Laroque, éditeur du Mercure de France, au même
Mon révérend Père, j'ai l'honneur de vous faire mon triste compliment sur la mort du R. P. Devic, que je ne crus pas voir pour la dernière fois le jour que je passai de sa chambre à la votre, pour y recevoir le second volume de l'Histoire de Languedoc. C'est ainsi qu'il plait au Seigneur de nous affliger & de nous avertir en la personne de nos amis. Je voudrois bien, mon révérend Père, mettre quelques lignes dans notre journal de ce mois-cy, au sujet de cet illustre défunt. Je vous supplie de vouloir bien m'en fournir la matière. Je dois cela à sa mémoire & à l'amitié dont il m'honoroit.
Je fus obligé de déposer dernièrement votre second volume entre les mains du R. P. de Montfaucon pour vous le remettre. A la fin de mon Extrait sera la médaille que MM. des Etats ont fait fraper sur le même sujet; je la fais graver actuellement.
Je suis avec beaucoup d'attachement & de respect, mon révérend Père, votre très humble & très obéissant serviteur. — A Paris, le 27 janvier 1784. (Fonds de Languedoc, t. i85, fol. 182.)