‹ Histoire générale de Paris; collection de documents; fondée avec l'approbation de l'Empereur et publiée sous les auspices du Conseil municiapl. IntroductionChapitre 22 sur 34 · LETTRE DE L'EVEQUE DE CALLINIQUE A MESSIEURS DE LA VILLE · texte numérisé non relu

LETTRE DE L'EVEQUE DE CALLINIQUE A MESSIEURS DE LA VILLE

Messieurs,

L'illustre fondateur de votre bibliothèque a bien senti que la sienne seroit d'une extrême utilité dans un quartier de Paris, vaste, isolé pour ainsi dire et éloigné de tous secours pour le progrès des sciences et des lettres : il l'a donnée à la Ville; vues patriotiques et dignes d'un magistrat éclairé sur le bien pubhc ! Touché d'un si généreux exemple, j'ai pris la liberté d'offrir la mienne à Messieurs vos prédécesseurs, qui ont bien voulu f accepter. Peu nombreuse, je l'ai augmentée par moi-même; mais, obligé de renoncer à Paris,

' H s'agit du ministère du baron de Breteuil et de la prévôté de Louis Le Pcletier.

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j'ai prié M. Ameilhon depuis trois ans de vouloir bien prendre les soins et les peines que demandent les acquisitions qu'il fait avec un goût merveilleux et avec des connoissances en tout genre bien supérieures aux miennes. Puis je mieux donner ma confiance qu'à celui que vous avez jugé digne de la vôtre? Vous voyez par là. Messieurs, quel plaisir je trouve à orner une bibliothèque si utile et si intéressante de bons ouvrages. Il ne raanquoil à ma satisfaclion que d'apprendre par vous-mêmes que vous voulez bien leur accorder voire agrément et votre suffrage. L'un et l'autre m'étoient assez honorables, sans y joindre un présent qui, de votre part, ne peut m'être que très-flatleur. Je le reçois avec la plus vive reconnoissance et je vous en fais mes très-humbles remerciements.

Je suis avec respect,

Messieurs,

Votre Irès-humble et très-obéissant serviteur. L'Ev. DE Callimqlk.

A Sens, ce 21 mars 1787.

M;TTRE du baron de BRETEUIL au PREVOT DES MARCHANDS.

Versailles, a a mars 1787.

J'ai mis, Monsieur, sous les yeux du Roi la délibération du Bureau de la Ville, du 9 de ce mois, concernant sa bibliothèque. Sa Majesté ayant reconnu que toutes les dispositions qu'elle contient sont très-judicieuses. Elle n'a trouvé aucune difficulté à les approuver. Je vous prie de vouloir bien en informer le Bureau de la Ville.

J'ai l'honneur d'être avec un sincère attachement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Le baron de Breteuil.

LA BIBLIOTHÈQUE DE LA VILLE DEVENUE BIBLIOTHÈQUE DE LA COM- MUNE DE PARIS. — DERNIERS ACTES D'AMEILHON. — ATTRIBUTION DE L'ANCIENNE BIBLIOTHÈQUE A L'INSTITUT. — FORMATION D'UNE NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE ET RÉORGANISATION DES TRAVAUX HISTORIQUES.

Installée dans l'ancien collège des Jésuites et ouverte au public le 16 juin 1773, la Bibliothèque de la Ville y demeura, sous la garde du bibliolhécairehistoriographe, jusqu'au 28 fructidor an v (5 septembre 1 797), époque où elle fut transférée au Louvre, pour être mise à la disposition de l'Institut. L'étroite solidarité qui a toujours uni la Bibliothèque aux éludes historiques nous détermine à donner ici en abrégé ou in extenso quelques-unes des pièces officielles où sont consignés les derniers actes qui ont trait à ces deux services.

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