‹ Histoire générale de Semur-en-AuxoisChapitre 6 sur 93 · A. Massicot. — Le Temps jadis à Semur · texte numérisé non relu

A. Massicot. — Le Temps jadis à Semur

3. On appelait alors avoué « advocatus » le protecteur d'une église ou d'une abbaye. Il veillait au bien public et était le défenseur des causes et intérêts des monastères. On en rapporte l'origine à l'an 423, et ce sont ces mêmes fonctions qu'ont rempli, dans la suite, les vidâmes., les proviseurs., les fabriciens et les marguilliers.

4. Actum sine muro Castro, die Kal. Febr. XV, et scriptum per manum Haldofredi notarii, suadente et deprecante eodem venerabili abbate Wildrado,immo sigillante per illustri viro Almasindone sigillo regio, anno Verbi incarnati DCVI, Domini vero régis Theodorici primo, adstante nobili, et firmante vulgari populo, una cum defensore Gerefrido clarissimo viro. — Titre de fondation de l'abbaye de Flavigny. An de J.-C. 606).

Ce qui contribua surtout à l'agrandissement de Semui% dit L. Bocquin, c'est l'hospitalité, cet usage si solennel, si vénéré dans l'antiquité, et dont le Code des Burgondes a fait une loi si expresse; voici ce qu'elle porte : « Quiconque refusera son toit et son foyer à un étranger qui surviendra, paiera trois sous d'or d'amende ; il en paiera six si cet étranger est convive du roi. Le Burgonde, qui au lieu de donner l'hospitalité sous son toit, aura indiqué la maison d'un romain, paiera trois sous à ce romain et trois sous d'amende.

Le colon du roi qui n'aurait pas voulu recevoir l'étranger sera puni par le fouet... (1) ».

Au ix^ siècle, la force numérique de Semur s'accrut encore. A cette époque, en effet, Bozon, comte d'Autun, devenu successivement vice-roi d'Italie, puis comte de Provence, et qui, grâce à l'ambition de sa femme Hermengarde, parvint à se faire nommer roi de Bourgogne au Concile de Mentale (2), confirma d'abord les droits de l'évêché d'Autun par une charte du vi^ des Ides de Novembre 879, puis accorda à Adalgaire, son évêque, l'abbaye de Flavigny, les terres de Beligny, de Lucenay et de Tillenay, la montagne de Semur et les deux moulins qui en dépendaient (3).

Bozon ne tarda pas à être dépossédé par son frère Richard, qui lui succéda au comté d'Autun et au duché de Bourgogne, puis par Louis III et Carloman, fils de Louis-le-Bègue, qui lui reprirent Mâcon, Lyon, Vienne et une partie de la Bourgogne (882-888). Cette circonstance n'apporta toutefois aucun changement dans les donations faites à l'évêché d'Autun, car

Page 1