Le même au même
A Montpellier, ce 8 may 1741. — Mon révérend Père, les raisons qui ont retardé l'impression du quatrième volume de notre histoire & qui empêchent qu'il ne puisse être distribué aux Etats prochains, ces raisons sont trop bonnes pour qu'il y ait rien à répliquer & M. l'archevêque de Narbonne à qui je les ai communiquées est très persuadé que vous apportez à cet ouvrage autant de diligence que d'exactitude. Il sera bon que vous mettiés également au fait M. l'archevêque de Toulouse, qui est député cette année & M. de la Fage, qui est très bien auprès de lui, pourra même y supléer. Au reste sur ce que j'ai marqué à M. l'archevêque de Narbonne que dans ce volume il sera question
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& des privilèges des Estats & de la suite de leurs assemblées, comme aussi de l'origine des subsides qui y sont en usage & de la manière de les lever, il m'a témoigné qu'il seroit à propos que nous eussions connoissance de tout ce qui a rapport à ces différens chefs, avant que le volume fut donné au public. Cette précaution m'a paru aussi très convenable, attendu qu'il s'agit d'une matière très délicate & très intéressante pour nous. Ce sera donc encore une nouvelle raison de différer de donner ce volume au public.
Je suis en peine de ce que vous me marqués sur votre santé; ménagés la, s'il vous plait & quelqu'empressement que nous ayons de voir paroître l'histoire de la Province, il sera toujours subordonné au désir de vous conserver. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 3i2-3i3.)
ii5. — M. de Montferrier au même.
A Montpellier, le i5' décembre 1741. — Je suis charmé, mon très révérend Père, d'aprendre par la letre que vous m'avés fait l'honneur de m'écrira le premier de ce mois la fin de l'impression du quatrième volume de l'Histoire. Je ne manqueray pas d'en informer M. l'archevêque, mais je compte qu'il attendra d'être à Paris pour arrêter les états de distribution. Cependant Vincens peut travailler aux relieures en suivant ce qui a été fait pour les autres volumes. Je vais chercher de mon côté les mémoires que je puis avoir à ce sujet, dont je vous feray part après en avoir conféré avec M. l'archevêque & M. de Joubert. Vous pouvés toujours envoyer les quatre exemplaires, suivant ce que vous êtes convenu avec M. de Narbonne. A l'égard du mien, ayés la bonté de le garder, parce que je le porteray à mon retour de Paris avec le troisième que je n'ay pas.
Me voilà dans le commencement des travaux des Etats qui ne me donnent guère du relâche. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 237-238.)