XXIX. Dzou-Novas, de 490 à « «ÎÎP ?T T
comme vassal des souverains de la Perse qui jus-
XXX. Als Dzou Djadan, vers qu'en 606 envoient des vice- 525. rois dans l'Yémen.
Les érudits ont encore un grand nombre de dissertations à écrire sur cette liste présumée des princes de l'Yémen ; le dernier travail de M. Caussin de Perceval soulève bien des objections. — Voyez Silvestre de Sacy, Mémoires de V Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XLVIII et L ; les opuscules de M. Fresnel, Nowairi, Hist. imp. vet. Yoct., et Jomard, Études sur l'Arabie, p. 107.
Note 15, page SI. — Jomard, Études historiques et géographiques sur V Arabie. — Voir aussi la notice que nous avons donnée de cet ouvrage et notre Traité du Calendrier arabe (Manuel de chronologie universelle), t. II, p. 340.
Note 16, page 42. — Caussin de Perceval, d'après le Sirat-Erraçoul, Vie du Prophète.
Note 17, page 45. — Eichhorn, De antiquis historiœ Arabum monumentis, p. 9 et 15 ; Asscmani, Saggio sull' origine degli Arabi, p. 45; le Camous, au mot Ocazh, Nowairi ap. Rasmussen, Hist. prœc. ar. reg., p. 76 ; Kitabal-agani, t. IV, p. 255; le Merraçid-el-ittilà , cité par M. Caussin de Perceval, 1. 1, p. 296, et YHistoire des Arabes avant Mahomet, de M. Ruehle de Lilienernts , Berlin,
Note 18, page 46. — On appelait aussi ces poèmes moudhahhabât, Poèmes dorés. (Pococke, p. 164; Caussin de Perceval, t. I* p. 297.)
Note 19, page 49. — Notices et extraits des manuscrits, t. II, p. 367 ; Gantemir, Histoire de l'Empire ottoman, t. II, p. 404.
Note 20, page 56. — Les principaux ouvrages à consulter pour la biographie de Mahomet sont : 1° la Vie de Mahomet, extraite d' A houlfeda, publiée par Gagnier, à Oxford, en 1723, in-fol., et sous un autre format à Amsterdam, 1732, 2 vol.; 2" Abulfedie annales Moslemici, traduction de J. Reiske, publiée par Adler, 1789-1794; la Vie.de Mahomet, d'Aboulfeda, a été donnée en anglais par M. Murray, et en français par M. Desvergers ; 3° la Vie de Mahomet, par Prideaux, 1697, in-8° ; 4° la Vie de Mahomet, avec des réflexions sur la religion mahométane, par Boulainvilliers, Londres, 1730, panégyrique souvent inexact; 5° Histoire de la t)ie de MaJwmet législateur de l'Arabie, par Turpin, 1773, in-12, ouvrage peu recherché; 6° Y Histoire universelle traduite de l'anglais, t. XLI, in-8°, critique quelquefois injuste ; 7° Sale, Introduction de la traduction anglaise du Coran, 1751, et du Ryer, sieur de la Garde Malezair, en tète de la traduction de VAlcoran de Mahomet, Paris 1649, Amsterdam 1775; 8° Maracci {Mahomet is auctoris Alcorani vitœ renimque gestarum synopsis), dans son Prodromus ad refutationem Alcorani, Home, 1698, in-fol., etc.; 9° Ockley, The history of the Saracens, chap. Ier ; 10° la Notice publiée par MM. Audiffret et Silvestre de Sacy, dans la Biographie universelle de Michaud, etc.; 11° Caussin de Perceval, déjà cité, etc.; 12° Mills, Histoire du mahomètisme, en anglais; 13° G. Weil, Mohammed derProphet, etc., Stuttgard, 1843; 14* Washinghton Irvings, Life of Mahomet, New- York, 1850.
— Lisez l'article de M. Renan sur Mahomet ; la dissertation de M. Bosworth Smith (Mohammed and mohammedanism, lecture delivered at the royal institution of Great Britain, 1874), en réponse au R. D. Arnold, qui traite l'œuvre de Mahomet d'imposture criminelle. On peut opposer à la Vie de l'imposteur Mahomet (Paris, 1699) la Certitude des preuves du mafwmêtisme , par Ali-Gier-ber, Londres, 1780, etc. — M. Delaporte vient de publier (1874) une Vie de Mahomet.
Note 21 (1), page 80. — Erpenius, Golius, Pococke, Zechendorf, Clenardus, Ravius, P. Fulferus et Danzius, ont donné quelques parties du Coran. (C. Mills, traduction française, p. 207.) La première édition de l'ouvrage entier en arabe fut publiée in~4°, à Hambourg, en 1694, par les soins de Hinckelmann, Reinesii historia Alcorani, sect. 8, 9, 10, Lipsiai,1721. La plus célèbre est celle de Saint-Pétersbourg, imprimée en 1787, aux frais de Catherine II, par Molla Osman Ismaïl, reproduite en 1790, 1793, 1796, 1798 à Saint- Pétersbourg, et à Kasan en 1803, 1809, 1817, 1819, 1821, 1832 et 1843 ; l'édition de Flugel (Lipsia?, 1834 et 1858), celle de Redslob (Lipsiai, 1870), sont particulièrement recherchées. Les versions du Coran en persan et en turc sont peu nombreuses. Il en existe aussi dans les dialectes javanais et malais ; ces traductions sont interlinéaires, bien que postérieures au khalife Walid, qui avait décrété que la langue arabe serait celle de tous les musulmans. Bibliander publia une traduction latine du Coran, en 1543, à la demande de Pierre, abbé de Cluni. Arrivabene le traduisit en italien (1547). En 1606 et 1641 parut l'ouvrage de Salomon Sweiggers, et André Du Ryer publia pour la première fois, à Paris, en 1649, une
(t) Cette note s'applique au mot Coran, placé en tète de la page 80. G. D.
version française du livre de Mahomet. La traduction latine de Louis Maracci (Padoue, 1698) lit oublier les essais qui l'avaient précédée, et partage encore aujourd'hui, avec le beau travail de Sale : The Koran translated inlo english (London, 1734), l'approbation des orientalistes de tous les pays. Savary a donné, en 1783, une traduction française du Coran, avec un abrégé de la vie de Mahomet, qui jouit d'une certaine estime; la plus récente est celle de M. Kazimirski (Paris, 1840). Nous parlerons ailleurs des commentaires du Coran. On peut encore citer les écrits distingués de Kh. Arnold, 1746; 01. Domay, 1754 ; F.-E. Boysen, 1773; G.-W. Augusti, 1798 ; F.-G. Walh, 1828 ; L. Ullmann, 1840 ; E.-W. Lane, 1844, etc. Voyez aussi M. (larcin de Tassv : Sur un
« il
chapitre inconnu du Coran (Journal asiatique, mai 1842); De la religion musulmane dans l'Inde, Paris, 1831 ; Exposition de la foi musulmane, etc. Ce dernier ouvrage vient d'être réimprimé (1875).
L'appréciation du Coran par M. Oelsner (Des effets de la religio)i de Mahomet pendant les trois premiers siècles de m fondation, sur l'esprit, les mœurs et le gouvernement des peuples chez lesquels cette religion s'est établie, mémoire couronné par l'Institut en 1809) est faite avec un remarquable esprit d'impartialité. On peut aussi consulter : Herder, Philosophie de l'histoire ; de Pastoret, Zoroastre, Confucius et Mahomet ; Montesquieu, Esprit des Lois ; Michelin, Commentaires sur la loi mosaïque ; l'ouvrage du chevalier d'Ohsson; Forster, Mahometism unweiled ; Weil, Hist or. kristiche Einleitung in den Koran, Bielefeld, 1844. Voyez aussi : Rcland, De religione muhammedica ; La religion des mahomètans, tirée du latin de M. Keland, et augmentée d'une Confession de foi musulmane, La Haye, 1721 ; Cotta, Exercil. de rel. muh. ; Pococke, Spec. hist. Arah.; Hottinger, Hist. Orient. : de fato muh. diss. hist. critica, Lipsia\ 1750, etc. ; Pitt, Exposé de la religion de Mats
iU NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS.
homel; la dissertation de M. Jones sur les Arabes; Mills, etc.
Note 22, page Si. — Voyez notre Traité du Calendrier arabe {Manuel de chronologie universelle, t. II, p. 340). — Mahomet avait ordonné que chaque année serait distinguée par un des événements les plus importants qui aurait signalé son cours. La première, celle de Y hégire ou fuite, fut d'abord nommée Vannée du pardon; la seconde, Vannée de l'appel aux armes, et il en fut de même des quinze années suivantes. Mais sous le khalifat d'Omar (635), l'assemblée des principaux compagnons de Mahomet décida qu'on adopterait l'hégire comme point de départ unique, et on la fit coïncider avec le 1er moharrem qui répondait, selon la conjonction moyenne, à la cinquième férié, c'est-à-dire au jeudi 15 juillet, 622 de J.-C. — Les anciens Arabes se servaient de l'année lunaire de 354 jours 8 heures 48 secondes, divisée en douze mois de trente et de vingt-neuf jours. Pour la faire concorder avec l'année solaire des Grecs et des Syriens, ils ajoutaient un mois tous les trois ans. Cette intercalation était appelée wact, retard, et quoiqu'elle ne fût pas parfaitement exacte, elle suffisait pour maintenir une sorte de corrélation entre les dénominations des mois et des saisons. Mahomet supprima le naçi, et imposa aux Arabes Tannée lunaire vague, en conservant néanmoins les noms des mois qui ne se rapportèrent plus aux saisons. — Les douze mois arabes sont : moharrem (mois sacré), safar (mois du départ), rebi 1er (premier mois du printemps), rebi 2 (deuxième mois du printemps), djoumada 1er (premier mois de la sécheresse), djoumada 2 (deuxième mois de la sécheresse), redjeb (respecté), schaban (pousse des arbres), ramadhan (grande chaleur), schoual (mois de l'accouplement), dzoulcadeh (mois de la trêve), flzoulhedjeh (mois du pèlerinage). On a remarqué avec raison que safar signifiait vide et non départ ; mais les scolîaste?
arabes expliquent que les Arabes laissaient leurs maisons désertes ou vides en partant pour la guerre sainte. Le mot schoual présente aussi quelques difficultés d'interprétation qui n'ont pas été résolues. — Les Arabes d'Afrique ont substitué les noms d'aschour, de scbaï-al-aschour, de mouloud et de scbaï-al-mouloud à ceux de raoharrem, de safar, de rebi 1er et de rebi 2. Aschour (le dixième) et mouloud (la naissance du Prophète) sont îles jours de fête qui tombent le 10 moharrem et le 11 rebi 1er. — Les trois derniers mois, schoual, dzoulcadeh et dzoulhedjeh, sont remplacés par schahar-aflhour (cessation du jeûne), bou'l-djelaib (mois du colportage) et al-aïd-al-kebir (la grande fête). Ces modifications s'expliquent par la célébration de certaines solennités du calendrier africain. Nous avons donné ailleurs [Manuel de chronologie universelle, t. II, p. 345) l'indication de ces diverses fêtes et des années bissextiles de l'hégire, avec des tables de concordance entre cette ère et celle de Jésus-Cbrist.
Note 23, page 81. — Les caractères couliques se rapprochent beaucoup du syriaque ; usités pendant les trois premiers siècles de l'hégire, ils furent remplacés en Orient par le caractère neskhi, qui n'acquit sa forme définitive qu'au temps de Mostasem, dernier khalife abbasside ; ils continuèrent d'être employés en Afrique et appliqués aux inscriptions sur pierre et sur métal.
Note 24, page — Nous nous sommes conformé à l'usage, en écrivant Mahomet et non Mohammed, et si nous avons rétabli l'orthographe du mot khalife, nous n'avons fait que consacrer une rectification généralement admise. L'Académie française semble, il est vrai, dans son Dictionnaire, rester fidèle au mot Calife ; mais elle est reniée j>ar son secrétaire jierpétuel lui-même qui, dans une récente publication (Introduction à V ouvrage de Montesquieu : Grandeur et
décadence des Romains, Paris, Ducrocq, 4851), remplace le c par un k et prend, d'après je ne sais quelle autorité, le mot kalife comme moyen terme. L'initiative de Villemain n'est pas heureuse, car il représente la même lettre par un k dans kalife, et un peu plus loin par kh. L'illustre rhéteur citant le célèbre biographe Hadji-Khalfa, qui florissait au XVIIe siècle et non pas au XIe, comme il le dit, et dont l'ouvrage a été publié par M. Fhïgel en sept volumes, estropie son nom et l'appelle Hadgi-Khaffa ; il parle des traductions arabes d'Aristote, et oublie, ou paraît ignorer, que Jourdain a traité ce sujet avec une rare érudition ; du reste il n'est pas le seul qui donne prise à la critique sur le terrain de l'orientalisme, et nous avons déjà eu l'occasion de foire observer aux éditeurs des Œuvres de Laplace, publiées sous les auspices du gouvernement, que le nom de l'astronome Al-Nehavendi (le Néhavendien, de la ville de Néhavend) ne doit pas s'écrire Alne-Vahendi.
Aujourd'hui que la possession de l'Algérie nous met continuellement en contact avec les Arabes, il n'est plus permis de défigurer, comme on le fait si souvent, les mots que nous leur empruntons, et la connaissance de leur alphabet entrera bientôt, nous n'en doutons pas, dans les conditions d'une bonne éducation ; mais, il faut l'avouer, ce ne sera pas chose .facile que de régulariser certaines expressions qui ont pris droit de cité dans les livres modernes. Quand on réfléchit que les orientalistes n'ont jamais été d'accord entre eux sur la valeur réelle des lettres arabes, et qu'il suffit du déplacement d'un point diacritique pour produire les plus singulières transformations, on peut se faire une idée des combinaisons bizarres auxquelles l'esprit de système ou une lecture inexacte a plus d'une fois donné naissance. C'est ainsi qu'Abderrhaman, dont nous avons fait Abderame, est devenu Gabdoi*rhachaman dans YHisloirc malwmétane d'Elmacin, traduite par P. Vattier; Moawiah, Méyavie ; Abdelaziz,
Gabdolquezige ; que du médecin Bakstishua on a fait Jaktisoti, etc.
Je crois que le meilleur parti serait de prendre pour base d'une classification commune la Grammaire arabe de Silvestre de Sacy, qui fait loi dans toute l'Europe ; le plus grave reproche qu'on puisse adresser à l'illustre philologue, c'est d'avoir indiqué une seule et même lettre pour représenter le kaf et le kef ; il en résulte qu'il écrit également al-kalb, le cœur, et al-kalb, le chien, quoiqu'on arabe l'initiale des deux mots soit différente. Plusieurs savants, et parmi eux Jomard, ont proposé d'adopter le q pour le kaf; mais fera-t-on accepter par un lecteur français les mots : qoran, qahtân, qoreisch? Il serait peut-être préférable d'exprimer le ka f par un c devant les voyelles a, o, u, comme dans calb, coran, cush, etc., et par un h avec une apostrophe (k') devant les voyelles e et i. On distinguerait le hé et le ha par li et h', le schin et le sad par s et s', en supprimant le ç, Vain par a' ou o\ De cette manière, on pourrait reconstruire aisément les noms arabes, si fréquemment altérés par les transcriptions les plus disparates. Mais il faudrait que ce système fût approuvé de tous les orientalistes et généralement suivi. Jusqu'à ce qu'une résolution unanime soit prise à cet égard, nous sommes obligé de reproduire l'orthographe de chacun des auteurs que nous avons à citer : Mahomet* pour le fils d'Abdallah, Mohammed pour le pacha d'Egypte, Muhamad pour les khalifes ommïades d'Espagne, etc., Iousef, Yousouf, Yusef, pour Yousef ou Joseph, Isaac et Ishak, etc. En l'absence de toute règle, il faut bien respecter l'usage, maintes fois plus puissant que la raison.
Note 25, page 124, — Ockley's, History of the Saracens, p. 171. — Mentelle, Anecdotes arabes, etc.
Note 26, page 14.r). — Li conquête de la Syrie est très-
diversement racontée par les écrivains grecs ou arabes, et l'on aura encore bien des questions à résoudre avant d'arriver à des résultats positifs et satisfaisants sur l'ensemble des opérations militaires des musulmans. Nous avons suivi le récit d'Ockley (p. 253 et suiv.), qui est généralement adopté. M. Caussin de Perceval a fait ressortir (t. III, p. 421-518) les contradictions des auteurs, sans toutefois éclaircir suffisamment le sujet qu'il avait à traiter. Ce n'est que par une comparaison attentive des historiens arabes entre eux et des chroniqueurs jjrecs qu'on peut jeter quelque jour sur cette période encore fort obscure, et, à cet égard, il faudrait faire un appel a l'érudition et au zèle des jeunes orientalistes.
Note '27, page I 'i8. — Du feu grégeois, des feux de guêtre et des origines de la poudre à canon , d'après MM. Reinaud et Favé, Histoire de l'artillerie, 1845, t. I, p. 89-97, 201 et 211. M. de Humboldt, dans son Cosmos (t. II, p. 209 et 536), ne discute pas les questions soulevées dans ces derniers temps. — Voyez aussi M. Quatremère, p. 05, sur le feu grégeois (Journal asiatique, 1850, t. XV, p. 214).
Note 28, page 155. — Aboul-Farage, Hist. dtjnast., p. 112, 114, 170, ia5; Vogage de Norden-, t. III ; Notes et éclaircissements de Langlès, p. 240; d'IIerbelot, Biblioth. orient. ; Gibbon, t. X, j). 202; Heeren, GeschiclUe der studiums der classisclien Litteratur, 1. 1, p. 44et72 ; Abdallatif, Itelation de VÉggpte, traduite par S. de Sacy, p. 240; Parthey, Der Alexandrinische }fusenm, p. 100, et de Humboldt, Cosmos, t. II, p. 202 et 529.
Note 29, page 150. — Cette question a été de nouveau soulevée, dans ces derniers temps, et avec tous les développements nécessaires, dans la Revue scientifique de la France
et dé l'étranger, 19 juin 1875, n" 51, p. 1200 et suiv. — M. E. Leclerc (Annales de la Société d'émulation des Vosges, t. XIV, 1er cahier, p. 11) considère la réponse du khalife Omar comme authentique, et il ajoute : <r Nous regrettons d'être en désaccord avec M. de Humboldt et avec M. Sédillot, l'homme qui de nos jours a porté le plus haut la valeur scientifique des Arabes. » Mais c'est de la bibliothèque d'Alexandrie qu'il s'agit, et il est certain qu'elle n'existait plus. Au reste, toutes les religions ont mis à l'index les livres des dissidents, et l'abbé Darras, dans son Histoire générale de l'Église, en citant certains passages des Actes des Apôtres, nous montre les premiers chrétiens fort peu tolérants à cet égard. Plus tard, les iconoclastes détruisaient livres et images à Constantinople. Nous-mêmes, après la prise de Gonstantine, en 1837, nous brûlions, comme de vrais barbares, les manuscrits arabes trouvés dans la ville.
Note 30, page 166. — Nous trouvons, sur les affaires de Perse, la même incertitude que pour les faits relatifs à la guerre de Syrie. M. Gaussin de Perceval (t. III, p. 456, 465, etc.) a vainement essayé de soulever un coin du voile qui couvre encore cette obscure période.
Note 31, page 180. — Hégiage a été jugé très-différemment par les historiens arabes. — Voyez Ockley,jp. 841, 492 et suiv. — L'ouvrage d'Ockley s'arrête à la mort d'Abdelmalek, en l'année 702.
Note 32, page 184. — L'abbé Darras, Histoire générale de VÉglise, t. XVI, p. 624 et 625.
Note 32 bis, page 198. — Consultez Viardot, Essai sur les Arabes d'Espagne, t. I ; Almakkari, traduit par M. de Gayangos, t. II, dans l'appendice, mort d'Abdelazis ; Mur-
et plus loin, note 60 (1).
Note 33, page 215. — Les musulmans, qui considèrent Ali et ses descendants comme les légitimes successeurs de Mahomet, admettent une succession de douze imans (imams), dont le dernier existe encore et doit reparaître, avec le prophète Élie, au second avènement de Jésus-Christ. Ces douze imans sont :