M. de Montfa à dom Vaissete
A Galliac, ce 28" novembre 1740. — Mon révérend Père & cher cousin, Madame de Rochegude que je vois quelquefois à Alby se porte fort bien; elle vous a donné un petit neveu qui est joli comme l'amour. Elle est d'une dévotion exemplaire & vivant avec Monsieur son espous d'une union la plus estroite qu'on puisse imaginer; ce qui ediffie tout le monde & particulièrement ceux qui avons l'honneur de luy appartenir. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 79-80.)
1 13. — M. de Joubert au même.
A Montpellier, le lo' avril 1741. — Je vous suis bien obligé, mon révérend Père, de votre exactitude à répondre à ma dernière lettre, mais j'ai été bien mortifié d'apprendre que l'impression du quatrième volume fut aussi retardée; il seroit extrêmement à souhaiter par toutes sortes de raisons qu'elle put être achevée avant le départ de MM'* les Députés & qu'ils pussent faire les présens à la Cour. Mais quand même on ne le pourroit pas, je crois qu'il seroit toujours nécesaire que la distribution de ce quatrième volume put être faite aux Etats, sauf à n'en donner aucun à Paris, jusqu'à ce que les présens fussent faits. On est extrêmement impatient dans la Province de voir ce quatrième volume & on ne l'est pas moins de voir le cinquième. Ainsi comme cet empressement du public concourt avec les intérêts de l'imprimeur pour accélérer ce grand ouvrage, je crois qu'il est très à propos d'en hatter l'impression. Je vous serai cependant obligé de me marquer jusqu'à quel tems conduit ce quatrième volume & quels sont les principaux événemens qui en font, le sujet. Lorsque les vignettes seront entièrement gravées, je vous prie d'en mettre à part six exemplaires des plus belles épreuves pour mon frère le Président & pour moi ou pour quelques uns de nos amis. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 3io.)