X. Jahia ben el Aziz
Voyez l’histoire d’'El-Kairouani, traduite par MM. Pellissier et Rémusat. |
NorTe 59, page 353. — Almakkari, t. Il, Appendix, p. 10 et suivantes ; Casiri, t. IT, p. 208 et suivantes, sur les dynasties indépendantes qui se forment en Espagne, les Abadites, les Hamadites, les Beni-Hud, les Beni-Alaphtas, les Rhaharites, etc.
NoTE 60, page 38%. — Les Abou-Hafs ou Beni-Hafs. Casiri (t. II, p. 225) donne la série chronologique de ces princes. — Voyez aussi Léon l’Africain, liv. v, et Almakkar1, t. II, Appendix, p. 78. — Les Beni-Zian, rois de Tlemcen (Casiri, t. II, p. 216, 219, 298; Carette, Études sur la Kabylie, t. II). — Voyez la série des rois almoravides, almohades et mérinides, dans Casiri, t. II, p. 233, d’après Ebn- Khatib. — Dembay, loc. laud.
Nore 61, page 391. — Histoire de Barbarie et de ses
corsaires, etc., par S. Dan, Paris, 1649. — Histoire des États barbaresques, ete., traduite de l’anglais par Boyer de Pébrandier, Paris, 1757. — History and present condition of the Barbary states, etc., by Russell, Edinburgh, 1835. — Voyez aussi le Catalogue de la bibliothèque de S. de Sacy, t. III, p. 381-392.
NoTE 62, page 394. — Dapper, Description de l'Afrique, p. 27.
On donne le nom de chérif ou schérif aux descendants de Mahomet par Hassan et Hossein, fils d’Ali et de Fathime. Les rois de Perse et les autres schérifs de l’Asie sont sortis d'Hossein, si l’on s’en rapporte aux traditions orientales ; quant à la maison d'Hassan, elle s’est partagée en deux branches principales : la première, subdivisée en Beni-Kader, Beni- Hassan, Beni-Haschem et Beni-Kitada, donne des schérifs à la Mecque et à Médine. A la seconde appartiennent les rois du Maroc.
On peut voir, dans l'ouvrage de Torres (Relation de l’origine et succès des chérifs et de l’état des royaumes de Maroc, Fez et Tarudant, traduit par M. Charles de Valois, duc d'Angoulême, 1636), comment le schérif Mahamet ou Benhamet prépara, dès l’année 1508, la grandeur de sa famille en envoyant ses fils Hamet ou Mahamet et Mohammed à la cour de Fez. Les deux frères se distinguèrent dans quelques rencontres avec les chrétiens ; maitres de Tarudant en 1515, ils s’emparèrent, en 1519, de Maroc, où l'aîné se fit proclamer roi. Le plus jeune, en 1544, s’attribua toute l’autorité, prit le titre de souverain de l’Afrique et fit huit ans après la conquête du royaume de Fez; il périt assassiné en 1557, après quelques démêlés avec les Turcs qui ne voulaient reconnaître en lui que le scheïkh des Arabes.
Muley-Abd-Allah, son troisième fils, lui succéda et réona jusqu’en 1574; il transinit le pouvoir à son fils Muley-
450 NOTES ET ÉCLAIRCISSÈMENTS:
Mohammed, qui, menacé par son oncle Muley Moluc (Muley Abd-el-Malek), réclama les secours du roi de Portugal, don Sébastien. On sait quel fut le résultat de la journée d’Alcazar où les trois rois perdirent la vie. Muley Ahmed Labass fut proclamé sur le champ de bataille, gouverna ses sujets au milieu des fêtes et des plaisirs de 1578 à 1603, et laissa le trône à Muley Cheikh, qui ne sut pas le conserver. A la suite d’une guerre civile qui se prolongea quelque temps, le plus jeune des fils de Muley Ahmed demeura en possession dela couronne. |
Muley Ali, gouverneur de Tafilet, devait commencer bientôt après la seconde dynastie des schérifs nommée Filely ; Muley Mohammed, fils aîné et successeur de Muley Ali, fut renversé en 1664 par son frère Muley Archyd, qui étendit ses États du détroit de Gibraltar au cap Non, et fut le plus puissant monarque de l’Afrique. Ce prince, de 1664 à 1672, inaugura ce système de cruautés inouies que son frère Muley Ismaël devait perfectionner encore (1672-1727), avec un raffinement dont l’histoire, heureusement, offre peu d'exemples. Muley Ahmed Dehaby, quatrième fils de Muley Ismaël, n’occupa le trône que deux ans (1727-1799) ; il fut remplacé par son frère Muley Abd-Allah. Ce prince, déposé cinq fois par des prétendants à la couronne, resta enfin paisible possesseur de l’autorité, de 1742 à 1757; il ne laissa qu’un fils, Sidi Mohammed, qui, pendant un règne de trente-trois ans (1757-1790), chercha à civiliser ses sujets et ouvrit des relations pacifiques avec les principales puissances de l’Europe. On lui doit la fondation de Mogador, en 1760. Muley-Mohammed-Madhi-al-Tézid, second fils de Sidi-Mohammed, et Muley Haschem ne firent que paraître sur le trône. Après eux viennent Sidi-Soliman (1792-1829) et Muley-Abderrahman, aujourd’hui régnant.
On peut consulter sur l’histoire des LR ErEA outre l’ouvrage indiqué en tête de cette note, celle de Dombay (Agram,
1794 et 1801), les Relations de nos missionnaires, de 1724, 4731 et 1742; Chénier, Recherches historiques sur les Maures et Histoire de l'empire de Maroc, 1787, etc.
Note 63, page 400. — Conde, déjà cité, et l'analyse qu’en a donnée de Marlès, en 3 volumes, Paris, 1895 ; Coronica de los Moros de España, etc., par J. Bleda, Välence, 1618. — À concise History of the Moors in Spain, etc., par Th. Bourke, Londres, 1811. — Histoire des rois de Grenade, par Ebn-al-Khatibi, dans Casiri, t. IT, p. 246 et suiv. — L'Histoire d’Espagne de M. Rosseeuw Saint-Hilaire, 1836- 1846); celle de M. de Nerve (Paris, 1873), offrent peu de ressources pour l’histoire de l'Espagne musulmane; v. surtout Dozy, Histoire des musulmans d'Espagne, 4 vol. Le Précis de l’histoire des Maures, placé par Florian en tête de son Gonzalve de Cordoue, est fort bien fait. — Voyez aussi Viardot, déjà cité.
Note 64, page 406. — Historia de los Vandos, de los zegriesy Abencerrages, etc.,de Ginez Perez de Hita, Madrid, 1631, et la traduction de cet ouvrage par Sané, Paris, 1809.
Nore 65, page 410. — Cardonne, Histoire de l'Afrique et de l'Espagne, etc., avec les dissertations de Murr, Nurémberg, 1770. — J.-C. Murphy, The History of the Mahometan empire in Spain, etc., Londres, 1816.
Norte 66, page #16. — Robles, Vie du cardinal Ximenès. — Mignot, Histoire des rois catholiques Ferdinand et Isabelle, Paris, 1766. — Historia del rebellion y castigo de los Moriscos, cte., par Carvajal, Madrid, 1797.