‹ Histoire générale des Arabes (volume 2)Chapitre 28 sur 32 · XXV. Sabbah, de 440 à · texte numérisé non relu

XXV. Sabbah, de 440 à

. XXVI. AmrDzou-Kifan, vers Vice-rois abyssins : Aryat, 460. v. 525; Abrahah-el-As-

; chram, v. 537; Yacsoum

XX VII. Hassan, de 460 à 478. de LA 570 :

XX VIII. Laknia Tanouf Dzou Masrouk, frère d’Yacsoum,

Chenatir, de 478 à 490. v. 572; Madi-Carib, prince XXIX. Dzou-Novas, de 490 à hémyarite, règne v. 575, 595. comme vassal des souve-

rains de la Perse qui jus- XXX. Als Dzou Djadan, vers qu’en 606 envoient des vice- 925. rois dans l’Vémen.

Les érudits ont encore un grand nombre de dissertations à écrire sur cette liste présumée des princes de Yémen ; le dernier travail de M. Caussin de Perceval soulève bien des objections. — Voyez Silvestre de Sacy, Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XLVIII et L ; les opuscules de M. Fresnel, Nowairi, Hist. imp. vet. Yoct., et Jomard, Études sur l'Arabie, p. 107.

Norte 15, page 31. — Jomard, Études historiques et géographiques sur l'Arabie. — Voir aussi la notice que nous avons donnée de cet ouvrage et notre Traité du Calendrier arabe (Manuel de chronologie universelle), t. II, p. 340.

NoTE 16, page 42. — Caussin de Perceval, d’après le Sirat-Erraçoul, Vie du Prophète. |

Norte 17, page 45. — Eichhorn, De antiquis historiæ Arabum monumentis, p. 9 et 15 ; Assemani, Saggio suW origine degli Arabi, p. 45; le Camous, au mot Ocazh, Nowairi ap. Rasmussen, Hist. prœæc. ar. reg., p. 76 ; Kitabal-agani, t. IV, p. 255; le Merraçid-el-itülà, cité par M. Caussin de Perceval, t. I, p. 296, et l'Histoire des Arabes avant Mahomet, de M. Ruehle de Lilienernts, Berlin,

NoTE 18, page 46. — On appelait aussi ces poèmes moudhahhabât, Poèmes dorés. (Pococke, p. 164; Caussm de - Perceval, t. Ier, p. 297.)

NoTE 19, page 49. — Notices et extraits des manuscrits, t. IT, p. 367; Cantemir, Histoire de l’Empire ottoman, t. Il, p. 404.

NoTE 20, page 56. — Les principaux ouvrages à consulter pour la biographie de Mahomet sont : 1° la Vie de Mahomet, extraite d’Aboulfeda, publiée par Gagnier, à Oxford, en 1793, in-fol., et sous un autre format à Amsterdam, 1732, 2 vol.; 2 Abulfedæ annales Moslemici, traduction de J. Reiske, publiée par Adler, 1789-1794 ; la Vie de Mahomet, d’Aboulfeda, a été donnée en anglais par M. Murray, et en français par M. Desvergers ; 30 la Vie de Mahomet, par Prideaux, 1697, in-8°; 4° la Vie de Mahomet, avec des réflexions sur la religion mahométane, par Boulainvilliers, Londres, 1730, panégyrique souvent inexact; 5° Histoire de la vie de Mahomet législateur de l'Arabie, par Turpin, 1773, in-12, ouvrage peu recherché ; 6° l'Histoire universelle traduite de l'anglais, t. XLE, in-8°, critique quelquefois injuste ; 70 Sale, Introduction de la traduction anglaise du Coran, 1751, et du Ryer, sieur de la Garde Malezair, en tête de la traduction de lAlcoran de Mahomet, Paris 1649, Amsterdam 1775 ; 8 Maracci (Mahometis auctoris Alcorani vitæ rerumque gestarum synopsis), dans son Prodromus ad refutationem Alcorani, Rome, 1698, in-fol., etc. ; 9 Ockley, The history of the Saracens, chap. 1 ; 100 la Notice publiée par MM. Audiffret et Silvestre de Sacy, dans la Biographie universelle de Michaud, etc.; 11° Caussin de Perceval, déjà cité, etc.; 190 Mills, Histoire du mahométisme, en anglais ; 13° G. Weil, Mohammed der Prophet, etc., Stuttgard, 1843 ; 440 Washinghton Irvings, Life of Mahomet, New-York, 1850.

— Lisez l’article de M. Renan sur Mahomet ; la dissertation de M. Bosworth Smith (Mohammed and mohammedanism, lecture delivered at the royal institution of Great Britain, 1874), en réponse au R. D. Arnold, qui traite l’œuvre de Mahomet d’imposture criminelle. On peut opposer à la Vie de l’imposteur Mahomet (Paris, 1699) la Certitude des preuves du mahométisme, par Ali-Gier-ber, Londres, 1780, etc. — M. Delaporte vient de publier (1874) une Vie de Mahomet.

Note 21 (1), page 80. — Erpenius, Golius, Pococke, Zechendorf, Clenardus, Ravius, P. Fulferus et Danzius, ont donné quelques parties du Coran. (C. Mills, traduction française, p. 207.) La première édition de l’ouvrage entier en arabe fut publiée in-4°, à Hambourg, en 1694, par les soins de Hinckelmann, Reinesii historia Alcorani, sect. 8, 9, 10, Lipsiæ,1721. La plus célèbre est celle de Saint-Pétersbourg, imprimée en 1787, aux frais de Catherine IT, par Molla Osman Ismaïl, reproduite en 1790, 1793, 1796, 1798 à Saint- Pétersbourg, et à Kasan en 1803, 1809, 1817, 1819, 1821, 1832 et 1843 ; l'édition de Flügel (Lipsiæ, 1834 et 1858), celle de Redslob (Lipsiæ, 1870), sont particulièrement recherchées. Les versions du Coran en persan et en turc sont peu nombreuses. Il en existe aussi dans les dialectes javanais et malais ; ces traductions sont interlinéaires, bien que postérieures au khalife Walid, qui avait décrété que la langue arabe serait celle de tous les musulmans. Bibliander publia une traduction latine du Coran, en 1543, à la demande de Pierre, abbé de Cluni. Arrivabene le traduisit en italien (1547). En 1606 et 1641 parut l'ouvrage de Salomon Sweiggers, et André Du Ryer publia pour la première fois, à Paris, en 1649, une

(1) Cette notes’applique au mot Coran, placé en tête de la page 80. G; D.

version française du livre de Mahomet. La traduction latine de Louis Maracci (Padoue, 1698) fit oublier les essais qui l'avaient précédée, et partage encore aujourd’hui, avec le beau travail de Sale : The Koran translated into english (London, 1734), l'approbation des orientalistes de tous les pays. Savary a donné, en 1783, une traduction française du Coran, avec un abrégé de la vie de Mahomet, qui jouit d’une certaine estime; la plus récente est celle de M. Kazimirski (Paris, 1840). Nous parlerons ailleurs des commentaires du Coran. On peut encore citer les écrits distingués de Rh. Arnold, 1746 ; OI. Domay, 1754 ; K.-E. Boysen, 1773 ; C.-W. Augusti, 1798 ; F.-G. Walh, 1898 ; L. Ullmann, 1840 ; E.-W. Lane, 1844, etc. Voyez aussi M. Garcin de Tassy : Sur un chapitre inconnu du Coran (Journal asiatique, mai 1849) ; De la religion musulmane dans l'Inde, Paris, 1831 ; Exposition de la foi musulmane, etc. Ce dernier ouvrage vient d’être réimprimé (1875).

L’appréciation du Coran par M. Oelsner (Des effets de la religion de Mahomet pendant les trois premiers siècles de sa fondation, sur l'esprit, les mœurs et le gouvernement des peuples chez lesquels cette religion s’est établie, mémoire couronné par l’Institut en 1809) est faite avec un remarquable esprit d’impartialité. On peut aussi consulter : Herder, Philosophie de l’histoire ; de Pastoret, Zoroastre, Confucius et Mahomet ; Montesquieu, Esprit des Lois ; Michelin, Commentaires sur la loi mosaique ; l'ouvrage du chevalier d’Ohsson; Forster, Mahometism unweiled; Weil, Histor. kristiche Einleitung in den Koran, Bielefeld, 1844. Voyez aussi : Reland, De religione muhammedica ; La religion des mahométans, tirée du latin de M. Reland, et augmentée d’une Confession de foi musulmane, La Haye, 1721 ; Cotta, Exercit. de rel. muh.; Pococke, Spec. hist. Arab.; Hottinger, Hist. Orient.: de futo muh. diss. hist. critica, Lipsie, 4750, etc.; Pitt, Exposé de la, religion de Ma-

homel; la dissertation de M. Jones sur les Arabes; Mills, etc.

NoTE 22, page 81. — Voyez notre Traité du Calendrier arabe (Manuel de chronologie universelle, t. IT, p. 340). — Mahomet avait ordonné que chaque année serait distinguée par un des événements les plus importants qui aurait signalé son cours. La première, celle de l’hégire ou fuite, fut d’abord nommée lPannée du pardon ; la seconde, l’année de l’appel aux armes, et il en fut de même des quinze années suivantes. : Mais sous le khalifat d'Omar (635), l'assemblée des principaux compagnons de Mahomet décida qu’on adopterait l’hégire comme point de départ unique, et on la fit coïncider avec le 4% moharrem qui répondait, selon la conjonction moyenne, à la cinquième férie, c’est-à-dire au jeudi 45 juillet, 622 de J.-C. — Les anciens Arabes se servaient de l’année lunaire de 354 jours 8 heures 48 secondes, diviséé en douze mois de trente et de vingt-neuf jours. Pour la faire concorder avec l’année solaire des Grecs et des Syriens, ils ajoutaient un mois tous les trois ans. Cette intercalation était appelée naci, retard, et quoiqu’elle ne fût pas parfaitement exacte, elle suffisait pour maintenir une sorte dé corrélation entre les dénominations des mois et des saisons, Mahomet supprima le naci, et imposa aux Arabes l’année lunaire vague, en conservant néanmoins les noms dés mois qui ne se rapportèrent plus aux saisons. — Les douze mois arabes sont : moharrem (mois sacré), safar (mois du départ), rebi 4er (premier mois du printemps), rebi 2 (deuxième mois du printemps), djoumada 1 (premier mois de la sécheresse), djoumada 2 (deuxième mois de la sécheresse), redjeb (respecté), schaban (pousse des arbres), ramadhan (grandé chaleur), schoual {mois de l’accouplement), dzoulcadeh (mois de la trève), dzoulliedjeh (mois du pèlerinage). On a remarqué avec raison que safar signifiait vide et non départ; mais les scoliastes

arabes expliquent que les Arabes laissaient leurs maisons désertes ou vides en partant pour la guerre sainte, Le mot schoual présente aussi quelques difficultés d'interprétation qui n'ont pas été résolues. — Les Arabes d'Afrique ont substitué les noms d’aschour, de schaï-al-aschour, de mouloud et de schaï-al-mouloud à ceux de moharrem, de safar, de rebi 4tr et de rebi 2. Aschour (le dixième) et mouloud (la naissance du Prophète) sont des jours de fête qui tombent le 10 moharrem et le 11 rebi 1. — Les trois derniers mois, schoual, dzoulcadeh et dzoulhedjeh, sont remplacés par schahar-afthour (cessation du jeûne), bou’l-djelaib (mois du colportage) et al-aïd-al-kebir (la grande fête). Ces modifications s'expliquent par la célébration de certaines solennités du calendrier africain. Nous avons donné ailleurs (Manuel de chronologie universelle, t. II, p.345) l'indication de ces diverses fêtes et des années bissextiles de l’hégire, avec des tables de concordance entre cette ère et celle de Jésus-Christ.

Nore 93, page 81. — Les caractères coufiques se rapprochent beaucoup du syriaque ; usités pendant les trois premiers siècles de l’hégire, ils furent remplacés en Orient par le caractère neskhi, quin’acquit sa forme définitive qu’au temps de Mostasem, dernier khalife abbasside ; ils continuèrent d’être employés en Afrique et appliqués aux inscriptions sur pierre et sur métal. |

Note 24, page 122. — Nous nous sommes conformé à l'usage, en écrivant Mahomet et non Mohammed, et si nous avons rétabli l’orthographe du mot khalife, nous n’avons fait ue consacrer une rectification généralement admise. L’Académie française semble, il est vrai, dans son Dictionnaire, rester fidèle au mot Galife ; mais elle est reniée par son secrétaire perpétuel lui-même qui, dans une récente publication (Introduction à l'ouvrage de Montesquieu : Grandeur et

décadence des Romains, Paris, Ducrocq, 1851), remplace le c par un k et prend, d’après je ne sais quelle autorité, le mot kalife comme moyen terme. L'initiative de Villemain n’est pas heureuse, car il représente la même lettre par un Æ dans kalife, et un peu plus loin par kh. L’illustre rhéteur citant le célèbre biographe Hadji-Khalfa, qui florissait au XVILe siècle et non pas au XIe, comme il le dit, et dont l’ouvrage a été publié par M. Flügel en sept volumes, estropie son nom et l'appelle Hadgi-Khaffa ; 11 parle des traductions . arabes d’Aristote, et oublie, ou paraît ignorer, que Jourdain a traité ce sujet avec une rare érudition ; du reste il n’est pas le seul qui donne prise à la critique sur le terrain de l’orientalisme, et nous avons déjà eu l’occasion de faire observer aux éditeurs des Œuvres de Laplace, publiées sous les auspices du gouvernement, que le nom de l’astronome AI-Nehavendi (le Néhavendien, de la ville de Néhavend) ne doit pas s’écrire Alne-Vahendi.

Aujourd’hui que la possession de l'Algérie nous met continuellement en contact avec les Arabes, il n’est plus permis de défigurer, comme on le fait si souvent, les mots que nous leur empruntons, et la connaissance de leur alphabet entrera bientôt, nous n’en doutons pas, dans les conditions d’une bonne éducation; mais, il faut l'avouer, ce ne sera pas chose facile que de régulariser certaines expressions qui ont pris droit de cité dans les livres modernes. Quand on réfléchit que les orientalistes n’ont jamais été d’accord entre eux sur la valeur réelle des lettres arabes, et qu'il suffit du déplacement d’un point diacritique pour produire les plus singulières transformations, on peut se faire une idée des combinaisons bizarres auxquelles l'esprit de système ou une lecture imexacte a plus d’une fois donné naissance. C’est ainsi qu’Abderrhaman, dont nous avons fait Abderame, est devenu Gabdorrhachaman dans l'Histoire mahométane d'Elmacin, traduite par P. Vattier; Moawiah, Mégavie; Abdelaziz,

Gabdolquezige ; que du médecin Bakstishua on a fait Taktisou, etc.

Je crois que le meilleur parti serait de prendre pour base d’une classification commune la Grammaire arabe de Silvestre de Sacy, qui fait loi dans toute l’Europe; le plus grave reproche qu’on puisse adresser à l’illustre philologue, c’est d’avoir indiqué une seule et même lettre pour représenter le kaf et le kef; il en résulte qu’il écrit également al-kalb, le cœur, et al-kalb, le chien, quoiqu’en arabe l’initiale des deux mots soit différente. Plusieurs savants, et parmi eux Jomard, ont proposé d'adopter le q pour le kaf ; mais fera-t-on accepter par un lecteur français les mots : goran, qahtân, qoreisch ? - Il serait peut-être préférable d'exprimer le kaf par un c devant les voyelles &, 0, u, comme dans calb, coran, cush, etc., et par un k# avec une apostrophe (47) devant les voyelles e et à. On distinguerait le hé et le ha par h et }, le schin et le sad par s ets’, en supprimant le €, l’ain par a’ ou 0’. De cette manière, on pourrait reconstruire aisément les noms arabes, si fréquemment altérés par les transcriptions les plus disparates. Mais il faudrait que ce système fût approuvé de tous les orientalistes et généralement suivi. Jusqu’à ce qu’une résolution unanime soit prise à cet égard, nous sommes obligé de reproduire l’orthographe de chacun des auteurs que nous avons à citer : Mahomet pour le fils d'Abdallah, Mohammed pour le pacha d'Égypte, Muhamad pour les khalifes ommiades d’Espagne, etc., Iousef, Yousouf, Yusef, pour Yousef ou Joseph, Isaac et Ishak, etc. En l'absence de toute règle, il faut bien respecter l’usage, maintes fois plus puissant que la raison.

Nore 25, page 12#. — Ockley’s, History of the Saracens, pol Mentelle, Anecdotes arabes, etc.

Norte 926, page 145. — La conquête de la Syrie est très-

diversement racontée par les écrivains grecs ou arabes, et l’on aura encore bien des questions à résoudre avant d'arriver à des résultats positifs et satisfaisants sur l’ensemble des opérations militaires des musulmans. Nous avons suivi le récit d'Ockley (p. 253 et suiv.), qui est généralement adopté. M. Caussin de Perceval a fait ressortir (t. III, p. 421-518) les contradictions des auteurs, sans toutefois éclaircir suffisamment le sujet qu’il avait à traiter. Ce n’est que par une comparaison attentive des historiens arabes entre eux et des chroniqueurs grecs qu'on peut jeter quelque jour sur cette période encore fort obscure, et, à cet égard, il faudrait faire un appel à l’érudition et au zèle des jeunes orientalistes.

NorTe 27, page 148. — Du feu grégeois, des feux de guerre et des origines de la poudre à canon, d’après MM. Reinaud et Favé, Histoire de l'artillerie, 1845, t. I, p. 89-97, 901 et 241. M. de Humboldt, dans son Cosmos (t. IT, p. 269 et 536), ne discute pas les questions soulevées dans ces derniers temps. — Voyez aussi M. Quatremère, p. 65, sur le feu grégeois (Journal asiatique, 1850, t. XV, D 70

Note 28, page 155. — Aboul-Farage, Hist. dynast., p. 419, 114, 170, 185; Voyage de Norden, t. TI; Notes et éclaircissements de Langlès, p. 240 ; d'Herbelot, Biblioth. orient. ; Gibbon, t; X, p. 262; Heeren, Geschichte der studiums der classischen Litteratur, t. 1,p.44et 72; Abdallatif, Relation de l'Égypte, traduite par S. de Sacy, p. 240 ; Parthey, Der Alexandrinische Museum, p.106, et de Humboldt, Cosmos, t. IE, p. 262 et 529.

NoTE 29, page 156. — Cette question a été de nouveau soulevée, dans ces derniers temps, et avec tous les développeménts nécessaires, dans la Revue scientifique de li France

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 139 et de l'étranger, 19 juin 1875, n° 51, p. 1200 et suiv, — M. E. Leclerc (Annales de la Société d’émulation des Vosges, t. XIV, 1° cahier, p. 11) considère la réponse du khalife Omar comme authentique, et il ajoute : « Nous regrettons d’être en désaccord avec M. de Humboldt et avec M. Sédillot, l’homme qui de nos jours a porté le plus haut la valeur scientifique des Arabes. » Mais c’est de la bibliothèque d'Alexandrie qu’il s’agit, et il est certain qu’elle n’existait plus. Au reste, toutes les religions ont mis à l’index les livres des dissidents, et l’abbé Darras, dans son Histoire générale de l’Église, en citant certains passages des Actes des Apôtres, nous montre les premiers chrétiens fort peu tolérants à ‘cet égard. Plus tard, les iconoclastes détruisaient livres et images à Constantinople. Nous-mêmes, après la prise de Constantine, en 4837, nous brûlions, comme de vrais barbares, les manuscrits arabes trouvés dans la ville.

Nore 30, page 166. — Nous trouvons, sur les affaires de Perse, la même incertitude que pour les faits relatifs à la guerre de Syrie. M. Caussin de Perceval (t. ILE, p. 456, 465, etc.) a vainement essayé de soulever un coin du voile qui couvre encore cette obscure période.

Nore 31, page 180. — Hégiage a été jugé très-différemment par les historiens arabes. — Voyez Ockley, p. 841, 492 et suiv. — L'ouvrage d’Ockley s’arrête à la mort d’Abdelmalek, en l’année 702.

NorTE 32, page 184. — L'abbé Darras, Histoire générale : de l'Église, t. XVI, p. 624 et 625.

Notre 32 bis, page 198. A Consultez Viardot,. Essai sur les Arabes d'Espagne, t. TI; Almakkari, traduit par M. de Gayangos, t. Il, dans l’appendice, mort d'Abdelazis ; Mur-

. phy, History of the Mahommedan empire in Spain, etc., et plus loin, note 60 (1).

NoTE 33, page 215. — Les musulmans, qui considèrent Ali et ses descendants comme les légitimes successeurs de Mahomet, admettent une succession de douze imans (imams), dont le dernier existe encore et doit reparaître, avec le prophète Élie, au second avènement de Jésus-Christ. Ces douze imans sont :

AVAL \ . Hassan, fils ainé d'Al.

. Hossein, frère d'Hassan.

. Ali Zéinalabedin.

. Mohammed Baker, fils de Zéinalabedin.

. Djafar Sadik, fils de Mohammed Baker.

. Mousa-al-Khadem, fils de Djafar.

. Ali Rhida, fils de Mousa.

. Abou Djafar Mohammed, fils d’Ali Ridha.

. Ali Askeri, fils d'Abou Djafar.

. Hassan Askeri, fils d'Ali Askeri.

42. Mohammed, surnommé Mahadi ou le directeur dont on attend la réapparition. — Voyez ces différents noms dans . la Bibliothèque orientale de d’Herbelot. Ebn-al-Sabbagh a écrit la biographie des douze imans. Le titre d’imam, qui signifie celui qui est à la tête de l’assemblée dans les mosquées (antistes), était porté en général par les khalifes ; on le

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voit également attribué à certains auteurs qui ont excellé par leurs doctrines, etc. Les Ismaéliens ne reconnaissent que sept imans.

(1) Cette note porte dans le texte, p. 198, le n° 32; nous lui donnons ici le n° 32 bis, afin de ne pas être obligé de changer le numérotage des autres notes, Je texte se trouvant tiré quand nous avons été chargé de revoir les épreuves laissées par notre ami. G. D.

NoTE 34, page 235. — Le petit traité des Monnaies musulmanes, de Makrizi, publié par Silvestre de Sacy, en 1797, et l’ouvrage d’'Ed. Bernard, intitulé : De ponderibus et mensuris, Oxoniæ, 1688, donnent des détails intéressants sur la numismatique arabe.

Le khalife ommïade Abdelmalek fit frapper les premières monnaies musulmanes ; jusque-là, on s'était servi des pièces d'or et d'argent de Constantinople et de Ctésiphon, où l’on s’était contenté d’en reproduire le type en y ajoutant quelques lévendes arabes, telles que : Louange à Dieu, Mahomet apôtre de Dieu, il n’y a point d'autre Dieu que Dieu, Dieu est grand, ou les noms d’'Omar, d'Othman, etc. Makrizi affirme même que Moaviah s'était fait représenter ceint d’une épée sur quelques rares empreintes, mais cette assertion a été contestée. |

Abdelmalek, à la suite d’une discussion avec l’empereur byzantin, résolut de proscrire les monnaies grecques, et chargea le juif Somai d’en frapper de nouvelles, en l’année 76 de l’hégire (695 de J.-C). |

C’est à partir de cette époque que commence véritablement l’histoire de la numismatique arabe.

On distingue en premier lieu le dinar ou denier d’or, le dirhem ou drachme d’argent, le danek, fols ou obole d’airain ou de cuivre.

Le dinar était égal au mithcal ; le poids de six dirhems était le même que celui de sept mithcal ; un dirhem pesait autant que six daneks: On peut voir, dans Ed. Bernard (p. 82 à 96, 101 à 110, 119 et 187), les diverses évaluations de ces monnaies qui variaient, selon le temps, de poids et de forme. On suppose que la valeur moyenne du dinar était de 12 à 13 francs, et celle du dirhem de 12 sous. De très-habiles numismates ont décrit avec soin, non seulement les monnaies des khalifes d'Orient et d'Occident, mais encore celles des

dynasties qui se sont élevées, en Afrique et en Asie, sur les ruines de l’empire arabe. On peut consulter à ce sujet l’excellent ouvrage de Marsden, intitulé : The oriental Coins, ete, Londres, 1893. — Clewberg (1755), Aurivilius (1775), Tychsen (1795), KFrœhn (1819), M. de Saulcy (1846), ete... se sont occupés des mêmes études ; nous-même, nous avons publié, en 1838, un Mémoire sur les monnaies des Timourides de la Transoxiane.

En 1124, les Francs battaient monnaie, à Saint-Jean-d’Acre, au nom du khalife fathimite Al-Amar. — M. Lavoix nous apprend, dans lOfficiel du 4 juillet 1875, que la monnaie arabe portait le nom de besant sarracenus, et la monnaie chrétienne de besant sarracenatus. Des rapports fréquents de commerce et d'échange avaient lieu entre les Arabes et les Frances. Des églises s’élevaient à côté des mosquées. Musulmans et chrétiens cultivaient en fort bonne intelligence les campagnes des environs,

NoTE 35, page 244. — Œlsner, déjà cité, Hammer Purgstall, Galerie biographique des souverains mahométans, etc,, en allemand, Leipsig, 1837.

Note 36, page 245. — Cest ainsi qu'Abdallah, oncle d’Almanzor, avait voulu s'emparer de la couronne d’Aboul- Abbas ; qu'Almahadi avait désigné pour son héritier Haroun, son second fils, au préjudice de l'aîné Alhadi, et qu’Alhadi ne put faire prévaloir les droits de son propre fils contre Haroun, son frère. À la mort de celui-ci, Amin et Almamoun se disputèrent le pouvoir, et l’on comprend ‘pourquoi ce dernier avait conçu l’idée de mettre fin à tous ces tiraillements en rendant le trône aux descendants légitimes de Mahomet,

Note 37, page 249. — Mirchondi, Historia Taheridarum historicis notis hucusque incognilorum Persiæ principum persice et latine, ed. Mitscherlich, Gott., 1814.

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 143 Norte 38, page 251. — Mirchondi, Historia Samanidarum, etc., ed. Wilken, Gott., 1808.

NoTE 39, page 253. — Abul Abbasi Ahmedis Tulonidarum primi vita et res gestæ, ed. Roorda, Lugd. Batav., 4825. — Dissertatio academica sistens historiam primi in Ægypto sultani Ahmed ben Tulon, ed. Jones Olsson, Lond., Goth., 1785 et 1787. — Sur le second des Thoulonides, dont la magnificence égalait celle des Abbassides, voyez l’article Khomaroniah, de la Bibliographie universelle, et notre mémoire sur les Instruments astronomiques des Arabes, 1845, in-4°, inséré dans le tome Ier des Mémoires des savants étrangers, publiés par l'académie des inscriptions et belleslettres, où nous donnons la description du cadran de la mosquée de Thouloun. |

Nore 40, page 255. — Marigny, Histoire des Arabes, — G. Weil, Geschichte der. Khalifen, Manheim, 1846-1851,

NorTe 41, page 256, — Voyez notre Manuel de chronologie universelle, t, T, p. 160. — Voici la succession des premiers Ischkidites ; Abou-Bekre Mohammed Ischkid, Aboul- Casem Abou-Lour Mahmoud, Aboul-Hassan Ali, Cafour et Aboul-Fouaris Ahmed. — D’Herbelot, articles Baridah, p. 199, et Radhi, p. 705.

Nore 42, page 257. — Mirchond, Geschichte der Sultane aus Geschlechite Bujeh, etc., ed. Fr. Vilken, Berlin, 1835. — : Erläuterung und Ergänzung einiger Stellen der von * Mirchond verfassten Geschichte des Stammes Binveih, ed. F. Erdmann, Casan, 1836. — Voyez aussi Umbreit, sur les émirs Al-Omrah, Gottingue, 1816 ; Défrémery, son mémoire sur ces émirs, 1849. | |

NoTe 43, page 203. — Sufismus sive Theosophia persarum, etc., ed. Tholuck, Berlin, 1821.

Norte 44, page 267. — Mirchondi, Historia Ghasnevidarum, ed. Wilken, Berlin, 1832.

Note 45, page 271. -— Mirchondi, Historia Seldschukidarum, ed. Vullers, Giessen, 1837.

NoTE 46, page 277. — Voyez nos Prolégomènes d’Oloug- Beg, le Bulletin de la Société de géographie, 1851, IV: série, t. Ier, p.163, et notre Lettre à M. de Humboldt, 1853, p. 98.

NoTE 47, page 286. — Vita et res gestæ Saladini, ed. Schultens, 1732. — Dr Leclerc, Documents sur l'incendie de la biblothèque d'Alexandrie.

NorE 48, page 291. — Histoire des Mongols depuis Tthinghiz Khan jusqu'à Timour Lenc, par G. d'Ohsson, 4824. — Ranking, Histor. Researches, etc., Londres, 18926. — Abulghasi Behadur Khan, Hist. Mongolorum, Casan, 4825. La traduction de cet ouvrage par Varennes, et celle de Messerschmidt (en allemand, Gottingue) ont été publiées en 1726 'et 1780.

NoTE 49, page 295. — Histoire des sultans Mamlouks de Makrizi, publiée par M. Quatremère. — Voyez aussi les diverses notices que nous avons données de cet ouvrage dans le Journal asiatique, et sur la deuxième branche des khalifes Abbassides (1261-1538) notre Manuel de chronologie universelle, t. Ier, p. 160.

NorE 50, page 296. — Voyez le tableau que nous avons tracé de l’état des sciences à cette époque dans notre Jntro-

duction aux prolégomènes d’Oloug-Beg ; notre notice sur la Géographie au moyen âge de Lelewel (Bulletin de la Société de géographie, 1851) ; M. Quatremère, Mémoires historiques sur la vie de Schah-Rokh, 1837, et Mémoire sur le goût des livres chez les Orientaux.

NoTE 91, page 299.— Ashbach, Geschichte Ommaijaden in Spanien, Francfort-sur-le-Mein, 1829.

Note 52, page 302. — Voyez, sur les rois aglabites, Casiri, t. IT, p. 191, d’après Ebn Alkhatibi. — Desvergers, Arabie, p. 387 et suiv. — Moura, Historia dos Soberanos mahometanos que reinarao na Mauritania. — Almakkari, t. IT, Appendix, p. 27, sur les Édrissites d’Espagne. — Histoire des rois de Mauritanie, composée par l’historien arabe Ebul- Hassan-Aly-ben-Abdallah-ben-Ebi-Zeraa, traduite de l'arabe avec des remarques par Fr. de Dombay (Agram, 1794, en allemand). C’est l’histoire des dynasties arabes d'Afrique depuis le milieu du VIII siècle jusqu’au commencement du XIVe. L'ouvrage arabe est connu sous le nom de Petit Karlas. — Voyez aussi Roudh El-Kartas, Histoire des souverains du Maghreb [Espagne et Maroc), et Annales de la ville de Fez, traduit de l’arabe par A. Beaumier, Paris, Imprimerie impériale, 1860. — Les Berbers. Étude sur la conquète de l'Afrique par les Arabes, par Henri Fournel, Paris, Impr. nat. t. Ier, 1875. — Historia Africana della divisione dell imperio degli Arabi, della monarchia de’ Mahometani difessa per l’Africa e per le Spagne, scritta dal dottor Geo. Battista Birago Avogadro, in Venetia.

Note 53, page 303. — Histoire de l'Afrique sous la dynastie des, Aglabites et de la Sicile sous la domination musulmane, traduite d'Ebn Khaldoun par N. Desvergers,

Norte 94, page 304. mn PE ed: de Gayangos, +. Ter, Appendix, p. 35.

NoTE 55, page 308. — L'histoire des Arabes en Sicile a été l’objet de nombreuses recherches. On sait quelle influence ils ont exercée, pendant plusieurs siècles, sur le mouvement des esprits en Italie, même après la conquête de Pile par les Normands : Roger [er encourageait par ses bienfaits le géosraphe Édrisi ; Frédéric II appelait à sa cour les fils d’Averroës. J.-B. Carusio a publié, au commencement du XVIIe siècle, de précieux détails sur les résultats fort peu connus de la domination musulmane (Bibliotheca historica regni Sicilice, etc., 1723). — Voyez aussi Iistoriæ saracenico-siculæ varia monumenta, 1720, dans le tome Ier, re partie, des Rerum italicarum scriptores de Muratort, etle livre de Ros. Gregorio, intitulé : Rerum arabicarum quæ ad historiam siculam spectant, 1790. Le Codice diplomatico sotto il governo degli Arabi, d’'Airoldi (in-4°, 1789-1792), a donné lieu à une controverse fort curieuse : Joseph Vella, né à Malte et chapelain de l’ordre, s’étant mis en relations, en 1782, avec l'ambassadeur du Maroc, Mohammed-ben-Othman, à Palerme, prétendit bientôt avoir reçu de ce ministre un manuscrit renfermant la correspondance entre les gouverneurs arabes de Sicile et les souverains de l'Afrique, un autre ouvrage qui en élait la suite et se rattachait à l’invasion normande en Sicile, et en dernier lieu une série de médailles qui devaient servir à résoudre plusieurs difficultés historiques d’un assez grand intérêt. Alphonse Airoldi, archevêque d’Héraclée, juge de la légation apostolique et de la monarchie de la Sicile, engagea Vella à publier la traduction de ces documents, et déjà, en 1789, six volumes avaient paru du Godice diplomatico, etc., lorsque des doutes s’élevèrent sur l'authenticité du texte original. Vella fit imprimer, en 1793, sous les auspices

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 447 du roi de Naples, la première partie de ce texte, avec une version italienne, sous le titre de Libro del consiglio in Egitto (Ketab divan Mesr); maïs un nouvel examen amena d’énergiques réclamations, et Vella, accusé d'imposture, fut condamné à quinze ans de prison, sans que la pitié lui tint aucun compte des incroyables efforts qu’il avait dû faire pour composer en italien et en arabe sa prétendue découverte. Le docteur Hager, en 1794; Silvestre de Sacy (Magasin encyclopédique, 5° année, vie partie, p. 330, et 6° année, {. V, p. 328); Gregorio, dans ses Lettres à Tychsen, 1794, ont contribué. à éclairer le public sur la valeur réelle du manuscrit de Vella. — On peut consulter aussi, sur l’histoire des Arabes en Sicile, lés extraits de Nowairi, publiés par Caussin ; Morso, Descrizione di Palermo antiquo, 1827; Lanza, Degli Arabi in Sicilia, 1832; Rampoldi, cité par Martorana, Not. hist. dei Saraceni Siciliani; Edrisi, et le Voyage en Sicile de Mohammed-ben-Djobair, sous le règne de Guillaume-le-Bon, par M. Amari, 1846, qui a publié un ouvrage spécial sur la domination des Arabes en Sicile, Storia dei musulmani di Sicilia, 1854-1869, 3 vol.

Norte 56, page 313. — Sur Miknasa, Hartmann, Africa, p. 174. — Voyez aussi notre Manuel de chronologie universelle, t. Ier, p.122 et 193 ; Gramaye, Africa illustrata, lib, x, 4622; l’A frique de Marmol ; Léon l’Africain ; M. Quatremère, Notice sur Becri, 1831 p.168; Walckenaer, Recherches géographiques sur l'intérieur de l'Afrique septentrionale, 1821.

Note 57, page 314. — Voyez, sur tes Obaïdites ou Fathiinites, Casiri, t. IT, p. 193; Carette, Études sur la Kabylie, ts IL,

NorE 58, page 315. — I] ne faut pas confondre les Zeirites ou Beni-Mnad, dont les États s’étendaient d'Alger à Tripoli

et qui faisaient partie de la tribu des Sanhadjites, avec les Zeirites ou Zenetes de Fez, qui régnèrent de 988 à 1070. — Voyez Becri (ap. Quatremère, p. 85) et d'Herbelot, Bibliothèque orientale, au mot Zeiri. |

Quant aux Hamadites ou Beni-Hammad de Bougie, qui formaient aussi une branche des Sanhadjites, voici la liste de leurs princes : |

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