11 mai 844, & s'établit au monastère de Saint-Sernin ; chartes qu'il y donne, p. 1 039; est occupé à ce siège depuis le 11 mai jusque vers la fin de juin 844, pp. 1040, 1044; d'après la chronique d'Eudes Arbert, un corps de ses troupes aurait été défait au voisinage de Lavaiir, p. 1045; se rend à ThionviUe pour y joindre ses frères Lothaire 8t Louis, & y tenir une diète générale, p. 1045; aurait confirmé, au palais de Compiègne, le 21 janvier 846, la fondation du monastère d'Alaon, au diocèse d'Urgel, en faveur d'Obbonlus qui en était abbé & accordé en même temps des privilèges considérables à ce monastère, p. 1046; s'abouche avec Pepin II, aLi commencement de juin 84.0, dans le voisinage de l'abbaye de Saint-Benoîtsur-Loire, p. 1047; fait sa paix avec lui, lui cède le royaume d'Aquitaine, à l'exception du Poitou, de la Saintonge & de l'Angoiimois, p. I 048 ; se hâte de conclure la paix avec Pepin, les Sarrasins ayant recommencé la guerre sur la frontière de la Septimanie, les Bretons r«fusant de reconnaître son autorité & les Normands désolant depuis quelque temps les côtes d'Aquitaine; après le traité de Saint- Benoît-sur- Loire qui abandonne une partie de l'Aquitaine à Pepin, il fait la paix avec les Sarrasins & soumet les Bretons, p. 1049; s'efforce de soustraire à l'obéissance de Pepin la partie de 1 Aquitaine gouvernée par ce prince, p. loâi;
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assiste à la diète de Mersen, en février 847, 8c renouvelle son alliance avec Lothaire & Louis, roi de Germanie, p. loSzj se met en campagne pendant le carême de 848, s'avance vers la Dordogne, marche contre les Normands, les bat sur les bords de cette rivière; se rend à Limoges & y tient, avant Pâques, l'assemblée générale d'Aquitaine, p. 1 o53 ; profite du mécontentement des peuples pour remettre l'Aquitaine sous son obéissance; accepte la couronne qui lui est offerte par les Aquitains & se fait sacrer solennellement roi à Orléans; ajoute dans la suite le titre de roi d'Aquitaine à celui de roi de France, p. 1064; est en Auvergne le 23 juillet 848, & au palais de Kiersi le 1 1 août suivant, p. I o55 ; tient, en juin, l'assemblée générale du royaume, à Chartres; passe la Loire, soumet le Limousin, reçoit la soumission de la plupart des seigneurs aquitains & prend la route de Toulouse; ses troupes prennent les devants pour en commencer le siège, p. io;")6; après s'être rendu maître de Toulouse & de presque toute l'Aquitaine, il s'avance vers la Sepiimanie, dans le dessein d'apaiser les troubles excités par le duc Guillaume, maître de Barcelone; s'arrête à Narbonne le 7 octobre 849 & y confirme Théofred, son vassal, dans la possession de plusieurs terres situées dans ce diocèse & dans le reste de la Sepiimanie; était encore, le 11 octobre 849, à Narbonne; il ne paraît pas qu'il ait été plus avant dans la Sepiimanie, p. 10Ô9; est à Albi le 18 octobre 849 & accorde un diplôme à son vassal Etienne; par un autre diplôme, il soumet au monastère de Saint-Thibéry celui de Saint-Volusien; arrive à Bourges au mois de décembre & se rend en France au commencement de l'année suivante, p. 1060; est reconnu de nouveau par les Aquitains qui abandonnent le parti de Pépin, p. 1064; faisant sa paix avec Sanche-Sancien, il reçoit Pépin que celui-ci lui livre, & l'enferme, en septembre 8j2, au monastère de Saint-Médard de Soissons, p. io65; apprenant les projets d'évasion de Pépin, il le fait garder plus étroitement & fait juger canoniquement deux religieux accusés d'avoir voulu favoriser son évasion; convoque, au mois d'avril 853, un concile dans le monastère de Saint-Médard de Soissons, p. 1067; piqué de la conduite d'.: roi de Germanie, son frère, se dispose à chasser d'.\quitaine le jeune Louis, son neveu; passe la Loire, tâche de remettre ce pays sous son obéissance, le ravage & irrite de plus en plus les Aquitains contre lui, p. 1068; après le concile de Soissons, se rend au palais de Kiersi & ensuite à celui de Pontion, où il accorde, le 21 juin S;^!, à Arnoul, abbé d Aniane, la confirmation des privilèges de cette abbaye & des donations qui lui avaient été faites; se rend à Verberie où il assemble un nouveau concile &, vers la fin de l'année, envoie des commissaires dans les diverses provinces du royaume; se dispose à retourner en Aquitaine pour en chasser ses deux compétiteurs; s'avance vers la Loire & arrive vers la fin du mois du juillet au palais de Germigny, où il donne plusieurs chartes & diplômes, p. 1069; combat d'abord, en Aquitaine, Louis, fils du roi de Germanie &
l'oblige à repasser la Loire pendant l'automne de 854; est, en juin 855, au palais d'Aitigny où il accorde un diplôme à Suniarlus, abbé de la Grasse, p. 1070; tient à Kiersi, le 7 juillet 856, une diète où Rodolphe, son oncle maternel, lui fait quelques propositions de paix de la part des mécontents; il en accepte les conditions &, les mettant en forme d'édit, les fait publier en France & en Aquitaine; tient une seconde diète à Verberie, le 26 juillet 856; la plupart des conjurés refusent de s'y trouver; ne réussit pas mieux à une autre assemblée qu'il tient à Béziers; les factieux s'excusent encore de se rendre à Neaufle, le r'"" septembre, mais ils se rendent enfin à Chartres, le 1 1 octobre, & font leur paix avec lui, p. 1 07 3; tient, à Kiersi, le 21 mars 858, une diète dans laquelle il exige des prélats & des seigneurs qui s'y trouvent un nouveau serment de fidélité, p. 1075; assiège les Normands dans l'île d'Oisel, en 858; Charles, son fils, roi d'Aquitaine, vient l'y rejoindie, accompagné des troupes de ses Etats & suivi de Pépin qui avait consenti à écouter des propositions de paix, p. 1078; abandonne le siège de l'île d'Oisel &. vient à la rencontre du roi de Germanie, son frère; il l'atteint le 9 novembre à Brlenne, audelà de Chalons-sur-Saône; on négocie la paix pendant trois jours; le 12, les deux rois étaient au moment d'en venir aux mains quand Charles se volt trahi par ses propres troupes, qui passent de son camp dans celui de son frère; se relire en Bourgogne, p. 1079; étant à Pontion, donne à l'abbaye de Saint-Thibéry, à la demande de Humfrid, marquis de Gothie, le lieu de Méjan & donne deux diplômes en faveur de deux de ses vassaux, toujours à la demande du même marquis de Gothie; ménage, pendant l'hiver de 858 à 859, les esprits de ses anciens sujets; se met en campagne au carême, oblige le roi, son frère, dépourvu de troupes, à prendre la fuite à son tour, à repasser le Rhin & à abandonner la France; use avec modération de sa victoire & fait grâce à ceux de ses sujets qui ont pris parti contre lui, p. 1080; a une entrevue avec Louis, roi de Germanie, dans une île du Rhin au voisinage de Coblentz; la paix n'y est pas conclue & leur mésintelligence continue, p. 1080; romj^t avec Pépin & débauche la plupart de ceux des Aquitains qui conservaient quelque attachement pour lui, p. 1081 ; fait la paix avec son frère Louis de Germanie, à Coblentz, au mois de juin 860; conditions de cette paix, p. 1082; date de Compiègne un diplôme en faveur de l'un de ses vassaux nommé Adroarlus, pp. io85-io86; fait une entreprise sur le royaume de Provence & s'avance jusqu'à Mâcon, mais, sur l'avis que Gérard, duc de Provence, s'était mis en état de lui résister, il n'ose pousser plus loin, p. 1086; ses deux fils, Louis & Charles, se révoltent contre lui; Louis s'allie aux Bretons; est obligé d'avoir recours à la clémence de son père qui tente inutilement de faire rentrer dans le devoir Charles, roi d'Aquitaine, p. 1088; Irrité de la conduite de Humfrid, marquis de Gothie, le détiare déchu de ses dignités comme rebelle; confirme, dans une diète qu'il tient à Verberie, sur la fin du mois d'octobre 863, la paix qu'il avait faite avec les Sarrasins,
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p. 1091 ; fait la paix avec les Bretons; marche contre son fils Charles qui vient au-devant de lui; il lui pardonne après avoir exigé de lui un nouveau serment de fidélité & lui ordonne de demeurer auprès de sa personne, p. 1092; se rend au palais de Pistes oii il tient une diète, au mois de juin 864; on lui amène Pépin qui avait été fait prisonnier à la tète des Normands; le fait comparaître devant l'assemblée qui le condamne à mort comme apostat & traître à la patrie, p. 1096; après la diète de Pistes, fait dresser un capitulaire concernant la fabrication de la monnaie dans tout le royaume & l'usage des lois romaines; Bernard, fils du duc de Seintijnanie, complote contre lui, &, après avoir quitté la diète de Pistes, lui tend une embuscade, p. 1098; donne, à Servais, au diocèse de Laon, après Pâques de l'an 865, une partie du gouvernement de Gothie à Bernard, nommé Bernard II, p. 1 1 00; dispose du royaume d'Aquitaine en faveur de Louis, son fils aîné, qu'il fait couronner à la mi-carême, p. 867, dans la maison royale ap-pelée Beîlus Pauhacus^ p. i 1 o3 ; ayant ôté le comté de Bourges à Gérard, celui-ci résiste & tue son compétiteur; Charles se met en marche pour le punir; entre dans le Berry qu'il met à feu & à sang; ne peut parvenir à en chasser Gérard; accueille très-gracieusement, à la seconde diète de Pistes, Bernard, marquis de Toulouse, Bernard, marquis de Gothie, 8c un autre marquis nommé Bernard, p. 1 1 o5 ; se rend, au commencement de l'année 869, à Cosne , sur les bords de la Loire, dans le diocèse d'Auxerre ; après la mort du roi Lothaire, son neveu, il se rend à Metz, s'y fait couronner roi de cette portion de la monarchie & s'empare des provinces des bords du Rhin, p. 1106; confirme, le 22 juin 870, la fondation de l'abbaye de Vabre, à la prière de Bernard, comte de Toulouse, p. 1107; se rend à Compiègne, accorde un diplôme à l'abbé de la Grasse, & ensuite au palais de Pontion où il accorde, par une charte, plusieurs terres à Oliba, comte de Carcassonne, p. 1108; s'abouche avec Louis de Germanie, le 8 août 870, sur la Meuse, au voisinage de Maëstricht; ils y partagent le royaume de Lothaire, à l'exclusion de l'empereur Louis, leur neveu; les pays situés le long du Rhin sont donnés à Louis; Charles a pour sa part le Lyonnais, le Viennois, le Vivarais & le diocèse d'Uzès, p. 1109; se rend à Lyon durant l'automne &. s'avance vers Vienne qu'il assiège; y entre la veille de Noël, se rend maître du Vivarais &. du diocèse d'Uzès ; donne le gouvernement de Vienne & des pays voisins à Boson, p. 1110; s'avance vers les Alpes, après Pâques 872, pour conférer avec Engelberge; mais, étant informé de ses liaisons avec le roi de Germanie, en prend ombrage & refuse d'entrer en relations; reprend la route de France & se rend au palais de Servais, auprès de Laon; y règle les affaires d'Aquitaine; les trois Bernard déjà mentionnés s'y trouvent, p. iiii ; devient paisible possesseur du Vivarais & du diocèse d'Uzès; songe à recueillir entièrement la succession de son frère Louis, empereur, au préjudice du roi de Germanie; se hâte de se rendre en Italie pour se faire couronner empereur par le pape
qu'il avait mis dans ses intérêts, p. r i 16; confie le gouvernement du royaume au roi d'Aquitaine, son fils; le charge en particulier de veiller à la garde des frontières du côté du Rhin; est couronné & généralement reconnu empereur à Rome le jour de Noël 875; tient, à Pavie, une diète du royaume d'Italie, au mois de février 876, 8c y est confirmé dans la possession de l'empire; laisse le gouvernement de l'Italie à Boson, son beau-frère; après son arrivée en deçà des Alpes, tient, le 3o juin, la diète du royaume à Pontion, où se trouvent la plupart des prélats 8c des seigneurs de France qui confirment son élévation à l'empire; en deçà des Alpes, ses Etats étaient composés, en 876, de la France ou Austrasie, de la Neustrie, de la Bourgogne, de l'Aquitaine, de la Septimanie 8c de la Provence, p. 1117; cherche à s'emparer de la succession de son frère, Louis de Germanie; se rend au palais à'Elidione, au voisinage de Maëstricht, où il accorde, le 23 octobre, un diplôme en faveur du monastère de la Grasse, p. 1118; tient une diète générale à Reims 8c y dispose de tous ses Etats en faveur du roi d'Aquitaine, son fils; convoque une diète à Kiersi, au mois de juin 878, pour régler les affaires de son royaume avant son départ pour l'Italie, p. i 1 19; accorde, étant à Montreuil-sur-Saône, une charte à l'abbaye de Saint-Chaffre en Vêlai; va ensuite à Besançon, passe les Alpes, se rend en Italie 8c apprend à Pavie que Carloman, roi de Bavière, s'avance à la tête d'une nombreuse armée; se retire dans la vallée de Maurienne, pp. 1120, I 121 ; informé du complot des principaux seigneurs du royaume 8c n'ayant aucun secours à en attendre, désespère de résister au roi Carloman, se met en marche pour repasser les monts 8c est surpris de la fièvre dans sa route; il meurt empoisonné par son médecin près du mont Cenis, le 6 octobre 877, p. 1121.
CHARLES, fils de Charles le Chauve, est sacré 8c couronné roi d'Aquitaine le i5 octobre 855; dès le commencement de son règne, ses troupes remportent une victoire signalée contre les Normands; il est abandonné des Aquitains, qui rappellent Pépin, p. 1072; est ramené en Aquitaine par les Aquitains eux-mêmes, p. 1073; se révolte contre Charles le Chauve; n'a pas encore atteint lâge de quinze ans quand il épouse, contre la volonté de son père, la veuve du comte Humbert; Charles le Chauve, dans une conférence tenue à Mehun-sur-Loire , lui promet le pardon du passé s'il veut désormais régler sa conduite sur ses conseils, p. 1088; se soumet à son père, le joint à Nevers Se implore sa clémence, p. 1092; est blessé à la tête, à Compiègne, dans la forêt de Cuise; après son retour dans ses Etats, les Aquitains battent les Normands; meurt de sa blessure le 29 décembre 866; est inhumé à l'abbaye de Saint-Sulpice de Bourges, p. r io3.
CHARLES, second fils de Pépin I, roi d'Aquitaine, p. loio; s'évade de la cour de Lothaire, tombe dans une embuscade, est fait prisounier 8c amené à Charles le Chauve, qui lui accorde la vie; il est conduit à Chartres, où se tenait la diète du royaume, reçoit la tonsure 8c est envoyé dans
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l'abbaye de Corbie, p. io56; y reçoit le diaconat; s'en évade dans le même temps que son frère s'évade du monastère de Saint-Médard , p. 1069; devient archevêque de Mayence , pp. 1010, I cSy.
CHARLES, fils de l'empereur Lotlia ire, règne sur les provinces voisines des Alpes & de la Méditerranée} on nomme ce pays le royaume de Provence; il comprenait le Vivarais & le diocèse d'Uzès, p. 1071; il est près d'être sacrifié par ses frères Louis & Lothaire à leur ambition; s'échappe de leurs mains au moment où ils veillent lui faire embrasser l'état ecclésiastique; reste paisible possesseur de la Provence & du duché de Lyon, p. 1074; se trouve à l'assemblée de Savonières & forme une ligue avec Charles le Chauve contre Louis, roi de Germanie, p. 1080; donne à l'église de Viviers, à la prière de Girard, une île du Rhône qui était de son domaine & qui dépendait du comté de Vivarais; compte son règne tantôt depuis la conférence de l'an 856, tantôt depuis la mort de l'empereur Lothaire, son père, p. 1089; meurt sans postérité, au commencement de 863, d'une attaque d'épilepsie; est inhumé dans l'église de Samt-Pierre de Lyon, p. lopo.
CHARLES, fils de Louis, roi de Germanie, dépossédé de ses Etats par Charles le Chauve, p. 1118. CiiABROL'X, abbaye; Arrichus, évéque de Toulouse, souscrit l'acte de fondation de cette abbaye en 78J, p. 888.
CHARTRES; Hunold s'en empare, y met le feu & l'abandonne au pillage, p. 8î3; la diète générale du royaume s'y tient au mois de juin 849, p. I0.56; Charles le Chauve y tient encore une diète le 1 1 octobre 856 & y fait la paix avec les Aquitains, p. 1073.
Chelles, monastère double, ainsi que plusieurs
autres, selon l'usage de l'époque, p. 785. S. CHÉLY. ToirS. HILAIRE , évéque de Gévaudan. Chemin conduisant d'Ampurias en Espagne jusqu'au Rhône, antérieur à la conquête romaine, p. 265.
Chemins miiitaikes construits par Auguste & par Agrippa dans la Province narbonnaise, p. 265; sont réparés par Tibère, p. 284; les chemins de Narbonne à Nimes & de Nimes à Arles sont réparés par Claude, p. 286; par Adrien, p. 3io; par Antonin Pie, p. 3i2.
CnÉROXfcE, bataille où fut défait par les Romains Archélaiis, général de Mithridate, roi de Pont, p. 201 .
CHILDEBERT, fils de Clovis & de S'- Clotilde, est roi de Paris, reçoit en partage une partie de l'Aquitaine, entre autres le Toulousain, p. 553; s'allie avec ses frères Clodomir & Clotaire, à l'instigation de S'"' Clotilde, déclare la guerre à Sigismond, roi des Bourguignons, & le bat complètement, p. 56o-56i ; prévenu par sa sœur Clotilde des mauvais traitements qu'elle endurait, il fait la guerre à Amalaric, va directement à Narbonne &L défait les Visigoths devant cette ville, p. 565; pille Narbonne & les autres villes de la Septimanie, mais néglige de s'assurer de ces places; rentre ensuite en France accompagné de Clotilde, sa sœur, p. 567; se ligue
avec Clotaire pour dépouiller Godomar, roi de Bourgogne; partage ce dernier royaume avec son frère Clotaire & son neveu Théodebert, p. 574; se ligue avec Clotaire contre les Visigoths; porie la guerre dans le cœur de l'Espagne; s'empare de Fampeluiie, met le siège devant Saragosse & est obligé de le lever; Theudis le fait attaquer; il est défait, & aurait péri avec Clotaire & l'armée sans la trahison d'un général visigoth, p. 579; a de grands différends avec Clotaire au sujet de la succession de Théodebalde, p. 583; est maître de la ville d'Uzès & de l'Uzége vers 555, p. 584; exile S. Ferréol à Paris, puis le renvoie dans son diocèse, p. 585; profite des troubles causés par la révolte de Chramne pour s'emparer de Lodève & de quelques autres places méridionales du royaume d'Austrasie ; meurt, le 23 décembre 558, sans laisser d'enfants mâles, p. 586.
CHILDEBERT, fils de Sigebert & de Brunehaut, n'a que cinq ans au moment de la mort de son père; est conduit à Metz, où il est reconnu roi d'Austrasie dans la nuit de Noël 575, p. 600; envoie en Espagne Elisius, évéque de Châlonssur-Marne, pour négocier le mariage d'Ingonde, sa sœur, avec Herménigilde, pp. 6o5-6o6; se joint à Chilpéric pour dépouiller Contran, p. 608; fait avertir Chilpéric de ne lever aucun subside sur les habitants des provinces austrasiennes; envoie une armée au delà des Alpes pour secourir l'empereur Maurice contre les Lombardsayant reçu d'eux de grands présents, rappelle ses troupes & les dirige vers la Septimanie pour faire la guerre aux Visigoths; il n'exécute pas ce projet, p. 616; sollicité par Brunehaut, sa mère, il s'allie avec Contran pour venger sur Leuvigilde le meurtre d'Herménigilde & la disgrâce d'Ingonde, p. 628; fait une deuxième expédition contre les Lombards; la mésintelligence régnant entre ses généraux, il ne peut rien tenter de considérable, p. 633; conclut un traité de paix & d'alliance avec Reccarède, p. 636; reçoit gracieusement une nouvelle ambassade de Reccarède qui excuse ce prince des malheurs d'Ingonde & apporte en don dix mille sols d'or; Reccarède lui demande la main de Clodosvinde, sa sœur, p. 637; il lui naît deux enfants mâles; l'un reçoit le nom de Théodebert, & l'autre celui de Thierri, p. 641; reçoit de Contran , à titre de restitution , le Poitou la Touraine, l'Albigeois, le Conserans, le pays de Labour, les diocèses d'Aire, de Meaux Scd'Avranches, p. 642; succède à Contran, en vertu du traité d'Andelot, p. 664; réunit la Bourgogne à l'Austrasie; est maître de l'Albigeois, du Vêlai, du Gévaudan, du pays d'Uzès, du Vivarais & du Toulousain; meurt après un règne de vingt ans en Austrasie & de trois en Bourgogne, p. 655. CHILDEBERT, fils de Thierri & petit-fils de Brunehaut, échappe a la fureur de Clotaire, & disparait sans qu'on sache ce qu'il est devenu, p. 665.
CHILDEBERT III, frère de Clovis III, roi de Neustrie, n'a d'abord aucune part à la succession de son père Thierri III, mais Clovis étant mort quatre ans après sans postérité. Pépin d'Héristal lui donne le titre de roi de Neustrie,
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
p. 749; meurt en 711, ayant porté le titre de roi sans avoir possédé aucune des prérogatives de la royauté, p. 771.
CHILDEBERT; nom d'un des fils tjue Thierri, roi de Bourgogne, eut d'une concubine, p. 661.
CHILDEBERT; nom donné par Grimoald à son fils, après que ce maire du palais eut fait disparaître le jeune Dagobert, p. 706.
CHILDEBRAND, frère de Charles Martel, est envoyé par lui pour investir Avignon, p. 8o5 j prend les devants avec la plupart des ducs ou comtes français pour faire la seconde campagne contre les Sarrasins en Provence, p. 809.
CHILDERADE, comte français; est envoyé par Pépin le Bref pour faire tomber Remistan dans une embuscade, p. 842.
CHILDÉRIC II, fils de Clovis II, p. 706; est reconnu roi d'Austrasie après le mois de juillet de l'an 660; ses Etats sont gouvernés par Ulfoalde, maire du palais, p. 707; est reconnu roi de toute la monarchie, après la mort de Clotaire III, p. 71 1 ; les Austrasiens ayant appelé Dagobert II d'Irlande & l'ayant reconnu pour roi, il laisse ce dernier paisible possesseur du royaume d'Austrasie, à la considération d'Imnichilde, sa belle-mère, p. 712; raisons qui l'empêchent de favoriser les rebelles de Ih Septimanie & de profiter de cette occasion pour se rendre maître de ce pays; envoie en exil S. Léger, son ministre; est assassiné, ainsi que toute sa famille, à l'exception du jeune Chilpéric, son fils, vers le mois de septembre 673, p. 730.
CHILDERIC III, dernier roi de la première race, est déposé, la dixième année de son règne, dans l'assemblée qui élit Pépin pour roi; est rasé & envoyé au monastère de Saint -Bertin ; il y prend l'habit monastique & y passe le reste de ses jours, p. 817.
CHILPÉRIC ou HILPÉRIC, roi des Bourguignons, fait une expédition contre les Suèves d'Espagne, à l'instigation de Théodoric, p. 406 ; reçoit Lyon & les pays circonvoisins pour prendre la défense de l'Empire contre les Visigoths, p. 486; reçoit la charge de maître de la milice des Gaules pour les Romains, p. 487; soupçonne le sénateur Apollinaire de vouloir livrer Vaison à l'empereur Népos ; mais, éclairé par Sidoine, il rend ses bonnes grâces à Apollinaire, p. 493.
CHILPÉRIC, roi d'une partie de la Bourgogne, & frère de Gondebaud, lui déclare la guerre, est vaincu, mis à mort, & ses Etats sont envahis par Gondebaud, p. 519.
CHILPÉRIC I, fils de Clotaire I, possède, après la mort de son père, le royaume de Soissons, p. 587; se rend méprisable par son incontinence & sa vie scandaleuse; épouse Galsvinde, fille d'Athanagilde, p. 588; lui assigne, pour don matitunal, les pays qu'il avait eus lors du partage de la succession de Charibert, roi de Paris; règne sur la Neustrie; le Toulousain lui appartient, p. 589; se laisse séduire par Frédégonde, son ancienne concubine; fait étrangler Galsvinde & épouse publiquement Frédégonde; Sigebert lui fait la guerre; cède à Brunehaut le douaire assigné à Galsvinde, p. 691; ravage la Touraine, l'Albigeois, le Vêla i & leGévaudan; fait la paix
avec Sigebert; recommence les hostilités, est obligé de se renfermer dans Tournai & perd la plus grande partie de ses Etats, p. 699; sort de Tournai après la mort de Sigebert, recouvre son royaume, se venge sur les ministres de ce roi & veut s'emparer du royaume d'Austrasie, p. 600; s'empare de l'Albigeois sur Childebert, son neveu, p. 601 ; est maître de l'Albigeois en 58o, p. 602; compose un ouvrage entaché de sabellianisme, p. 6o3 ; voit périr, dans l'espace de vingt jours, les deux fils qu'il avait eus de Frédégonde; fait pénitence ainsi que la reine & supprime les impôts qu'il levait sur les peuples pour sauver ces deux princes de la mort; perd, peu de temps après, Clovis, le seul des fils qui lui restât, p. 604; se joint à Childebert contre Contran, à la condition de jouir sa vie durant des pays austrasiens dont il était en possession , p. 608; sollicité par Childebert, se met en campagne contre le roi de Bourgogne & va lui-même assiéger Melun; y est battu par Contran & fait lever le siège de Bourges, p. 6i3; meurt à Chelles , vers le commencement d'octobre 684; est appelé par Grégoire de Tours le Néron ou l'Hérode de son siècle, p. 617.
CHILPERIC succède à Charibert, son père, roi de Toulouse, à l'âge de trois ou quatre ans; meurt de mort violente, p. 679.
CHILPÉRIC, fils de Childéric II, est élevé au trône de Neustrie, après avoir été retiré du cloître où il s'était caché sous le nom de Daniel, pour échapper aux assassins de son père; il a Rainfroi pour maire du palais &. lutte avec Charles Martel, p. 773; se ligue avec Ratbod, duc de Frise, contre Charles Martel; met son armée en fuite & ravage le pays jusqu'à Cologne; est battu par Charles Martel & poursuivi avec Rainfroi, son maire du palais, jusqu'à Paris, p. 774; s'adresse à Eudes, duc d'Aquitaine, pour implorer son secours, & lui confirme la souveraineté de toute l'Aquitaine, p. 776; battu par Charles Martel, ramasse à Paris tout ce qu'il peut de ses trésors & se réfugie en Aquitaine, p. 776; accueilli par le duc Eudes, il est livré par lui à Charles Martel qui le traite avec le respect dû à sa dignité, sans lui donner aucune part dans le gouvernement, p. 777; meurt à Noyon, vers 721, p. 784.
CHILPING, gouverneur d'Auvergne après la mort de Blandin, est attaqué par les Français & mis en fuite, p. 837.
CHINAC, lieu du Vivarais, situé à sept lieues du Puy, endroit où aurait été tué S. Agrève, p. 696.
CHINDASVINDE , fils de Suintila, est confondu mal à propos par quelques modernes avec le roi visigoth de même nom, p. 684.
CHINDASVINDE, un des principaux de la nation visigothique, détrône Tulca, fils de Chintila, le
' fait tonsurer pour le mettre hors d'état de remonter sur le trône, p. 693; fait arrêter & mourir successivement ceux d'entre les grands du royaume qui avaient formé des conjurations contre dix à onze rois; exile les coupables & condamne leurs femmes à une servitude perpétuelle; assemble, en 646, le septième concile de Tolède, p. 694; associe à la couronne son
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fils Reccesvinde, le 22 janvier 649, lui abandonne toute l'autorité & vit dans la retraite, p. 697; c'est à lui & à son fils Reccesvinde <jue les V'isigoths sont redevables de rachèvement du recueil de leurs lois; interdit par une loi l'usage des lois romaines ou de celles des autres nations, pp. 329, 698; il autorise ses sujets de différentes nations à se marier entre personnes libres & de conditions égales, p. 764; meurt le 1" octobre 653, p. 700.
CHINIAN, corruption du nom d'Agnan , évêque d'Orléans, p. 893.
Saint-Chiniax ; monastère fondé par Durand dans le diocèse de Saint-Pons, au lieu appelé Holotian, sur la rivière de Vernosoubre; l'église est dédiée sous l'invocation de S. Aman, évêque d'Orléans, p. 969; on a prétendu qu'il n'était pas différent de Saint-Laurent de Vernosoubre; c'est là une erreur : ils sont unis & gouvernés par un même abbé vers 899, & ne forment qu'un seul monastère sous le titre de Saint-Laurent & Saint-Agnan, p. 893.
SAINT-CHINIAN, petite ville du diocèse de Saint- Pons qui doit son origine au monastère de même nom, p. 968.
CHINON, en Touraine; occupée par les Visigoths, elle est assiégée par le comte Gilles, qui ne peut s'en emparer, p. 475.
CHINTILA, successeur de Sisenand, roi des Visigoths; assemble à Tolède un concile qui est le cinquième de cette ville; aucun évêque de la Septimanie n'y assiste, p. 686; convoque un sixième concile à Tolède l'an 638, p. 692 ; meurt en 640, après avoir fait élire Tulca , son fils, pour son successeur, p. 693.
CHIOMARE, femme d'Ortiagon, tétrarque gaulois, prisonnière de guerre; punit celui qui avait attenté à son honneur, p. 63.
CHLODOBERT, fils de Chilpéric & de Frédégonde, meurt d'une maladie épidémique, p. 604.
CHLODORIC, fils de Sigebert, commande les troupes auxiliaires que ce roi des Français fournit a Clovis dans sa guerre contre Alaric, p. 534.
CHORSON, comte du Toulousain, p. 855; est duc ou gouverneur de Toulouse; lui & ses successeurs ont seuls porté le titre de duc jusqu'au règne de Charles le Chauve, p. 856; ne posséda jamais le comté de Narbonne, p. 878; se met en campagne pour arrêter les hostilités d'Adalaric; est pris par ce duc; est mis en liberté sous certaines conditions, p. 881; sa conduite est examinée à l'assemblée de Worins; reconnu coupable, il est destitué de son gouvernement en punition de sa lâcheté & de sa félonie, p. 882.
CHRAMNE, fils de Clotaire I, gouverne l'Austrasie; se ligue avec Childebert, épouse la fille de Williacbarius & se révolte contre son père, p. 586; sa révolte est punie, p. 587.
CHRAMSICE, père de S" Sigolène, lui fait bâtir un monastère dans une de ses terres appelée Troclar, avec un oratoire en l'honneur de S. Martin & un hospice pour les pèlerins, pp. 752,
CHRETIEN, évêque de Nimes, fait confirmer par Louis le Débonnaire un diplôme de Charleraagne concernant une église de Nimes, p. 940;
assiste à la diète de Thionville, réunie au commencement de l'an 835 pour examiner la conduite des évêques partisans de Lothaire, p. 999. Chrétiens; sont persécutés sous Sévère, pp. 323, 324; par les Vandales conduits par Chrocus, p. 332; sous Dèce, pp. 33^ à 338; sous Valérien, p. 339; '°"^ Dioclétien, pp. 348, 349, 35o; doivent payer un tribut au trésor des Sarrasins; Alahor leur fait restituer des biens que les Arabes avaient usurpés sur eux, p. 778; ceux de la Septimanie, comme ceux d'Espagne, sont soumis à un tribut; il leur est permis de professer leur religion, de faire usage de leurs rites & de leurs cérémonies & même de leurs lois, p. 781 ; Ocba fait un nouveau dénombrement des chrétiens d'Espagne & de Septimanie, pour la répartition du tribut auquel ils sont assujettis, p. 806 ; sont obligés de servir dans les armées des Arabes durant leurs guerres civiles, p. 820.
CHROCUS, roi des Allemans ou des Vandales; estce sous le règne du tyran Tétricus qu'eut lieu l'irruption de ce roi en Gaule, p. 343; est-ce le même Chrocus que celui sous lequel fut martyrisé S. Privât? p. 344; ses projets & ses entreprises; envahit la Lyonnaise; ruine la ville de Langres, p. 38o ; est battu & fait prisonnier dans Arles ou près d'Arles, par Marius, gouverneur de la Viennoise, p. 382; manière dont il serait mort, p. 383.
CHROTRUDE, première femme de Charles Martel, mère de Carloman & de Pépin, p. 810.
CHUNIBERT, comte de Berry, commande les troupes de Waïfre qui ravagent la Bourgogne, p. 832; Pépin exige de lui le serment de fidélité & le fait passer en France avec les autres seigneurs qui avaient défendu Bourges, p. 834; envoyé par Pépin à la recherche de Rémistan , il le prend & le fait pendre, p. 842.
CICÉRON prend la défense de Fontéius, p. 212; défend encore Calpurnius Pison, accusé de concussion par les Allobroges, p. 214; défend L. Licinius Muréna , accusé d'avoir obtenu le consulat a prix d'argent, p. 2i5; prend des dispositions pour faire échouer la conjuration de Catilina, pp. 216, 217; lié d'une étroite amitié avec Déjotarus, roi de Galatie, défend ce roi de l'accusation portée contre lui d'avoir voulu faire assassiner César, p. 262.
CILLICA, petit-fils de Bérémond ou Vérémond. l^oir EUTHARIC.
CILO. Koir FABIUS CILO MAXIMUS.
CiMBBRS OU CiMMÉBiENS; leur origine, pp. 162, |63, 164; sont repoussés par les Boïens; font des incursions dans l'IUyrie 8c dans le Norique; ne peuvent envahir la Germanie; offrent de se mettre au service de la République; leurs offres sont repoussées; battent le consul Junius Silanus, p. i65; envoient de nouveaux ambassadeurs aux Romains; on refuse leurs services; le consul M. Aurélius Scaurus est battu par eux, p. 166; à leur sollicitation, les Toulousains arrêtent la garnison romaine, pp. 167 à 174; profitent de la mésintelligence de Cépion & de Mallius pour battre les Romains; sont au moment de passer en Italie, p. 187; sont de
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nouveau vainqueurs; détruisent le butin fait sur l'ennemi , font pendre tous leurs prisonniers & se répandent dans la Province, du Rhône aux Pyrénées, p. i88j passent en Espagne, p. 191 ; ne peuvent s'y établir & se joignent aux Teutons pour tenter d'entrer en Italie, p. 191 ; arrivent au bord du Rhône & tentent de faire sortir Marius de ses retranchements, p. 192; veulent tenter le passage des Alpes vers le Norique, p. 194; franchissent les Alpes, l'Adige & s'étendent vers le Pô; sont battus par Marius & Catulus, p. 197.
CiMMF.RiENS OU CiMBRES; Sortent de la Scythie, p. 164.
CIMIES (Cemenelum), près de Nice, dans les Alpes, où fut martyrisé S. Pons ou Ponce, p. 339.
Cinq Provinces des Gaules; origine du vicariat de ces Provinces, p. 354; dépendent, sous Constantin, du préfet des Gaules; noms de celles qui eurent un vicaire particulier? la Narbonnaise, la Viennoise, l'Aquitaine, la Novcmpopulanie & les Alpes maritimes ont un vicaire particulier qui réside à Vienne, p. 355 ; la Narbonnaise seconde & la seconde Aquitaine sont ajoutées au corps des Cinq Provinces, p. 365; S. Philastre & S. Augustin ont voulu désigner sous le nom de manichéens les priscillianistes cachés dans les Cinq Provinces, c'est à dire dans l'ancienne Narbonnaise & l'ancienne Aquitaine, p. 366; vers la fin du quatrième siècle, ce nom désignait l'ancienne Narbonnaise & l'ancienne Aquitaine, p. 368; on croit qu'elles ne furent gouvernées par un vicaire particulier que longtemps après la division de l'Empire en quatre préfectures; il y a pourtant lieu de présumer qu'elles l'étaient dès l'an 33o; quoiqu'à la fin du quatrième siècle on eut joint deux nouvelles provinces aux cinq qui composaient le vicariat particulier, on continua à
■ donner à ce vicariat le nom de Cinq Provinces, p. 371; S. Hilaire demande à l'évèque d'Arles la tenue annuelle du concile des Cinq Provinces, p. 474.
Cités ou Diockses des provinces de la monarchie gothique; chaque cité ou diocèse avait un comte du second ordre pour gouverneur particulier qui avait sous lui un ou plusieurs viguiers ou vicaires, & sous ces derniers un grand nombre d'officiers subalternes, p. 762.
CITRUIN, abbé, représente Etienne, évêque de Carcassonne, au treizième concile de Tolède; est élu évèqiie d'Albi par le clergé & le peuple, p. 740.
CrVILIS, général des Bataves, cherche à soustraire ces peuples à la domination romaine; est battu par Céréalis, général romain, p. 3o5.
Civitas Alhensium , nom donné par les plus anciennes notices à la ville d'Alps ou Albe, en Vivarais, p. i56.
Civitas Alhiensium, Alhia, Alhiga, capitale du pays d'Albigeois, p. 160.
Civitas Biterrensium, Baeterra, Blitterra Septimanorum , nom de la colonie établie à Béziers par les Romains, p. i35.
Civitas vetuîa , Ruessio , Vaîîava , Civitas Velîavorurti . Voir Kevessio.
CIXILANE, fille d'Ervige & femme d'Kgica, p. 742.
CIXILANE, vidame de Narbonne, préside un plaid en 802, p. 925.
S. CLAIR, martyr, premier évéque d'Albi d'après la tradition, p. 333.
CLARIN, évéque dont Théodulfe parle avec éloges sans en marquer le siège, p. 918.
CLARUS, préfet des Gaules sous Valérien; c'est la première fois qu'on voit l'Empire divisé en préfectures, p. 341 .
CLARUS, évéque d'Elne, députe au treizième concile de Tolède Vérémond, abbé, p. 740.
CLAUDE TIBÈRE NÉRON est chargé par César de conduire deux colonies dans les Gaules, l'une à Arles, l'autre à Narbonne, p. 23 1 .
CLAUDE, oncle & successeur de Caligula , fait réparer les chemins de Narbonne à Nîmes & de Nîmes à Arles; fait entrer les habitants de la Gaule chevelue au sénat, p. 286.
CLAUDIUS PRISCUS LICINIUS ITALICUS, intendant d'Adrien, p. 3io.
CLAUDE Albin, gouverneur de lîle de Bretagne & compétiteur de Septime Sévère; est honoré de la dignité de césar, p. 3 17; combat contre Septime Sévère, est vaincu & se tue, p. 3 18.
CLAUDE, Espagnol ou Romain de naissance, commande l'armée que Reccarède a envoyée en Septimanie; trompe par un stratagème l'armée des Francs; fait un carnage horrible de l'infanterie, dont une grande partie demeure sur place & le reste est fait prisonnier; la cavalerie est contrainte d'abandonner tous ses équipages, p. 646 ; après avoir dompté l'orgueil de Boson , remet Carcassonne sous l'obéissance de Reccarède & revient victorieux en Espagne, p. 647.
Claude, prêtre espagnol, évéque de Turin, dédie à Théodemer ses Commentaires sur la Genèse, l'Exode & le Lévitique, p. 935.
CLAUDIUS RUTILIUS NUMATIANUS, fils d'un seigneur gaulois, p. 405.
Les Clalsures [Clausurae)^ ce fort est emporté par l'armée de Wamba ; on donnait le nom de Clausures à tous les châteaux bâtis sur les ports ou passages des Pyrénées, mais on le donnait en particulier à un château bâti près des Trophées de Pompée, p. 718.
CLÉMENS (SUÉDIUS), général d'Othon , combat les Vitelliens dans la Narbonnaise, p. 296.
CLERMONT, en Auvergne; les Vandales s'en emparent & y martyrisent plusieurs chrétiens, p. 38 1; assiégée par Euric, cette ville est défendue par les Bourguignons & par ses habitants; Sidoine Apollinaire, son évéque, s'y renferme & anime les assiégés; Ecdice fait lever le siège aux Visigoths, qui auraient brûlé une partie de la ville, p. 489; ses habitants, craignant leur retour, réparent les brèches & se mettent à même de soutenir un nouveau siège; l'évèque Sidoine s'emploie à rétablir l'union dans la ville, p. 490; Théodebert y laisse Deutérie, sa concubine, avec la fille qu'elle avait eue de son premier mari, p. 573; Pépin le Bref s'en rend maître en 761; y fait mettre le feu & fait périr une grande partie des habitants, tant hommes que femmes & enfants, p. 832; Maudoin, évêque d'Autun , y commande pour Charles le Chauve, p. 1022.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
CLEOMÈNE, roi de Sparte, est vaincu par Antigonus Doson & obligé de fuir en Egypte, p. 43.
CLÉONYME, roi de Sparte, est cause de la guerre entreprise par Pyrrhus contre Sparte, p. Sp.
CLICHY-SUR-SEINE; Dagobert y reçoit la soumission des députés gascons , p. 690.
P. CLODIUS, questeur de L. Muréna, est en exécration à toute la Province, p. 21 5.
M. CLODIUS FLACCUS, duumvir & flamine dans la colonie de Toulouse, p. 293.
M. CLODIUS PUPPIÉNUS MAXIMUS succède à Julien comme proconsul de la Narbonnaise, p. 826.
CLODOMIR, fils de Clovis & de S" Clotilde, est roi d'Orléans j il n'a rien dans le Languedoc lors du partage qui suit la mort de Clovis, p. 553; à l'instigation de sa mère S"' Clotilde, s'allie avec ses frères Childebert 81 Clotaire; déclare la guerre à Sigismcnd, roi des Bourguignons; s'empare de lui, de sa femme & de ses enfants; les amène à Orléans & les met à mort; résolu à continuer la guerre contre Godomar, il demande du secours à Thierri, roi de Metz, p. 56o; se laisse emporter au combat de Véseronce contre les Bourgu:gnons ; abandonné par les troupes de Thierri, il est pris & tué par les Bourguignons, p. 56i.
CLODOSVINDE, fille de Sigebert & de Brunehaut, est envoyée par Chilpéric en exil à Meaux, p. 600; elle est ensuite mise eu liberté, p. 6o5; est demandée en mariage par Reccarède, roi des Visigoths, p. 637; le roi de Bourgogne Contran consent à cette union , p. 643.
CLONDIC, roi des Gaulois d'Illyrie, refuse de marcher au secours de Persée & ravage la Thrace, p. 68.
CLOTAIRE I, règne sur la partie du royaume des Visigoths qui leur avait été enlevée par Clovis; maintient les anciens habitants dans l'usage du droit romain, pp. 529, 53o; est roi de Soissons, p. 553; à l'instigation de S''' Clotilde, sa mère, il s'allie avec ses frères Clodomir & Childebert; déclare la guerre à Sigismond , roi des Bourguignons, pp. 56o-56i; s'allie avec Thierri pour la conquête de l'Aquitaine première & de la Septimanie; confie le commandement d'une armée à Gonthier, son fils aîné; arrivé devant Rodez, il rentre en France & laisse la conduite de la guerre à Théodebert, p. 568; se ligue avec Childebert pour dépouiller Godomar, roi de Bourgogne; partage le royaume de Bourgogne avec son frère Childebert & son neveu "Théodebert, p. 574; se ligue avec Childebert contre Theudis & ravage l'Espagne; est défait & aurait péri avec son armée sans la trahison d'un général visigoth, p. 579; il a d'abord de grands différends avec Childebert au sujet de la succession de Théodebalde; s'empare de l'Austrasie & veut que Childebert lui cède la plus grande partie de son royaume, p. 583; à la mort de Childebert, il réunit en sa personne toute la monarchie française; meurt vers la fin de 56i, la cinquante-quatrième année de son règne, après a voir vaincu la révolte de son fils,Chramne, p. 587.
CLOTAIRE, roi de Neustrie, neveu de Contran, fils de Chilpéric & de Frédégonde, n'a que quatre
mois lors du décès de son père; protégé par Contran, roi de Bourgogne, p. 617; exclu de la succession du roi de Bourgogne , son oncle , p. 654; trop jeune pour régner, ses Etats sont administrés par sa mère Frédégonde, p. 656; soutient une guerre contre Thierri & Théodebert; est vaincu & achète la paix par la cession de la meilleure partie de ses Etats, p. 657; f" çoit une ambassade de Wittéric &. déclare la guerre à Thierri, son cousin; cette guerre n'a pas lieu , p. 661; après la mort de Thierri, continue contre ses enfants la guerre commencée contre lui ; les fait tous prisonniers avec Brunehaut; fait mourir Sigebert & Corbus, épargne Mérovée; fait périr Brunehaut, p. 665; après l'exécution de toute sa famille, reste maître absolu de la monarchie française; gouverne par lui-même le royaume de Neustrie; confie le gouvernement de l'Austrasie & de la Bourgogne à des maires du palais, p. 666; donne, vers 622, à son fils Dagobert le royaume d'Austrasie, dont il se réserve, entre autres, les pays situés dans le Languedoc, p. 66<)i meurt vers la fin de l'année 628, p. 672.
CLOTAIRE III, fils aîné de Clovis II, est d'abord reconnu comme seul roi des Français, p. 706; meurt sans enfants, dans la quatorzième année de son règne, p. 711.
CLOTAIRE, fils prétendu de Thierri III; Charles Martel le fait reconnaître pour roi d'Austrasie, p. 774; meurt peu de temps après, p. 776.
S"' CLOTILDE, femme de Clovis, lui donne le conseil de faire vœu de construire une église sous l'invocation des SS. Pierre & Paul s'il revient victorieux d'Alaric, p. 534; engage ses fils à faire la guerre à Sigismond, roi des Bourguignons, p. 56o.
CLOTILDE, fille de Clovis & de S" Clotilde, épouse Amalaric, roi des Visigoths, p. 564; elle refuse d'embrasser l'arianisme, ce qui lui attire de mauvais traitements d'Amalaric, p. 565; rentre en France, en compagnie de son frère Childebert; meurt en chemin; son corps est transporté à Paris & inhumé dans l'église Saint- Pierre, près du roi Clovis, p. 067.
CLOVIS, roi des Francs, étend sa domination sur les pays situés entre le Rhin & la Seine; défait Syagrius à Soissons, p. 5io; la bataille de Soissons lui permet d'étendre sa domination jusqu'à la Loire; ses démêlés avec Alaric, p. 5i I ; sa fille ou sœur, du nom d'Audeflède , épouse Théodoric, roi des Ostrogoths, p. 5i3; les catholiques placés sous la domination des Visigoths ariens désirent passer sous celle de Clovis; il a, au sujet de la mort de S. Volusien, des différends avec Alaric, p. 5i4; devenu redoutable par sa victoire sur les AUemans à la bataille de Tolbiac, il accueille inal les ambassadeurs d'Alaric; celui-ci lui déclare la guerre, p. 5i6; à la suite de démarches de Théodoric, il règle, dans une entrevue avec Alaric, les difTcrends qui s'étaient élevés entre eux, p. 5i8 ; à la sollicitation de Godegisile, il déclare la guerre à Gondebaud, roi des Bourguignons, p. 519; le bat, puis l'assiège dans Avignon; fait la paix moyennant un tribut annuel & laisse une garnison de cinq mille Français pour protéger Go-
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TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
degisile, p. 620 ; Gondebavid ayant refusé le tribut promis, est battu; Clovis & Théodoric partagent le pays conquis, p. 621 ; déclare la guerre à Alaric, met dans son parti Gondebaud , roi des Bourguignons, & donne pour prétexte de cette guerre la défense des intérêts des catholiques, p. 533; fait vœu de bâtir une église sous l'invocation des apôtres S. Pierre & S. Paul, s'il revient victorieux, passe la Loire, s'empare de la Touraine, envoie des présents au tombeau de S.Martin de Tours, passe la Vienne & s'avance du côté de Poitiers, p. 534; s'approche du camp de Vouglé & livre bataille à Alaric, p. 535 ; durant la bataille, il rencontre celui-ci, le renverse de son cheval & le tue de sa main, p. 536; après la bataille de Vouglé, partage son armée en deux corps, donne le premier à Thierri, son fils aîné, qui soumet le Querci, le Rouergue, l'Albigeois & l'Auvergne; soumet lui-même le reste de l'Aquitaine , s'arrête à Bordeaux, y passe l'hiver & y fait reposer ses troupes, p. 537; quitte Bordeaux, soumet toute la Novempopulanie, entre dans Toulouse qui se soumet volontairement; met le siège devant Carcassonne, mais ne peut réussir à s'en emparer, p. 539; apprenant l'échec subi par les Français devant Arles, & craignant la venue des Ostrogoths, il lève le siège de Carcassonne, retourne à Toulouse d'où il enlève les richesses des Visigoths; rentre en Aquitaine, laissant de fortes garnisons dans toutes les villes, p. 542 ; s'empare d'Angoulême, reçoit à Tours une ambassade d'Anastase qui lui confère le patriciat & le consulat honoraire, en le suppliant de continuer la guerre contre les Got'tis ; s'acquitte d'un vœu au tombeau de S. Martin de Tours, se rend à Paris où son fils Thierri vient le joindre, p. 543; sa mort; étendue de son royaume, p. 548; est inhumé à Pans, dans l'église Saint- Pierre, p. 567.
CLOVIS, fils de Chilpéric, pousse ses conquêtes jusqu'à Saintes, p. 600; meurt peu de temps après ses deux frères, p. 604.
CLOVIS II, fils de Dagobert & de Nantilde, est déclaré héritier présomptif des couronnes de Bourgogne & de Neustrie, p. 686; règne après la mort de son père sur ces deux pays, est maître du Vivarais, du Toulousain & du reste de l'Aquitaine neustrienne, p. 691 ; son jeune âge ne lui permet pas d'administrer ses Etats, qui sont gouvernés par le maire du palais que Dagobert lui avait donné, p. 692; à la mort de son frère Sigebert III, il combat Grimoald, maire du palais d'Austrasie, s'empare de sa personne, le fait mourir, détrône son fils & devient maître de toute la monarchie française; meurt au mois de novembre o56, en laissant trois fils encore jeunes, p. 706.
CLOVIS, fils prétendu de Clotaire III, produit par Ebroin contre Thierri III, reconnu pour roi dans les provinces méridionales d'Austrasie; est abandonné quand Ebroin fait sa paix avec Thierri, p. 732.
CLOVIS III, fils aîné de Thierri, est proclamé roi étant encore enfant, p. 748; meurt sans postérité, p. 749.
CLUNIBERT, évêque de Cologne, conseiller de Sigebert, p. 685.
CLti.w, abbaye dans laquelle s'introduit la réforme de S. Benoît d'Aniane, après la mort de ce saint religieux, p. 963.
CLYARUS, dernier roi des Tectosages établis en Thrace, p. 29.
Coii'omacAum, entre Narbonne & Toulouse; un impôt sur le vin y est établi par Fontéius, p. 210.
Cohïomagus ; lieu mentionné par Cicéron , situé entre Narbonne & Toulouse, p. 134.
COBLENTZ; cent vingt députés s'y réunissent le 19 octobre 842; la conférence n'aboutit pas, à la suite des difficultés soulevées par les envoyés de Charles; le partage qui devait y être fait est renvoyé à une assemblée convoquée à Verdun pour le 25 juin de l'année suivante, p. io33; les princes français, s'apercevant que leur division favorise les entreprises des Normands, conviennent d'un traité de paix dans une conférence tenue à Coblentz au mois de juin 860; Charles le Chauve & Louis de Germanie sont les seuls qui s'y trouvent ; ils souscrivent le traité au nom de Louis, empereur & roi d'Italie, & de Charles, roi de Provence, p. 1082.
Code Thkodosien ; est employé par les Romains ou anciens habitants du royaume visigoth, mais son application laissant à désirer par suite des différences d'interprétation, Alaric II fait exécuter un commentaire de ce Code, qui a pris le nom de Bréviaire du Code Théodosien , p. 526; l'usage de ce Code & de son Bréviaire est maintenu par Charlemagne pour les anciens peuples de la Province, p. 53o.
Code visigothique ; était employé dans la Septimanie ou Languedoc, au milieu du huitième siècle, par ceux des Visigoths qui étaient demeurés dans ce pays, p. 53o; Reccarède en fait l'abrégé sous le titre de Lois anciennes, p. 658; Gondemar y ajoute une loi en faveur des enfants posthumes, p. 664; ce Code est perfectionné par Chindasvinde & Reccesvinde, qui y ajoutent plusieurs dispositions empruntées pour la plupart au droit romain; Chindasvinde délend d'avoir recours aux lois romaines & ordonne de se conformer à l'avenir au Code visigothique dans les jugements, p. 698.
CODOYFFA est envoyé par le gouverneur sarrasin d'Afrique pour remplacer Jahic dans le gouvernement d'Espagne, p. 790.
COIMBRE, dans la Lusltanie, est attaquée par les Suèves, p. 477.
Col de Pertus, lieu où aurait été élevé le Trophée de Pompée, p. 1 i5.
COLLIOURE [Caucoliheris), ville du Roussillon connue seulement depuis le septième siècle, p. 11 3; fait partie de la Septimanie & du diocèse d'Elne, p. 35o; n'a jamais été le siège d'un évêché, quoi qu'en disent quelques notices des évêchés d'Espagne, p. 737.
SAINTE-COLOMBE, lieu au voisinage de Tortose, p. 926.
Colonia. Atacinorum , nom donné à la colonie de Narbonne, p. 119.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
Coîon'ta Decumanorum ; nom donné à Narho Mar~ tius lors de l'envoi par César de la nouvelle colonie de Narbonne, p. 23 i .
Coîonia Julia Paterna , nom ajouté à celui de Narho Martius lors du renouvellement de la colonie de Narbonne par César, p. 99.
Colonies de l\ Province; leurs droits, p. loi ; les triumvkrs chargés de conduire & d'établir les colonies ; mesures prises pour leur établissement; mode de partage des terres entre les co/ort/, ou nouveaux habitants, & les anciens; celles qui furent établies depuis Sylla ne furent ordinairement formées que des seuls vétérans, p. 102; leur organisation, leurs magistrats, p. io3.
Colonie d'Aix; n'était, au moment de la fondation de la colonie de Narbonne, qu'une station ou camp, p. 96,
Colonie de C^rthage, établie en l'an 633 de Rome, trois ans avant la colonie de Narbonne, p. 96.
Colonies grecques de la Province, pp. 8, 9, 10, 1 I .
Colonies latines ou Peuples qui jouissaient du droit latin dans la Narbonnaise, pp. loi^, io5.
Colonies romaines de la Province, pp. 101, 102, io3.
Colonies romaines dans la Province romaine, en deçà du Rhône; Narbonne, Nîmes, Toulouse, Béziers, p. 1 o3 ; Huscino, p. 104.
COMBOLOIVIAR, tétrarque gaulois, engage les Tolistoboges à se retirer sur le mont Olympe, p. 60.
Comhusta , lieu mentionné dans les Itinéraires & qui faisait peut-être partie du pays des Sardons, p. 114.
COMBUTIS est envoyé avec Orestorius, par Brennus, pour ravager l'Etolie, p. 19.
COME, ville du pays bergamasque fondée par les Gaulois Orobes, p. 7.
Comités Caesa^is, conseillers intimes institués par Auguste, p. 356.
Commerce; était irès-développé dans la Province romaine quand elle fut envahie par les Visigoths, p. 386.
COMMINGES, capitale du pays de ce nom; Gondebaud s'y réfugie & s'y défend contre Leudégisile; est prise, pillée & brûlée, p. 6;6; demeure en ruines jusqu'au onzième siècle; est rebâtie par les soins de S. Bertrand, son évéque, dont elle prend le nom, p. 627.
— Eglise de Comminges; reste sans évèque pendant la persécution d'Euric, p. 490.
Commissaires (^missi Jomlnicij envoyés par Cbarlemagne dans la Narbonnaise en 798; leur itinéraire; ils tiennent leur plaid à Narbonne, p. 90.5.
COMMODE succède à Marc-Aurèle, p. 3i6; sa mort, p. 317.
COMMONTORIUS commande les Tectosages qui s'établissent près de l'Hellespont, p. 28.
COMPIEGNE. Louis le Débonnaire y tient la diète du royaume, p. 972; on y tient une assemblée, où Pepin , roi d'Aquitaine, 8c Louis, roi de Bavière, sont accompagnés de seigneurs de
leur parti ; on y parle de détrôner Louis le Débonnaire; le roi de Bavière s'y oppose, p. 981; Charles le Chauve y tient une diète en 861, p. io85.
Comtes; origine de cette dignité, p. 356; leur p''incipale fonction est d'administrer la justice aux peuples, p. 65o.
Comtes particuliers; les princes les envoyaient pour gouverner les pays ou les cités, & les rappelaient à leur gré; cet usage, commencé sous les successeurs de Constantin, se continua sous les Visigoths & les Français; ils rendaient la justice dans leur comté ou gouvernement particulier, soit par eux-mêmes, soit par des viguiers, p. 596; chaque comte administrait un diocèse, pp. 652 , 1 102 ; Pepin laisse ceux qui sont établis depuis le règne des Goths, p. 829; chacun d'eux avait, dans l'étendue de son comté, le commandement des troupes, l'intendance des finances & l'administration de la justice; on leur donnait le titre é.'' illustre ; plaids & fonctions judiciaires; étaient chargés de veiller en particulier sur les causes des veuves, des orphelins &, des pauvres, & sur celles qui intéressaient l'Eglise; avaient des assesseurs; le roi seul pouvait les destituer; pouvaient destituer les )uges inférieurs, p. 870; appelaient aux plaids leurs propres vassaux, p. 871 ; les Espagnols réfugiés leur sont soumis pour le service militaire & pour la justice criminelle, pp. 943, 944; chaque comte particulier gouvernait un diocèse, p. 1 i 02 ; à la suite des troubles dont le royaume est agité durant les règnes de Louis le Débonnaire & de Charles le Chauve, ils s'emparent du domaine & des droits régaliens; l'usurpation commence proprement sous Charles le Simple & est à son dernier point lorsque Hugues Capet monte sur le trône, p. 1129; les termes : Par la grâce de Dieu, étaient une marque de leur indépendance, p. 1 i3o.
Comtés ou Gouvernements particuliers de l'Aquitaine & du Toulousain , p. 855; étaient divisés en vigueries ou vicairies, & celles-ci en centuries, p. 866; de la Marche d'Espagne, pp. 953, 954; nom des quinze comtés qui existaient à la mort de Charles le Chauve dans les pays qui ont composé depuis le Languedoc, p. 1128.
Concile d'Agde, tenu au commencement de septembre 5o6 ; sa composition; tous les évêques de la Province y assistent, soit par eux, soit par leurs délégués, p. 53o; S. Césaire, évêque d'Arles, y préside; travaux du concile, p. 53i; on y convoque un concile à Toulouse pour l'année suivante; les évêques d'Espagne, sujets d'Alaric, devaient y assister, p. 532.
— d'Aix-la-Chapelle, convoqué par Charlemagne en 802; les évêques & les ecclésiastiques du second ordre s'assemblent séparément des abbés & des religieux, p. 913.
— d'Aquilée, en Italie, en 38 1; c'est dans ce concile qu'il est fait mention, pour la première fois, de la seconde Narbonnaise, p. 365.
— d'Arles, assemblé par Constantin pour combattre les doiiatistes; tous les évêques d'Occident y sont appelés, p. 353,
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TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Concile d'Arles, qu'on croit être le second de cette ville tenu à la fin de l'an 461; souscrit par quarante-quatre évéques; les évêques de la Narbonnaise y assistent, p. 446.
— d'Arles, tenu en 524; sa composition; remarque à ce sujet, p. 56 1.
— d'Arles; il s'ouvre le 10 mai 8|3; par ordre de Charlemagne, les évêques de la Septimanie & des provinces situées le long du Rhône doivent s'y rendre; ses actes sont approuvés dans l'assemblée tenue à Aix-la-Chapelle au mois de septembre suivant, p. pSô.
— de Bordeaux ; réuni en 384 par le tyran Maxime contre les priscillianistes , p. 367.
— de Bordeaux; est convoqué par Childéric, sur la fin de son règne en Neustrie, pour la réformation de la discipline de l'Kglise & le rétablissement de la tranquillité dans le royaume, p. 73o.
— de Brame, en Soissonnais. S. Salvi, évêque d'Albi, y assiste, p. 602, y prend la défense de Grégoire de Tours, accusé par Frédégonde, p. 6o3 ; vision de cet évéque à la suite de ce concile, p. 604.
— de Carpentras, tenu l'an 627, p. 662.
— de Clermont; Evanthius, évêque de Gévaudan, y assiste en 541, p. 594.
— d'Epaone, tenu en 617, où se trouvent tous les évéques de Bourgogne, entre autres S. Venance, évêque d'Albe ou de Vivarais, p. 56o.
— de Francfort, tenu l'an 794; l'hérésie de Félix, évêque d'Urgel, & d'Élipand, évêque de Tolède, y est condamnée, p. 900.
— tenu sur les frontières du Gévaudan, du Rouergue & de l'Auvergne, par les évêques de la partie de la Province soumise à la domination française; cette assemblée mixte juge l'affaire de Tétradie, veuve de Didier; détails sur cette affaire, pp. 652, 653.
— de Mâcon, tenu l'an 585; Magnulfe, évêque de Toulouse, y assiste, p. 634.
— provincial de Narbonne, tenu le i'"'' novembre 589; son caractère; l'évêque de Narbonne y préside en qualité de métropolitain; on y ordonne l'observation des canons du troisième concile de Tolède, auxquels les huit prélats qui composaient le concile en ajoutèrent quinze autres pour le maintien de la discipline ecclésiastique; détail de ces canons, pp. 65o, 65i, 652.
— provincial de Narbonne; tenu dans cette ville, en conséquence du quatorzième concile de Tolède, vers 684; la définition du sixième concile général doit y avoir été reçue, p. 742.
— de Narbonne. La contagion empêche les évêques de la Septimanie de se rendre au concile de Tolède; ils se réunissent à Narbonne, pour examiner les décrets rendus par ce concile; rectification à ce sujet, p. 749.
— de Narbonne, tenu, en 791, contre Félix, évêque d'Urgel , hérétique, p. 887; est tenu dans l'église métropolitaine des saints Just & Pasteur; Daniel y préside, en présence d'Elipand, archevêque d'Arles; il s'y trouve six évêques de la Septimanie dont plusieurs portent des noms goths ; on n'y trouve pas le nom de l'évêque
de Lodève; Arichius, évêque de Toulouse, y assiste, p. 888 ; les actes de ce concile n'existant pas, on ignore le jugement qui y fut rendu contre Félix d'Urgel , p. 889.
Concile de Narbonne, tenu en 873, pour juger un prêtre qui avait excité une émeute, p. 1 i |5.
— de Nimes, en 383, au sujet de l'affaire des ithaciens, p. 369; un ange révèle à S. Martin les décisions de ce concile; c'est tout ce que les anciens monuments nous en apprennent, p. 370.
— d'Orange, tenu l'an 522, p. 502.
— d'Orléans, tenu en 5i 1, après la mort de Clovis ; est souscrit par presque tous les évêques des Gaules, à l'exception de ceux des provinces occupées par les Visigoths, p. 548.
— d'Orléans (cinquième), tenu en 649; son caractère; est-ce un concile national ou un concile particulier, ou du royaume de Childebert; importance de cette question, pp. 58 1 , 582.
— de Paris, où Saturnin d'Arles fut excommunié & déposé avec Paterne de Périgueux; on fait grâce à plusieurs autres évêques, à la recommandation de S. Hilaire, pp. 362-363.
— de Paris (second), convoqué par Childebert; on en fixe la date à 555, mais il appartient vraisemblablement à l'an 55 1 ; Firmin, évêque d'Uzès, y souscrit, pp. 577, 584; il semble que les second & troisième conciles tenus dans cette ville soient des conciles nationaux, p. 582.
— de Reims, tenu vers 625, auquel assistent quelques évêques de la Province, sujets français, p. 670,
— de Rimini, en 359; ''* évêques des Gaules, après avoir d'abord condamné les ariens, se laissent surprendre, ainsi que la plupart des évêques d'Occident, p. 362.
— de Sarragosse, en 38o, contre les priscillianistes, p. 366.
— de Savonières, près de Toul ; les évêques de douze provinces de France s'y rassemblent pour chercher à apaiser les troubles qui agitaient le royaume; ce concile est inutile, p. 1080.
— de Soissons, tenu dans l'abbaye de Samt-Médard, au mois d'avril 853; deux religieux, qui avaient préparé l'évasion de Pépin, y sont jugés & envoyés en exil, après avoir été dégradés de la prêtrise & publiquement désavoués par la communauté de Saint-Médard, p. 1067.
— de Thusi, dans le diocèse de Toul, tenu aux mois d'octobre & novembre 860 ; sa composition ; évêques de la Septimanie qui, y assistent ; les abus quj s'étaient glissés dans l'Eglise & le divorce d'Etienne, comte d'Auvergne, & de la fille de Rairaond, comte de Toulouse, en font le sujet principal, p. 1082.
— de Tolède (second); est tenu en 53 1, année de la mort d'Amalaric, p. 566.
— de Tolède (troisième); est convoqué parReccarède, qui y souscrit une formule de foi anathématis;int l'arianisme; les évêques y dressent divers canons; se termine par un édit que Reccarède fait publier & par lequel l'exécution des canons de ce concile est ordonnée pour tous ses Etats, p. 649.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Concile de Tolède (quatrième), tenu dans l'église Sainte-Léocadie , ouvert le 5 décembre 633; les évêques d'Espagne & de Septimanie y assistent, soixante-six en personne 81 sept par procureurs j on dresse dans ce concile soixante-quinze canons sur la discipline ecclésiastique, p. 683; on y dresse quelques canons concernant la Septimanie appelée dans les actes la Province des Gaules; analyse de ces canons, pp. 683, 684.
— de Tolède (cinquième), convoqué par Chintila, successeur de Sisenand; aucun évèque de la Septimanie n'y assiste; canons de ce concile, p. 686.
— de Tolède (sixième); Selva , évéque de Narbonne, le préside comme le plus ancien métropolitain; différents canons y sont dressés, pp. 692,
— de Tolède (septième); est assemblé par Chindasvinde l'an 646; aucun évéque de la Septimanie n'y assiste, p. 694.
— de Tolède (huitième); est assemblé par Reccesvinde l'an 653; on y dresse treize canons, tant sur la discipline ecclésiastique que sur le gouvernement & les affaires de l'État; est souscrit par le roi, les évêques, les abbés & les principaux seigneurs laïques de la nation, p. 700.
— de Tolède (neuvième); Reccesvinde le convoque en 655; aucun évéque de la Septimanie n'y assiste, p. 701 .
— de Tolède (dixième), convoqué par Reccesvinde, p. 707.
— de Tolède (douzième); aucun évéque de la Septimanie n'y assiste, p. 738 ; ses canons , p. 739.
— de Tolède (treizième); est tenu au commencement de l'an 683; il s'y trouve un plus grand nombre de prélats 8t de seigneurs qu'au précédent ; tous les évêques de la Septimanie, à la réserve de celui de Nimes , y assistent soit en personne, soit par députés; on prétend que l'évéque d'Uzès y envoya un délégué, p. 740; un canon de ce concile défend aux reines veuves de convoler en secondes noces, p. 741.
— de Tolède (quatorzième). Les pères de ce concile étaient à peine partis que les évêques furent convoqués pour porter leur jugement sur la définition du sixième concile général sur les erreurs des monothélites; ils s'assemblent le 1 4 novembre 684, pp. 741 , 742.
— de Tolède (quinzième), dont l'ouverture se fait au mois de mai 688; évêques de la Septimanie qui y assistent; est souscrit par soixante & un évêques qui y assistèrent en personne, par les députés de cinq évêques absents, par neuf abbés, un archidiacre, un primicier & dix-sept comtes visigoths, p. 742; prend la défense de quelques propositions de Julien, évéque de Tolède, son président, contre la censure qu'en avait faite le pape Benoît II , p. 743.
— de Tolède (seizième); convoqué par Egica, au mois de mai de l'an 693; cinquante-neuf évêques y assistent en personne & trois par procureurs; on y dresse treize canons, par l'un desquels Sisbert, évéque de Tolède, est déposé de son siège comme rebelle, déclaré excommunié, condamné à un exil perpétuel & dépouillé de tous ses biens, p. 749.
Concile de Tolède (dix-septième) assemblé au mois de novembre 694; les évêques de la Gaule ou de la Septimanie s'y trouvent; on s'y occupe surtout des Juifs qui habitaient l'Espagne; ceux de Septimanie sont épargnés, p. 75o; il y est ordonné aux évêques de la Septimanie de fermer & sceller de leur sceau les fonts baptismaux depuis le commencement du carême jusqu'au jeudi saint, & de célébrer chaque mois un jour de litanies & de pénitence pour les nécessités publiques, p. 701 .
— de Toulouse, en 307; on n'en a point les actes, p. 532.
— de Toulouse, de 829, p. 975.
— de Tours, tenu en 8i3; les évêques d'Aquitaine y assistent, p. 936.
— de Troyes, en 878; les Pères de ce concile frappent d'anathème les usurpateurs de biens ecclésiastiques, p. I 1 17.
— de Turin, vers l'an 401; ses canons sont adressés aux évêques des Gaules & des cinq Provinces, p. 371; s'est occupé de la prétention de l'église d'Arles à la suprématie sur les autres églises des Gaules, p. 409; sa décision, pp. 410, 41 I, 412, 413, 414.
— de Valence, tenu en 374, on ignore à quel sujet; on y dressa des canons sur ia discipline ecclésiastique; vingt-cinq ou trente évêques de l'ancienne Narbonnaise y assistent, p. 364; ses canons sont adressés à tous les évêques des cinq Provinces de la Narbonnaise seconde, de la seconde Aquitaine & à ceux des Gaules proprement dites, p. 365; c'est le plus ancien monument oii il soit fait mention de la division de l'Empire en quatre préfectures, p. 371,
— d'Urgel, tenu, en 799, contre Félix, évéque d'Urgel, qui y est convaincu d'hérésie, p. 907.
Faux concile d'Arles tenu en 353; lesariens y font condamner S. Athanase; Paulin, évéque de Trêves , est le seul qui ait le courage de refuser d'y souscrire, p. 359.
— de Béziers, tenu par Saturnin, évéque arien d'Arles; tous les évêques assemblés à ce concile, à l'exception de S. Hilaire, évéque de Poitiers, 8t de Rhodanius, évéque de Toulouse, souscrivent la condamnation de S. Athanase, p. 36o.
Conciles provinciaux; un canon du troisième concile de Tolède ordonne de tenir tous les ans un concile dans chaque province, le premier jour de novembre, au lieu désigné par le métropolitain, p. 649; sous les Visigoths, ces assemblées étant composées de prélats & de séculiers, on y traitait du dogme, de la discipline ecclésiastique & du gouvernement séculier; la puissance séculière n'avait part qu'aux décrets sur les affaires de l'Etat; les évêques décidaient seuls sur les matières purement spirituelles & dogmatiques, p. 65o.
Condate, lieu situé, d'après l'Itinéraire de Théodose, à douze milles de Ruessio ou Revessio, ?• '57-
Gonflent, comté créé vers la fin du huitième siècle ou au commencement du neuvième, p. 880; est compris dans le diocèse d'Elne, p. 953; est uni au Roussillonaprèsle décès du comte Raoul, frère de Miron, p. 1 1 02.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
Connétable; sa fonction, sous Louis le Débonnaire, consistait à fournir aux gens de guerre les chevaux & les équipages, p. 977-
CONRAD, frère naturel de l'impératrice Judith, est rasé & enfermé dans un monastère d'Aquitaine, sous la garde de Pépin I, p. 981.
CONSENSE le père, citoyen de Narbonne, chez qui Sidoine alla loger, p. 470.
CONSENSE le fils; est envoyé en ambassade près de Théodose; après la mort de Valentinien, suit la cour d'Avitus, puis se retire à Narbonne, y reçoit Sidoine Apollinaire, p. 471 ; y a-t-il eu un troisième Consense? p. 472.
CONSERANS est restitué par Contran à Childebert par le traité d'Andelot, p. 642.
CONSTANCE CHLORE, père de Constantin, est déclaré césar; il a la préfecture des Gaules, s'y signale par ses victoires sur les Francs & sur plusieurs tyrans qui s'étaient emparés de l'île de Bretagne, p. 349; les chrétiens des Gaules souffrent une violente persécution, suscitée par cet empereur au commencement du quatrième siècle, p. 35o; devient premier auguste & maître absolu de tout l'Occident; meurt à York, p. 35i .
CONSTANCE, frère de l'empereur Constance, tenu par lui comme en exil à Toulouse, p. 353.
CONSTANCE, fils du grand Constantin, est reconnu par les troupes & le sénat; devient maître de tout l'Orient, p. 358; venge sur Magnence la mort de son frère Constant; appelle les AUemans avec plusieurs peuples d'au-delà du Rhin, qui ravagent ce pays pendant cinq à six ans; après la mort de Magnence, maître de tout l'Empire, il se retire à Arles; estfavorable aux ariens; fait tenir dans cette ville le faux concile qui condamne S. Athanase, p. 359; assemble le faux concile de Béziers, p. 36o; continue d'opprimer les évêques catholiques, de qui il exige la signature de la formule de Sirmich; la plupart refusent, p. 302.
CONSTANCE, général envoyé en Gaule par Honoré pour combattre les tyrans; fait lever le siège d'Arles par Géronce & le continue contre Constantin, p. 394; passe le Rhône, & avec Ulphilas bat les Français commandés par Edobic; reçoit la capitulation d'Arles; accorde la vie à Constantin & à Julien, son fils; pardonne aussi aux habitants d'Arles, p. 395; assiège Narbonne; ses intrigues contre Ataulphe après le mariage de ce dernier avec Placidie, p. 402; traverse les projets de paix d'AtauIphe & de Placidie avec Honoré; défend aux Visigoths d'avoir des vaisseaux & de commercer avec les pays étrangers, p. 403 ; est chargé du gouvernement de la Narbonnaise par Honoré & élevé à la dignité de patrice, p. 4o5 ; Honoré, pour le récompenser des services qu'il en a reçus, lui accorde la main de Placidie, p. 408; fait élire Patrocle évèque d'Arles en 412 & le soutient de son crédit dans le voyage que fait cet évêque à Rome en 417, pp. 414, 410; motifs du traité passé, au nom d'Honoré, entre ce général & les Visigoths, p. 420; associé à l'empire par Honoré, meurt peu de temps après, p. 422.
CONSTANCE, évèque d'Uzès, assiste au second concile d'Arles, p. 447; est désigné, par le concile tenu à Rome en 463, comme primat de la Province, Herme étant privé personnellement du droit de métropolitain, p. 474.
CONSTANCE, prêtre de Lyon, est appelé à Clermont par Sidoine pour rétablir la paix entre les citoyens, p. 490.
Constance, évêque d'Albi, assiste, en 6z5, au concile de Reims; il avait contracté une étroite amitié avec S. Didier, évêque de Cahors, pp. 670, 695, 704.
Constant, fils du grand Constantin, est reconnu par les troupes & le sénat; maître de l'Italie, s'empare des Etats de Constantin, son frère, règne sur tout l'Occident; est poursuivi par Magnence; veut se réfugier en Espagne; est pris par Gaïzon, émissaire de Magnence, & tué à Elne, p. 358.
CONSTANT, fils du tyran Constantin, qui avait d'abord embrassé l'état monastique, est déclaré césar, puis auguste; soumet l'Espagne, puis la laisse envahir par les Vandales, au mois de septembre ou d'octobre 409, p. 384; quitte l'Espagne & se réfugie à Arles; est poursuivi dans les Gaules par Géronce, p. 393; défend Vienne contre Géronce & y meurt, p. 394.
CONSTANTIN LE GRAND est proclamé auguste & revêtu de la pourpre après la mort de son père; Galère ne lui avait accordé d'abord que le titre de césar; devenu paisible possesseur des Gaules, de l'Espagne, de la Bretagne, il fixe sa résidence à Trêves, p. 35l; avait à Arles son palais, ses finances & une partie de ses troupes; réduit Maximien, son beau-père, qui s'était révolté contre lui & le fait mettre à mort; Maxence lui déclare la guerre & est vaincu; l'Empire est partagé entre Licinius & Constantin, qui a l'Occident pour sa part, p. 352; assemble un concile à Arles pour apaiser les troubles causés par les donatistes, p. 353; il fait élever ses frères puînés à Toulouse; après ses victoires sur Licinius, il établit le siège de l'Empire à Byzance, qui prend le nom de Constantinople, p. 354; rétablit la ville à'Illiieris & lui donne le nom d'Elne {^Helena)en mémoire de l'impératrice Hélène, sa mère, p. 357; confie l'éducation de ses neveux Dalmace & Annibalien à Exupère, rhéteur de Narbonne, p. 357.
CONSTANTIN, frère de l'empereur Constantin, tenu par lui en exil à Toulouse, p. 354.
CONSTANTIN LE JEUNE, fils du grand Constantin. On croit qu'il naquit à Arles, p. 353 ; reçoit dans le partage de l'Empire les Gaules, l'Espagne & la Grande-Bretagne; fait la guerre à son frère Constant; sa mort, p. 358.
CONSTANTIN, simple soldat élu empereur par les troupes romaines de la Grande-Bretagne; est reconnu en Gaule & en Aquitaine; il est assiégé dans Valence par Sarus, général d'Honoré; établit son siège à Arles ; défait les Vandales & leur laisse la liberté de demeurer dans les Gaules, p. 383 ; retire son fils du cloître, le déclare césar & ensuite auguste, l'envoie soumettre l'Espagne; la plupart des peuples des Gaules secouent le joug de ce tyran, p. 384; offre à l'empereur
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
Honoré son secours contre Alaric, s'avance jusqu'à Vérone; retourne avec précipitation à Arles, p. 392; appelle les Français & les AUemans à son secours contre Géronce, p. 394; ayant appris la défaite d'Edobic, il capitule, quitte la pourpre & se fait ordonner prêtre; est envoyé avec son fils Julien à Honoré, p. 395 ; est décapité avant d'arriver à Ravenne; sa tète est portée à Carthage, p. 396.
CONSTANTINOPLE, nom donné par Constantin à Byzance, quand cette ville devint capitale de l'Empire, p. 354.
CONSTANTIUS, évéque d'Uzès, souscrit, au milieu du cinquième siècle, la lettre des évèques des Gaules au pape S. Léon, p. 33i.
Consuarani; ils faisaient partie des Volces Tectosages, p. iii; habitaient la partie du Roussillon appelée plus tard Valespir, & dans le comté de Gonflent, s'étendaient jusqu'aux sources de l'Aude, p. 1 l5.
Consul, titre que prenaient quelquefois les comtes & qui avait la même signification, p. ii3i.
Conventus , assemblées particulières sous les Romains, p. 418.
Conventus juridici , assemblées annuelles que les proconsuls convoquaient dans la métropole, p. 319.
COPILLUS, roi ou général des Tectosages; battu & fait prisonnier par Sylla, p. 190.
CORBIE; abbaye dans laquelle Charles, fils de Pépin I, est relégué, pp. 1010, 1007.
CoRBiÉRES; nom d'un palais que les rois visigoths avaient fait bâtir près des montagnes de ce nom, p. 806.
CORBILIEN, premier abbé de Psalmodi, p. 788.
CORBUS, fils de Thierri, est mis a mort par Clotaire, roi de Neustrie, p. 665.
CORDOUE; les habitants de cette ville se révoltent contre Agila , p. 682; elle est prise par Leuvigilde sur les rebelles, p. 6c5; Herménigilde la soulève contre Leuvigilde, p. 612; est choisie par Muza, qui y fait sa résidence; devient la capitale des Etats des Sarrasins, p. 760.
CORDUS (C. JULIUS), gouverneur de l'Aquitaine, entraîne la Narbonnaise & l'Aquitaine dans le parti d'Oihon, p. 296.
Corneille, commandant des troupes romaines dans la Narbonnaise sous Caracalla 81 Géia , p. 324.
Corneliacum (Corneillan) , chàteau-fort pris par Bulgaran sur les Français, p. 663.