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Registre des délibérations

A. Registre des délibérations.

grammaire », l'allocation accordée aux Pères fut élevée à 1,200 livres par an. Quinze ans plus tard, en 1786, le R. P. provincial, sur la demande de la Chambre de ville, apporta quelques modifications au règlement et obtint de cette assemblée que la rétribution scholaire fut fixée à douze sols par mois, au lieu de cinq qu elle avait été jusqu'à ce jour.

Les choses en étaient là lorsqu'éclata la Révolution. Alors, en exécution du décret de l'Assemblée nationale du 2 Novembre 1789, les biens des RR. PP. Carmes furent déclarés biens nationaux et leur couvent fermé, ainsi que le collège.

Néanmoins, le Directoire ordonna «l'exécution du traité fait entre la ville et l'Ordre des Carmes en 1652, jusqu'à la preuve d'abus juridiquement constatée » (1).

Malgré cet arrêt, tout en leur faveur, les Carmes cessèrent de s'occuper du collège, dont la direction, d'abord confiée à M. Bulliot, fut ensuite remise entre les mains de M. Demaujouin. Le budget du collège s'élevait alors à 1,200 livres, y compris le traitement du princi}3al et des professeurs.

En 1792, le Directoire prévint la municipalité de Semur qu'il allait être procédé, par ordre, à l'amodiation « de la maison nationale des ci-de\'ant Carmes». Celle-ci s'empressa alors de chercher un nouveau local et loua, au nom de la ville, la maison des « ci-devant capucins », laquelle lui fut adjugée moyennant deux cent cinquante livres par an.

(( La ville, dit le 26^ registre des délibérations, y transféra immédiatement le collège et y tint ses Assemblées de ville; la Société patriotique s'installa dans l'ancien réfectoire ainsi que dans l'église, et le juge de paix y vint demeurer et tenir ses audiences publiques. »

Malheureusement pour la paix publique et pour le collège, apparut, en Juillet 1792, la sinistre loi des suspects. Le principal du collège, le citoj^en Demaujouin, prévenu comme tel, fut suspendu de ses fonctions, et le collège fermé, sous prétexte que les professeurs n'étaient pas à la hauteur de leur tâche. Cette situation désastreuse se prolongea jusqu'au mois d'Octobre de la même année, époque où le Conseil général comprit enfin « qu'il était très important que les jeunes gens de la ville ne manquassent pas d'instruction », et délibéra que le collège de Semur « reprendrait son service ». On nomma donc sans plus tarder trois professeurs : iin de grammaire, au traite-

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