I2II
du Rhône, p. 1081; prend, dans la charte de donation d'une îledu Rhône à l'église de Viviers, le titre de comte; dans d'autres documents celui de duc; n'eut qu'une fille de Berthe, son épouse; p. 1089; commande dans le Vivarais & le pays d'Uzès , à la mort de Lothaire; se déclare pour l'empereur Louis, p. 1 106; confie la défense de la ville de Vienne à son épouse; quand cette ville est obligée de capituler, il donne des otages & fixe sa demeure en Bourgogne, où il possédait des biens considérables, p. 11 10.
GERBERGE, sœur de Bernard, duc de Septimanie, vivait à Châlons dans la retraite & la piété; Lothaire la fait jeter dans la Saône, comme sorcière & empoisonneuse, p. 996.
GERGEAU-SUR-LOIRE, au diocèse d'Orléans, où furent conservées les reliques de S. Véran , p. 641.
Saint-Germain des Pbks; on envoie des religieux de cette abbaye en Espagne pour retirer des ruines de la ville de Valence les reliques de S. Vincent, leur patron, p. 1076; on y conservait, au dix-huitième siècle, une partie de la mâchoire de S. Vincent, donnée en 121 5, à la prière de Louis, fils de Philippe-Auguste, & de Simon de Montfort, p. I 095.
GÉRIN, vicomte de Béziers, p. 1077.
GERMANIE; les Volces Tectosages s'y établissent, p. 4; est envahie par les barbares, p. 38o; est attaquée par les Français, à la mort d'Aëce & de Valentinien, p. 452; presque toutes les nations de la Germanie refusent de reconnaître l'autorité de Pépin, p. 747; est attribuée en partie à Charles, fils de Charlemagne; la partie qui n'est pas destinée à Charles, l'ainé, est donnée à Pépin par le partage de l'an 806, p. 919.
GERMANICUS est chargé de faire le dénombrement des peuples & des terres dans les trois Gaules conquises par Jules César, p. 260.
S. GERMIER (Geremarus), évèque de Toulouse, qui paraît avoir vécu vers ^41; ses actes, écrits à la fin du onzième siècle, ont été interpolés; il fut inhumé dans un lieu appelé Doz, voisin de Muret & situé sur la Garonne, p. 577.
Saint-Germieii, monastère bâti à Doz, près Muret; les reliques de S. Germier, qu'on y conservait, furent transférées dans l'église Saint-Jacques de Muret, p. 578.
GERMlGNI,au diocèse d'Orléans, où plusieurs évéques s'assemblent pour réformer les abus qui s'étaient glissés dans l'Eglise, p. io38; Charles le Chauve v date plusieurs diplômes, p. 1069.
Gernica (LA VERGNE), île formée autrefois par le Rhône, entre Beaucaire & Tarascon, p. 148.
Gernicos ou Gcrticos , maison de campagne située dans le diocèse de Salamanque, où mourut Reccesvinde & où fut élu Wamba, p. 712.
GERONCE, général du tyran Constantin en Espagne, se révolte contre lui & appelle les Vandales en Gaule, p. 'Î84; proclame Maxime, p. 393; s'empare de la Narbonnaise, prend Vienne & assiège (Constantin dans Arles; est obligé d'en lever le siège & de se retirer en Espagne, ou il est massacré par les siens, p. 394-
GERRIC, officier du palais du roi d'Aquitaine, envoyé près de Charlemagne; engage le roi d'Aquitaine à se rendre auprès de l'empereur pour le consoler de la perte de ses autres enfants, p. 937.
GERSAND, frère de Loup CentuUe, p. 955.
Gcrticos. Voir Gernicos.
S. GÉRY, nom que les gens du pays donnent à S. Didier. Voir S. DIDIER.
GÉSALIC, fils naturel d'Alaric, est proclamé roi à Narbonne, au préjudice d'Amalaric, fils légitime de ce roi, p. 538; abandonne Narbonne & se retire à Barcelone; abandonne à Clovis les possessions des Visigoths en deçà des Pyrénées, s'allie avec lui contre Théodoric, aïeul & tuteur du jeune Amalaric, pp. 640, 543; est battu par Ibbas; s'enfuit en Afrique & se réfugie chez Thrasamond, roi des Vandales, p. 544; demande inutilement à ce roi des troupes pour reconquérir son royaume; rentre en Espagne au commencement de Tannée 5io; passe les Pyrénées, séjourne un an en Aquitaine, dans les États de Clovis, puis, appuyé par ce roi, retourne en Espagne & est battu par Ibbas; revient dans les Gaules & traverse la Durance pour entrer dans les Etats des Bourguignons, est pris (mai 5m) parles troupes de Théodoric & tué, p. 547.
Gésates, Gaulois des environs du Rhône, marchent au secours des Gaulois d'Italie; servaient ordinairement comme mercenaires; étymologie de leur nom, p. 44.
GETA (C), consul, gouverneur de la Province romaine, défait les peuples des Alpes grecques, p. 161 .
GÉTA, fils de Sévère, persécute les chrétiens; est assassiné par son frère Caracalla, p. 324.
Gétrs, peuple battu par les Tectosages de Germanie en voulant pénétrer dans la Macédoine, p. 37; sont différents des Goths, p. 387.
GEVAUDAN, Gabali, Gabales, pagus Gahalicus, séparé de la Narbonnaise par les Cévennes, p. i58; est soumis par J. César, p. 222; se révolte à l'instigation de Vercingétorix, p. 223; ses habitants font des courses dans le Vivarais, p. 224; ses peuples, qui faisaient partie de la Gaule celtique, sont placés par Auguste dans la Gaule aquitanique, p. 259; possédait des mines d'argent, p. 282; les Vandales y pénèirent, p. 38 1; Séronat, préfet des Gaules, en vexe les habitants ; est soumis par les Visigoths, p. 487; Victorius en est nommé duc par Euric, p. 499; fait partie de l'héritage de Thierri , roi de Metz, après la mort de Clovis, p. 553; son évèque n'assiste pas au concile d'Orléans tenu peu de temps après la mort de Clovis, p. 548; faisait partie de l'Aquitaine première en 5| 1, p. 553; est reconquis par Théodoric après 5 1 2, p. 555; appartient à Sigebert, p. 587; Parthène, son évèque, y abolit une ancienne coutume, reste du paganisme, pp. 593, 594; est soumis & ravagé par Théodebert & rendu peu après à Sigebert, p. 599; Contran s'en empare, p. 634; un concile est tenu, en 590, sur les confins du Gévaiidan, du Rouergue & de l'Auvergne; assemblée mixie qui s'occupe principalement de l'affaire de Tétradie, veuve de Didier, duc de Toulouse, p. 652; des
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
faux prophètes parcourent ce pays, p. 6")3; à la mort de Gontran, il passe sous la domination de Childebert, & à la mort de Childebert, il échoit en partage à Théodebert II, son fils, p. éS"); est encore compris dans le domaine de Dagobert, après la création du royaume de Toulouse par Charibert, p. 677; bien qu'il fasse partie du royaume d'Austrasie, Dagobert le gouverne jusqu'à sa mort, p. 686; faisant partie du royaume d'Austrasie, il passe sous le domaine de Childéric II, p. 707; on y reconnaît Clovis, protégé d'Ébroin, p. 732; semble être resté sous l'obéissance de Thierri , après que Pépin eut pris le titre de duc d'Austrasie, p. 735; est ajouté par Eudes à son domaine, p. 747; est ravagé par les Sarrasins, p. 790; se soumet à Pépin, p. 83^; ne formait qu'un diocèse au moment de sa soumission à Pépin, p. 840; échoit à Charles après la mort de celui-ci, p. 847; faisait partie des Etats de Pépin, p. 101 1 ; appartient à Pépin II, sous la souveraineté de Charles le Chauve, à la suite du partage fait entre les enfants de Louis le Débonnaire, p. 1048.
— Comté du royaume d'Aquitaine dont le diocèse était soumis à la métropole de Bourges, p. 865.
— Église du Gévaudan, son origine, pp. 322, 333; son siège demeure vacant pendant la persécution d'Euric, p. 495.
GHISELARD, comte de Berry, fait pendre Remistan, sur l'ordre de Pépin, p. 842.
GIGNAG. Voir Juhinianum.
GILBERT, abbé de Saint-Benoît de Castres, successeur d'Hélisachar, p. 1093.
GILBERT, évêque de Nimes, p. 1 i i5.
GILLES, comte & maître de la milice des Gaules, accuse Agrippin d'un accord secret avec les Visigoths, p. 460; se propose d'aller en Italie combattre Sévère, en est empêché par Théodoric, p. 468; donne des preuves de capacité & de talents militaires dans sa guerre contre Théodoric, mais Agrippin lui suscite des obstacles, pp. 468, 469; assiège inutilement Chinon sur les Visigoths, p. 470; attaque les Visigoths près d'Orléans, les défait, traverse la Loire & continue la guerre contre Théodoric jusque dans ses États; envoie une ambassade à Genséric pour l'animer à la guerre contre Sévère & Ricimer; est pris par ses ennemis & empoisonné, p. 476.
S. GILLES, Grec de naissance, aborde dans les Gaules au commencement du sixième siècle, s'attire l'estime & l'amitié de S. Césaire, évêque d'Arles; se retire dans le diocèse d'Uzès, près du Gardon; se lie avec Vérédème, p. 555; se rend ensuite dans une autre retraite située sur les frontières des diocèses de Nimes & d'Arles, où il est rencontré par les officiers de Théodoric; reçoit de ce roi le lieu où il s'était établi & y bâtit un monastère qui prit ensuite son nom, p. 556; est envoyé en mission à Rome par S. Césaire, évêque d'Arles; vit encore longtemps après son retour de Rome; a beaucoup de part aux faveurs du roi Childebert, p. 557; ^" reliques furent conservées dans son monastère jusqu'à la guerre des aJlïigeois, qui amena leur translation dans l'église Saint-Saturnin de Toulouse, p. 557.
S,viNT-GiLLES, monastère fondé sous le règne des rois visigoths ariens, p. 523; par S. Gilles, p. 556; devient célèbre par les miracles opérés au tombeau de son fondateur; les comtes de Toulouse prennent le nom de comtes de Samt-Gilles ; les reliques de son patron y sont conservées jusqu'au moment de la guerre des albigeois où elles sont transportées dans l'église Samt-Saturnin de Toulouse, p. 557; la réputation de ce monastère occasionne dans la suite la construction d'une ville qui prend le nom de Saint- Gilles, p. 558; il existait durant le règne des Visigoths sur la Septimanie, p. 65l ; était compris dans les dix-neuf monastères situés en Languedoc, qui ne devaient que des prières pour l'empereur, pour sa famille & pour les besoins de l'État, p. 946.
SAINT-GILLES; le monastère de Saint-Gilles a donné lieu à la fondation de cette ville; on conjecture que c'est sur les ruines d'Héraclée qu'elle a été bâtie, p. 9.
GINÉSIUS. Foir GÉNÉSIUS.
GIRONE, ville d'Espagne, n'était pas, durant le règne de Dioclétien, dans le même gouvernement que le diocèse d'Elne , p. 35o; le gouverneur sarrasin de cette ville, Solinoan , reconnaît la souveraineté de Pépin & se met sous sa protection, p. 829; l'un de ses successeurs rend hommage à Charlemagne, en 778, p. 853; est assiégée par les Français & livrée par les chrétiens qui étaient dans la ville; Charlemagne y met un comte français pour la gouverner, p. 879; un historien espagnol rapporte que les Sarrasins s'en rendirent maîtres en 793, p. 897.
— Comté de Girone; dépendait du duché de Septimanie, d'après le partage de 817, p. 953.
— Diocèse de Girone; les Espagnols réfugiés y possèdent des terres d'après des diplômes de Charlemagne & de Louis le Débonnaire, p. 945; fait partie de la Marche d'Espagne & du duché de Septimanie après le partage de 817, p. 953.
— Évêché de Girone; au moment du concile de Narbonne, en 791, il faisait partie de la province ecclésiastique de Narbonne, p. 888.
GISCLAFRED, fils de Dellon ; son comté faisait probablement partie de la Septimanie ou de la Marche d'Espagne, p. 933; était probablement comte de Carcassonne, puisqu'il fixa avec son père les limites du lieu de Flexus, sous le règne de Charlemagne, p. 934.
GISEBERT représente Ansemond, évêque de Lodève, au treizième concile de Tolède, p. 740.
Gisèle, fille d'Amand, duc de Gascogne & petitefille de Sérénus, p. 647; épouse Charibert, roi de Toulouse, p. 676.
GISLOALDE, abbé dans le voisinage de Troclar, témoin des miracles opérés dans cette abbaye, p. 732.
GISULFE, époux de S" Sigolène, p. 752.
GLABRIO (ACILIUS), vicaire des Sept Provinces vers l'an 43o, p. 425.
GLYCÉRIUS, élu empereur à Ravenne, le 5 mai 473, p. 488; est dépouillé de la pourpre par Julius Népos, p. 491 .
GODEGISILE, frère de Gondebaud, roi de Bourgogne, demande à Clovis de l'aider à s'emparer des Etats de son frère; trahit ce dernier, p. 6(9; se rend maître de Vienne & des autres possessions des Bourguignons le long du Rhône; est assiégé par Gondebaud dans Vienne & est massacré dans une église arienne où il s'était réfugié, p. 520.
GODESCALC, évêque du Puy, apporte en France le Traité de S. Ildefonse, à son retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques en Galice, p. 701.
GODOALU, envoyé du comte Guillaume, p. ioc2.
GODOMAR, roi d'une partie des Bourguignons & frère de Gondebaud, lui déclare la guerre; est vaincu, mis à mort, & ses Etats conquis par Gondebaud, p, 519.
GODOMAR, frère de* Sigismond, parvient à échapper aux français lorsque son frère est fait prisonnier; se fait reconnaître roi de Bourgogne & va à la rencontre de Clodomir, roi d'Orléans, p. 56o; est complètement battu par les Français à Véseronce, p. 56i; remonté sur le trône de Bourgogne par la restitution que lui fait Amalasunthe, mère d'Athalaric, il régnait paisiblement sur toute la Bourgogne lorsqu'en 532 Childebert & Clotaire lui déclarent la guerre pour s'emparer de ses Etats; Thierri refuse de se liguer avec ses frères; après sa mort, son fils Théodebert se joint à eux; ils dépouillent Godomar de ses Etats & mettent fin au royaume de Bourgogne, p. 374.
GOÉRIC ou ABBON, avant d'être élu évêque de Metz, avait été gouverneur de l'Albigeois & d'une partie de l'Aquitaine; sa parenté, p. 671; allié à S'"' Sigolène, p. 752.
GOIARIC est mis à la tête des savants jurisconsultes qu'Alaric chargea de rédiger le Bréviaire , p. 528; est tué par Gésalic, p. 644.
GOISVIffDE, veuve du roi Athanagilde, épouse en secondes noces Leuvigilde, p. 597; négocie le mariage d'Herménigilde, fils de Leuvigilde, avec Ingonde, fille de Brunehaut, p. 6o5; très-zélée pour l'arianisme, elle fait rebaptiser par force Ingonde, selon le rit arien, p. 606; a près la mort de Leuvigilde, elle est traitée avec toutes sortes d'égards par Reccarède, p. 6!i5; après la conversion de ce roi, elle s'unit contre lui à plusieurs prélats & seigneurs visigoths, p. 648.
GOMACHARIUS, comte ou gouverneur d'Agde, arien, usurpateur d'un bien sur l'église d'Agde, p. 578; ses démêlés avec Léon, évêque de cette ville, p. 579.
GOMBAUT, un des moines que Lothaire avait charges de la garde de Louis le Débonnaire, s'emploie pour son rétablissement sur le trône, p. 982; a tout pouvoir sur l'esprit de Louis le Débonnaire & devient son principal ministre, p. 985.
GOMESINDE reçoit, par un diplôme donné a Attigny par Charles le Chauve, le lieu de Donos, dans le Narbonnais, p. 1080.
GONDEBAUD, roi des Bourguignons, reçoit les ambassadeurs de Théodoric qui l'engagent à s'employer pour maintenir la paix entre Alaric & Clovis, p. 5i7; s'empare des Etats de ses
frères Chilpéric & Godomar & les fait mourir, p. 519; Clovis lui déclare la guerre; sollicite son frère de suspendre la poursuite de leurs différends pour se défendre contre leurs "ennemis, p. 519; est abandonné par Godegisile qui passe avec ses troupes du côté de Clovis; est entièrement défait; se réfugie dans Avignon ; fait sa paix avec Clovis; assiège son frère Godegisile dans Vienne, passe la garnison bourguignonne au fil de l'épée; Godegisile est massacré & cinq mille Français, laissés par Clovis pour le protéger, sont renvoyés à Alaric II, à Toulouse, p. 520 ; refuse le tribut promis à Clovis & une nouvelle guerre s'engage, p. 52o; règne paisiblement & devient suspect à Alaric, p. 52 1; s'allie à Clovis contre Alaric, pp. 533, 537; continue avec Thierri , fils de Clovis, ses conquêtes dans les provinces des Visigoths situées le long de la Loire & du Rhône, pp. 539-540; assiège Gésalic dans Narbonne, prend cette ville & la livre au pillage; veut se rendre maître d'Arles; est arrêté au bord du Rhône, p. 540; envoie à S. Césaire, évêque d'Arles, trois bateaux chargés de grains, p. 546.
GONDEBAUD, fils naturel de Clotaire I, n'est pas reconnu par son père, est élevé par sa mère qui était d'une basse condition; Childebert, roi de Paris, le prend auprès de lui Se le regarde comme son neveu; Clotaire le fait enlever & raser; après la mort de ce roi , Charibert prend auprès de lui son prétendu frère & laisse croître de nouveau ses cheveux, p. 618; attiré par Sigebert , il est rasé derechef, s'évade & se réfugie à Constantinople ; le duc Gontran-Boson l'invite à venir en France au nom de tous les seigneurs d'Austrasie ; débarque à Marseille vers 582 avec ses deux enfints, p. 619; comprenant la fourberie de Gontran-Boson, il sort d'Avignon, s'embarque sur le Rhône & se cache dans une île voisine, p. 620; se rend à Avignon après le décès de Chilpéric, puis dans le Limousin, & se fait proclamer roi à Brives; s'empare du Querci , du Périgord & de l'Angoumois, p. 622; s'avance vers Toulouse & envoie des députés à Magnulfe, évêque de cette ville, pour le solliciter de lui en ménager l'entrée; y établit son autorité, se saisit des trésors de Rigonthe que Didier avait séquestrés, p. 623; se rend à Bordeaux, où il est reçu par l'évêque Bertrand; la Novempopulanie embrasse son parti; fait demander à Gontran une portion du royaume, p. 624; poursuivi par les Bourguignons, il se retire dans la ville de Comminges , en laissant derrière lui la plus grande partie de ses bagages & des trésors qu'il avait enlevés à la princesse Rigonthe, p. (J25; se prépare à une longue & vigoureuse résistance; est trahi parMommole, Sagittaire & Waddon qui l'attirent hors de la ville, en lui promettant le pardon de Contran; est tué par surprise; son corps est privé de sépulture, p. 626.
GONDEBAUD, seigneur austrasien , sauve le jeune Childebert, fils de Sigebert & de Brunehaut, p. 600.
GONDEMAR, probablement un des auteurs de la mort de Wittéric, devient roi des Visigoths, p. 661; ses ambassadeurs sont mal reçus par le?
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
rois français, p. 662; avait fait, au commencement de son règne, un décret en faveur de l'évèquedeTolède, métropolitain de la Carthaginoise, p. 664.'
GONDEMAR, évèque de Girone, fait confirmer par Charles le Chauve, le 11 juin 844, les privilèges de son église, p. 1040.
GONDISALVE, abbé de Caunes en 852, p. lo65.
GONDULPHE, chargé par Childebert d'aller soumettre Dyname, gouverneur de Marseille, p. 6 1 1 .
GONTHIER, fils aîné de Clotaire, commande l'armée qui accompagne celle de Théodebert, p. 568.
CONTRAN, second fils de Clotaire I, prend le titre de roi de Bourgogne & établit son siège à Châlons-sur-Saône; possédait le Vivarais; ses Etats s'étendaient au delà du Rhône jusqu'à la Durance, p. SSy; ses guerres avec les Saxons & les Lombards} Sigebert prend sur lui Arles j il reprend cette ville & s'empare d'Avignon , qui faisait partie du domaine de Sigebert, p. SpS ; prend la défense de Childebert contre Chilpéric, p. 600 j envoie, en 577, des ambassadeurs à Chilpéric pour le sommer de restituer les pays enlevés au roi d'Austrasie, p. 602; restitue à Childebert, son neveu, la partie de Marseille qu'il lui avait enlevée, p. 61 3; prend Frédégonde sous sa protection, ainsi que son fils Clotaire II j refuse de la livrer à Childebert & de rendre aucun des pays que Childebert avait usurpés, p. 618; reçoit des ambassadeurs de Gondebaud , les fait arrêter & mettre à la torture; craignant que Childebert ne favorisât ce partisan, il se réconcilie avec lui & le reconnaît pour l'héritier de son royaume, lui rend l'Albigeois & autres provinces dans l'Aquitaine, lui conseille de se défier de sa mère Brunehaut, pp. 624, 625 ; l'armée envoyée par lui contre Gondebaud force ce prince à se retirer dans la ville de Comminges, p. 62.5; reçoit du duc Leudégisile les trésors de Rigonthe &. les fait distribuer aux pauvres & aux églises, distribue de même la part qui lui revient dans les dépouilles de Mommole, p. 627; envoie une armée considérable contre la Septimanie, p. 629; événement & issue malheureuse de cette campagne, p.63o; son armée, fuyant à l'approche des Visigoths, périt de faim & de misère en regagnant l'Auvergne; reproches qu'il adresse à ses généraux, p. 632; fait équiper une flotte, qu'il envoie sur les côtes de Galice pour exciter les Suèves à la révolte; cette flotte est battue par les vaisseaux de Leuvigilde, p. 633; reçoit une ambassade de Reccarède, & refuse de signer la paix avec lui, p. 636; voulant empêcher l'alliance de Childebert & de Reccarède, il restitue au premier la ville de Marseille & l'Albigeois, p. 637; étendue de ses possessions d'après le traité d'Andelot, p. 642; consent au mariage de sa nièce Clodosvinde avec le roi Reccarède, p. 643; ne garde plus de mesure avec les Visigoths & leur déclare la guerre, p. 644; soupçonnant Brunehaut & Childebert d'être la cause de l'échec des Français dans la Septimanie, il veut assembler un concile & y porter ses plaintes contre le roi & la reine d'Austrasie; Brunehaut rétablit la bonne intelligence entre Childebert & lui, p. 648; meurt au mois de
mars de l'an 5<)2 ou 593; Childebert lui succède dans tous ses Etats, p. 604.
GONTRAN-BOSON fait un voyage à Constantinople pour inviter Gondebaud à venir en France; trahit ce prince & cherche à le dépouiller des richesses qu'il apportait de Constantinople, p. 6 1 9 ; fait emprisonner Théodore, évêque de Marseille, s'empare des trésors de Gondebaud & les partage avec les gouverneurs de cette ville; part pour l'Auvergne & est arrêté à son passage à la cour du roi de Bourgogne; accuse Mommole d'avoir introduit Gondebaud dans les Gaules & offre d'amener ce duc de gré ou de force; assemble une armée en Auvergne & marche contre Avignon en 583; une partie de son armée périt dans le Rhône, ce qui ne l'empêche pas de mettre le siège devant la ville, p. 620; contribue à la prise de Gondebaud dans Comminges; lui écrase la tête d'un coup de pierre, p. 626; commande l'armée de Contran envoyée contre les Visigoths, p. 643; est battu & poursuivi par eux, p. 646.
GORDIEN est tué par les partisans de Philippe, pp. 327.
Gordium, ville de Phrygie, dont s'empare Manlius, p. 60.
GOSLIN , abbé de Saint-Cennain-des-Prés & de Saint-Denis, chancelier de France & évêque de Paris, p. 1 100.
COTHIE ou SEPTIMANIE; nom donné, jusqu'au douzième siècle, à une partie de la Narbonnaise première, p. 48 1 ; est ravagée par les chrétiens & par les Musulmans, p. 807; en 835, elle est ôtée à Lothaire, p. 1000; érigée en duché en 817, elle n'a plus, en 844, que le titre de marquisat, p. 1043; elle est séparée de la Marche d'Espagne, pp. I 100, I loi ; son étendue après cette séparation, pp. 1 1 01 , 1102. Koir SEPTIMANIE.'
— Marquis de Gothie; ils gouvernent la Septimanie proprement dite & la Marche d'Espagne, p. 1044; à partir de 865, la Marche d'Espagne n'appartient plus à ce gouvernement, p. 1 io3.
GOTZELME, commissaire ou envoyé du roi Louis dans la Septimanie, exerce sa mission en 807; est peut-être le même que Caucelme ou Cosselin, fils du duc Guillaume, p. 924.
GOUDARGUES (Gordanicae), lieu où fut transféré le monastère de Caseneuve, p. 940.
Goule d'Aude, lieu où le bras de l'Aude qui passe à Narbonne se jette dans l'étang de Sigean, p. 265.
GRANDE-BRETAGNE. Les troupes romaines y élisent pour empereur un simple soldat, nommé Constantin, p. 383.
GRANISTA, seigneur visigoth , lié avec Athalocus, évêque arien, cherche à soulever la Septimanie & à la soustraire à l'obéissance de Reccarède, p. 638.
La Gkasse (Crassa), monastère appelé longtemps Notre-Dame d'Orbieu {Je Orohio), du nom de la petite rivière sur laquelle il était situé; sa fondation paraît être antérieure de deux ans à celle de l'abbaye d'Aniane; elle a donné lieu à la construction d'une petite ville dans le même vallon, p. 861; était des dix-neuf monastères de la Province qui ne devaient que des prières pour l'em-
pereur & sa famille, p. 946; possède le lieu de flexus dans le diocèse de Carcassonne, p. 934; reçoit de Pepin la confirmation des privilèges que son père lui avait accordés, p. 1007; Pepin réserve au tribunal du palais la connaissance des affaires de cette abbaye; les religieux ont la liberté d'élire leur abbé conformément à la règle de Saint-Benoît, p. 1008; Charles le Chauve lui accorde un diplôme le 25 octobre 877, p. 1119.
LA GRASSE, petite ville bâtie près du monastère de ce nom, p. 861 .
GRATIEN, fils & successeur de Valentinien I, prend pour collègue Valentinien II, son frère, p. 365; il comble Ausone d'honneurs, & après la mort de Valens, son oncle, associe à l'empire le grand Théodose, pp. 365, 366; c'est sous son règne que se répandirent dans l'Empire les erreurs des prisciUianistes; est assassiné à Lyon par ordre de Maxime, p. 366.
Gn*u DE i,\ NoïVELLE, lieu où le bras de l'Aude qui passe à Narbonne se jette dans la mer, p. 166.
LA GRAVE, en Albigeois, où fut construite l'abbaye de Troclar ou de Salnte-Sigolène, p. 753.
Grec, évêque de Marseille, est chargé par Népos de négocier la paix avec Euric, p. 494.
Grecs ou Syriens ; le commerce en attire un grand nombre dans la Septimanie; ils y jouissent de grands privilèges & sont gouvernés par des officiers de leur nation qui jugent leurs différends selon leurs lois, p. 761.
Grei/onensc Cjjtrum, aujourd'hui Grèzes , pp. 160,
Grégoire de Tours se justifie au concile de Braisne d'une accusation portée contre lui par Frédégonde, p, 6o3.
S. GRÉGOIRE LE GRAND; dans ses lettres, ce pape fait le plus grand éloge du roi Reccarède, p. 658.
GRÉGOIRE, père de Dadila , p. 935.
GREGOIRE IV, pape, suit Lothaire avec toute sa cour, sous prétexte d'être le médiateur de la paix dans la famille royale, p. 989; honteux de son rôle dans l'affaire du Champ-Rouge , il repasse les monts, p. 99 1 .
GRENOBLE, anciennement Cularo, p. 239.
GREZES, Castellum GreJoneme, château en Gèvaudan. p. 160; lieu fortifié, où se réfugièrent les peuples du pays lors de l'invasion des Vandales, p. 38i ; ses défenseurs forcent ces barbares à quitter le pays, en leur donnant des vivres, p. 382.
GRIMOALD, maire du palais d'Austrasie, met sur le trône son propre fils, au préjudice du fils de Sigebert, & lui donne le nom de Childebert; Clovis II le fait mourir, p. 706.
GRIMOALD, roi des Lombards, s'allie à Dagobert II contre Thierri III, p. 734.
GRIMOALD, fils de Pepin & de Plectrude, p. 772.
GRIMOALD, abbé de Castres, p. 939.
GRIPPON, troisième fils de Charles-Martel, a pour sa part quelques pays de Neustrie & d'Austrasie, p. 810; est dépouillé par Carloman & Pepin, ses frères, des Etats qu'il avait eus en partage; ils l'envoient prisonnier dans un châ-
teau du pays des Ardennes, p. 81 1 ; Pepin le fait sortir de sa prison & l'appelle près de lui; il se rend en Aquitaine près du duc Vaïfre , p. 816; craignant de tomber dans les mains de Pepin, se met en sûreté jusqu'à ce que ce roi ait quitté l'Aquitaine, p. 823 ; abandonne définitivement ce pays, veut se retirer chez les Lombards, mais il est arrêté 8c tué dans la vallée de Maurienne, p. 824.
Sainte-Grvte, monastère au diocèse d'Urgel; Charles le Chauve donne, pendant le siège de Toulouse, le 5 juin 844, un diplôme en faveur de ce monastère, p. 1040.
GRUISSAN , île du groupe appelé Piplas, aux environs de Narbonne, p. 127.
Grltho.vges ou OsTROGOTiis, p. 389.
GuADALETE, rivière auprès de Xérès de la Frontera , p. 759.
GUI, comte du Maine, tué entre la Loire & la Seine, dans un combat contre Matfred & Lambert, p. 996.
GUI, évêque de Vêlai en 875, p. 1 il 5; confirme, H Il diète de Pontlon, l'avènement de Charles le Chauve à l'empire, p. 11 17.
GUILLAUME, surnommé au Court-Ne^, est nommé duc de Toulouse ou d'Aquitaine à la place de Chorson; il est célèbre par sa sainteté & par sa valeur'; récits poétiques dont il est l'objet, p. 882; était fils du comte Théodoric & d'Aldane, p. 883; sa vie, pp. 883, 884; soumet les Gascons rebelles, p. 885; n'a jamais été comte de Narbonne, p. 894; voulant arrêter les progrès des Sarrasins en Aquitaine, il leur livre bataille sur les bords de l'Orbieu ou dans la vallée de Villedaigne; il est battu, pp. 896, 897; ses exploits à la bataille d'Orbieu ont donné naissance aux récits de nos vieux poètes au sujet de ce duc, p. 898 ; est premier porte-enseigne de la couronne 8t commande le second corps de troupes d; rarmèe,de Louis, roi d'Aquitaine, pendant ses campagnes en Espagne, p. 911; se signale au siège de Barcelone, pp. 91 1,912; fonde l'abbaye de Gellone ou de Saint- Guillem du Désert, pp. 914, 9' 5; & celle de Caseneuve où de Goudargue dont il fait hommage à Charlemagne, p. 940; dote l'abbaye de Gellone; lui assigne plusieurs terres dans les diocèses de Lodève , de Maguelonne, d'Albi & de Rodez; ses deux sceurs embrassent la vie religieuse, p. 91 5; généalogie de ce duc, p. 916; embrasse l'état monastique dans son abbaye de Gellone & y prend l'habit le 29 juin 806, pp. 920, 921 ; sa vie dans le monastère, p. 92 1 ; il meurt le 28 mai 812 ou 8 1 3 5 est inhumé dans l'église de Gellone; on lui rend peu après un culte public; ses reliques, renferin-esdans un cercueil de plomb, furent cachées en 1 568 par les religieux; on les a retrouvées en 1679; il devait être d'une taille extraordinaire, p. 922.
GUILLAUME, fils aîné de Bernard, duc de Septimanie, & de Dodane, né le 29 novembre 826, p. 1028; est âgé d'environ seize ans quand il est envoyé par son père à Charles pour lui offrir ses services & lui demander l'investiture des terres qu'ils possédaient en Bourgogne, p. 1028; reçoit de Dodane des conseils de fidélité dans le Manuel
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
qu'elle rédige pour ses enfants, p. io34; a dixneuf ans à la mort de son père ; lui succède dans le duché d'Aquitaine ou de Toulouse, p. 1043 prend le titre de duc que ses successeurs porten jusque vers la fin du dixième siècle, p. io5o travaille, par ordre de Pepin, à soulever la Marche d'Espagne contre Charles le Chauve a-t-il défendu Bordeaux contre les Normands & y a-t-il été fait prisonnier? p. 10.54; s'allie avec Abdérame &, à la tète des Sarrasins, pénètre dans la Marche d'Espagne & prend sur Aledran Barcelone &Ampurias, p. io56; s'empare d' Aledran & d'Isembard qui commandaient dans la Marche d'Espagne, p. 1060; se met en campagne pour soumettre le pays, rencontre un corps de troupes ennemies & lui livre bataille; est entièrement défait, se renferme dans Barcelone; y est fait prisonnier & exécuté comme rebelle & criminel de lèse-majesté, p. 1061.
GUILLAUME, grand écuyer, attaque Lothaire pour enlever l'empereur Louis le Débonnaire, p. 994.
GUILLAUME, comte de Blois, frère d'Odon, comte d'Orléans, est tué entre la Loire & la Seine, dans un combat contre Matfred & Lambert, p. 996.
GUILLAUME, frère de Gérard, comte d'Auvergne, p. 1018; à la mort de son frère Gérard, est reconnu comte d'Auvergne, p. 1027.
GUILLAUME, fils de Gérard, comte d'Auvergne, frère de Rainulphe, comte de Poitiers, p. 1018.
Guillaume, duc de Gascogne & comte particulier de Bordeaux, en 848, p. 1054.
Saixt-Gl'illem du Désert, abbaye. Foir Gellone.
SAINT-GUILLEM DU DÉSERT; autour de l'abbaye de ce nom on a bâti des maisons qui forment une petite ville composée de deux paroisses, pp. 915, 923.
GUIPUZCOA; Réchiarius, roi des Suèves, y exerce des brigandages, p. 437.
GUITBURGE, seconde femme de S. Guillaume, duc de Toulouse, dont elle eut une fille & plusieurs enfants mâles, p. 916.
GULFARIC, abbé de Saint-Jacques, dans le Razès, se joint à Sigebode, archevêque de Narbonne, pour consacrer l'église de Formiguera, p. i 1 i3.
GULTRICIAN, primicier de l'église de Narbonne, p. 720.
GUMILDUS, évèque de Maguelonne, prend part à la révolte d'Hildéric contre Wamba, p. 71 3; effrayé de l'approche de Wamba, abandonne Maguelonne pour se retirer à Nîmes, p. 721 ; est parmi les prisonniers faits dans cette ville, p. 723.
GUNDIAC ou GUNDUIC, roi bourguignon qui accompagne Théodoric dans son expédition contre les Suèves d'Espagne, p. 456; à sa mort, ses États sont partagés entre ses quatre fils, Gondebaud, Chilpéric, Godomar & Godegisile, p. 519.
Habitants romains de la Septimanie; leur commerce continuel avec les Goths &. les Bourguignons leur fait prendre un peu de la barbarie de leurs moeurs, pp. 760, 761.
Habillements des Visigots, p. 767; des Aquitains, p. 879.
HAITTAN. Voir ALCUTA.
Hamai, église collégiale fondée par S''= Ode, près de la ville d'Hui, p. 745.
HAMAR ou HAMUR, élu gouverneur de Barcelone par les habitants, en remplacement de Zade, p. 910; est livré par les Sarrasins à Louis, roi d'Aquitaine, p. 912.
HANNON est chargé par Annibal de défendre le passage des Pyrénées, p. 47; à la tête d'un détachement de troupes ibériennes, fait une diversion qui favorise le passage du Rhône par Annibal, p. 5o.
HARDOUIN, évêque de Vêlai, assiste, en 860, au concile de Thusi, p. 1082.
HARMOND ou ARIMONX), évèque d'Uzès, assiste au concile de Narbonne, p. 888.
HATTON, second fils d'Eudes, qualifié duc d'Aquitaine, faisait sa résidence à Poitiers; posséda peut-être aussi le Limousin; est fait prisonnier par Charles Martel, pp. 799, 800, 801 ; a les yeux crevés 8c est enfermé dans une étroite prison, par ordre de son frère Hunold, p. 814; on ignore l'époque de sa mort; il fut inhumé dans l'abbaye de Saint-Martial de Limoges; ses ossements.ont été transférés à Alaon, p. 8i5.
Hehromago ou Ehuromagi , lieu situé sur la grande route, à quatorze milles de Carcassonne, vers Toulouse, p. 134.
Hector, patrice ou gouverneur de Marseille; accusé d'avoir conspiré contre Childéric, p. 73o.
Hégire ; date du 16 juillet de l'an 622 de Jésus- Christ, jour où Mahomet fut chassé de la Mecque, p. 756.
Helanus , montagne du Gévaudan, voisine d'un étang où la superstition attirait tous les ans, à certain jour, une foule de peuple du voisinage, p. 593.
HÉLÈNE, mère de Constantin, répudiée, en 292, par Constance Chlore, p. 353.
HÉLIMBRUCH, fille de Guitburge & de S. Guillaume, duc de Toulouse, p. 916.
HÉLIOGABALE, successeur de Macrin, ses vices, p. 325.
HÉLISACHAR, envoyé de Louis le Débonnaire dans la Septimanie, est sans doute le même que le chancelier de France de ce nom, qui fut plus tard abbé de Saint-Riquier, p. 961.
HÉLISACHAR, chancelier de France & ami intime de Benoît d'Aniane, l'accompagne au monastère d'Inde & ne le quitte pas durant sa maladie, p. 962; est envoyé, avec les comtes Hildebrand & Donat, pour ramener Aïzon & les factieux, p. 970; ne pouvant réduire Aïzon par les voies de la douceur, cherche à tenir les rebelles en respect jusqu'à l'arrivée de l'armée française, p. 971; au moment de l'assemblée de Nimègue, reçoit l'ordre de se retirer en province pour y administrer la justice, p. 983.
HÉLISACHAR, évêque de Toulouse, préside une assemblée convoquée par Raimond, comte de cette ville, qui y décide la fondation du monastère de Vabre, p. 1086; va, accompagné de son clergé, en pèlerinage au monastère de Castres, p. 1094.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
HÉLISACHAR, évéque de Rodez, souscrit la charte de fondation de Tabbayede Vabre par Raimond, comte de Toulouse, & Bertheiz, son épouse, p. 1087.
HÉLISACHAR, abbé de Saint-Benoît de Castres, p, 1093.
HELLESPONT; les Tectosages, commandés par Commontorius, y fixent leur demeure, p. 27; ses côtes appartiennent aux Trocmiens, p. 37.
Helvêtiens; ces peuples menacent d'envahir la Gaule Transalpine, p. 220; prennent la résolution de s'établir dans l'intérieur des Gaules j demandent le passage à César, p. 220; tentent de le forcer; sont vaincus, p. 221.
Helviens, Helvi ou Helvii^ peuples qui occupaient le pays appelé aujourd'hui Vivarais, p. i52; étaient compris dans la Province romaine, p. 1 S3 j après la division de la Narbonnaise en deux parties, ils sont compris dans la Viennoise, p. 164; prennent parti pour Sertorius, p. 2o5j perdent une partie de leur territoire qui est donnée aux Marseillais, p. 207; sont battus par les Romains, p. 22.').
HELVIUS (C), lieutenant du consul C. Manlius, attaque le mont Olympe sur lequel s'étaient retirés les Gaulois Tolistoboges, p. 61.
HELVIUS PERTINAX. fL.) succède à Commode; son règne est de peu de durée, p. 327.
HELVIDIUS, hérétique, réfuté par S. Idelfonse , p. 701.
Henri, comte, prisonnier des Sarrasins, est renvoyé sans rançon à Charlemagne à qui il demande la paix de la part d'Abulaz, roi des Sarrasins, pp. 929, 930.
HENRI, vicomte prétendu de Narbonne, p. 926.
Hér*cl(îE, colonie grecque à l'embouchure du Rhône; est détruite avant le temps de Pline, p. 9; on croit que c'est la ville actuelle de Saint-Gilles, p. i5i.
HERACLEE, en Bithynie; les Tectosages font le dégât dans les environs de cette ville, p. 1 8 ; commandés par Brennus, ils y déposent leurs trésors, p. 20; est mise à contribution par les Gaulois "Tolistoboges qui se retirent avec un butin considérable; les mêmes l'assiègent de nouveau, peu de temps avant l'entrée des Romains en Asie; ce siège échoue, p. 42.
Héb^cléotes, peuple qui facilita à Brennus le passage du mont Oeta, p. 20.
HÉRACLIEN, évèque de Toulouse, assiste au concile d'Agde, en 5o6, p. 53 1.
Hèbadlt {Araur'ts\ rivière du Languedoc, p. i36.
HERBERGE, religieuse, fille de Guillaume, duc de Toulouse, que l'empereur Lothaire fait jeter dans la Saône; peut-être la même qu'Hélimbruch, p. 916.
HERBERT ou HÉRIBERT, fils de Guillaume, duc de Toulouse, a un commandement dans l'armée qui assiège Tortose, pp. 924, 93o; marche contre Amoroz & l'assiège dans Huesca ; fait le dégât aux environs, p. 932; Lothaire^lui fait arracher les yeux & l'exile dans ses Etats d'Italie, pp. 916, 982.
HERCULE; histoire fabuleuse de ses amours avec Pyrène, p. 2.
Heucï.nie, forêt auprès de laquelle les Volces Tectosages s'établirent, p. 4; elle occupait la plus grande partie de la Germanie; son étendue, ses limites, p. 7.
HERME, archidiacre de Narbonne, est envoyé à Rome par son évêque Rustique, porteur d'une lettre au pape S. Léon, p. 436; ordonné évêque de Béziers, il n'est pas reconnu par le peuple & le clergé de cette ville; S. Rustique le désigne pour son successeur à Narbonne; malgré le refus du pape S. Léon, le clergé & le peuple le reconnaissent pour évêque, après la mort de S. Rustique, p. 473; Théodoric réclame contre son intronisation auprès du pape S. Hilaire; un concile, tenu à Rome, approuve cette élection & confère les droits de métropolitain à l'évêque d'Uzès, durant la vie du nouvel évêque, P- 474
HERMENALD, comte français, est envoyé par Pépin pour faire tomber Remistan dans une embuscade, p. 842.
HERMÉNIGILDE est associé par Leuvigilde, son père, au trône des Visigoths, p. 606; épouse Ingonde, embrasse la foi catholique; se révolte contre son père & s'allie aux Grecs ou Impériaux, p. 606; fait révolter Séville, Cordoue & Mérida ; est assiégé par son père dans Séville, p. 612; demande des secours à Constantinople, est protégé par Miron, roi des Suèves; se retire à Cordoue & se met sous la protection des troupes impériales; abandonné par elles, il se met a la merci du roi son père, qui le dépouille des ornements royaux & l'envoie en exil à Valence, p. 6i5; il est emprisonné à Tarragone; on lui envoie un évêque arien pour lui offrir la communion, à l'approche de Pâques; il la refuse & a la tête tranchée par un soldat, nommé Sisbert; époque de sa mort, p. 628.
HERMERIC, roi des Suèves, conclut un traité avec les Galéciens, p. 427.
Hërëditë des DIGNITÉS; commence sous Louis le Débonnaire & est entièrement établie sous Charles le Chauve, p. 1059.
Hérédité des fiefs ; terres du domaine qui, du temps de Charlemagne, n'étaient données qu'en bénéfice; étaient, sous Charles le Chauve, possédées héréditairement par les vassaux, p. 1 1 09 ; cette hérédité est autorisée par une loi générale à la diète de Kiersi de 877, p. 1 120.
Hériban, arrière-ban, p. 1127.
HÉRIBERT, abbé de Fontenelle ou de Saint-Wandrille, est chargé de procéder à l'attaque de la porte Narbonnaise, à Toulouse, p. 1067.
HÉROS, évêque d'Arles, est chassé par les habitants de cette ville, désireux de faire leur paix avec l'empereur Honoré; est remplacé par Patrocle, p. 414.
HéruleS; ces peuples se partagent avec d'autres barbares les provinces des Gaules, p. 38o ; sont protégés par Euric contre les Français, p. 5o6 ; les principaux de cette nation, pris à Ravenne, avecOdoacre, sont mis à mort , p. .'112; reçoivent des ambassadeurs de Théodoric les engageant à se joindre à lui en faveur d'Alaric II, p. 017.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
HERVE, fils de Raynald comte d'Herbauges, est tué en combattant contre Lambert & les Bretons révoltés , p. 1049.
HERVIC. Voir EBERVIC.
HESPERE, fils d'Ausone, partage avec son père la préfecture des Gaules, p. 366.
HESPÈRE,, ami de Léon, ministre d'Euric, se rend de Toulouse à Clermont, porteur d'une lettre de Léon à Sidoine, p. 5o3.
HESYCHIUS, envoyé en ambassade par Avitus à Théodoric, p. 467.
S. HIDULPHE, archevêque de Trêves, frère de S. Erard, évéque de Ratisbonne, p. 704.
S. HILAIRE, probablement le premier évêque de Carcassonne, peut avoir été le prédécesseur de Sergius à cet évèché, p. 332.
S. HILAIRE, troisième évêque de Toulouse, fait élever une voûte au-dessus du tombeau de S. Saturnin, & y joint un petit oratoire, pp. 338, 376.
S. HILAIRE, évêque de Poitiers, se rend au faux concile de Béziers pour défendre S, Athanase; supplie Constance de rendre la paix à l'Eglise; ne peut empêcher les évèques des Gaules présents à ce concile de succomber, à l'exception de Rhodanius, évêque de Toulouse; est exilé en Phrygie, p. 36o ; reçoit dans sa communion la plupart des évêques qui s'en étaient séparés, & fait leur éloge dans son livre des Synodes, p. 36 r ; reçoit dans son exil des lettres de plusieurs évêques des Gaules qui refusent à Constance de signer la formule de Sirmich, p. 362.
HILAIRE, métropolitain de Narbonne, se plaint au pape Zosime d'avoir été dépouillé d'un droit reconnu par les canons; n'est pas écouté, & est forcé de laisser ordonner un évêque de Lodève, p. 417; obtient du pape Boniface le rétablissement de tous les droits dont l'avait dépouillé le pape Zosime, à l'instigation de Patrocle, p. 422.
S. HILAIRE, pape, successeur de S. Léon, écrit à Léonce, évêque d'Arles, sur l'affaire d'Herme, évêque de Narbonne, & convoque un concile qui s'occupe de cette affaire, p. 474.
S. HILAIRE ou ILARE, évêque de Javoux ou de Gévaudan, assiste au concile de Clermont, l'an 535, p. 577; bénit S"' Enimie, abbesse, p. 681 ; ses reliques ont été envoyées à l'abbaye de Saint-Denis; est appelé S. Chéli par les gens du pays, p. 687.
Abdaye de Saint-Hilaike, dans le diocèse de Carcassonne, sous le nom de S. Saturnin, prend dans la suite celui de S. Hilaire, qui y a été inhumé, p. 862 ; les Français ravagent les terres de cette abbaye, p. 535; ce monastère était compris dans les dix-neuf qui ne devaient que des prières pour l'empereur, pour sa famille & pour les besoins de l'Etat, p. 947; Pépin accorde aux religieux la liberté d'élire leur abbé,
Eglise Saint-Hiuire, construite par l'évêque de Gévaudan près du mont Helanus, pour détruire la superstition des peuples du pays, p. 594.
Eglise Saint-Hilmre, de Poitiers; les Sarrasins la pillent & la brûlent, p. 796.
HILDEBERT, moine de l'abbaye de Conques, en Rouergue, se rend à Valence (Espagne) pour y enlever les reliques de S. Vincent; prend pour compagnon de voyage un de ses confrères, nommé Audalde, p. 1092.
HILDEBRAND s'efforce de ramener Aïzon & les factieux de la Marche d'Espagne, p. 970; ne pouvant les réduire par les voies de la douceur, il fait prendre les armes aux Goths & aux Espagnols, en attendant l'arrivée de l'armée française, p. 971.
HILDEGARDE; pendant l'absence de Charlemagne, elle accouche de deux jumeaux : le premier, nommé Lothaire, meurt deux ans après, & l'autre est nommé Louis, p. 855.
HILDEGISE, seigneur visigoth, prend part à la révolte de Ranosinde & du duc Paul, p. 714; est fait prisonnier au fort des Clausures, p. 719.
HiLDERIC, comte de Nimes, se révolte contre Wamba; ne pouvant entraîner Arégius, évêque de Nimes, il fait élire Raraire à sa place & le fait sacrer par deux évêques étrangers, pp. 7i3, 714; son sort est inconnu, p. 725.
HILDÉRIC; une charte de Charles le Chauve, datée du palais de Ferrus, le confirme dans la jouissance d'une maison 8c d'une église de Cesseras, dans le Minervois, p. io36.
HILDÉRIC, abbé de Caunes; obtient de Charles le Chauve, le 10 mai 844, un diplôme en faveur de son abbaye, p. 1040.
HILDÉRIC. Voir CHILDÉRIC.
HILDUIN, archi-chapelain ou grand aumSnier & abbé de Saint-Denis, p. 967; assiste à l'assemblée de Compiègne, dans laquelle on interdit l'administration des affaires à Louis le Débonnaire, p. 981 ; est exilé pour être venu avec une troupe trop nombreuse à l'assemblée de ^imègue, p. 983.
HILPERIC , roi bourguignon qui accompagna Théodoric dans son expédition contre les Suèves d'Espagne, p. 456. Foir CHILPÉRIC.
HINCMAR, archevêque de Reims, prie Pépin de prendre sous sa protection les biens de l'église de Reims situés en Aquitaine; p. io58; assiste au concile de Thusi , p. 1082; récit fait par lui de la condamnation de Pépin II, p. 1097; demande à Bernard, comte de Toulouse, la restitution des biens qu'il avait usurpés sur son église, p. 1116; charge différents personnages de l'administration de ces biens, p. 1117.
HIMMÉRIC, fils de Théodoric, roi des Visigoths, p. 441.
HISCAM. FoirlSCAM.
Hispaniense, nom donné à la partie la plus occidentale du Rhône, à son embouchure dans la mer , p. i 07.
HISPICIO, évêque de Carcassonne, assiste au concile de Narbonne, p. 888.
Hiver; froid excessif qui règne l'année 763-764; il gèle du 14 décembre 763 au 16 avril 764; les oliviers, les figuiers 8j. presque tous les autres arbres périssent, p. 836.
HODERA succède à Ainbiza , p. 789.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
ffoîotiarij lieu dans le pays & sur la rivière de Vernosoubre, où fut fondée l'abbaye de Saint- Chinian, p. 968.
Hommage, les biens propres & héréditaires n'obligent pas à l'hommage, p. 9.52.
Homicide, de quelles peines il était puni chez les Gaulois, p. 89.
HoMS, lieu situé sur l'Aude; c'est de ce côté que devait se trouver Hosuerha ou Userva, lieu mentionné par les anciens itinéraires, p. 127.
S. HONESTE, prêtre, natif de Nimes, envoyé par S. Saturnin dans la Navarre pour y prêcher la foi , p. 339.
S. HONORAT; fonde la célèbre abbaye de Lérins, dans une île sur les côtes de Provence, p. 408.
Honore, second fils du grand Théodose, règne sur l'Occident, rend des ordonnances pour la destruction de l'idolâtrie & l'abolition des sacrifices, p. 370; montre une grande faiblesse dans le gouvernement de l'Empire qui est envahi de toutes parts par les barbares; son prétendu traité avec Alaric, p. 372; est obligé de promettre à Alaric, de l'avis du sénat, quatre mille livres pesant d'or; associe le tyran Constantin à l'empire; refuse d'exécuter les promesses faites à Alaric, p. 391 ; se retire à Ravenne, où il reçoit des secours d'Afrique &. de Théodose le Jeune, p. 392; tous les projets de paix entre l'Empire & les Visigoths échouent, p. 402; après la restauration de son autorité dans les Gaules, il fait une constitution, le i''' avril 41 8, qui fixe le lieu de l'assemblée; des Sept Provinces à Arles, du i5 août au i5 septembre, p. 417; cède aux Visigoths une partie des Cinq Provinces, p. 419; meurt deux ans après Constance & laisse Théodose le Jeune, son neveu, maître des deux Empires, p. 423.
HONORIA, sœur de Valentinien, pousse Attila à
prendre les armes contre l'empereur son frère,
Honoruqles, peuples barbares incorporés dans les
troupes romaines, p. 384.
HOSTOLITIUS & ses frères auraient eu des biens
confisqués en Gothie, p. 1 i 19.
Hoiuerbas ou Userva, lieu situé aux environs de
Narbonne, du côté de Homs, sur l'Aude, p. 127.
HOUR ou HOURA, dans le Comminges, à l'embouchure du Salât, serait l'ancien Calagurgis, p. i33.
S. HUBERT, comte du palais de Thierri III; se retire en Austrasie pour vivre sous la direction de S. Lambert, cvêque de Maastricht, à qui il succède dans la suite; transfère son siège de Maèstricht à Liège, où il meurt en 727; son corps est porté dans une abbaye des Ardennes, qui depuis a pris son nom, p. 744.
HUESCA, ville d'Aragon, où s'arrête Wamba après avoir châtié les Gascons rebelles, p. 717; le gouverneur de cette place refuse l'obéissance à Charlemagne, p. 932; Louis, roi d'Aquitaine, fait le dégât dans les environs, p. 909; les Français en font le siège &. ne peuvent s'en emparer, p. 93 1 .
Ht'GUES, évêque d'Albi , p. 791.
Hugues, comte de Tours, envoyé en ambassade, en 811, par Charlemagne, est le père de Bérenger, comte de Toulouse, p. 956.
HUGUES, beau-père de l'empereur Lothaire, envoyé pour accompagner Pépin dans son expédition contre Aïzon , ne met pas toute la diligence possible à secourir le duc de Septiinanie, p. 971; convaincu, à la diète d'Aix-la-Chapelle, d'avoir retardé par sa négligence & sa lâcheté la marche de l'armée française, est condamné à être dépouillé de ses dignités & de son gouvernement, p. 973; agit auprès de Lothaire pour l'engager à révoquer son consentement à un nouveau partage; se révolte contre Louis le Débonnaire, p. 973; assiste à l'assemblée de Compiègnedans laquelle on interdit l'administration des affaires à Louis le Débonnaire, p. 981 ; obtient son pardon de ce prince & est rétabli dans ses biens, p. 998.
HUGUES, frère naturel & chancelier de Louis le Débonnaire, p. 1014; est tué le 7 juin 844 dans une rencontre avec l'armée de Pépin, p. 1044.
HUI, ville, près de laquelle S''' Ode fonde l'église collégiale d'Hamai , p. 745.
HUMBERT, comte de Berry, p. 855.
HUMÉIA, fils d'Abd el Melek, p. 819.
HUMFRro, marquis de Gothie & comte de Barcelone, successeur d'Udalric, p. 1075; estàBeaune, en Bourgogne, en 858 , pp. 1075-1076; souscrit le traité de Coblentz, entre Charles le Chauve & Louis de Germanie, p. 1082; est nommé Ananfred dans un plaid tenu à Pégan en 862; était, en même temps, comte particulier de Narbonne, p. 1089; s'empare de la ville de Toulouse &. en chasse le comte Raimond, à l'insu & contre la volonté de Charles le Chauve; est déclaré déchu de ses dignités, traité comme rebelle 8t criminel de lèse-majesté, p. 1091 ; abandonne Toulouse, prend la route d'Italie & va chercher un asile auprès de l'empereur, p. 1096.
HUNNERIC, fils aîné de Genséric, roi des Vandales d'Afrique, épouse une fille de Théodoric, roi des Visigoths, p. 437; se rend fameux par son orgueil, ses conquêtes & sa cruauté envers les catholiques de ses Etats, p. 438; exile S. Eugène à Albi , p. 334.
HUNOLD, fils d'Eudes, duc d'Aquitaine, lui succède dans tous ses Etats, p. 799; après quelques démêlés avec Charles Martel, il fait avec lui un traité qui le laisse paisible possesseur de l'Aquitaine, p. 801; refuse de reconnaître Carloman & Pépin après la mort de Charles Martel; fait enfermer l'abbé de Saint-Germain des Prés qui résidait auprès de lui comme ambassadeur; est battu par Pépin & Carloman, passe la Garonne & se réfugie en Gascogne, p. 812; se ligue avec Odilon, duc de Bavière; s'empare de la ville de Chartres, qu'il pille & incendie; fait un traité avec Pépin & Carloman, par lequel il se reconnaît leur vassal, & fait élargir Lantfred, abbé de Saint-Germain des Prés, p. 8i3; fait crever les yeux à son frère Haiton, abdique son duché en faveur de Waïfre, son fils, se fait moine dans l'île de Ré, p. 814; vit vingt-trois années consécutives dans ce monastère, p. 81 5; sort du
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
cloître, après la mort de Waïfre, & se révolte, p. 847; poursuivi par Charlemagne, il se réfugie chez Loup, duc de Gascogne; est rendu par celui-ci à Charlemagne, p. 849; se rend à Rome, & de là à la cour de Didier, roi des Lombards, p. 85o; assiégé dans Pavie par Charlemagne, il est assommé sous une grêle de pierres par les habitants de cette ville, p. 85i.
Huns, peuples de la Scythie qui se rendent célèbres par leurs courses & leurs ravages en diverses provinces de l'Empire, p. 438; chassent les Goths de leurs terres, p. 388, SSç; envahissent l'Italie à l'instigation d'Aëce qui, ayant fait sa paix avec l'empereur, les enrôle au service de l'Empire, p. 428; mettent le siège devant Bazas, p. 430; alliés aux Romains & conduits par Litorius à l'attaque de Toulouse, sont battus & taillés en pièces, p. 43i; commandés par Attila, ils se rendent formidables en Occident par leurs conquêtes, p. 439; prennent & brûlent Metz, la veille de Pâques de Tan 461 , p. 440; sont battus à Méri, p. 444.
Huns ou Avares, peuple de Hongrie; Charlemagne fait une expédition contre ce peuple avec son fils Louis, alors âgé de douze à treize ans, p. 886.
HYACINTHE, évêque d'Urgel, défend le château de Livia contre Wamba, p. 718.
lisANNE, vallée d'Espagne, p. 926.
IBBAS ou IDAS, le principal des généraux que Théodoric, roi des Ostrogoths, envoya en Gaule au secours des Visigoths, p. T^i; à la tête des Ostrogoths d'Italie, il empêche les Français & les Bourguignons de s'emparer d'Arles, les poursuit & les défait entièrement, p. .^42; il s'empare de la Narbonnaise première au nom de Théodoric, & est chargé par lui de restituer des biens à l'église de Narbonne, p. 543; rencontre Gésalic à douze milles de Barcelone, le défait & le met en fuite, p. 647.
IBÉRIE prend le nom de Celtibérie, à la suite du passage des Celtes dans ce pays, p. 7.
IBIN ALARABI, gouverneur de Saragosse pour les Sarrasins, prête serment de fidélité à Charlemagne, & lui demande ses secours & sa protection contre l'émir Abdérame, p. 85 1; donne des otages à Charlemagne, p. 853.
IBIN AUMAR, général sarrasin, commande la garnison de Narbonne, p. 780.
IBITÉRICUS, évêque d'Elne, est le seul évêque de Septimanie qui assiste au dixième concile de Tolède, p. 707.
IBRAHIM, frère & successeur d'Izid III, est massacré dans son propre palais, après un règne de deux mois & quelques jours, p. 820.
IciJmugo, lieu situé, d'après l'Itinéraire de Théodose, à vingt-cinq milles de Feurs, on croit que c'est le même que Issingeaux ou Ensingeaux, p. 157.
ICTÉRIUS, fils d'Hatton & de Vandrade, & cousin de Vaïfre, p. 8i5; est donné par lui en otage à Pépin, p. 83i; est nommé par Charlemagne
comte d'Auvergne, pp. 848, 855; était petit-fils d'Eudes, duc d'Aquitaine, par son second fils Hatton, p. 856.
IDACE, évêque, se rend près d'Aëce pour demander la protection de l'Empire contre les Suèves; rentre en Galice avec Censorius, envoyé en ambassade chez les Suèves par Aëce, p. 427.
IDALUS, évêque de Barcelone, fait l'éloge de Sunifred , évêque de Narbonne, p. 741.
IDAS. Foir IBBAS.
Idolâtrie; l'empereur Honoré poursuit avec fermeté l'extinction des restes du paganisme, p. 372 ; pratique païenne des peuples du Gévaudan, p. 593; quelques restes d'idolâtrie sont abolis par le troisième concile de Tolède, p. 649; le jeudi étant chômé en l'honneur de Jupiter, le concile de Narbonne de 589 défend aux catholiques de célébrer cette fête, p. 652; les pères du seizième concile de Tolède font des décrets pour l'abolition des restes d'idolâtrie & de superstition , p. 749.
S. ILARE. Voir S. HILAIRE.
ILDEBAUD, personnage illustre chez les Ostrogoths & parent de Theudis, roi des Visigoths , est élu roi des Ostrogoths, p. 58o.
S. ILDEPHONSE, abbé d'Agali, assiste au huitième concile de Tolède, devient ensuite archevêque de cette ville & compose un traité sur la virginité perpétuelle de la sainte Vierge, p. 701.
ILDESINDUS, évêque supposé d'Elne, p. 332.
Iles Baléares; elles sont délivrées de la piraterie des Sarrasins par les comtes qui commandent sur la frontière d'Espagne, p. 908.
Ile-Barue, monastère dans le diocèse de Lyon, embrasse la réforme d'Aniane, p. 917.
Ile nE Bretagne; dépend, sous Constantin, du
préfet des Gaules, p. 355.
Ile de Corse; les courses qu'y font les Sarrasins
rallument la guerre avec les Français, p. 93c.
Ile d'Oisel, située à l'embouchure de la Seine; les Normands qui s'y sont établis portent la désolation dans toute la France; Charles l'assiège; les hostilités du roi de Germanie, son frère, le forcent à abandonner son entreprise, p. 1079.
Ilium , nom de l'ancienne Troie, prise par les Tectosaages d'Asie, commandés par Lutarius, p. 33; les Tectosages l'assiègent de nouveau & ne peuvent la prendre, p. 53.
Illiheri^, ville des Sardons, très-considérable sous les Volces Tectosages, p. 47 ; les Volces y ont une conférence avec Annibal, p. 48; est rétablie par Constantin sous le nom d'Elne (Helena), pp. 1 1 3,
Illiberis (ELVIRE), dans la Bétique; il s'y tient un concile au commencement du quatrième siècle, p. I 14.
Illustre, titre donné aux comtes & pris par les rois barbares, p. 866; ce titre était donné, sous les rois de la seconde race, à ceux qui étaient revêtus des premières charges & dignités de l'Etat, p. I 127.
ILLYRIE; les Tectosages parcourent cette province & s'v établissent, ^'oir ITectosages.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
IMILTRUDE, concubine de Charlemagne, mère de Pepm , p. 895.
IMITARII'S, fils de Boggis, p. 746; frère d'un des ducs d'Aquitaine; mort sans postérité, p. 800.
Immortalité de l'ame (!') faisait partie des croyances de plusieurs peuples gaulois, p. 82.
Immcnitès des ABBAYES; Louis le Débonnaire règle dans un diplôme la manière dont ses officiers devaient respecter les immunités de l'abbaye dAniane , p. 96/..
IMNICHILDE, mère de Dagobert II & belle-mère de Childéric, p. 712.
Impôts; Fontéius charge les peuples d'impôts inusités; l'impôt sur le vin est introduit dans la Province romaine, p. 210; impôts & finances chez les Visigoths, pp. 768, 769; Louis le Débonnaire abolit le tribut militaire appelé foAerum, p. 901 ; Charlemagne imite son fils 8c supprime cet impôt dans tout le royaume, p. 902. Voir Tribut.
Impôt extraordinaire levé par Charles le Chauve pour soutenir la guerre contre les Normands, p. I 12.S.
IsDE; monastère bâti par Louis le Débonnaire à six milles d'Aix-la-Chapelle, p. 940; S. Benoît y meurt, le 1 1 février 821; trois jours après, son corps est placé dans un cercueil de pierre que l'empereur lui avait fait préparer, p. 963.
INDUCIOIMARE, principal magistrat des Allobroges, est le chef de la députation envoyée à Rome par les Volces & les AUobroges, p. 212.
IsGELHEiM, palais de la Germanie, résidence de Charlemagne, p. 886.
INGELTRUDE, épouse Pépin I, roi d'Aquitaine, en 822, p. 96Ô.
INGÉ!*IUS, personnage considérable de Narbonne, dans la maison duquel se célèbrent les noces d'Ataulphe & de Placidie, p. 401.
INGOKERT, commandant sur les frontières d'Espagne, conduit l'armée française à Barcelone; voyant que la garnison se défend avec opiniâtreté, il abandonne le siège pour se retirer en Aquitaine, p. 929.
INGONDE, fille de Sigebert & de Brunehaut, est envoyée par Chilpéric en exil à Meaux, p. 600; son mariage avec Herménigilde est négocié par Goisvinde, p.6oj; part pour l'Espagne, traverse la Septimanie, a une entrevue à Agde avec Fronimius, évêque de cette ville; arrive à Tolède, où elle est reçue avec beaucoup d'honneur; est rebaptisée par force selon le rit arien; parvient à convertir son mari Herménigilde à la foi catholique, p. 606; après la prise de SéviUe, elle se retire à Cordoue, auprès des Grecs ou Impériaux, p. 61.'); est embarquée, avec son fils Athanagilde, pour Constantinople ; à peine en mer, elle est obligée de relâcher dans ,un port d'Afrique où elle meurt, p. 628.
Ivji.nES; lois qui punissaient ce délit chez les Visigoths, p. 765.
Innocent I, pape, consulté par S. Exupère, évêque de Toulouse, sur plusieurs questions & sur les erreurs de Vigilance, lui répond le 20 février 4^^;"», p. ^74.
INNOCENT, comte du Gévaudan, persécute & fait périr S. Louvcnt,abbé de Saint-Privat de Ja-
voux ; est continué dans le gouvernement de Gévaudan &. élu, par le crédit de Brunehaut, évêque de Rodez, après la mort de Théodose, p. 614.
Intendant de la teinturerie de Narbonne; est mis, dans la Notice publiée sous Valentinien III, au rang des officiers de l'Empire, p. 425.
Intendant des trésors conservés a Nîmes ; est mis, dans la Notice publiée sous Valentinien III, au rang des officiers de l'Empire, p. 426.
lONIE & EOLIE; ces contrées appartiennent aux Tolistoboges, p. 37.
ISCAM ou HISCAM, calife, frère 8c successeur d'Izid, p. 780 ; ses sujets se révoltent contre lui, p. 818; meurt au mois de février 748, après un règne de vingt ans, p. 820.
ISEMBARD, comte qui commande un détachement de l'armée de Louis d'Aquitaine opérant contre les infidèles en 809, p. 926; a un commandement dans l'armée qui assiège Tortose, p. 9^0; était fils de Warin; le duc Guillaume s'empare de sa personne à Barcelone, p. 1061.
ISEMBERT, reçoit, par un diplôme donné à Attigny par Charles le Chauve, les lieux de Ribaute 8<. de Zébésan, dans le Narbonnais, p. 1080.
S ISIDORE, évêque de SéviUe, fait un grand éloge de Suintila, roi des Visigoths, p. 681 ; préside le quatrième concile de Tolède comme étant le plus ancien métropolitain, p. 683.
ISIMBERT, envoyé de Bernard, marquis de Gothie, tient un plaid général dans le Roussillon, au mois de décembre 875, p. 1 1 1 8.
ISLE (Imula), lieu où était le cimetière des religieuses de Troclar, & où Chramsice avait fait bâtir un oratoire en l'honneur de S. Martin avec un hospice pour les pèlerins, p. 753.
Ismaélites, nom que l'on donne aux Arabes parce qu'ils prétendent descendre d'Ismaël, fils d'Agar, servante d'Abraham, p. 7.'i7.
IsoNXO (5orttium), rivière de la Carniole, près de laquelle Odoacre fut battu par Théodoric, p. 5i i .
ISSEM, fils d'Abdérame, s'empare de tout le royaume d'Espagne; fait la guerre à Zade, gouverneur de Barcelone, p. 895; après sa mort, la guerre civile éclate en Espagne, p. 902.
ISSINGEAUX, peut-être l'ancien hijmago, p. i'>-j,
ISSOUDUN; Waïfre est battu par Pépin dans le voisinage de cette ville, p. 834.
ITHACE, évêque espagnol, par un zèle outré poursuit la mort des priscillianistes, p. 367; de là le nom d'irAacienî. donné aux éveques qui pensaient comme lui, p. 369.
IZID ou JÉZH), frère d'Omar II, reçoit de lui l'autorité de calife, au mois de février 720,
P- 779- IZID III, fils & successeur de Walid II, ne règne que cinq mois, p. 820.
Jaca (Comté de); dépendait de la Marche d'Espagne 81 du duché de Septimanie d'après le partage de 8 1 7; demeure soumis .'ni royaume d'Aqiii-
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
taine & est administré par un gouverneur indépendant qui prend la qualité de marquis de Gascogne, p. pSS.
Saint-Jacques, église à Muret, dans laquelle on a transféré les reliques de S. Cermier, p. SyS.
Saint-Jacques (Abbaye de), autrefois de Jocou (Je Jocundo)^ reçoit en donation l'église de Notre- Dame de Formiguera, p. 1 1 i3; resta sous la règle de Saint-Benoît jusqu'en iSiy, & fut unie alors à Saint-Paul de Fénouillèdes, p. 1114.
JAHIC, successeur d'Amiiiza , fait rendre aux chrétiens les biens dont ils avaient été dépouillés par les Sarrasins, p. 789; est remplacé dans le gouvernement d'Espagne par Codoyffa , p. 790.
JANVIER, indiqué comme évêque d'Albe avant l'irruption de Chrocus, p. 332.
JAVOUX, village situé à quatre lieues de Mende, ancien Gabalum, p. 159; capitale du Gévaudan, sur les frontières d'Auvergne, est .eitièrement ruinée par les Vandales, p. 38i^ heu ordinaire de résidence de l'évéque de Gévaudan, p. 094.
JEAN VIII, pape; lettres écrites par lui à Sigebode, archevêque de Narbonne, & à Aganulfe, évêque de Gévaudan, p. 1 1 i5.
Jean, archevêque d'Arles, commissaire de Charlemagne dans les provinces du royaume d'Aquitaine pour y administrer la justice & réformer les abus, p. 932.
JEAN, archidiacre, puis évêque de Nimes, p. 552.
JEAN, évêque d'Elne, aurait assisté au troisième concile de Tolède, p. 649.
JEAN, évêque de Maguelonne , assiste au concile de Narbonne, p. 888.
JEAN, évêque, qui souscrit le testament de Dadila, l'était peut-être de Nîmes ou de quelque ville voisine, p. 935.
JEAN, diacre, est envoyé par Théodoric à S. Hilaire, pape, porteur d'une protestation contre l'intronisation d'Herme, évêque de Narbonne, p. 473.
JEAN, primicier des notaires, s'empare de l'Empire après la mort d'Honoré; Théodore lui oppose Valentinien III, fils de Constance & de Placidie; il est tué, p. 423.
JEAN, apparemment marquis ou comte sur la frontière d'Espagne, se distingue dans une bataille contre les Sarrasins, au voisinage de Barcelone; pour récompense, il reçoit un endroit inculte appelé Fontes ou Fontjoncouse, p. 895; sollicite de Louis le Débonnaire une charte en faveur des Espagnols réfugiés, p. 944.
JEAN, abbé de Cannes en 821 ; il lui est adjugé, dans un plaid, certains biens qui étaient situés dans l'île de Lee, au territoire de Narbonne, entre la mer & les étangs, p. 961.
Saint-Jean d'Aurélia, terre possédée par les Espagnols réfugiés sous le règne de Louis le Débonnaire; dix-neuf d'entre eux y fondent une paroisse, sous l'invocation de Saint- Yves, p. 944.
Saint-Jean m Extorio ou Exeijuarieniis, ancienne abbaye dans le diocèse de Narbonne, devenue plus tard l'abbaye de Caunes, p. 892.
Jebles, petit ruisseau voisin de la Garonne, p. 950.
S. JÉRÔME reçoit gracieusement Vigilance; est attaqué par lui à son retour en Occident; à la demande de Ripaire & de Didier, il combat de nouveau les erreurs de cet hérétique, p. 374, & travaille, pendant le court séjour de Sisinnius en Orient, à cette réfutation & au commentaire sur le prophète Zacharie qu'il dédie à Exupère, p. 375; dédie à Minerve & à Alexandre, solitaires de Toulouse, son Commentaire sur le prophète Malachie, p. 376.
JERUSALEM; cette ville est enlevée aux empereurs de Constantinople par les Sarrasins, p. 707,
JESSE, évêque d'Amiens, assiste à l'assemblée de Compiègne dans laquelle on enlève l'administration des affaires à Louis le Débonnaire, p. 981.
JÉZID. Voir IZID.
JoAC [Jocundiacum'), palais voisin de Limoges, appartenant au roi d'Aquitaine; Pépin reçoit son pardon dans une assemblée qui y est tenue, p. 987; Louis le Débonnaire y donne le village de Fontaines à l'un de ses vassaux, p. 988.
JONAS, évêque d'Orléans, loue la régularité, la piété, le zèle & l'érudition de l'abbé Théodemir, p. 935.
JoNCELS, abbaye qui aurait subsisté avant le règne de Pépin le Bref; était dans les montagnes sur les frontières du Rouergue & du diocèse de Lodève, à deux lieues de cette ville St à huit de Béziers ; elle était anciennement connue sous I2 nom de Saint-Pierre de Lunas, p. 948.
S. JOSSERAND, confesseur, était religieux de l'abbaye de Cruas; on ignore dans quel temps; ses reliques furent brûlées dans le seizième siècle par les calvinistes, p. 919.
Joutes; Louis, roi de Bavière, & Charles le Chauve s'exercent en attendant l'arrivée de Carloman, fils du roi de Bavière, à des joutes & à des tournois qui deviennent plus tard très-communs parmi la noblesse française, p. i o3o.
Ad Jovem, lieu situé à sept milles de Toulouse, p. 134.
JOVIEN, successeur de Julien l'Apostat, se signala par son zèle & son amour pour la foi, rend la paix à l'Eglise & à l'Empire; meurt peu de temps après son avènement, p. 363.
JOVIN, issu d'une des familles les plus illustres des Gaules, est proclamé empereur à Mayence; s'avance soutenu d'une puissante armée de barbares, p. 395; se rend maître de la Belgique & d; la Lyonnaise, p. 396; se lie d'abord avec Ataulphe, roi des Visigoths, puis se brouille avec lui, p. 397; est pris dans Valence par Ataulphe & remis à Dardane; sa tête est envoyée à Carthage, p. 398.
JOVIN, duc de Marseille ou de Provence, obtient du roi Childebert la permission d'être élu évêque d'Uzès; est forcé d'assiéger cette ville & de faire abandonner le siège épiscopal à Marcel, élu par le crédit de Dynarae, p. 610.
JOYEUSE (Cardinal de), archevêque de Narbonne, fit construire en 1614, sur un rocher de la presqu'île de Cauchène, une chapelle sous le nom de Sainte-Lucie avec quelques ermitages pour des religieux de l'ordre de Saint-Basile; cette fondation n'a pas réussi, p. 1004.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Jub'tnianum (peut-être Juviniac ou Gignac) est pris par Bulgaràs sur les Français, p. 663.
JUCEPH. Voir JUSIF.
JUDITH, impératrice, est épousée par Louis le Débonnaire, un an après le décès d'Ermengarde, p. 966; elle a un fils qui est nommé Charles; emploie son ascendant sur l'empereur pour lui faire disposer d'une portion de ses États en faveur de ce jeune prince; gagne Lothaire qui consent à un nouveau partage, mais Pepin & Louis évitent ses pièges 8c se contentent de dissimuler, p. 974; a beaucoup de part au choix que Louis le Débonnaire fait de Bernard, duc de Sepiimanie, pour son premier ministre, p. 976; les factieux sèment de mauvais bruits sur ses liai
sons avec ce seigneur, p. 977
: Louis le Dé-
bonnaire, pour tâcher d'apaiser les séditieux, l'envoie au couvent de filles de Laon, p. 980; les conjurés lui font promettre de persuader à Louis le Débonnaire d'abdiquer l'empire; après avoir fait cette démarche, elle est envoyée en exil dans le monastère de Sainte-Radegonde de Poitiers, p. 98 1 ; comparaît, le jour de la Purification, à la diète d'Aix-la-Chapelle; se justifie par serment, p. 984; elle est envoyée en exil à Tortone, en Lombardie, p 991 ; est délivrée de prison & retourne à Aix-la-Chapelle; se purge des crimes dont elle était accusée, p. 990; après la diète de Crémieux , elle met tout en œuvre pour gagner Lothaire à son parti, afin que son fils Charles ne se trouve pas sans appui, p. ioo3; pardonne à Wala, espérant se servir utilement de son crédit sur l'esprit de Lothaire, p. 1004; par ses intrigues & son adresse, elle amène Pepin à se déclarer le protecteur du jeune Charles, p. 1008; elle accompagne Louis le Débonnaire dans son expédition en Aquitaine & s'arrête à Poitiers, p. 1017; meurt àTours, au mois d'avril 843, pp. io35-io36.
Juges séccliers; d'après un canon du troisième concile de Tolède, les juges séculiers doivent, avec les procureurs du fisc, se trouver aux conciles provinciaux pour y apprendre leurs devoirs vis-à-vis des peuples; les évéques ont sur eux droit de répression, p. 649; Juifs; manière d'administrer le baptême à ceux qui se convertissent à la foi; on défend aux chrétiens d'assister à leurs festins, p. 53 1 ; accusent S. Césaire de vouloir livrer Arles aux Français; sont eux-mêmes reconnus coupables de ce crime, p. 545; sont traités avec douceur par S. Ferréol, évêque d'Uzès, p. 584; un grand nombre se convertissent; ceux qui refusent de renoncer au judaïsme sont chassés du pays, avec défense d'y rentrer, p. 585; un grand nombre s'établissent dans la ville de Narbonne; un canon du concile, tenu en cette ville en 589, leur ordonne d'enterrer leurs morts sans psalmodie, selon l'ancien usage, sous peine de six onces d'or, payables au comte ou gouverneur du pays, p. 65i; sont forcés par Sisebut d'embrasser la religion chrétienne, la plupart d'entre eux quittent les États des Visigoths pour entrer chez les Français, pp. 664, 665; la loi par laquelle Sisebut les contraignait à embrasser le christianisme est abolie par le quatrième concile de Tolède, p. 685; un des canons du sixième con-
cile de Tolède porte que les rois, à leur avènement, feront serment de ne jamais permettre que lés Juifs abandonnent la religion chrétienne après l'avoir embrassée, p. 6q3 ; malgré les décrets des conciles de Tolède, Hildéric autorise les Juifs non convertis à rentrer dans la Septimanie, p. 7i3; sont chassés de la Septimanie, après la prise de Nimes, par ordre de Wamba , p. 728; ne sont pas absolument bannis d'Espagne ou des États des Goths; n'avaient plus le libre usage de leur loi, pp. 738, 739; le seizième concile de Tolède confirme les anciennes &. les nouvelles lois qu'Egica avait fait publier pour les engager à se convertir à la foi; concessions faites aux nouveaux convertis; plusieurs s'étaient fait baptiser, mais avaient conspiré contre l'Etat & s'étaient associés avec les Juifs transmarins pour se rendre maîtres de tous les royaumes chrétiens; Égica demande la punition de tous les Juifs de ses États, comme étant tous coupapies de l'apostasie ou complices de cette conjuration; on excepte ceux des provinces des Gaules ou Septimanie, p. 75o; le dix-septième concile de Tolède décide la confiscation de leurs biens au profit du roi & les condamne à une perpétuelle servitude; les enfants des Juifs, de l'un ou de l'autre sexe, n'auront aucun commerce avec leurs parents après l'âge de sept ans; leurs maîtres les feront élever par des chrétiens & les marieront avec des personnes professant la religion chrétienne, p. 701; un grand nombre de Juifs habitaient la Septimanie au commencement du huitième siècle, p. 761; leurs privilèges en Septimanie & en Espagne; réponse du pape Etienne à une lettre d'Aribert, archevêque de Narbonne; Pepin le Bref, Charlemagne, Carloman & Louis le Débonnaire continuent à les protéger; sous le règne de Charles le Simple, au commencement du dixième siècle, les terres qu'ils possédaient dans le diocèse de Varbonne sont confisquées sur eux & données à l'église de cette ville, p. 1014.
Julia Biterrae, Biterrae Septimanorum, nom de la
colonie de Béziers, p. 23 1.
JULIA DO.MNA, femme de Septime Sévère; les soldats du camp ou de la colonie de Narbonne lui élèvent une statue, p. 3i8.
Julia Livia, aujourd'hui Puycerda , p. 794. Julia Paterna, nom ajouté à celui de Nario Martius , lors de l'envoi par César d'une nouvelle colonie à Narbonne, p. 23 1.
Julien, proconsul de la Narbonnaise, probablement le même que Claude Julien, consul en 224, JULIEN, proconsul de la Narbonnaise, sous le
règne de Septime Sévère, p. 320.
JULIEN l'Apostat, fils de Jules Constance, neveu du grand Constantin, épargné lors du massacre qu'on fit des princes de sa race, p. 358; déclaré césar en 355, est gouverneur des Gaules & de la Grande-Bretagne, p. 36i ; délivre les Gaules de la présence des Allemans; fait répartir les impôts avec équité & punit les officiers qui pillaient les provinces, p. 362; commande dans les Gaules avec le titre d'auguste, qui lui est donné à Paris; après la mort de Constance, il rappelle les évêques exilés; il apostasie & suscite une
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
persécution contre les chrétiens; meurt en Perse, p. 363.
JULIEN, fils du tyran Constantin, p. 394; il est envoyé à Honoré avec son père Constantin, p. 396; est décapité avant d'arriver à Ravenne, & sa tête est portée à Carthage, p. 396. S. JULIEN, évèque de Tolède; souscrit le premier, & avant tous les autres métropolitains, au douzième concile de Tolède, p. 739; le quinzième concile de Tolède prend la défense de quelques propositions de cet évèque, censurées par le pape Benoît II, p. 743.
JULIEN, gouverneur de Ceuta, mécontent du roi Roderic, se ligue avec les Sarrasins & les introduit en Espagne, p 767.
Saint-Julien, lieu sur la Garonne, aux environs
de Vernosolentj p. l32.
JULIOFRED, parent de Charlemagne, abbé du monastère de Gellone, p. 923.
M. JULIUS PHILIPPUS, associé à l'empire par son père dès l'âge de sept ans; on célèbre des sacrifices à Béziers & à Valence pour sa conservation, JULIUS VlNDEX (C), gouverneur d'une des provinces des Gaules, donne le signal de la révolte contre le gouvernement de Néron; se trouve à la tète d'une armée de cent mille hommes, p. 291. JuNANT, ancien nom de l'abbaye de Figeac, en
Querci, p. 704.
Juniores, nom des juges inférieurs ou assesseurs
des comtes, p. 866.
JUNIUS SILANUS, consul, est défait par les Cim-
bres, p. i65.
JuNON, divinité adorée par les peuples de Nimes,
Juridiction ; elle est de trois sortes ; celle des ducs, celle des comtes, leurs lieutenants, celle des viguiers, p. 696.
Juridiction des seigneurs, p. i 129.
Jurisprudence; l'étude des lois est fort recommandée dans le Code des Visigoths, p. 770. JUSIF IBIN ABDÉRAME, gouverneur sarrasin de la Gaule gothique ou Narbonnaise,p. 802; se maintient dans Arles & dans plusieurs villes situées dans les montagnes de la Provence; de là il fait de nouvelles courses le long du Rhône 8c dans toute la province d'Arles, p. 809; nommé au gouvernement de l'Espagne étant déjà fort avancé en âge, il y rétablit pour un temps la tranquillité; équitable pour les chrétiens, il fait faire un nouveau dénombrement pour la répartition de l'impôt, p. 820; gouverne l'Espagne plus longtemps qu'aucun de ses prédécesseurs; fut indépendant des califes, p. 821; réprime avec rigueur une révolte qui s'est élevée à Saragosse; est défait par Abdérame & est obligé de se réfugier à Tolède; lutte encore pendant trois ans, est assiégé & pris dans Grenade; s'évade; se retire à Mérida , tâche d'y ranimer son parti; est tué à Tolède, p. 826.
JUST, évèque d'Agde, assiste au concile de Nar-
bonne, p. 888.
Justice chez les Gaulois, p. 89; & chez les Visigoths, p. 763.
JUSTIN, neveu du poète Victorin, cité par Sidoine Apollinaire; demeurait dans le Gévaudan, p. 473.
JUSTINIEN, empereur d'Orient, envoie Bélisaire en Afrique pour combattre les Vandales; de là l'envoie en Italie, où il réduit les Ostrogoths à la dernière extrémité, le rappelle en 540 pour l'employer dans la guerre contre les Perses, p. 58c; envoie Libère en Espagne avec des troupes & une puissante flotte, p. 582.
JUVIGNAC, lieu appelé auparavant Fontagricole, sur la rivière de Léro, où Benoît avait bâti un petit monastère portant le nom de Celleneuve, p. 908.
KiERSi, maison royale sur l'Oise, où Louis le Débonnaire tient la première diète après son rétablissement dans ses dignités, en 834, p. 996; le même empereur y convoque une nouvelle diète pour le mois de septembre de l'an 838, p. 1007; affaires qu'on y traite, p. 1009; Charles le Chauve y tient aussi des diètes en 856, p. 1073; & en 877, pp. 1 1 19, Il 20.
LABÉO (ANTISTIUS), gouverneur de la Narbonnaise, sous Tibère, s'attire l'affection des peuples, p. 283,
S. LAMBERT, évèque de Maèstricht, admetS. Hubert à la cléricature; transfère son siège épiscopal à Liège, p. 744.
LAMBERT; ce comte enlève, aidé de Warin, l'impératrice Judith de l'abbaye de Sainte-Marie de Laon, p. 980; la conduit au camp de Pépin &. de Louis de Bavière, p. 981; au moment de l'assemblée de Nimègue, est envoyé sur les frontières de Bretagne par Louis le Débonnaire, p. 983; reste parmi les partisans de Lothaire après le rétablissement de Louis le Débonnaire, p. 996; est qualifié marquis de Nantes; se joint aux Bretons révoltés contre Charles le Chauve, p. 1049.
LAMBERT tient un plaid au nom d'Humfrid, marquis de Gothie, à Narbonne, sur la fin de l'an 862; ordonne la restitution du lieu de Stacian à Richimir, abbé de Mallast ou de Montolleu, p. I 088.
LAMIA, port de Grèce, p. 21.
LAMPAGIE, fille du duc Eudes, est donnée en mariage à Munuz ou Munuza, commandant pour les Sarrasins sur les frontières d'Espagne & des Gaules, p. 792; est arrêtée par les soldats d' Abdérame & envoyée par ce général à Damas pour entrer dans le sérail du calife, p. 794.
LAMPI. Voir Saint-Martin de Lampi.
LAMPOURDAN, comté du diocèse de Girone, dépendait du duché de Septimanie d'après le partage de 817, p. 953.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
Laxgogne, en Gévaudan, prieuré dépendant de
l'abbaye de Saint-Chaffre, p. 786.
LANGRES ne prend pas part à la révolte de Vindex, p. 29 r; ses peuples perdent une partie de leurs terres en punition de leur attachement pour Néron, p. 292; est ruinée par Chrocus, p. 38o; l'empereur Louis le Débonnaire allait y tenir une diète à la mi-aoùt 834; apprenant la prise de Châlons, il va à la rencontre de Lothaire, p. 997.
Lasgle celtiqle ou GAULOISE, était en usage à la fin du cinquième siècle chez les Tectosages d'Asie; elle était encore parlée, vers la fin de ce même siècle, par les habitants de la Province, p. 761. Langue fbantaise; d'abord en usage dans les provinces septentrionales de la monarchie, elle est devenue la langue générale du royaume, p. 1 123. Langue grecque, son usage est encore commun dans la Province au commencement du sixième siècle, p. 522.
Langue latine, d'un usage commun dans la Narbonnaise, sous le règne de Tibère, p. 282, ainsi qu'au commencement du sixième siècle, p. 522 j elle se conserve dans sa pureté dans le Languedoc, plus longtemps que dans les autres provinces, par suite de la séparation qui se maintient entre les catholiques (anciens habitants) 8c les ariens (Visigothsj , p. 523; vers la fin du cinquième siècle, elle était parlée par les habitants du pays & leur était devenue comme naturelle; après l'établissement des barbares au milieu d'eux, elle perdit peu à peu de sa pureté, p. 761; malgré la barbarie qui régnait dans la Province sous la seconde race, on n'ignorait pas le latin; les actes étaient rédigés en cette langue, p. 1124.
Langue d'Oc [lingua Occitana), nom donné au treizième siècle à la langue romane, p. 11 23. Langue d'oui ou Langue Française (lingua Gallica)
en usage dans le Nord de la France, p. 1 123. Langue romane ou romaine; le commerce des habitants de la Province avec les Visigoths , les Bourguignons, les Français & les autres peuples barbares altère la pureté du langage; il se forme une langue nouvelle, appelée langue romane, p. 523; la langue romane est toute formée vers le milieu du neuvième siècle, p. 672; la cessation des études & la ruine des anciennes écoles contribuèrent à la corruption du latin; le mélange de cette langue avec celle des barbares forme une langue qui est à peu près la même qu'on parle encore aujourd'hui dans le pays, p. 761; le traité de paix conclu entre Charles le Chauve 8c Louis, roi de Germanie, au mois de juin 860, fut écrit en langue romane 8c en langue tudesque, p. 1082; elle est appelée aussi Romaine rustique, dans le concile de Tour» de l'an 8i3, p. i i23.
Langue tudesqce; le traité conclu entre Charles le Chauve 8c Louis de Germanie, au mois de juin 860, fut écrit 8c lu en langue tudesque 8c en langue romane, p. 1082.
Lakcues parlées dans la Septimanie au commencement du huitième siècle, p. 76t.
LANGUEDOC. Tout ce qui compose cette province était, après le traité passé entre Euric 8c Népos,
soumis aux Visigoths, à l'exception du V'ivarais qui appartenait aux Bourguignons, p. 499; était partagé, à la mort de Clovis, entre les Goths, qui en possédaient la meilleure partie, les Bourguignons, qui régnaient sur le Vivarais, 8c les Français, p. 552; le pays qui compose cette province est plus tard soumis à quatre souverains : Athanagilde, roi des Visigoths; Charibert, roi de Paris; Contran, roi de Bourgogne, 8c Sigebert, roi d'Austrasie, p. 588 ; après la mort de Contran, il se trouve partagé entre Reccarède, maître de la Septimanie, 8c Childebert, p. 655; il ne paraît pas que cette province ait partagé les malheurs des guerres que la haine de Brunehaut de Frédégonde attira sur la France, p. 656 ; par suite des dispositions prises par Dagobert en 634,1a partie de cette province appartenant aux Français doit être partagée entre Sigebert 8( Clovis, ses fils, p. 686; il appartient tout entier à Clotaire III, p. 706; obéit à Childéric, p. 71 1 ; les gouverneurs vivent dans une espèce d'indépendance, p. 7i3; à la réserve du Vivarais, il est en entier sous la domination d'Eudes, pp. 747, 771 ; les pays qui le composent se trouvent, en 767, réunis pour la première fois, depuis l'empereur Honoré sous la domination d'un seul 8c même prince, p. 840; après avoir été de nouveau partagé entre Charles & Carloman, il est réuni pour la seconde fois sous la domination d'un seul prince français, p. 85oj toutes les provinces composant le Languedoc sont du domainede Charles le Chauve, à l'exclusion des enfants de Pepin, à partir de la diète de Worms du 3o mai 839, p. ioi5; origine du nom Languedoc, p. 11 23.
LA NOUVELLE, port à l'embouchure de l'Aude, à douze milles de Narbonne, p. 127.
LANTFRED, abbé de Saint-Germain des Prés, envoyé près d'Hunold, duc d'Aquitaine, avec le titre d'ambassadeur de Charles Martel, pour épier ses démarches, p. 810; est détenu par ce duc dans une étroite prison durant trois ans 8c demi , p. 8 i 3.
LANTILA, évêque dont Théodulfe parle avec éloges sans marquer le siège de son épiscopat, p. 918.
Larcin; chez les Gaulois, ceux qui étaient convaincus de ce crime étaient immolés dans des sacrifices publics, p. 89.
LARSAT. FoiV ARSAT.
Latera castellum, Lates, château dans une île formée par la rivière de Lez; ce château prend le nom de Palude, la Palu, p. 149.
LATERENSIS (JUVENCUS), lieutenant de Lépidus, gouverneur de la Narbonnaise, p. 235.
Lates, Castellum Latera. Voir Latera castellum.
LAUNEBODE, duc de Toulouse, p. 338; transforme l'oratoire élevé par S. Hilaire en une église qu'on appela plus tard Notre-Dame du Taur, p. 377 ; était de race barbare, pp. 338,590 ; meurt sans doute avant 574, p. 597.
Saint-Laurent in Olibegio, monastère bâti par Anian, dans le diocèse de Narbonne; on croit qu'il était situé vers Citou, sur la rivière d'Argendouble, à une lieue environ au nord de Caunes; n'est peut-être pas différent de celui de
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
Vernosoubre [Vernaiuprense) qui subsistait à la fin du neuvième siècle, p. SçS.
Smnt-Lalrent i)K Vernosoubue, monastère qui n'était peut-être pas différent de celui de Saint- Laurent m OUbegio, p. 8^3; est dans la liste des monastères fondés ou rétablis par Louis le Débonnaire, p. 918; ne devait que des prières pour l'empereur, pour sa famille & pour les besoins de l'Etat, p. 947; situé dans le voisinage de l'abbaye de Saint-Chinian, est différent de cette dernière; lui a été uni, p. 968.
LAUTREC ; lieu donné par l'évêque Didier à l'église de Cahors, p. 708; chef-lieu d'une ancienne vicomte, p. 704.
LAVAUR; son diocèse fait partie du royaume de Toulouse, rétabli par Charibert, p. 677.
S. LEANDRE, évèque de Séville, convertit Herménigilde à la foi catholique & lui administre le baptême, p. 606; implore à Constantinople un secours de l'empereur en faveur de ce prince , p. âiS; est exilé par Leuvigilde, puis rappelé 8c chargé par lui d'instruire Reccarède dans la religion catholique, p. 635.
Lebredon, nom d'une caverne de la montagne où se cacha S. Castor, p. 407.
Lec, L'icci ou Lecci, île du groupe appelé Piplas, aux environs de Narbonne, p. 127; l'abbaye de Caunes possède des biens dans cette île, p. 96 i ; le prieuré de Saint-Pierre & Saint-Paul, situé dans cette île, appartient à l'abbaye de la Grasse, p. 1 108.
LÉGER, évêque de Viviers, cède une église bâtie en l'honneur de S. Andéol à l'abbé & aux chanoines de Saint-Ruf, en Dauphiné, p. 324.
S. LEGER, évêque d'Autun, ministre de Childéric, est envoyé en exil au monastère de Luxeuil, p. 730; va rejoindre Thierri III, p. 732.
LEIBULFE, son comté faisait probablement partie de la Septimanie ou de la Marche d'Espagne, p. 933; était peut-être comte de Narbonne, p. 934; est donné comme comte de Narbonne en 812, p. 965.
LEIBULFE, comte d'Arles, peut-être le même que le précédent, p. 966; fait un échange avec Nothon, archevêque de cette ville, p. 967; donne les biens qu'il a reçus en échange de l'église d'Arles, aux monastères de Lérins & d'Aniane, p. 968.
LÉLIANUS (M. PONTIUS), L ARCIUS - S ABINUS , questeur & préteur de la Narbonnaise, protecteur de la colonie d'Orange, p. 3i3.
LENTINUS (MANLIUS), lieutenant de Pontinius, gouverneur de la Narbonnaise, combat la révolte des Allobroges, p. 218.
LENTULUS est envoyé en ambassade dans les Gaules & trouve les peuples disposés à la paix, p. 220.
LÉON, prêtre du diocèse de Narbonne, condamné par une assemblée composée d'évêques & de laïques qualifiés, p. 436.
S. LÉON, pape; sa lettre à Flavien de Constantinople est approuvée par les évêques qui souscrivent au concile tenu à Arles en 4-5 1 , p. 44(5; en réglant le différend entre les églises de Vienne & d'Arles, il donne quatre suffragants à la première, p. 447.
LÉON, jurisconsulte, est visité à Narbonne par Sidoine Apollinaire, p. 472.
LÉON, empereur d'Orient, est regardé comme le seul maître des deux Empires, à cause de l'oppression où Ricimer tient celui d'Occident , p. 480; le sénat & le peuple romain lui demandant un prince capable de défendre l'Occident contre les Vandales & les autres ennemis de l'Empire, il nomme Anthème empereur d'Occident, p. 482.
LÉON, ministre d'Euric, facilite la mission de S. Epiphane, p. 497; procure la liberté à Sidoine Apollinaire; était natif de Narbonne; son éloge, pp. 5o2 , 5o3; est chargé par Euric de coordonner & de rédiger par écrit les lois des Visigoths, p. 5o3; après avoir été ministre d'Euric, l'est aussi d'Alaric II ; fait abattre, pour plaire à ce roi, une partie de l'église dédiée à S. Félix de Girone, à Narbonne, & devient aveugle sur-le-champ, p. 5i3.
LEON, évêque d'Agde , a des démêlés avec Gomacharius, gouverneur de cette ville, p. 578.
LEON, diacre, est envoyé par Valentinien III pour mettre d'accord Albin & Aëce; remplit sa mission avec succès; le clergé de Rome le choisit pour remplacer Sixte III, p. 433.
LEONCE, frère de S. Castor &aussi évêque de Nimes, fut évêque de Fréjus; finit ses jours dans l'abbaye de Lérins, fondée par S. Honorât, p. 408.
LEONCE, évêque d'Arles au moment où le patrice Félix embrassa la vie monastique, p. 464; reçoit une lettre du pape S. Hilaire, qui lui reproche d'avoir négligé de l'instruire de ce qui se passait à Narbonne au sujet de l'évêque Herme, p. 474; est chargé par Népos de négocier la paix avec Euric, p. 494.
LEONIN, abbé du monastère de Saint-Hilaire, p. 973.
LÉONORIUS ayant quitté l'armée de Brennus en Dardanie, avec vingt mille hommes, passe les Dardanelles, p. 33.
LÉONTIEN, évêque de Lodève, souscrit le décret de Gondemar en faveur de l'évêque de Tolède, p. 664.
LÉONTIUS, évêque de Gévaudan, n'assiste pas en personne au concile d'Agde; y est représenté par le diacre Optimus, p. 53 r .
LÉOTARIUS, abbé de Moissac, reçoit de Nizézius & de sa femme Ermentrude dix-huit villages avec leurs églises, les serfs & les affranchis, pour sept cents sols d'or & quatre habits appréciés deux cents sols d'or; cette somme est rendue à l'abbaye, p. 733.
M. LEPIDUS, gouverneur de la Province romaine, ne se rend pas dans la Province; après la mort de César, il négocie la réconciliation du sénat & de Sextus Pompéius ; se rend dans la Province 8c fixe son séjour à Narbonne, p. 233; fait sa jonction avec Marc-Antoine, pp. 237, 238.
LERIDA, ville prise par un corps de Visigoths, sous la conduite de Réchiarius, p. 438; détruite par Louis, roi d'Aquitaine, p. 909.
LÉRINS, île où était une fameuse abbaye dont les moines établirent diverses colonies du côté du Rhône, p. 376; S. Epiphane visite son monastère, p. 498.
Lérins, abbaye fondée par S. Honorât, p. 408; concile tenu à Arles, à son sujet, par Ravenne, évêque de cette ville, p. 447; subit les violences de Mommole, évêque d'Uzès, p. 709J est ruinée par les Sarrasins, p. 804.
Lésignan, lieu du diocèse de Narbonne où les Espagnols réfugiés avaient des biens, p. loSz.
Leucate, côte appelée Leucala par les Grecs, à cause de la blancheur des rochers de ce rivage; ce terme devient plus tard, le nom d'un cap, d'un étang, & d'une forteresse bâtie sur un roc, p. 127.
LEUDÉGISILE , connétable de Contran, commande l'armée qui poursuit Gondebaud; se saisit des trésors de Rigonthe; assiège Gondebaud dans la ville de Comminges, vers le commencement du carême de l'an 585, pp. 6i5, 626; après la mort de Gondebaud, prend Comminges, qu'il livre au pillage & y fait mettre le feu, p. 626; fait périr Mommole & Sagittaire par ordre de Contran, p. 627; décampe des environs de Comminges & désole tous les pays qu'il rencontre jusqu'en Bourgogne, p. 627; nommé gouverneur de la provinces d'Arles, il pourvoit à la garde des frontières, p. 633.
LEUDISrUS, fils d'Erchinoald, maire du palais de Neustrie, est nommé par Thierri III maire du palais, p. 73 I .
LEUVIGILDE partage le royaume des Visigoths avec son frère Liuva, qui lui cède toute l'Espagne, p. 592; réunit, en 672, la Septimanie à sa couronne; se montre favorable à la religion catholique; épouse en premières noces Théodosie; a de ce mariage Herménigilde & Reccarède; épouse en secondes noces Goisvinde, veuve d'Athanagilde, très-zélée pour l'arianisme; donne de grandes preuves de sa valeur & de son expérience dans l'art militaire, p. 597; réduit les rebelles, leur enlève Cordoue, prend plusieurs places sur les Impériaux, associe Herménigilde & Reccarède au trône, fait la paix avec les Suèves & voit les Austrasiens rechercher son alliance contre Chilpéric, p. 6o5; envoie plusieurs évéques en exil, confisque les biens des églises, ce qui donne lieu à des prévarications de la part d'un grand nombre de laïques & de quelques prélats; emploie contre eux l'exil, la prison, la confiscation des biens & les supplices les plus rigoureux, p. 607; cède à son fils Herménigilde une partie de son royaume; informé de la conversion de son fils à la foi catholique 81 de sa révolte, il prend la résolution de le réduire par la force des armes & suscite une persécution des plus violentes contre les catholiques, p. 606; convoque à Tolède un conciliabule où il appelle tous les évcques ariens de sa domination; fait supprimer le nouveau baptême, p. 608 ; pour ménager les princes français, il fait proposer à Chilpéric le mariage de Reccarède, son fils cadet, avec la princesse Rigonthe, p. 612; prend Séville, poursuit Herménigilde qui s'est réfugié à Cordoue, corrompt le commandant des troupes impériales qui abandonne Herménigilde, p. 6i5; envoie ii Herménigilde, qu'il a fait emprisonner à Tarragone, un évéque arien pour lui offrir la communion; irrité de son refus de la recevoir, il le fait tuer sur-le-champ, p. 628; on découvre une
lettre de ce roi engageant Frédégonde, pour détourner la guerre qui le menaçait, à faire assassiner Brunehaut & Childebert & à acheter la paix de Contran au prix de tous ses trésors, p. 629; époque de sa mort; son éloge, pp. 634,
LEYDRADE, archevêque de Lyon, est envoyé par Charlemagne comme commissaire dans la Narbonnaise, p. 9o5 ; se rend à Urgel & y tient un concile avec Nébridius, archevêque de Narbonne, contre Félix, évêque d'Urgel , p. 906; rétablit le monastère de l'île Barbe, situé près de sa ville métropolitaine, & y introduit la réforme d'Aniane, p. 917.
Lézat, abbaye fondée par Antoine, vicomte de Béziers, vers le milieu du neuvième siècle, & non, comme le croit le P. Mabillon, par un Aton, vicomte de Béziers, vers le milieu du dixième siècle, p. 1046; située dans le pays de Foix, sur la petiter ivière de Lèze, entre l'Ariége & la Garonne, à cinq lieues au midi de Toulouse; fut d'abord dédiée à S. Pierre &à S. Paul; ensuite à S. Antoine dont on prétendait y posséder les reliques dès le dixième siècle, p. 1047.
Libère est nommé préfet des Gaules quand Théodoric rétablit cette charge; on trouve des témoignages de sa piété dans le concile d'Orange de l'an 529, pp. 549, 55o; est envoyé par Justinien avec des troupes & une puissante flotte pour combattre Agila ; Athanagilde ayant battu Agila, Libère s'empare de plusieurs places au nom de Justinien, p. 583, ^
Liberté, état des personnes libres de la Province, pp. 763, 764.
LiBYQrE.s, nom des deux bouches occidentale & centrale du Rhône; origine de ce nom, p. 107.
Lïcci, Lec, Lecct, Voir Lec.
LlCINIEN est envoyé par Népos à Eu rie pour traiter de la paix; est aussi chargé de remettre à Ecdice les insignes de la dignité de patrice, p. 492; échoue dans ses tentatives de paix avec les Visigoths, p. 494.
LlCINIEN, secrétaire de S. Césaire, l'accuse près d'Alaric de vouloir livrer Arles aux Bourguignons; est condamné par ce roi à être lapidé; S. Césaire obtient sa grâce, p. 522.
LICINIUS (C), envoyé en ambassade à Carthage par les Romains, p. 46.
LICINIUS (P.), consul romain, ouvre la première campagne dans la Macédoine, p. 68; est député pour rétablir la paix entre Eumène & les Tectosages d'Asie, p. 69.
LICINIUS CRASSUS (L.), orateur & gouverneur de
la Gaule cisalpine, p. 197.
LICINIUS LUCULLUS (L.) est désigné par le sort
pour gouverner la Province romaine; obtient
la Cilicie, p. 211.
LICINIUS, affranchi d'Auguste, pille les Gaules dont il était intendant, p. 266.
LICINIUS; après la victoire remportée sur l'empereur Maximin, il partage l'Empire avec Constantin, p. 353; est défait par Constantin en 33o & perd sa portion de l'Empire, p. 354.
Lieues gauloises; elles étaient, d'après Jornandès, de quinze cents pas, p. 442.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
LIGURIE; s'étendait le long des côtes de la Méditerranée, de la rivière du Var jusqu'en Espagne, p. 72; tombe au pouvoir de Théodoric, pp. 5i 1, 5i2.
Liguriens; font aux Marseillais des guerres fréquentesqui amènent l'intervention des Romains, p. 71 ; habitaient les côtes de la Méditerranée; divisés en Cisalpins ou Transalpins, p. 72; on mettait au nombre des Liguriens Transalpins les Vocontiens, les Salluviens ou Saliens, les Oxubiens, les Décéates, p. 72; ils sont soumis par Sextus à la domination romaine, p. 74; font partie de la Province romaine orientale, p. 107; le Alpes maritimes, habitées par ces peuples, sont réduites en province romaine par Auguste, p. 266.
Liguriens Staenes; sont poursuivis dans leurs montagnes par le consul Marcius, & s'entretuent les uns les autres pour ne pas tomber au pouvoir des Romains, p. 161.
LIMOGES; Pépin n'étend pas ses courses au delà de cette ville en 761, p. 833; il s'avance jusqu'à elle en 763, p. 834; Waïfre la fait démanteler, p. 838; Charles le Chauve y tient, en 848, l'assemblée générale d'Aquitaine, p. io53; Charles, fils de Charles le Chauve, y est sacré & couronné roi d'Aquitaine, p. 1072.
— Église de Limoges; reste sans évêque pendant la persécution d'Eunc, p. 496.
LIMOUSIN ; est conquis par les Visigoths, p. 487 ; faisait partie de l'Aquitaine première, en 5ii, p. 553; est donné en don matutinal par Chilpéric à Galsvinde, p. 589; Gondebaud s'en empare, p. 622; est ajouté par Eudes à son domaine, pp. 746, 747; est ravagé par les Sarrasins après la bataille de Poitiers, p. 798; est aussi ravagé par Pepin, p. 833; est ravagé par les Normands en 848, p. io53.
LIMOUX, capitale du pays de Razès, p. 881 ; est mentionnée dans un diplôme de Charles le Chauve de 864, p. 1069.
LISBONNE, dans la Lusitanie, est attaquée par les Suèves, p. 477; est prise par les troupes d'Euric, roi des Visigoths, p. 486.
LITORIUS ravitaille Narbonne, assiégée par les Visigoths, p. 429; est occupé, au moment où les Visigoths mettent le siège devant Tours, à punir la révolte des peuples de l'Armorique qui veulent secouer le joug des Romains; marche vers Toulouse, traverse l'Auvergne à la tête des Huns qui ravagent ce pays , p. 43o; met le siège devant Toulonse; est repoussé & fait prisonnier par Théodoric qui le fait entrer dans la ville les mains liées derrière le dos; les Visigoths en font leur jouet, l'enferment dans un cachot & le font mourir, p. 43 1 .
Liturgie romaine; Charlemagne l'introduit dans le royaume, à la place du rit gallican, qui y était suivi, p. 918.
LIUBIGOTONE, femme du roi Ervige, est mise par lui sous la protection des pères du treizième concile de Tolède, p. 741.
LIUTARD, comte de Fezensac, nommé par Charlemagne, p. 910; accompagne Louis le Débonnaire au siège de Tortose, p. 980.
LIUVA est élu roi des Visigoths à Narbonne, en 567; gouvernait la Septimanie depuis sept ans; établit sa résidence à Narbonne & en fait la capitale de ses Etats, p. 590; partage, avec son frère Leuvigilde, le royaume des Visigoths & ne conserve que la Septimanie, p. 592; meurt en 572, à Narbonne, après un règne de six ans, p. 597.
LlUVA II, roi des Visigoths, fils & successeur de Reccarède, p. 658; est tué par Wittéric, à l'âge de vingt-deux ans, après deux ans de règne, p. 660.
LIVIA, capitale de la Cerdagne; le premier corps de l'armée de Wamba y passe pour se rendre en Septimanie, p. 718.
LIVIA, lieu voisin de Carcassonne, où Dieu opéra divers miracles par l'intercession de S. Vincent, p. 1093.
LiviANE [Liviana'j, lieu entre Narbonne & Carcassonne, à peu près où est aujourd'hui Capendu, p. 129; Sidoine Apollinaire y est retenu prisonnier par ordre d'Euric, p. 5o 1 .
LiVIULA, évêque de Carcassonne dont le nom a été trouvé dans une châsse contenant les reliques de S. Lupin, p. 1064.
LiVIUS (M.), envoyé en ambassade à Carth.ige par les Romains, p. 45.
LiVIUS, poète de Narbonne, cité par Sidoine Apollinaire, p. 473.
Llobregat, rivière de la Catalogne, p. 926.
LocHES; château sur la rivière d'Indre; ruiné &
pillé par Carloman & Pepin, qui en font tous
les habitants prisonniers, p. 812.
Loco pos'iî'i , nom donné aux lieutenants des comtes, le titre de vicomte n'étant pas alors usité, p. 937.
LODEVE, Luteva ^ Loteva , Lodeva, ainsi appelée par les Gaulois; les Romains l'appelaient Forum Neronis, p. 1 35 ; jouit du droit latin, p. 1 o5 ; appartient aux Visigoths, p. 469; est prise par Théodebert; ses évêques passent sous la dépendance du métropolitain de Bourges, p. 569; est reprise sur les Français par les Visigoths, p. 57 1 ; cesse d'appartenir aux Visigoths après l'expédition de Théodebert, p. 572; peut, durant la révolte de Chramne, être tombée au pouvoir de Childebert, p. 586; appartient à Sigebert, p. 587; est prise par Leuvigilde sur Sigebert, roi d'Austrasie, p. 598; fut-elle prise par Reccarède dans son expédition de 585? p. 633; est soumise à Pepin, pp. 827, 828; appartient à Charles le Chauve, p. 1 048.
— Comté de Lodève, fait partie du royaume d'Aquit.'une, p. 865.
— Diocèse de Lodève; son territoire est compris dans le gouvernement de Marseille, p. 590; ses limites sont marquées dans la constitution de Wamba, p. 787; est compris dans la Septimanie lors du partage de 817, p. 953; fait partie, en 865, du marquisat de Gothie, p. 1 102.
— Église de Lodève; son origine, p. 33o; le clergé & le peuple se plaignent au pape Boniface de ce que Patrocle avait ordonné leur évêque, p. 4^^ j ses évêques passent sous la dépendance du métro-
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politain de Bourges, p. 069; l'évêché devait être vacant en 791, puisque ni l'évêque ni aucun député n'assiste en son nom au concile de Narbonne l'an 791, p. 888.
Lois romaines en usage dans la Narbonnaise, p. 385; les Romains, les Visigoths & les Français ne formaient plus qu'un seul peuple, au onzième siècle, vivant sous les lois romaines, p. 53oi on attribue à Clotaire I une constitution qui règle la manière d'administrer la justice & qui ordonne de suivre les lois romaines dans les jugements des affaires des Romains ou anciens habitants des Gaules, p. 687; les lois qui prohibent les mariages entre personnes de condition inégale sont en vigueur parmi les Visigoths jusqu'au règne de Reccesvindej le divorce, autorisé par ces mêmes lois, avait été en usage jusqu'au roi Chindasvinde , son prédécesseur, p. 659; c'est conformément à ces lois que Dagobert confisque les biens de Sadrégisile, p. 688; elles sont abandonnées par les Visigoths, qui se conforment au Code visigothique, pp. 698, 699; un des trente-sept articles du capitulaire confirme l'usage de ces lois, p. 1098; par suite de l'établissement de l'hérédité des fiefs & de l'usurpation des droits régaliens par les grands vassaux, les Romains, les Goths & les Français se confondirent & ne formèrent plus qu'un seul peuple, 81 cette loi demeura seule en vigueur dans les provinces méridionales; elle était plus en usage que la loi gothique dans la partie du Languedoc qui dépendait du royaume d'Aquitaine, le plus grand nombre des habitants étant Romains ou Gaulois de naissance, p. 1 122.
Loi salique; elle était en usage dans la Septimanie ou Languedoc, au milieu du huitième siècle, pour les Français d'origine, p. 53o; était moins usitée dans tout le pays que les lois romaine & gothique, parce que les Français y étaient en plus petit nombre, p. 1 122.
Lois visiGOTiiiQLES; Euric charge Léon, son ministre, de les rédiger par écrit & en un seul corps; jusqu'à ce moment ces peuples employaient des coutumes conservées par la tradition, p. 5o3 ; étaient encore en usage dans la Province en 802, p. 1066; sont appliquées dans un plaid tenu au mois de mars 874; on trouve plusieurs jugements rendus conformément à ces lois pendant ce siècle & les suivants, tant dans la Septimanie que dans la Marche d'Espagne, p. 1 1 14; était moins en usage t^MC la loi romaine dans la Septimanie, la plupart des habitants étant Romains d'origine, p. 1 I 22.
Lois SUR LES MARUGES; pp. 658, 659.
LOLLIEN ou LvELIAN fait révolter les soldats de Posthume; est proclamé empereur par l'armée & partage le gouvernement des Gaules avec Victorien, p. 342; sa mort, p. 343.
L. LOLLIUS soumet le royaume de Galatie, le réduit en Province romaine & y commande en qualité de propréteur, p. 263.
Lombards; maîtres d'une partie de l'Italie, qui prend le nom de Lombardie, ils font diverses courses en deçà des Alpes dans les Etats de Contran, p. 598; se soumettent volontairement à l'obéissance de Childebert, qui rappelle les trou-
pes qu'il avait envoyées pour les combattre, p. 616.
LoMBEz, monastère fondé par les religieux de Saint-Thibéry, sous l'invocation de la sainte Vierge; on voyait auprès un oratoire, où reposaient les reliques de S. Majan ; fut occupé, dans le onzième siècle, par des chanoines réguliers, & a donné naissance à la ville de Lombez ; l'abbaye fut démembrée du diocèse de Toulouse & érigée en évêché, au quatorzième siècle, par Jean XXII, p. pzS.
LOMBEZ, sur la Save; son territoire fait partie du royaume de Toulouse, rétabli par Chariberi, p. 677; est donné par Raimond Raphinel à l'abbaye de Saint-Thibéry; les religieux de ce monastère fondent dans la suite, à Lombez, un monastère sous l'invocation de la sainte Vierge; est devenue, au quatorzième siècle, le siège d'un évêché, p. 925.
LONGINUS (C. CASSIUS), consul de la Province romaine, p. 197.
LONGINUS (L. CASSIUS), consul de la Narbonnaise, est défait par les Tigurins, p. r66 ; consul l'année de la dédicace de l'autel de Narbonne, p. 273.
LORRAINE; origine de son nom. p. 1071.
LOTHAIRE, fils de Charlemagne & frère jumeau de Louis, mort à l'âge de deux ans, p. 855.
LOTHAIRE, roi d'Italie, fils aîné de Louis le Débonnaire, est associé à l'empire lors de la diète d'Aix-la-Chapelle de 817, p. 95i ; doit posséder, après la mort de son père, la Septimanie & le Vivarais, p. 952; il consent d'abord à un nouveau partage de l'Empire dans lequel Charles, son frère, aurait sa part, p. 974; se repentant d'avoir donné son consentement, il cède facilement à Hugues & Matfred, qui l'engagent à se détacher de Judith, p. 974; ses intrigues & ses liaisons avec les conjurés sont connues de Louis le Débonnaire, qui lui ordonne de se retirer dans ses Etats d'Italie, p. 976, & lui ôte le titre d'augusie St d'empereur qu'il lui donnait dans ses diplômes, p. 977; hésite d'abord à se mettre en révolte contre son père, puis lui laisse le vain titre d'empereur & gouverne à sa place p. 981 ; se venge sur les seigneurs restés fidèles à Louis le Débonnaire; tient son père comme prisonnier à Compiègne; ses deux frères Louis & Pépin se séparent de lui; l'empereur lui pardonne, p. 982; assiste à la diète de Thionville, p. 985; mécontent de la part attribuée à Charles le Chauve, il forme une nouvelle ligue pour détrôner l'empereur; met le pape Grégoire IV dans ses intérêts ; scène du Champ-Kouge , p. 989; l'empire ayant été déclaré vacant, il en prend le gouvernement; fait un partage du royaume avec ses deux frères; se met en marche vers la France avec son père, qu'il fait conduire comme un criminel, aussi bien que le jeune Charles, son frère ; fait enfermer Louis le Débonnaire au monastère de Saint-Médard , à Soissons; envoie Charles dans l'abbaye de Prom, au diocèse de Trêves, p. 991 ; convoque, le i*""" octobre 833, une diète générale à Compiègne, y amène l'empereur, exige un nouveau serment de fidélité des prélats & des seigneurs qui la
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composent; fait condamner son père à la pénitence publique; cette diète finit à la Saint Martin, p. 992; se rend à Aix-la-Chapelle le 29 novembre 833 & y amène avec lui l'empereur son père, p. 993; fait venir le jeune Charles de l'abbaye de Prom, l'emmène avec l'empereur, d'abord à Compiègne, d'où il part pour Paris; puis les enferme à l'abbaye de Saint-Denis; se retire en Bourgogne, où il assemble des troupes de toutes parts, p. 994; donne une charte en faveur de Salomon, évèque d'Elne, le 7 avril 834, p. 996; s'avance jusqu'à Châlons-sur-Saône p. 99^ î ^^ présente à l'empereur, implore son pardon & retourne dans son royaume d'Italie, p. 998 ; se réconcilie avec son père, ne peut venir le joindre à Worms, comme ce dernier l'avait demandé, p. 1004; loin d'obéir aux ordres réitérés de son père & de restituer les biens qu'il avait usurpés sur certaines églises, & en particulier sur celle de Rome, il fait arrêter les ambassadeurs que son père envoyait au pape, & fait fortifier les passages des Alpes pour défendre à l'empereur l'entrée de l'Italie, p. loo.'i; a une entrevue avec son frère Louis, pour délibérer sur les moyens de forcer l'empereur à révoquer le partage de 837, p. 1006; le lot qu'il choisit à la diète de Worms se composait du royaume d'Italie, d'une partie de celui de Bourgogne, de l'Austrasie &. de la Germanie, à la réserve de la Bavière, p. 101 5 ; il retourne en Italie , p. 1016; dès qu'il a appris le décès de l'empereur, il veut envahir tout l'empire; déclare la guerre à son frère Louis & essaie de tromper Charles; au moment d'en venir aux mains avec Louis, il conclut une trêve jusqu'au 1 1 novembre; tourne ensuite ses armes contre le roi Charles, p. 1020; passe la Meuse, qui séparait ses Etats de ceux de Charles, traverse la Seine & s'approche de Chartres, p. 1022; fait un traité avec Charles le Chauve sans vouloir l'exécuter loyalement, p. I023 ; cherche à s'emparer de Fontenai, poste avantageux & repousse les propositions de ses frères, p, 1026; après de nouveaux pourparlers, ils en viennent aux mains le 2.5 juin ; est battu à Fontenai, p. 1026; prend la fuite après cette bataille, p. 1027; marche vers Sens à la rencontre du jeune Pépin, qui lui amène un secours considérable d'Aquitains; se tourne vers le Maine & y porte la désolation, p. io3o; est abandonné par ses troupes & se retire sur le Rhône; propose à ses frères un nouvel arrangement, p. I o3 1 ; abandonne les intérêts de Pépin & partage le royaume avec ses deux frères; pays qui lui sont attribués, pp. Io38, 1048; quelques seigneurs du pays ayant tenté de se rendre indépendants, il se rend dans la Province à la fin de l'année 846, y soumet les rebelles & pacifie entièrement les troubles qui s étaient élevés, p. io5o; assiste à la diète de Mersen en février 847, & renouvelle la ligue avec les rois ses frères, p. io52 ; occupé sur le Rhin à repousses les courses des Normands, il ne peut secourir à temps les peuples de Provence contre les entreprises des Sarrasins; se rend au palais de Gondreville, dans le voisinage de Toul , où il confirme les privilèges de l'église d'Albe ou de Viviers, p. 1062; tâche de réconcilier ses deux frères Louis & Charles, p. 1069; est pris d'une
fièvre lente & après avoir donné, à Remiremont, un diplôme en faveur de l'abbaye de Cruas, se rend à l'abbaye de Prom, dans les Ardennes, se fait revêtir de l'habit monastique & meurt le 28 septembre 85.5; partage de ses Etats entre ses fils Louis, Lothaire & Charles, p. 1 07 I .
LOTH.'VIRE, fils de l'empereur Lothaire, reçoit pour sa part les provinces voisines du Rhin ; on les appelle royaume de Lothaire, & ensuite, par corruption , Lorraine, p. 1071 ; marche au secours de Charles le Chauve, son oncle, devant l'île d'Oisel; fait un traité avec Charles, roi de Provence, son frère, par lequel il lui cède les diocèses de Belley & de Tarentaise, sous certaines conditions, p. 1079; va à l'assemblée de Savonnières & forme une ligue avec Charles le Chauve, contre Louis, roi de Germanie, p. 1 080 ; rompt ses bonnes relations avec Charles le Chauve, & se ligue contre lui avec Louis de Germanie ; pourquoi!" p. io85;a pour sa part de la succession de Charles, roi de Provence, son frère, le Viennois, le Vivarais & le pays d'Uzès; confirme la donation faite à l'église de Lyon du lieu de Tournon, p. 1090; meurt misérablement à Plaisance, en Italie, le 6 août 869, sans postérité légitime, p. 1106.
Louis, fils de Charlemagne, roi d'Aquitaine, plus tard surnommé le Pieux, le Débonnaire, p. 864; âgé de trois ans, il accompagne Charlemagne, son père, à Rome & est couronné par le pape Adrien I, après les fêtes de Pâques de l'an 781, p. 863; faisait son principal séjour en différents palais ou maisons royales d'Aquitaine, p. 876; se rend à Paderborn ; paraît devant Charlemagne habillé à la manière d'Aquitaine ; ■ description de ce costume, p. 879 ; est appelé par Charlemagne, passe l'hiver à Worms, p. 882; se rend à Toulouse, où il convoque la diète d'Aquitaine; les députés de divers gouverneurs sarrasins de la frontière d'Espagne demandent la paix & offrent de riches présents-; n'ayant encore que douze ou treize ans, il rejoint Charlemagne & l'accompagne jusqu'à Ratisbonne dans son expédition contre les Huns ou Avares, p. 886; son père lui donne la ceinture militaire & le mène ensuite contre les Avares, mais, craignant pour lui la fatigue d'une campagne entière, il le renvoie bientôt près de la reine Fastrade, p. 887; après avoir passé l'hiver avec cette reine, Louis retourne en Aquitaine, lève des troupes & marche à leur tête au secours de Pépin, roi d'Italie, contre les Bénéventins qui s'étaient révoltés, p. 894; après avoir dompté les rebelles, il va trouver Charlemagne en Bavière, à la fin de l'hiver; passe l'été, l'automne & l'hiver suivants auprès de lui, p. 890; assiste au concile de Francfort avec Charlemagne qui lui reproche la simplicité de ses équipages ; règle sa dépense sur son revenu, de l'avis de Méjinarius, son ministre; ressources que lui fournissent les maisons royales de ses Etats; abolit le tribut militaire appelé foderum, qu'on payait en espèces, p. 901; retourne auprès de son père après avoir ravagé les frontières d'Espagne chez les Sarrasins, p. 902; conduit Abdalla jusqu'aux frontières d'Espagne & favorise
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son parti; tient à Toulouse, en 798, la seconde diète d'Aquitaine, durant laquelle il reçoit avec distinction les ambassadeurs d'Alphonse, roi de Galice; reçoit aussi les députés de Bahaluc, qui commande en Kspagne pour les Sarrasins; épouse Ermengarde à Toulouse ; elle était fille du duc Ingeramne & petite-nièce de Crodegange, évéque de Metz, p. 908; pourvoit à la sûreté des places conquises sur les frontières d'Espagne, fait relever les murs d'Ausone, de Cordoue & de quelques autres villes & châteaux, les peuple de nouveau, en donne le gouvernement au comte Borrel & y établit de bonnes garnisons, p. 904; rejoint son père à Aix-la-Chapelle, assiste à la diète générale du royaume, accompagne Charlemagne dans son expédition contre les Saxons & retourne en Aquitaine, p. 908; a une entrevue avec son père à Tours; marche à la tête de son armée pour aller continuer la guerre contre les Sarrasins; Zade lui refuse l'entrée de Barcelone; il s'empare de Lérida & la détruit, ainsi que divers châteaux Ou forteresses des environs, p. 909; dévaste la campagne d'Huesca & rentre dans ses Etats; passe l'hiver en Aquitaine, convoque la troisième diète de ce pays dans laquelle on s'occupe de la nouvelle révolte des Gascons, p. 910; se dispose à faire le siège de Barcelone; part de Toulouse à la tète d'une armée composée d'Aquitains, de Gascons, de Goths, de Bourguignons, de Provençaux & de Bretons; il divise cette armée en trois corps, dont il commande le troisième; campe en Roussillon, p. 911; va mettre le siège devant Barcelone qui capitule six semaines après son arrivée; il y entre à la tête de son armée, précédé du clergé, p. 912; retourne en Aquitaine, oii il passe les deux années suivantes sans se mettre en campagne; seconde les intentions de l'empereur Charlemagne, son père, qui envoyait dans toutes les provinces du royaume divers commissaires pour réformer les abus & protéger les églises, les veuves, les orphelins & les pauvres, p. 913 ; se met en marche pour rejoindre son père, reçoit ordre de s'arrêter, & retourne dans ses Etats où il passe l'hiver, p. 914; favorise l'état monastique en général & l'étude des belles-lettres; fonde ou rétablit vingt-six monastères dans son royaume, p. 918; pays dont l'acte de partage de l'an 806 lui assure la possession après la mort de son père, p. 919; reçoit la soumission des peuples de la Navarre, p. 920; donne à l'abbaye de Gellone plusieurs terres situées dans les diocèses de Lodève & de Béziers; date de cette charte; manière de compter les années de son règne, p. 923; recommence la guerre contre les infidèles en 809; passe la rivière de Llobregat, entre dans le pays des Sarrasins, s'empare de Tarragone & de plusieurs places & s'avance vers Tortose, p. 926; commence le siège de cette ville, envoie un détachement pour courir le pays ennemi & le ravager, p. 926; est chargé de garder les embouchures du Rhône & de la Garonne pour arrêter les pirateries, p. 928; assiège en personne la ville de Tortose; les Sarrasins sont obligés de se rendre le quarantième jour; il apporte luimême les clés de cette place à l'empereur son père; passe l'hiver de l'an 812 en Aquitaine;
assemble la diète de son royaume, y délibère sur les moyens de soumettre les Gascons ; se met en marche contre eux 8c arrive à Dax ; emploie la douceur pour ramener les conjurés; mais, sur leur refus de se soumettre, il s'avance dans le pays, ravage tout le bien des rebelles & détruit leurs habitations, p. 93o; les Gascons lui demandent pardon; se rend à Pampelune &, voulant éviter le sort de Charlemagne au passage de Roncevaux, il prend ses mesures & se tient sur ses gardes; défaite & mort d'Adalaric; se fait donner en otage les enfants des principaux du pays, jusqu'à ce qu'il ait entièrement passé les défilés; accorde la succession d'Adalaric à Scimin 8i à Loup Centulle, p. 93 1; dispositions de son capitulaire en faveur des Espagnols réfugiés en Septimanie, p. 933; portrait de ce prince; est appelé à Aix-la-Chapelle par Charlemagne, qui veut régler avant sa mort les affaires de l'Etat; conclut une t.êve avec les Sarrasins; assiste à la diète générale d'Aix-la-Chapelle du mois de septembre 8i3; est associé à l'empire pendant cette diète & reçoit la couronne impérisle en présence de toute l'assemblée, p. 937; revient dans ses Etats au mois de novembre suivant dans le dessein d'y passer l'hiver, p. 938; tenait l'assemblée générale d'Aquitaine dans sa maison de Doué, en Anjou, quand il apprend la mort de son père; part cinq jours après pour Aix-la-Chapelle, y est reconnu de nouveau pour empereur, dans une diète générale de l'Empire; envoie divers commissaires tant pour exercer la justice que pour réformer les abus, p. 938; son fils Pépin occupe le trône d'Aquitaine, p. 939; appelle auprès de lui Benoît, abbé d'Âniane, confirme les privilèges des églises de la Province; retient Benoît, dans le dessein de se servir de ses conseils pour le gouvernement de l'Empire, p. 939; accorde sa protection aux abbayes de la Province, en particulier à celle de la Grasse, à laquelle il accorde un diplôme; confirme, le 28 novembre 814, un diplôme de Charlemagne en faveur de l'église de Nimes, p. 940; confirme, en faveur de Nébridius, archevêque de Narbonne, les privilèges de son église & du monastère de Saint-Paul; autres diplômes accordés à diverses abbayes & à d'autres évêchés, p. 941 ; confirme de nouveau, le r'"" janvier 81 5, les privilèges des Espagnols réfugiés dans la Septimanie; analyse de cet acte, pp. 942, 943, 944; pour faciliter l'exécution de son ordonnance de 81 5, en faveur des Espagnols, l'empereur en fait mettre un exemplaire dans les archives de son palais & décide que trois autres exemplaires seront déposés dans chacun des diocèses oii ces Espagnols étaient établis, p. 944; fait la paix avec les Sarrasins, p. 945; il fait dresser, au concile d'Aix-la- Chapelle, un état des devoirs auxquels étaient assujettis les monastères fondés ou rétablis par lui-même & par les rois de sa famille; il n'y est fait aucune mention des monastères d'Italie, pourquoi i" p. 947; associe à l'empire Lothaire, son fils aîné; fait couronner en même temps Pépin, son second fils, roi d'Aquitaine, & Louis, son troisième fils, roi de Bavière; cette cérémonie a lieu le 3o juillet 817, durant la diète d'Aix-la-Chapelle, pp. 95 1, 952; demande au
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pape d'approuver le partage de l'Einpirej quatre ans après il fait ratifier Si confirmer cet acte de partage dans la diète de Nimègue; dispositions principales de cet acte, p. 962 j prend les biens de l'Eglise de Maguelonne sous sa protection, p. 968 ; écrit une lettre aux religieux d'Aniane & à ceux de Gellone, p. 964; convoque une diète à Aix-la-Chapelle , au commencement de 826, y appelle le roi d'Aquitaine, son fils, & les comtes ou marquis préposés à la garde des Marches d'Espagne, p. 969; apprend la révolte d'Aïzon, p. 970; fait citer les comtes Hugues & Matfred à l'assemblée générale qu'il convoque à Aix-la-Chapelle au mois de février 828; convaincus d'avoir retardé par leur négligence & leur lâcheté la marche de l'armée française, ils sont condamnés à être dépouillés de leurs dignités & de leurs gouvernements, pp. 972, 973; épouse Judith en secondes noces & en a un fils, nommé Charles; veut réformer le partage de ses Etats entre ses trois fils & faire une part à Charles; troubles qui s'en suivent, p. 974; Lothaire se met à la tête des conjurés; dans une diète tenue à Aix-la-Chapelle en 828, on lui fait déclarer que des abus se sont glissés dans l'Eglise & dans l'État, p. 976; il éloigne Lothaire & rappelle Bernard, duc de Septimanie, p. 976; pressé par l'impératrice Judith, il tient une diète à Worms, dans laquelle il constitue en faveur de Charles, son quatrième fils, un royaume d'Allemagne qu'il prend sur la part de Lothaire, p- 977; marche contre les Bretons révoltés, accompagné de l'impératrice Judith & du duc Bernard; ses soldats se débandent & passent au camp des factieux, p. 979; ayant eu avis de la résolution des conjurés, il s'avance vers Compiègne, prend le parti d'éloigner Judith & Bernard, p. 980; Lothaire se saisit de sa personne, p. 981 ; on lui permet seulement la compagnie de quelques moines, espérant qu'ils lui persuaderont d'embrasser l'état monastique, p. 982; fait tenir l'assemblée d'automne de l'an 83o à Nimègue, sur les frontières de la Germanie, p. 988; se rend à Aix-la-Chapelle avec Lo-' thaire, dans le dessein d'y passer l'hiver, p. 984; accorde son pardon à ce prince, lui rend son amitié, fait arrêter les auteurs de la sédition pour les juger dans une assemblée convoquée à Aix-la-Chapelle, p. 993; tient une diète à Orléans pour y délibérer des moyens de ramener 85; informé du projet
Pépin à son devoir
qu'avait Louis, roi de Bavière, de s'emparer du royaume d'Allemagne, attribué à Charles par le nouveau partage, il tient à Mayence la diète qu'il avait convoquée à Orléans; rassemble son armée & se met en marche contre Louis, campé au voisinage de Worms, p. 986; dépouille Pépin du royaume d'Aquitaine & le donne à Charles, son quatrième fils; ses troupes sont harcelées par celles de Pépin; se rend au palais de Rest, en Anjou, célèbre les fêtes de Noël au Mans & part au commencement de 833 pour Aix-la-Chapelle, p. 988; informé de la ligue formée par ses trois fils aînés, part de Worms pour aller au devant de ses enfants, p. 989; abandonné de tous au Champ-Rouge^ il se livre à ses fils rebelles, pp. 990, 991; est enfermé par ordre de Lothaire dans le monastère de Saint-Médard
à Soissons, p. 991 ; condamné à la pénitence publique par la diète de Compiègne, il est ramené à Saint-Médard de Soissons, dépose ses armes, reçoit le cilice avec l'habit de pénitent des mains des évêques, en présence de toute l'assemblée & devant les reliques des saints, p. 992; une réaction s'opère en sa faveur, p. 993; est laissé par Lothaire à l'abbaye de Saint-Denis, au mois de février 834, p. 994; reprend les marques de la dignité impériale le 1 "'" mars 834; les évêques assemblés dans l'église lui rendent ses armes avec les ornements royaux, p. 995; part pour Nanteuil & se rend à Kiersi sur la rivière d'Oise; y est rejoint par Pépin & Louis; tient une diète dans laquelle Pepm recouvre son royaume d'Aquitaine , p. 995; se rend à Aix-la-Chapelle accompagné de Louis, roi de Bavière, & de son fils Charles; accorde une amnistie générale à tous les peuples qui avaient eu quelque part à la révolte, p. 995; tente de se réconcilier avec Lothaire, p. 997; après la diète de ThionviUe, il se rend à Metz & se fait couronner de nouveau le premier dimanche de carême; après le nouveau partage, il se réserve sa vie durant l'autorité sur tous les royaumes & les provinces, &, pour ne pas exciter de jalousie parmi ses enfants, il ne veut pas désigner celui d'entre eux qui doit succéder à l'empire, p. 1000; après la diète de Crémieu, se dispose à passer en Frise, où sa présence était nécessaire pour arrêter les excursions des Normands, p. 1001 ; tient une diète à Aixla-Chapelle, à la fête de la Purification de l'an 836, p. ioo3; de nouvelles querelles s'élèvent peu de temps après entre lui & Lothaire; est au moment de passer en Italie quand, sur l'avis des irruptions fréquentes des Normands sur les côtes du nord de la France, il abandonne ce dessein & se rend à Nimègue pour réprimer les courses de ces pirates, p. 1 oo5 ; confirme l'abbaye d'Aniane dans la possession de tous les biens dont elle jouissait; lui soumet pour toujours celle de Gellone; augmente, dans la diète d'Aix-la-Chapelle de 837, la part de Charles le Chauve, p. 1006; ayant eu connaissance de la conférence que Louis avait eue avec Lothaire, il dépouille, dans une assemblée tenue à Nimègue, le roi de Bavière de la France orientale, p. 1007; donne, dans la diète de Kiersi, la ceinture militaire à Charles, âgé de quatorze ans, lui met la couronne sur la tête & le fait reconnaître comme roi de toute la Neustrie, p. looy; marche à la rencontre de Louis qui s'était révolté; à peine arrivé devant Francfort, celui-ci décampe & se retire; confirme, le 22 février 839, quelques juifs de la Septimanie dans leurs possessions immobilières & héréditaires, p. 1014; se réconcilie avec son fils Lothaire & fait un nouveau partage de ses Etats à la diète de Worms, tenue le 3o mai 839, p. ioi5; indique une diète à Châlons-sur-Saône pour le mois de septembre 839; part pour Cruzzenach & se rend ensuite dans la forêt des Ardennes; y apprend la situation de l'Aquitaine, p. 1016; explique à Ebroin sa conduite vis-àvis de Pépin II ; raisons qu'il en donne, p. 1017; se rend à la diète de Châlons; cette diète à peine finie il se met en marche vers la Loire à la tête
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de son armée avec Judith & Charles; il reçoit la soumission des peuples d'Auvergne; renvoie l'impératrice & Charles à Poitiers, p. 1017; prend le château de Cariât, de Turenne; l'intempérie de l'automne le force à reprendre la route de Poitiers; proscrit les chefs des rebelles, p. 1018; célèbre les fêtes de Noël & de la Purification à Poitiers; la révolte de son fils Louis le force d'aller au delà du Rhin; veut le faire juger comme rebelle dans une diète qu'il convoque à Worms, le 1*''' juillet 840; était en marche pour s'y rendre, quand, accablé par ses infirmités, il est contraint de s'arrêter dans une île du Rhin, vis-à-vis d'Ingelheim; il y meurt le 20 juin 840, dans la soixante-quatrième année de son âge; avant sa mort, il envoie la couronne, le sceptre, l'épée & autres ornements impériaux à son fils Lothaire, à condition qu'il exécuterait fidèlement les promesses qu'il avait faites à Judith & à Charles; différentes manières de compter les années de son règne usitées en Aquitaine, p. 1019.
Louis, troisième fils de Louis le Débonnaire, est couronné roi de Bavière, p. 9^'>2 ; refuse son consentement au nouveau partage que Louis le Débonnaire veut faire de ses Etats, p. 974; rejoint son père dans une expédition contre les Bretons, p. 979 i trouve moyen de s'échapper du camp de l'empereur & va joindre à Pans Pépin & les factieux, qui marchent ensuite à la rencontre de l'armée de l'empereur, p. 980; délivre son père des mains de Lothaire, p. 982; arrive un des premiers à l'assemblée de Nimègue; se déclare en faveur de son père, p. 983; assiste à la diète de Thionville, p. 980 ; séduit par Matfred & quelques rebelles, il veut débaucher les troupes de son père; ayant échoué, il se retire en Bavière; reçoit son pardon, p. 986; après l'affaire du Champ-Kouge ^ il prend la route de Bavière, p. 991 ; s'avance à la tête de son armée jusqu'à Francfort, prie Lothaire de traiter leur père avec plus d'humanité & de ménagements; ses remontrances n'ayant aucun effet, il s'approche d'Aix-la-Chapelle, p. 99.3; pays qu'il reçoit, lors du nouveau partage fait après le rétablissement de Louis le Débonnaire, p. loco; mécontent du nouveau partage fait par l'empereur, son père, a une entrevue avec Lothaire dans les vallées du Trentin, à la mi-carême de l'an 838; à la suite de cette entrevue, il est dépouillé de la France orientale, p. 1006, 1007; prend les armes & cherche à s'assurer des provinces dont son père l'avait dépouillé en faveur du jeune Charles, p. loi3; ses troupes étant en présence de celles de l'empereur désertent son camp, p. 1014; dans le partage fait à la diète de Worms en 839, la Bavière seule lui reste, p. 101 5; après la mort de Louis le Débonnaire, il s'empare des provinces de la Germanie qui lui étaient autrefois destinées, p. ioîo ; venant pour rejoindre son frère Charles, rencontre Adalbert, duc de Metz, qui lui dispute le passage; taille son armée en pièces & rejoint Charles le Chauve, p. 1026; après la botaille de Fontenai, demeure sur le champ de bataille pour faire enlever les morts des deux partis, pp. 1027, 1028; le partage du royaume fait avec Lothaire & Charles le Chauve lui assure toute la Germanie, avec quel-
ques villes en deçà du Rhin; prend le titre de roi de Germanie, p. 1 o38 ; assiste à la diète de Mersen , en février 847, & renouvelle sa ligue avec Lothaire & Charles le Chauve, p. io52;la guerre qu'il a a soutenir contre les Esclavons l'empêche de joindre les Aquitains qui l'attendent, p. 1 073 ; est appelé en deçà du Rhin par les mécontents de France & d'Aquitaine; arrive le 1" septembre 858 à la maison royale de Pontion, s'avance jusqu'à Orléans, est rejoint par les conjurés qui entraînent les Bretons dans leur révolte Se chassent du Maine le jeune Louis, fils aîné de Charles le Chauve; apprenant l'approche de Charles, il retourne sur ses pas; négocie inutilement la paix avec son frère, qui, abandonné par ses troupes, laisse ses Etats à sa discrétion, p. 1079; passe l'hiver en France, comptant sur la fidélité des peuples qu'il venait de soumettre; est chassé par Charles le Chauve & repasse le Rhin , p. 1080; menace Charles le Chauve de lui déclarer la guerre, s'il ne veut partager les Etats provenant de la succession de Lothaire, dont il s'était emparé, p. 1 107; meurt le 28 août 876 & laisse trois fils, Carloman, Louis & Charles, p. 1 i 18.
LOUIS, fils de Louis, roi de Germanie; la couronne d'Aquitaine lui est offerte; il passe la Loire, mais les peuples ne s'empressent pas de le reconnaître, p. 1068; est abandonné des Aquitains & obligé de se retirer en Germanie, p. 1070; après la mort de son père, il prend le titre de roi de la France orientale; prie son oncle, Charles le Chauve, de le laisser paisible possesseur de son royaume; attaqué par lui, il met son armée en fuite, p. i 1 1 8.
LOUIS, surnommé le Bègue, fils aîné de Charles le Chauve, se ligue avec Pepin &. les Bretons contre son père; est défait par Robert le Fort & a recours à la clémence de Charles, p. 1088; se fait couronner roi des Aquitains à la micarême de l'an 867, dans une maison royale appelée Bellus Paultacus, pp. 1 io3, 1 i 04 ; prend le gouvernement de son royaume; y arrive avec le duc Boson , p. 1112; succède à Charles le Chauve, son père, dans tous ses Etats & réunit en sa personne le royaume de Toulouse au reste de la France , p. 1 1 2 1 . '
Louis II, fils de l'empereur Lothaire, est, avant la mort de son père, associé à l'empire; il reçoit pour son lot le royaume d'Italie, p. 1071; ses prétentions, p. 1074; partage avec Lothaire, son frère, le royaume de Provence après la mort de Charles, roi de ce pays, p. 1090; après la mort de Lothaire, est reconnu dans le Vivarais, p. 1106; meurt au mois d'août de l'an 875, p. I 1 1 j.
Louis, peut-être fils d'Oliba, comte de Carcassonne, souscrit une charte de donation faite par celui-ci en faveur de l'abbaye de la Grasse, p. 960.
Louis d'Amboise, archevêque d'Albi , fait transférer dans l'église Sainte-Cécile d'Albi, en 1484, les reliques des SS. Eugène, Amarant, Vindémial 8c Longin, martyrs & de S'« Carissime, vierge, p. 525.
Loup, duc & patrice de Marseille ou de Provence, gouverne tout le pays dépendant de la succession
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
de Sigebert, y compris la Provence & le diocèse d'Uzès; devient ensuite gouverneur de la Champagne, p. 609; se réfugie dans les Etats de Contran, p. 6i3; est rendu par Contran à Childebert à la suite du traité d'Andelot, p. 643. Loup, duc français, s'avance dans le territoire de Béziers & le ravage; apprend que Wamba le poursuit, s'enfuit & abandonne la plus grande partie des équipages de son armée, p. 728; est gouverneur de l'Aquitaine austrasienne ; le concile de Bordeaux est tenu en sa présence, p. 780.
LOUP, fils aîné d'Hatton & de Vandrade, p. 81 5.
LOUP, fils du duc Waïfre, p. 846; donne retraite à Hunold 81 à son épouse, puis, sur les menaces de Charlemagne , les remet à ce prince, p. 849; arrière-petit-fils d'Hunold , était petit-fils, par Adèle, sa mère, de Loup, à qui Charlemagne avait donné le duché de Gascogne en bénéfice; se poste au passage des défilés des Pyrénées pour attaquer l'armée de ce prince & en écrase l'arnère-garde à Roncevaux; ne profite pas de cette victoire, car il est pris peu de temps après & pendu, pp. 853, 854.
Loup, prend le nom de Servat, p. 857.
LOUP CENTULLE, petit-fils d'Adalaric , p. 931 ; après la défaite de Garsimire, excite de nouveaux troubles, p. 9.54; battu par Bérenger, duc de Toulouse, 8c Warin, comte d'Auvergne, il est fait prisonnier, dépouillé de ses Etats & exilé, p. 9.55.
LOliP, abbé de Ferrières, p. 1022; est fait prisonnier, le 7 juin 844, dans une rencontre avec l'armée de Pépin II; recouvre sa liberté grâce à Turpion, comte d'Angoulème, p. 1044.
LOUP, évèque d'Albi , confirme, à la diète de Pontion, l'avéneraent de Charles le Chauve à l'empire, p. I 1 1 7.
S. LOUVENT, abbé de Saint -Privât de Javoux, accusé d'avoir mal parlé de Brunehaut, se justifie; est amené à Pontion par Innocent, gouverneur du Gévaudan, qui le fait torturer; relâché, puis poursuivi de nouveau, il a la tète coupée; ses reliques, transportées dans la cathédrale de Châlons-sur-Marne, ont été brûlées en grande partie au seizième siècle, p. 614.
LozÈKE (Montagne de), Mons Le^urae , faisait partie des Cévennes; Pline vante l'excellence des fromages de ce pays, p. 1 58 ; près de cette montagne est une paroisse sous l'invocation de S. Hilaire; n'est peut-être pas éloignée du mont Melanus, p. 694.
S. LUGE, qu'on prétend natif de Caunes, souffrit peut-être le martyre durant la persécution de Dioclétien, p. 35o,
Sainte -Lucie. Koir Cauchéne.
Lucrèce, évêque de Die, examine la règle écrite pour le monastère de Saint-Ferréol par son fondateur, p. 585.
LUCTERIUS, natif du Querci , est envoyé par Vercingétorix dans le Rouergue, l'Agenais & le Cévaudan pour soulever les peuples gaulois, p. 223; est entièrement défait par César, à Uxcllodunum, p. 225.
LUCULLUS. Voir LICINIUS LUCULLUS.
Lugdunum Convenarum , capitale du pays de -Com-
minges, p. i33.
Lugdunum (LYON); M. Plancus fonde cette ville,
p. 234. Voir LYON.
LUGO, ville d'Espagne ravagée tour à tour par les Suèves, les Romains & les Visigotbs, p. 467.
LUITPRAND, roi des Lombards, vient au secours de Charles Martel; attaque Mauronte, le met en fuite & le poursuit, p. 809.
LuNAS ou JoNCELS, abbaye ruinée par les Sarrasins; on attribue son rétablissement à Pépin, p. 829.
LUPICIEN, abbé d'un monastère du mont Jura, p. 460.
S. LUPIN, confesseur, aurait été chanoine de Carcassonne; acte que l'on trouve dans sa châsse, au commencement du dix-septième siècle; avait vécu vers 858, p. 1064.
LUSITANIE; une partie de cette province est, depuis l'an 406, sous le joug des Suèves, p. 455.
LUTARIUS ayant quitté l'armée de Brennus passe les Dardanelles, p. 33.
Q. LUTATIUS CATULUS, gouverneur de la Province romaine, p. 2o5.
Luteva, Loteva, Lodeva, noms donnés à Lodève par les Gaulois, p. 1 85.
Lltèvains (Lutevant ou Foro 'Neronienses); faisaient partie des Volces Tectosages, pp. 1 12, |35.
Llxeuil, abbaye en Bourgogne, où Ebroin, maire du palais de Neustrie, est envoyé en exil, p. 7 1 1 .
LYON [Lugdunum), étymologie de son nom, p. 10; sa fondation, pp. 10, 284; Agrippa en fait le centre des grands chemins qui traversaient les Gaules, p. 265; ne prend pas part à la révolte de Vindex, p. 291 ; ses habitants perdent une partie de leurs terres en punition de leur attachement pour Néron , p. 292; soutient les intérêts de Vitellius contre Othon , p. 295; Gratien y est assassiné par ordre de Maxime, p. 366; est prise par les Bourguignons ou par les Visigoths, pp. 459,460; se soumet à Majorien, p. 462 ; donnée aux Bourguignons par Anthème, p. 486; après cette cession , les Bourguignons en font leur capitale, p. 498; Ebroin l'assiège sans succès, p. 732; est prise & désolée par les Sarrasins, p. 8o3.
LYONNAISE; est envahie par Chrocus, roi des Allemans ou Vandales, p. 38o.
LYMPIDIUS , un des premiers citoyens de Narbonne, cité par Sidoine Apollinaire, p. 472.
LYSIMACHIE, ville de la Propontide, située au milieu de l'isthme; les Tectosages s'en emparent,
MACÉDOINE; les Tectosages & autres peuples gaulois pillent cette province 81 s'enrichissent de ses dépouilles, p. 14.
MACER. Voir Q. CyESONIUS MACER , RUFINIA- NUS.
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
MAÇON; un concile, composé des évêques des États de Contran y est assemblé; étendue des Etats de ce prince d'après les noms des prélats qui y assistent, p. 634.
MACRIN succède à Caracalla; n'a que de mauvais
ministres, p. 320.
MACRIEN, favori de Valérien, instigateur de la persécution qui eut lieu contre les chrétiens sur la fin règne de ce prince, p. 335.
MADALELME, comte, est décapité par ordre de
Lothaire, p. 996.
MvGAB.v, montagne près d'Ancyre, en Galatie,
MAGAS, frère utérin de Ptolémée Philopator, roi
d'Egypte, p. 44.
Magistrats MUMCipAtx; on en trouve quelque trace en divers endroits des capitulaires & dans les chartes où il est question des échevins, p. I i3i .
MAGNARIUS, comte français de Narbonne, avait succédé, en 791 , à Mi Ion, p. 878; fixe les limites du territoire de Caunes, dans un plaid qu'il tient à cet effet, p. 893.
MAGNENCE, tyran des Gaules, se fait revêtir de la pourpre à Autun & est salué auguste; fait tuer Constant par Ga'izon, qu'il récompense de son crime; Constance lui fait la guerre & le force à se jeter dans Lyon, où il se tue, p. 359. Magnusac, terre dans le Toulousain, appartenant à l'abbaye de Montolieu, p. 1002.
MAGNULFE, évèque de Toulouse, reçoit chez lui Didier & Gondebaud; est insulté par Mommole pendant un repas qu'il leur donne; le duc Didier le traite avec indignité; est exilé, p. 623; on s'empare de tous ses biens 81 de ceux de son église, p. 624; souscrit au concile de Mâcon, MAGNUS FEUX; descendait du patrice Philagrius, p. 462; son éloge; exerce sa charge de préfet des Gaules en 458, 409; est nommé par Majorien consul ordinaire en 460, p. 463 ; après la mort de ce prince, il se retire à Narbonne qui était encore sous l'obéissance des Romains & y continue son séjour après l'occupation de cette ville par les Visigoths; y était encore lors du voyage de Sidoine Apollinaire, vers 464, 8t était mort en 470, lorsque celui-ci publia son poëme, p. 463.
MAGNUS, qui s'était apparemment retiré chez les Français durant les troubles qui suivirent la mort d'Alaric, avait eu ses biens saisis pendant son absence; Théodoric les lui fait restituer, pp. 55o, 55i .
MAGNUS FÉLIX ENNODE, qui devint évèque de
Pavie, est peut-être le fils de Camille, p. 465. MAGUELONNE, Magalona , ou Civitas Magalonensium, dans une île entourée d'un étang; ce pays était peut-être occupé par les Vmhranici, dont Pline fait mention, p. i5o; n'était pas ville épiscopale en 5o6, au moment du concile d'Agde, p. 03 I ; continue d'appartenir aux Visigoths après l'expédition de Théodebert, p. 572; prise par le roi Wamba sur les révoltés, p. 721 ; les Sarrasins soumettent son territoire, p. 780; y exercent la piraterie & infestent toute la côte;
cette ville est détruite de fond en comble par Charles Martel, parce qu'elle servait de place d'armes aux Sarrasins, p. 807; est gouvernée par le père de S. Benoît, abbé d'Aniane, qui était comte de cette ville & qui fut maintenu par Pépin, p. 822.
— Comté du royaume d'Aquitaine dont le diocèse faisait partie de la province ecclésiastique de Narbonne, p. 865.
— Comtes de Maguelonne; après s'être rendus héréditaires ils prennent le titre de comtes de Melgueil ou Mauguio, p. 890.
— Diocèse de Maguelonne; ses limites sont marquées dans la constitution du roi Wamba, p. 737; est traversé par Charles Martel allant assiéger Narbonne, p. 8o5; est compris dans la Septimanie lors du partage de 817, p. 953; appartient à Charles le Chauve, à la suite du partage fait entre les enfants c'e Louis le Débonnaire,p. 1048; fait partie, en 865, du marquisat de Gotbie, p. 1 1 02.
— Eglise de Maguelonne; son origine, p. 33i; son évêché dut être érigé à la demande des Visigoths, vers le sixième siècle, pour suppléer à celui de Toulouse, p. 671; au moment où la ville de Maguelonne est détruite par Charles Martel, l'évéque se retire à Substancion, p. 807.
MAHOMET, législateur des Arabes, p. 766.
MAHOMET, commissaire envoyé d'Afrique, dépossède Alcuta, gouverneur d'Espagne pour les Sarrasins, p. 791 .
Maires du palais; ils abusent de la minorité de Sigebert & de Clovis pour augmenter insensiblement les prérogatives & l'autorité de leur charge, p. 692.
Maison Cabrée, édifice romain construit à Nimes, p. 256.
S. MAIXENT, natif d'Agde, reçoit au baptême le nom i'Ail'jutor; pour se dérober aux yeux du monde, il change son nom en celui de Maixent, & est abbé du monastère où il s'était réfugié; maltraité par les soldats de Clovis; meurt le 26 juin 5i5, pp. 525, 535.
Saint-Maixest (Monastère de), en Poitou, fondé sous le règne des rois visigoths ariens, p. SzS.
S. MAJAN, confesseur; ses reliques sont transférées de l'oratoire de Lombez à l'abbaye de Villemagne,qui place son église sous son invocation,
MAJORIEN défend Tours contre les Visigoths, p. 429; oblige Avitus d'abdiquer l'empire, p. 457; est élu empereur le i''" avril 457, après un interrègne d'un an, p. 460; cherche à chasser les Vandales d'Afrique & attire à son parti les barbares riverains du Danube & du Tanaïs, p. 461 ; cherche à pacifier les Gaules; passe les Alpes au commencement de novembre & arrive à Lyon avant la fin de l'année, où Sidoine prononce son panégyrique, p. 462 ; veut faire une descente en Afrique; Genséric enlève tous ses vaisseaux de transport & rend son expédition impossible, p. 467; retourne dans les Gaules pour s'opposer aux courses des Alains, p. 467; Ricimer le dépouille de la pourpre à Tortone, le 2 août 461, & le fait mourir cinq jours après, p. 468.
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIERES
MALAGA, ville d'Espagne, prise par Leuvigilde sur les Grecs on Impériaux, p. 6o5.
MALDRAS, élu pour roi par une partie des Suèves d'Espagne, p. 459.
Mallast ou Montolieu, monastère compris dans les dix-neuf qui ne devaient que des prières pour l'empereur, pour sa famille & pour les besoins de l'Etat, p. 947; reçoit donation de deux villages voisins de l'abbaye, p. 97.5.
C. MALLIUS ou MANILIUS, consul, collègue de Cépioii dans le gouvernement de la Province romainej mésintelligence entre eux^ ils divisent leur gouvernement, pp. 1 86, 1 88 ; dut périr dans le combat où fut vaincue l'armée romaine, p. 188.
Mallutn pahlicum^ nom donné aux lieux où se tenaient les plaids ou grandes assemblées; les petits plaids ou audiences ordinaires pouvaient être tenus dans toutes sortes de lieux, excepté dans les églises & dans les vestibules; le comte était maître d'en fixer le jour, pourvu que ce ne fût pas un dimanche, p. 871.
S. MAMERT, évêque de Vienne, institue les rogations dans son diocèse, p. 491.
MAMERTIN, évêque de Toulouse, souscrit au concile d'Arles, p. 353.
MAMMON est envoyé par Théodoric dans les Gaules pour y remplacer Ibbas, occupé en Espagne,
Manancha , lieu situé à deux lieues d'Apt , où S. Castor aurait bâti un monastère, & qu'on croit être Manancuegno , p. 406.
MANCION, comte aquitain, tué dans un combat des troupes du duc Waïfre contre les Français, p. 836.
MANCION, évêque de Toulouse, p. 906.
Manichéens, nom donné aux priscillianistes par S. Philastre & par S. Augustin; il est probable que ce sont leurs erreurs qui ont donné naissance aux croyances des albigeois, p. 366.