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Établi par le roi au bailliage d'Auxois en Février

4. Parmi les lieutenants du bailli, il convient de rappeler les noms de Huguenin Fouchier, 1403, et de G. l'Abbé, en même temps receveur d'Auxois et conseiller du

Le prieuré de N.-D. de Semur, de l'Ordre de Saint-Benoît, fondé vers l'an 1011, par Robert, duc de Bourgogne, sous le Pontificat d'Alexandre II, le règne de Philippe P^' et Aganon, étant évêque d'Autun, était sous la dépendance de l'abbé de Flavigny. Son prieur était curé primitif et jouissait de plusieurs droits considérables dans la ville, dont il était seigneur la veille de la N.-D. d'Août (Assomption), fête du lieu. Il avait encore, en 1730, près de quatre mille livres de revenus, sur lesquels il payait les décimes (1).

Nous avons vu qu'Eudes III, duc de Bourgogne, avait cédé, en 1216, au prieur de Notre-Dame, son four banal, qui se trouvait alors près de l'église, vis-à-vis du cimetière. Or ce four, où les habitants venaient faire cuire leurs pâtons, ayant été brûlé en 1635, la veille de la Saint- Jean, le prieur prétendit être désormais quitte de son entretien. Mais la ville, qui ne l'entendait pas ainsi, le fit reconstruire au Donjon et obligea le prieur de le chauffer, par arrêt du Parlement, en date du 5 Février 1638, et suivant la transaction ci-dessous, passée le 5 Décembre 1364 entre le prieur, le maire et les échevins de Semur :

« Entre le prieur et Huguenin Enlard, par nom de procureur desdits maires et échevins de la commune de Semur, c'est à savoir, nous religieux par nos serments donnés pour ce sur le saint Évangile et sur le vœu de nos religions, mêmement sur l'expresse obligation de nous et de nos dits successeurs et des biens de nos dites églises présents et à venir; et moi, procureur des dits maire et échevins et de leurs successeurs et de tous les biens de la dite communauté présents et à venir. C'est à savoir que nos religieux, au nom et à cause de notre dite église, auront et tiendront nos fours, sans ce que

duc. Ce fut lui qui porta, en 1475, à Cliâtillon, brûlé par les Français, les instructions nécessaires pour conclure une trêve avec les officiers du roi. Citons encore Charles Bernard, seigneur de Fiée, le premier qui ait pris la qualification de lieutenant général ; bienfaiteur des Carmes, il fut inhumé dans leur couvent en 1488. Jean Courtier, de Flavigny, avocat du duc à vingt-cinq livres de gages; Guy Milletot, avocat du roi, fils de Joseph, lieutenant en la chancellerie et ennobli en 1G15 ; Reuillon et enfin Petit, qui fut le dernier avocat du roi au bailliage.

Au nombre des procureurs du duc, citons: Guillaume Cadial, auquel succéda Guillaume Bazin, en 1365; André d'Aiserey ; Simon Lebreton ; Jean de Genay, en 1337; Jacot de Lyon, 1399; Perrcnot Ancelot, 1405; Nicaise Suchon; J. Juillet, sous Henri IV; Petit, en 1789.

Enfin, parmi les gruers, chargés de la juridiction des eaux et forêts: Geotïroy de Blaisy, 1354; Claude de Toulongeon, chambellan du duc, 1467; et Michaud de Changy de Chissey, premier maître d'hôtel du duc de Bourgogne. — E. Nesle.

1. P. l'Abbé, tome I, page 192, Édit. : 1637. — P. Mabillon, T. IV, p. 212, Édit. : 1707.

aucun des habitanfs de la dite ville puisse cuire autre part en la dite ville pour quelque manière que ce soit, si ce n'est pour leur vivre un chacun des habitants en leur hôtel pourront faire four et faire cuire pain pour vendre, ni les uns des habitants pour les autres, pour louier pour fournage ou autrement sous les pénalités suivantes : l'habitant convaincu d'avoir fait cuire du pain par autrui ou pour vendre, ne pourra se servir de son four pendant six mois et paiera le fournage de tout ce qu'il aura cuit pour autre que pour lui. En cas de récidive, il sera privé de son four pendant un an et, en troisième contravention, il encourra la privation entière et la démolition de son four. Le cuisage est fixé au vingtième du pain (1) ».

Malgré cette injonction, le prieur ayant cessé de faire chauffer son four depuis la fête de Pâques 1701 jusqu'au mois de Janvier 1702, la ville s'adresse de nouveau au Parlement, qui le somma de se conformer à ses décisions, puis autorisa la ville, en cas de refus, de le faire chauffer d'office à ses frais et de prendre le bois nécessaire dans ses propriétés. La Chambre amodia le dit four moyennant 270 livres par an, à son profit, et ce pendant deux ans, se réservant le droit que devraient payer les boulangers pour pouvoir cuire chez eux. L'adjudicataire devait supporter les frais d'abatage et de transport des bois qui lui étaient concédés, chauffer son four tous les jours, à l'exceptiondes dimanches et grandes fêtes, et deux fois par jour les mardis, jeudis et samedis. Enfin, il devait fournir la braise aux prisonniers, comme de coutume, moyennant 15 livres par an.

Dans la même église était le mépart, ou Société de treize prêtres séculiers, y compris le vicaire perpétuel, tous unis au Prieuré par transaction passée le 17 Janvier 1540, entre le sieur de Gorbary, prieur, et les curé et chapelains de la ville. De par le Concordat du 4 novembre 1724, le prieur et les mépartistes résolurent de ne plus admettre personne au mépart, si bien qu'en 1729 il n'y avait plus à Seniur que 9 mépartistes : les sieurs Moreau, Joly, Mouchot, Guenyot, Potier, Arcelin, Seguin, l'abbé Varenne, curé et vicaire perpétuel, et enfin le prieur chef du mépart, et déclaré tel par les arrêts de Février et Mars 1664.

Le revenu du mépart consistait seulement en dix ou onze cents livres partagées entre le prieur et les mépartistes qui ne

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