Hassan Askeri, fils d'Ali Askeri
12. Mohammed, surnommé Mahadi ou le directeur dont on attend la réapparition. — Voyez ces différents noms dans la Bibliothèque orientale de d'Hcrbelot. Ebn-al-Sabbagh a écrit la biographie des douze imans. Le titre d'imam, qui signifie celui qui est à la tète de l'assemblée dans les mosquées (antistes), était porté en général par les khalifes ; on le voit également attribué à certains auteurs qui ont excellé par leurs doctrines, etc. Les Ismaéliens ne reconnaissent que sept imans.
(1) Cette note porte dans le texte, p. 198, le n° 32; nous lui donnons ici le n° 32 bU, afin de ne pas être obligé de changer le numérotage des autres notes, le texte se trouvant tiré quand nous avons été chargé de revoir les épreuves laissées par notre ami. 0. D.
Note 34, page 935. — Le petit traité des Monnaies musulmanes, de Makrizi, publié par Silvestre de Sacy, en 1797, et l'ouvrage d'Ed. Bernard, intitulé : De ponderibus et mensuris, Oxonia», 4688, donnent des détails intéressants sur la numismatique arabe.
Le khalife ommïade Abdelmalek fit frapper les premières monnaies musulmanes ; jusque-là, on s'était servi des pièces d'or et d'argent de Constantinople et de Ctésiphon, où l'on s'était contenté d'en reproduire le type en y ajoutant quelques légendes arabes, telles que : Louange à Dieu, Mahomet apôtre de Dieu, il n'y a point d'autre Dieu que Dieu, Dieu est grand, ou les noms d'Omar, d'Othman, etc. Makrizi affirme même que Moaviah s'était fait représenter ceint d'une épée sur quelques rares empreintes, mais cette assertion a été contestée.
Abdelmalek, à la suite d'une discussion avec l'empereur byzantin, résolut de proscrire les monnaies grecques, et chargea le juif Somai d'en frapper de nouvelles, en l'année 70 de l'hégire (695 de J.-C).
C'est à partir de cette époque que commence véritablement Fhistoire de la numismatique arabe.
On distingue en premier lieu le dinar ou denier d'or, le dirhem ou drachme d'argent, le danek, fols ou obole d'airain ou de cuivre.
Le dinar était égal au mithcal; le poids de six dirhems était le même que celui de sept mithcal ; un dirhem pesait autant que six daneks. On peut voir, dans Ed. Bernard (p. 82 à 96, 101 à 110, 119 et 187), les diverses évaluations de ces monnaies qui variaient, selon le temps, de poids et de forme. On suppose que la valeur moyenne du dinar était de 12 à 13 francs, et celle du dirhem de 12 sous. De très-habiles numismates ont décrit avec soin, non seulement les monnaies des khalifes d'Orient et d'Occident, mais encore celles des
dynasties qui se sont élevées, en Afrique et en Asie, sur les ruines de l'empire arabe. On peut consulter à ce sujet l'excellent ouvrage de Marsden, intitulé : Tlie oriental Coins, etc., Londres, 1823. — Clewberg (1755), Aurivilius (1775), Tychsen (1795), Frœhn (1819), M. de Saulcy (1846), etc., se sont occupés des mômes études ; nous-môme, nous avons publié, en 1838, un Mémoire sur les monnaies des Timonrides de la Transoxiane.
En 1124, les Francs battaient monnaie, à Saint-Jean-d'Acre, au nom du khalife fathimitc Al-Amar. — M. Lavoix nous apprend, dans l'Officiel du 4 juillet 1875, que la monnaie arabe portait le nom de besant sarracenus, et la monnaie chrétienne de besant sarracenatns. Des rapports fréquents de commerce et d'échange avaient lieu entre les Arabes et les Francs. Des églises s'élevaient à côté des mosquées. Musulmans et chrétiens cultivaient en fort bonne intelligence les campagnes des environs.
Note 35, page 244. — Œlsner, déjà cité; Hammer Purgstall, Galerie biographique des souverains mahométans, etc., en allemand, Leipsig, 1837.
Note 36, page 245. — C'est ainsi qu'Abdallah, oncle d'Almanzor, avait voulu s'emparer de la couronne d'Aboul- Abbas ; qu'Almahadi avait désigné pour son héritier Haroun, son second fils, au préjudice de l'aîné Alhadi, et qu'Alhadi ne put faire prévaloir les droits de son propre fils contre Haroun, son frère. A la mort de celui-ci, Arain et Almamoun se disputèrent le pouvoir, et l'on comprend pourquoi ce dernier avait conçu l'idée de mettre fin à tous ces tiraillements en rendant le trône aux descendants légitimes de Mahomet.
Note 37, page 249. — Mirehpndi, Historia Taheridarum historicis notis hucusque incognitorum Persiœ princijmm persice et latine, ed. Mitscherlich, Gott., 1814.
Note 38, page 251. — Mirchondi, Historia Samanidannn, etc., ed. Wilken, Gott., i808.
Note 39, page 253. — Abul Abbasi Ahmedis Tulonidarum primi vita et' res gestœ, ed. Roorda, Lugd. Batav., 1825. — Dissertatio academica sistens historiam primi in sEgypto sultani Ahmed ben Tulon, ed. Jones Olsson, Lonrt., Goth., 4785 et 1787. — Sur le second des Thoulonides, dont la magnificence égalait celle des Abbassides, voyez l'article Khomaroniah, de la Bibliographie universelle, et notre mémoire sur les Instruments astronomiques des Arabes, 1845, in-4°, inséré dans le tome I°r des Mémoires des savants étrangers, publiés par l'académie des inscriptions et belleslettres, où nous donnons la description du cadran de la mosquée de Thouloun.
Note 40, page 255. — Marigny, Histoire des Arabes. — G. Weil, GeschidUe der Khalifen, Manheim, 1846-1851.
Note 44, page 256. — Voyez notre Manuel de chronologie universelle, t. I, p. 160. — Voici la succession des premiers Ischkidites : Abou-Bekre Mohammed Ischkid, Aboul- <lasom Abou-Lour Mahmoud, Aboul-Hassan Ali, Cafour et Aboul-Fouaris Ahmed. — D'Herbolot, articles Bartdah, p. 199, et Radhi, p. 705.
Note 42, page 251. — Mirchond, GeschidUe der Sultane ans Geschlechte Bujeh, etc., ed. Fr. Vilken, Berlin, 1835. — ErlàtUerunq und Ergiinzung einiger Stellen der von Mirchond verfassten Geschichte des Stammes Buweih, ed. F. Rrdmann, Gasan, 1836. — Voyez aussi Umbreit, sur les émirs AUOmrah, Gottingue, 1816; Défrémery, son mémoire sur ces émirs, 1849.
Note 43, page 263. — Sufismm sive Tlieosophia persarum, etc., ed. Tholuck, Berlin, 1821.
Note 44, page 267. — Mirchondi, Historia GJmsnevidarum, ed. Wilken, Berlin, 1832.
Note 45, page 271. — Mirchondi, Historia Seldschukidarum, ed. Vullers, Giessen, 1837.
Note 40, page 277. — Voyez nos Prolégomènes d'Oloug- Beg, le Bulletin de la Société de géographie, 1851, IVe série, 1. I", p. 103, et notre Lettre à M. de Humboldt, 1853, p. 28.
Note 47, page 286. — Vita et res gestœ Saladini, ed. Schultens, 1732. — Dr Leclerc, Documents sur Vincendie de la biblothèque d'Alexandrie.
Note 48, page 291. — Histoire des Mongol* depuis Tthinghiz Khan jusqu'à Timour Lenc, par G. d'Ohsson,
1824. — Ranking, Histor. llesearches, etc., Londres, 1826. — Abulghasi Behadur Khan, Hist. Mongolorum, Casan,
1825. La traduction de cet ouvrage par Varennes, et celle de Messerschmidt (en allemand, Gottingue) ont été publiées en 1726 et 1780.
Note 49, page 205. — Histoire des sultans Mamlouks de Makrizi, publiée par M. Quatremère. — Voyez aussi les diverses notices que nous avons données de cet ouvrage dans le Journal asiatique, et sur la deuxième branche des khalifes Abbassides (1261-1538) notre Manuel de chrojiologie universelle, t. Ier, p. 160.
Note 50, page 296. — Voyez le tableau que nous avons tracé de l'état des sciences à cette époque dans notre Intro-
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. Uo
duction aux prolégomènes d'Oloug-Beg ; notre notice sur la Géographie au moyen âge de Lelewel (Bulletin de la Société de géographie, 1851) ; M. Quatremère, Mémoires hwtoriques sur la vie de Schah-Rokh, 1837, et Mémoire sur le gaùt des livres chez les Orientaux.
Note 51, page 999. — Ashbach, GeschicfUe Ommaijaden in Spanien, Franefort-sur-le-Mein, 1829.
Note 52, page 30$. — - Voyez, sur les rois aglabites, Casiri, t. II, p. 191, d'après Ebn Alkhatibi. — Desvergers, Arabie, p. 387 et suiv. — Moura, Historia dos Soberanos mahometanos que reinarao na Mauritania. — Almakkari, t. II, Appendix, p. 27, sur les Édrissites d'Espagne. — Histoire des rois de Mauritanie, composée par l'historien arabe Ebul- Hassan-Aly-ben-Abdallah-ben-Ebi-Zeraa, traduite de l'arabe avec des remarques par Fr. de Dombay (Agram, 1794, en allemand). C'est l'histoire des dynasties arabes d'Afrique depuis le milieu du VIIIe siècle jusqu'au commencement du XIV*. L'ouvrage arabe est connu sous le nom de Petit Karlas. — Voyez aussi Roudh El-Kartas, Histoire des souverains du Maghreb (Espagne et Maroc), et Annales de la ville de Fez, traduit de l'arabe par A. Beaumier, Paris, Imprimerie impériale, 1860. — Les Berbers. Étude sur la conquête de l'Afrique par les Arabes, par Henri Fournel, Paris, Impr. nat.. t. Ier, 1875. — Historia Africana délia divisione delV imperio degli Arabi, délia monarchia de' Mahometani difessa per VAfrica e per le Spagne, scritta dal dottor Geo. Battista Birago Avogadro, in Venetia.
Note 53, page 303. — Histoire de V Afrique sous la dynastie des Aglabites et de la Sicile sous la domination musulmane, traduite d'Ebn Khaldoun par N. Desvergers,
Note 54, page 304. — Voyez Almakkari, ed. de Gayangos, t. Ier, Appendlv, p. 35.
Note 55, page 308. — L'histoire des Arabes en Sicile a été l'objet de nombreuses recherches. On sait quelle influence ils ont exercée, pendant plusieurs siècles, sur le mouvement des esprits en Italie, môme après la conquête de l'île par les Normands : Roger Ior encourageait par ses bienfaits le géographe Êdrisi ; Frédéric II appelait à sa cour les fils d'Averroès. J.-H. Carusio a publié, au commencement du XVIIIe siècle, de précieux détails sur les résultats fort peu connus de la domination musulmane (Bibliotheca historien regni Siciliœ, etc., 1723). — Voyez aussi Historiée saracenico-siculœ varia monumenta, 1720, dans le tome Iw, IIe partie, des licrum italicarum scriptores de Muratori, et le livre de Ros. Gregorio, intitulé : Rerwn arabicarum quœ ad historiam siculam spectant, 1790. Le Codice diplomatico sotto il governo degli Arabi, d'Airoldi (in-4^, 1789-1792), a donné lieu à une controverse fort curieuse : Joseph Vella, né à Malte et chapelain de l'ordre, s'étant mis en relations, en 1782, avec l'ambassadeur du Maroc, Mohammed-ben-Othman, à Palerrae, prétendit bientôt avoir reçu de ce ministre un manuscrit renfermant la correspondance entre les gouverneurs arabes de Sicile et les souverains de l'Afrique, un autre ouvrage qui en était la suite et se rattachait à l'invasion normande en Sicile, et en dernier lieu une série de médailles qui devaient servir à résoudre plusieurs difficultés historiques d'un assez grand intérêt. Alphonse Airoldi, archevêque d'Héraclée, juge de la légation apostolique et de la monarchie de la Sicile, engagea Vella à publier la traduction de ces documents, et déjà, en 1789, six volumes avaient paru du Codice diplomatico, etc., lorsque des doutes s'élevèrent sur l'authenticité du texte original. Vella fit imprimer, en 1793, sous les auspices
«lu roi de Naples, la première partie de ce texte, avec une version italienne, sous le titre de Libro dei consiglio m Egitto (Ketab divan Mesr) ; mais un nouvel examen amena d'énergiques réclamations, et Vella, accusé d'imposture, fut condamné à quinze ans de prison, sans que la pitié lui tint aucun compte des incroyables efforts qu'il avait dû faire pour composer en italien et en arabe sa prétendue découverte. Le docteur Hager, en 1794; Silvestre de Sacy (Magasin encyclopédique, 5e année, vi« partie, p. 3:30, et 0° année, t. V, p. 328); Gregorio, dans ses Lettres à Tychsen, 1794, ont contribué à éclairer le public sur la valeur réelle du manuscrit de Vella. — On peut consulter aussi, sur l'histoire des Arabes en Sicile, les extraits de Nowairi, publiés par Gaussin; Morso, Descrizione di Palermo antiquo, 1827; Lanza, Degli Arabi in Sicilia, 1832 ; Kampoldi, cité par Martorana, Not. hist. dei Saraceïti Siciliaïii ; Edrisi, et le Voyage en Sicile de Mobammed-ben-Djob,air, sous le règne de Guillaume-le-Bon, par M. Amari, 1844), qui a publié un ouvrage spécial sur la domination des Arabes en Sicile, Storia dei musulmani di Sicilia, 4854-1869, 3 vol.
Note 56, page SiS. — Sur Miknasa, Hartmann, Africa, p. 174. — Voyez aussi notre Manuel de chronologie universelle, t. Itfr, p. 122 et 123; Gramaye, Africa illustrata, lib. x, 1622; Y Afrique de Marmol ; Léon l'Africain ; M. Quatremère, Notice sur Becri, 1831 , p. 168; Walckenaer, Recherches géographiques sur l intérieur de l'Afrique septentrionale, 1821.
Note 57, page 314. — Voyez, sur les Obaïdites ou Fathiînites, Casiri, t. II, p. 193 ; Carotte, Études sur la Kabylie, t. II.
Note 58, page SIX. — II ne faut pas confondre lesZeirites ou Beni-Mnad, dont les Ktats s'étendaient d'Alger à Tripoli
et qui faisaient partie de la tribu des Sanhadjites, avec les Zeirites ou Zenetes «le Fez, qui régnèrent de 988 à 107O. — Voyez Becri (ap. Quatremère, p. 85) et d'Herbelot, Bibliothèque orientale, au mot Zeiri.
Quant aux Hamadites ou Beni-Hammad de Bougie, qui formaient aussi une branche des Sanhadjites, voici la liste de leurs princes :