‹ Histoire générale de Semur-en-AuxoisChapitre 7 sur 93 · Lex Burgundionum · texte numérisé non relu

Lex Burgundionum

2. Vignerius. — Chronicon rerum Durgundionum. — D. Plancher. — Mille. — Mis de Tyard.

3. In nomine sanctœ et individu.ie Trinitatis, Bozo gratiâ Dei Rex, . . . Quoniam Adalgarius venerabilis Aduoruni episcopus ad nostrœ sublimitatis accedens mansuetudinem deprecatus est... Statuimus ergo confirmantes et confirmando decernimus ut omnia praecepta quie jam dictœ ecclesiœ ab antecessoribus nostris regibus videlicet et imperatoribus facta sunt omnibus temporibus maneant inconcussa et tam ex abbatià Fiaviniaco quam ex villà Beliniaco, nec non ex villà Lucenaco, seu et ex villâ Tiliniaco quam etiam et ex aliis rébus omnibus ejusdem ecclesia), praecepta et auctoritates maneant inconvulsœ; montem quoque qui vocatur Semmurus cum ecclesià quœ supra est et duobus molendinis, jam dictoe ecclesiœ suoque prœsuli Adalgario œternaliter delegamus et delegantes concedimus... Datum YI J dus Novembris indictione XII. Anno primo Domini Bozonis gloriosissimi régis. Actum Lugduni civitatis in Dei nomine féliciter. Amen. — D. Plancher (Preuves de l'histoire générale et particulière du duché de Bourgogne).

elles furent confirmées d'abord par Carloman (1), puis, quelques années plus tard, par le roi Eudes (2-3).

En 888, lors de l'invasion des Normands en France, Manassès I étant comte de l'Auxois (4), les moines de l'abbaye de Moutiers-Saint-Jean, qui craignaient que leur abbaye ne fût pillée, comme venait de l'être celle de Bèze, transportèrent le corps de Saint-Jean de Réôme au château de Semur où, faute de toit convenable, on l'abrita sous une tente (5).

Gosbert, qui était alors gouverneur de Semur, recouvra, dit-on, la santé en priant près des reliques de ce saint.

Depuis la translation de Saint-Jean de Réôme jusqu'à l'époque de la fondation de l'église Notre-Dame, en 1060, on ne trouve rien dans l'histoire se rapportant à la ville, si ce n'est qu'elle était alors divisée en trois parties : le château, le bourg et le faubourg, et comprenait trois classes bien distinctes d'individus : les riches, qui étaient en même temps les maîtres, les hommes libres et la classe inférieure. Un « defensor », dont les fonctions équivalaient à celles qui échurent plus tard aux échevins, était à la tête de l'administration et y resta jusqu'au jour où les riches (optimales) furent renversés. Dès lors, l'administration de la ville passa entre les mains des mieux-advisés et des mieux-clercs, c'est-à-dire du clergé. Le pouvoir devint donc sacerdotal, et c'est ce qui explique pourquoi, dans la

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